Mobilisons-nous pour une alternative juste, égalitaire et écologique

Lettre ouverte signée par le Syndicat des professionnel.le.s de la STM (SEPB 610) et par des dizaines d’autres organisations et citoyen.ne.s

 

Le 26 avril, à l’occasion du Jour de la Terre, nous marcherons pour exiger, dès maintenant, la construction d’une alternative, d’une autre voie pour notre futur. Nous refusons de nous mettre à genoux devant la cupidité des corporations, devant les intérêts des milliardaires et des politiciens qui les servent. Nous en avons assez des vagues promesses de lendemains heureux et des plans climat aux échéances toujours reportées.

Nous voulons du concret. Maintenant.

Pour lutter contre le dérèglement du climat, nous marcherons pour exiger le financement d’un transport collectif accessible et de qualité. Se déplacer est un droit, donnons-nous les moyens de l’offrir à tous·tes, peu importe leur condition physique, géographique ou socioéconomique. Au Québec, 43% des émissions de GES viennent du transport. Nous pouvons nous libérer en grande partie de la voiture et bâtir ici des métros, des autobus, des trains, des tramways, pour développer des solutions d’autopartage. Nous avons cette expertise, cultivons-la. Investissons dans notre avenir et tournons le dos au pétrole, une bonne fois pour toutes.

Pour lutter contre l’enrichissement sans fin du 1%, nous marcherons pour protéger les emplois de celles et ceux qui sont au cœur de la transition socioécologique : chauffeur·ses, mécanicien·nes, préposé·es d’entretien et tout le personnel du transport collectif. Nous marcherons contre la sous-traitance, contre la privatisation, contre la dégradation du service et la perte d’un savoir-faire qui devient plus important à mesure que le monde se réchauffe. Nous marcherons pour un service public fort.

Nous marcherons contre la CAQ, et contre tous les partis qui sacrifient notre avenir sur l’autel du profit.

Où trouver l’argent?

Récession, austérité. Des mots auxquels les gens de pouvoir nous ont habitués et qui veulent toujours dire la même chose : pour s’assurer que rien ne change pour eux, nous devrions nous serrer la ceinture et renoncer à nos ambitions. Déjà, les politiciens ont recommencé à affûter leurs couteaux pour tailler dans les acquis sociaux et écologiques que nous avons mis des décennies à bâtir. Nous n’avons pas l’argent, disent-ils. L’argent, ils l’ont pourtant trouvé en 2008, pour sauver les banques. Ils l’ont trouvé à nouveau en 2020, pour traverser la pandémie. Qu’ils le trouvent aujourd’hui pour protéger notre avenir et pour construire ce monde de promesses qu’ils nous font miroiter à chaque élection.

Et s’ils ont besoin d’aide, qu’ils sollicitent les Saputo, les Desmarais et leurs amis. L’argent ne manque pas dans leurs paradis fiscaux, où il fructifie à l’abri de l’impôt. L’argent ne manque pas non plus dans les manoirs de toutes celles et ceux qui cherchent à influencer nos démocraties avec leurs armées de lobbyistes pour construire un gouvernement qui serve leurs intérêts. Ramenons leur fortune à des dimensions raisonnables avant qu’ils ne prennent exemple sur ce qui se passe au sud et que, à l’image des Musk, Bezos et Zuckerberg, ils aient envie de retourner leur pouvoir contre nous.

Nous sommes travailleur·ses et étudiant·es, chômeur·ses et retraité·es. Nous sommes chauffeur·ses, architectes, artistes, enseignant·es, mécanicien·nes. Nous sommes toute la diversité du peuple québécois. Aux milliardaires, nous opposons une coalition du peuple. Au gouvernement des riches, nous opposons les syndicats, les mouvements citoyens et les organisations communautaires marchant main dans la main pour le bien commun. Ensemble, nous demandons d’investir dans un avenir qui profite à tous et à toutes.

Nous serons dans la rue le 26 avril prochain pour exiger un monde qui nous ressemble.

Y serez-vous?


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Liste des signataires en date du 24 avril 2025

 

Organisations syndicales et parasyndicales

Travailleuses et travailleurs pour la justice climatique (TJC)
Syndicat des professionnel·le·s de la STM, SEPB 610
Conseil central du Montréal métropolitain-CSN
Conseil régional FTQ Montréal métropolitain
Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec — FIQ
Syndicat de l’enseignement du Cégep André-Laurendeau
STT du CISSS de Lanaudière – CSN
Centre des travailleuses, travailleurs immigrant·es
Syndicat des professeures et professeurs du Collège de Rosemont
Syndicat des enseignantes et enseignants du collège Montmorency
Syndicat général des professeures et professeurs de l’Université de Montréal (SGPPUM)
Comité Justice Climatique du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé
Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke
Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de Granby

 

Organisations écologiques et communautaires
Front commun pour la transition énergétique
La Planète S’invite au Parlement
Écologie populaire
Mères au front – Montréal
Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ)
Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire (TROVEP) de Montréal
Attac Québec
Les oubliés de l’autobus
Fondation Rivières
L’Écothèque
Vigilance OGM
L’R des centres de femmes du Québec
ACEF du Nord
Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ)
Journal des Alternatives
Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environenment et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE)
Réseau québécois des groupes écologistes – RQGE
Coalition climat Montréal
Action Environnement Basses-Laurentide
L’Assomption en transition
Groupe-Ressource du Plateau Mont-Royal
CDC Haut-Saint-Laurent

 

Organisations étudiantes
Fédération étudiante collégiale du Québec
Union étudiante du Québec
Early Childhood and Elementary Education Student Association
Concordia Student Union
MAGE-UQAC
AGECAR – Association générale étudiante du campus à Rimouski de l’UQAR
Association générale étudiante du collège Lionel-Groulx
Association étudiante de Polytechnique
L’Association générale étudiante de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGE UQTR)
Association des étudiants en physiothérapie de l’Université Laval (AEPhUL)

 

Individus
Claude Vaillancourt, Auteur, Montréal
Charles-Antoine Bachand, Professeur en sciences de l’éducation, Chelsea
Carolle Soulières , Retraitée, Notre-Dame-des-Prairies
Marie-Claude Bertrand, Retraitée, Verdun
Francois-Xavier Michaux, Montréal
Roger Rashi, Retraité, Montréal
Lucie Mayer, Traductrice réviseure et artiste lyrique, Prévost
Claudia Fiore-Leduc, travailleuse du communautaire, Sherbrooke
Simon Chavarie, Enseignant, Montréal
Sophie Racine, Consultant en développement international et justice sociale, Montréal
Odette Sarrazin, Engagée dans ma communauté, Saint-Gabriel-de-Brandon
Valeria Moro
Marie-France Leroux, Naturopathe agréée, Montréal
Noah Boisjoli-Jebali, Montréal
Roxan Fortier, Enseignante au collégial (science politique), Plessisville
Julie Perreault, architecte paysagiste, st-Hyacinthe
Brigitte Robert, Enseignante, Sherbrooke
Thomas FREDERICKS, Enseignant, Verdun
Vanessa Gordon, enseignante, Montréal
Michel Nareau, Professeur, Montréal
Jérôme Saunier, retraité, Montréal
Marie-Eve Goyette, Technicienne en documentation, Mascouche
Frédéric Côté-Boudreau, enseignant en philosophie, Montréal
Maya de Cardenas, Conseillère en environnement, Longueuil
Félix Paradis, Vendeur automobile , Sherbrooke
Sophie Thiébaut, coordonnatrice, Montréal
Guillaume Develey, Mécanicien formateur, Varennes
Patrick Pilotte, Sociologue, Gatineau
Evelyne Perrault, Enseignante , Montréal
Noelle Cyr, Horticultrice, Montreal
Christian Pépin, Chercheur et enseignant, Montréal
Virginie Chagnon, Vulgarisatrice scientifique, Montréal
Guy Pilon, Retraité, Montréal
Sonia Tremblay , Directrice générale de la CDC Lac-St-Jean-Est , L’Ascension de Notre-Seigneur
Yohann Ritter, Enseignant, Montréal
Philippa Dott, Professeure, Montréal
Isabelle Bisson-Carpentier, Professeure d’histoire au collégial, Gaspé
Alexis Desgagnés, Artiste et enseignant au collégial, Montréal
Evelyne Pellerin, Architecte et enseignante au cegep, Montreal
Étienne Gariépy-Girouard, Géographe et étudiant, Rimouski
Nathalie Roy, Professeure, Collège Montmorency, Montréal
Geneviève Deschamps, Traductrice, Montréal
Maryse Boyce, travailleuse culturelle, Montréal
Margaux Deroi, Étudiante, Trois-Rivières
Audrey Laurin-Lamothe, Professeure, Département de science sociale, Université York, Montréal
Josée St-Pierre, Enseignante, Montréal
Pierre-David Gendron-Bouchard, Professeur, Montréal
Marilyne Tremblay Coutu, Montréal
Shannon Ikebe, , Montréal
Ronald Cameron, retraité, Montréal
Geneviève Fontaine, Étudiante , Rimouski
Isabelle Ménard, biologiste-toxicologue, Montréal
Ricardo Peñafiel, Professeur associé, Département de Science politique, UQAM, Montréal
Richard Bousquet, Enseignant et journaliste, Sainte-Adèle
Adrian Burke, professeur d’université,
Mathilde lytwynuk, Cinema, Montreal
Jonathan Durand Folco, Professeur d’université, Gatineau
Ève Dubois-Bergeron, Enseignante, Montréal
Léa Delambre, Étudiante, Montréal
Vijay Kolinjivadi, Professeur d’université, Montréal
Chantal Levert, coordonnatrice et militante écoféministe, Montréal
Julie Côté, Enseignante au collégial, Montréal
François Gingras, Enseignant, Thetford Mines
Brigitte Martineau, Enseignante, Thetford Mines
Lyne Duhaime
Isabel Sauvé, Enseignante, Prévost
Claudia Fortin, Enseignante, Weedon
Manon Boulianne, Enseignante, St-Adrien d’Irlande
Monique Lafontaine , Retraitée, Longueuil
Estelle Carde, professeure, Montréal
Émilie Bellavance, Enseignante, Thetford Mines
Thierry Gendron-Dugré, Enseignant de philosophie, Montréal
François Bourbonnière
Audrey Bouliane, enseignante en techniques administratives, Thetford Mines
Arnaud Theurillat-Cloutier, Enseignant, Montreal
Nathalie Costa, Enseignante , Montréal
Katherine Massam, Très-Saint-Rédempteur
Marc Bonhomme, Économiste, Montréal
Nicolas Chalifour, Professeur, Montréal
Marie-Eve Leclerc, Québec
Henri-Charles Baudot, Retraité , Montréal
Clément Roy, Retraité, Granby
Claude Lortie, Informaticien, Dudswell
Bruno Lamarche, musicien, Montréal
Sébastien Rioux, Professeur, Montréal
Thalie Keklikian, Montréal
Mélanie Payeur, Enseignante, Ste-Marie
Jonathan Provost, Éducateur, Montréal
Chloé Van Uytfanck , Travailleuse sociale , Montréal
Sarah Thibault, enseignant, Thetford mines
François St-Laurent, Enseignant en français, langue et littérature, Gaspé
Frédéric Begeron, Enseignant, Thetford Mines
Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil, Professeur de philosophie, Cégep du Vieux Montréal, Montréal
Marie-G Pilon, Professeure au Collège Montmorency, Sainte-Thérèse
Maude Trudel
Swann KLEIN, Artiste Généraliste Jeux Vidéo, Montréal
Benjamin Savard, Étudiant, Montréal
Élise Moreau, Enseignante, Saint-Pierre-Baptiste
Nicolas Hugo Chebin, Professeur, Montréal
Elza Kephart, Cinéaste, Montréal
Dyala Hamzah, Professeure d’université, Montréal
Shadow Talbot, Artiste, Quebec
Geneviève Chagnon, Agente de développement , La Pocatiere
Hélène Chabot, Enseignante, Deux-Montagnes
Katherine Massam, Très Saint Rédempteur
Marielle Ferragne, Montréal
David Mandel, professeur retraité, Montréal
laurence barthélémy, préposée aux bénéficiaires, longueuil
Miriam Bolduc, Enseignante, Montréal
Jacqueline Loiselle, retraitée, Montréal
Suzanne Dufresne , Retraitée, Montréal
Paul Tremblay, Retraité, Matane
Mercédes Arvisais, Retraitée, Montréal
Sébastien Bouchard , Conseiller syndical , Québec
claude payette, menuisier, l’Assomption
Francis Lagacé, Syndicaliste à la retraite, Montréal
Ellen Nutbrown, Mont-Saint-Hilaire
Ingrid Hall, Professeure universitaire, Montréal
Lisa-Marie Bilodeau, Enseignante, Thetford Mines
Nancy Turgeon, Chargée de cours – UQAM, Montréal
Lynda Lemay, Enseignante au collégial, St-Julien
Nicolas Castillo-Caron, Inspecteur municipal, Montréal
Valérie Boisvert, Enseignante, Sherbrooke
Minerva Gutierrez, Militante internationaliste et syndicaliste à la retraite, Montréal
Olivier Huot-Beaulieu, Enseignant, Montréal
Nadia Morais, Conseillère en défense des droits, St-jean sur richelieu
Alain M. Gaulin, Avocat, Sainte-Adèle
Magalie Lapointe, Enseignante, Laval
Francine Boucher, Montréal
Véronique Gaboury-Bonhomme, Professeure de biologie, Cégep, Gatineau
Alexis Legault, Doctorant en éducation, Université du Québec en Outaouais, Sherbrooke
Manon Plante , Enseignante, Montréal
Kelly McKinney, Enseignante CEGEP, Montréal
Julien Villeneuve, Profeseur, Montréal
Louise Morand, Enseignante retraitée, L’Assomption
Emilie Lafortune, Fonctionnaire, L’assomption
Emily gervais, Chargée de projets, Chambly
David Pharand
Catherine Vallée, Biologiste, Candiac
Hélène Ladouceur, retraitée, St-Lazare
Cathleen Johnston, Retraitée, Elgin
Francis Donati-Daoust, Ingénieur, Thetford Mines
Mélissa de La Fontaine, Consultante et conférencière pour une transition socioécologique, Austin
Antonia Kouloumentas, Enseignante, Rivière-Rouge

 

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Négo 2025 : Une offre salariale et des demandes de recul qui s’attaquent à l’expertise des professionnel.le.s

La STM a déposé la semaine dernière ses offres salariales à la table de négo. Votre comité de négociation s’est dit très déçu des offres déposées.

Alors qu’elle ne cesse de répéter qu’elle souhaite valoriser son expertise, la STM offre à ses professionnel.le.s des augmentations de 11% sur 5 ans, avec une possibilité de 1,5% supplémentaire, selon l’IPC, sur les 3 dernières années de la prochaine convention. C’est nettement insuffisant pour que la STM demeure compétitive sur le marché, face aux autres employeurs en quête d’expertises poussées comme les nôtres.

L’offre de la STM, en détails :

2025 2026 2027 2028 2029
2,5% 2,5% Min : 2%
Max : 2,5%
Min : 2%
Max : 2,5%
Min : 2%
Max : 2,5%

 

Aucune bonification n’est offerte quant aux vacances, aux congés, au régime d’assurance, ni à toute autre disposition monétaire de la convention collective.

Rappelons que nos demandes salariales, qui ont été adoptées à 99% en assemblée générale en juin 2024, se chiffrent à 4% par année, pendant 5 ans, en y ajoutant, dès 2025, une intégration dans les échelles salariales des forfaitaires expérience-client de 0,8% et PRPI de 0,5%, en plus d’un rattrapage de 0,7% pour rétablir l’équité avec les échelles salariales des employés non-syndiqués. Nous demandons également, pour l’année 2029, une protection contre l’inflation avec des augmentations entre 4% et 5%, selon l’IPC.

Nous avons également déposé à l’employeur nos autres demandes à incidence monétaire, à savoir notamment une bonification au niveau des vacances, de certains congés, du régime d’assurance collective et de l’horaire de travail.

 

La STM tourne le dos à ses pros

En plus de proposer des offres nettement insuffisantes pour attirer et retenir son expertise professionnelle, la STM aborde cette négociation avec des demandes de recul majeures et injustifiables.

La fin souhaitée de la garantie de non-mise à pied est une posture insultante que nous offre la STM. Ce qu’elle nous dit en défendant cette position, c’est qu’elle ne tient pas tant que ça à conserver son expertise. Elle souhaite pouvoir s’en débarrasser de manière plus facile, plus agile et, sans doute, plus humaine.

C’est sans compter leur souhait de pouvoir contourner les processus de dotation lorsque bon leur semblera, permettant aux gestionnaires de choisir arbitrairement les membres de leur équipe de projet. Tout ceci pendant que la porte reste grande ouverte aux firmes d’ingénierie pour facturer à la STM des taux horaires nettement supérieurs aux nôtres pour le travail de « consultants », au GMA et au PLB, qui devraient eux aussi être des employés de la STM.

 

Démontrez votre soutien!

Vous êtes de plus en plus nombreux à avoir changé votre pastille d’identification Teams par notre logo négo. On continue!

Les offres décevantes et les reculs demandés par la STM vous interpellent? Dîtes-le à l’employeur! Ajoutez ce logo à votre signature courriel et changez votre pastille d’identification dans Teams.

Vous pouvez aussi choisir parmi sept fonds d’écran pour vos rencontres Teams (les fichiers vous ont été transmis par courriel). Ce geste simple en dit beaucoup. Exprimez clairement votre soutien à notre comité de négo en affichant vos couleurs!

 

Un plan de moyens de pression

Notre comité de mobilisation travaille à l’élaboration d’un plan de moyens de pression qui vous sera présenté dans une assemblée générale que nous prévoyons convoquer pour le lundi 28 avril à midi. Nous solliciterons lors de cette assemblée le mandat de déployer les actions prévues dans ce plan au cours des semaines suivantes.

Les reculs demandés par l’employeur sont importants. Notre réponse doit l’être tout autant.

Entretemps, le comité de négociation continue son travail et demeurera ferme face à la partie patronale, surtout sur les sujets qui s’attaquent directement à la valeur de l’expertise des professionnel.le.s : la rémunération, la sécurité d’emploi, l’équité, l’autonomie professionnelle et la reconnaissance.

 

SEPB 610

Les congés de paternité sans solde et avec pénalité financière: une aberration qui a assez duré

Saviez-vous qu’une des particularités uniques du congé de paternité à la STM est qu’il est assorti notamment d’une réduction, l’année suivante, du nombre de jours de vacances payées, proportionnelle à la durée du congé?

Le congé de paternité prévu depuis deux décennies par le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) est considéré à la STM comme un congé sans solde. Ce qui fait que l’employé qui en bénéficie n’accumule par de crédits de vacances pendant les 5 semaines habituelles de ce congé. L’année suivante, il verra donc sa banque de vacances courantes amputée d’environ 5/52 par rapport au solde auquel il aurait normalement droit.

Pendant son congé, l’employé doit également payer la part de l’employeur pour maintenir ses assurances collectives. Les cotisations au régime de retraite cessent également.

Cette aberration avait été contestée par grief par notre syndicat dans les années 2000, mais le tribunal avait donné raison à la STM!

Depuis, plusieurs jeunes papas sont étonnés de voir leurs vacances annuelles amputées de la sorte en début d’année. C’est malheureusement conforme aux pratiques en vigueur.

Nous profitons toutefois de la présente négociation pour revendiquer la fin à cette pratique une fois pour toutes et reconnaître dans la prochaine convention collective le congé de paternité comme étant une période où l’employé continue de bénéficier des avantages que lui procure son statut d’employé de la STM. Comment c’est déjà le cas pour le congé de maternité. À suivre!

 

SEPB 610

Négos et Transport adapté : les syndicats de la STM mobilisés et solidaires

Le SEPB 610 a participé le 22 janvier dernier à une manifestation organisée par nos collègues du SCFP, qui représente autant les chauffeurs et opérateurs de métro (SCFP 1983) que le personnel technique et administratif (SCFP 2850).

La mobilisation visait notamment à souligner l’expiration de nos conventions collectives, qui sont venues à échéance le 5 janvier dernier.

Plus récemment, le 17 février devant l’Hôtel de ville de Montréal, nous avons rejoint le SCFP et nos collègues de l’entretien (CSN) pour dénoncer la décision de la direction de la STM de privatiser l’ensemble du service de transport adapté à compter de 2026.

Plus que jamais, les différents syndicats de la STM sont unis et solidaires dans leurs revendications. Nous renforçons ainsi notre rapport de force afin d’obtenir les meilleurs gains possibles dans le cadre de la négo.

 

Solidaires avec les ingénieurs et les pros d’Hydro-Québec

Le 26 février, nous étions aux côtés des membres de trois des syndicats d’Hydro-Québec qui manifestaient devant le siège social de la société d’État. Eux aussi en négociation, les syndicats représentant les ingénieurs et les autres professionnels d’Hydro-Québec revendiquent un encadrement équitable du télétravail et une limitation de la sous-traitance. Des enjeux qui ne sont pas sans rappeler les nôtres à la STM.

Sachant que la STM aime bien utiliser le balisage avec d’autres organisations pour déterminer ses propres orientations en matière de conditions de travail, il demeure important d’appuyer nos collègues qui se mobilisent pour les mêmes priorités que nous.

Refuser ses objectifs PRPI : un jeu d’enfant

Dans notre communication du mois dernier, nous vous incitions tous et toutes à refuser vos objectifs PRPI 2025.

C’est un geste simple, un droit prévu par la convention collective, qui n’a aucune autre implication que de protester contre l’annonce du CODIR de ne pas verser les progressions salariales et les montants forfaitaires qui vous sont dus en juillet prochain, en fonction de votre note de PRPI 2024.

Déjà, un grand nombre de professionnels nous ont indiqué qu’ils refusaient leurs objectifs. Bravo! D’autres souhaitent le faire, mais nous ont posé des questions sur la manière de le faire et ce que ça implique.

Voici donc quelques infos pratiques.

 

Est-ce que je refuse de signer le formulaire?

Ce n’est pas ce que nous vous incitons à faire. La convention collective prévoit que « lors de la rencontre de détermination des objectifs, l’employé doit signer le formulaire pour en attester la réception. »

Cette signature ne signifie pas que vous approuvez le document et son contenu. Ce n’est qu’un accusé de réception.

 

Comment je refuse mes objectifs alors?

Dans le bloc « Signatures », dans la colonne « Détermination des attentes », vous pouvez cocher « Non » à l’énoncé « Je suis d’accord avec les objectifs établis ».

Vous n’êtes pas obligés de le faire immédiatement lors de la rencontre avec votre gestionnaire. Vous avez 10 jours ouvrables pour compléter cette case.

La convention collective le prévoit : « À défaut d’entente sur les objectifs, l’employé doit le signifier par écrit, via ledit formulaire dans les dix (10) jours ouvrables. »

 

Qu’est-ce que ça implique pour la suite de mon PRPI?

Concrètement, vos objectifs demeurent quand même valides. « L’employé doit malgré tout travailler à l’atteinte de ses objectifs durant l’année. Toutefois, à la fin de l’année, si les objectifs ne sont pas atteints ou atteints partiellement, le syndicat pourra contester l’ensemble du processus. »

Pour vous et votre gestionnaire, le refus des objectifs ne change rien, à toutes fins pratiques.

Ce geste collectif vise seulement à signifier à la haute direction que les professionnels ne sont pas d’accord de participer au PRPI 2025 alors qu’ils se voient refuser les augmentations qui leur sont dues à la suite du PRPI 2024.

 

J’ai de bonnes relations avec mon gestionnaire et nos rencontres PRPI sont pertinentes. Pourquoi je refuserais mes objectifs?

Votre gestionnaire n’est pas responsable de la décision du CODIR de ne pas verser les augmentations. Pour votre PRPI 2024, il a fait sa part du travail en vous donnant une note.

Vous pouvez lui indiquer que vous refusez simplement vos objectifs pour suivre la consigne de votre syndicat, qui vise à protester contre la décision du CODIR, et que ça n’a rien à voir avec la nature des objectifs qu’il vous a proposés pour 2025.

 

Quelles autres actions le syndicat fait-il pour s’assurer qu’on reçoive nos augmentations?

Nous avons eu une rencontre avec Marie-Hélène Daigle, directrice exécutive – Talents, diversité et expérience employé, le 4 février dernier, spécifiquement sur ce sujet. Malgré une discussion productive, nous sommes toujours en attente d’un retour concret de la part de son équipe.

Si ça s’avérait nécessaire, nous déposerons un grief au nom de tous les professionnels pour réclamer le versement des augmentations et des forfaitaires dus. La judiciarisation du dossier pourrait aller jusqu’à une décision du tribunal qui contraindrait la STM à respecter ses obligations et à verser les sommes dues avec intérêts.

 

D’autres questions?

Nous organiserons un midi discussion le 19 février prochain sur le sujet des augmentations dues en juillet 2025 (en lien avec les notes PRPI 2024) et sur le refus concerté des objectifs PRPI 2025.

 

Quand : Mercredi 19 février, de 12h00 à 13h00
Où : Sur Teams
Qui : Tous les professionnels syndiqués seront invités
Quoi : Pour poser vos questions sur le sujet du PRPI et des augmentations de juillet 2025

 

Vous recevrez une convocation Teams prochainement.

Votre participation doit se faire sur votre temps personnel.

À bientôt!

 

Le comité exécutif du SEPB 610,
Marc Glogowski
Chantal Dubuc
Benoit Tessier
Pierre-Luc Tremblay
Émanuelle Leclerc

Privatisation du transport adapté: une décision à courte vue

Le SEPB 610 dénonce à son tour la décision de la STM de privatiser la totalité du service de transport adapté par minibus à compter de 2026. Nous tenons à exprimer tout notre soutien et notre solidarité envers nos collègues chauffeurs (SCFP 1983) et du personnel d’entretien (CSN) qui subiront d’importantes coupures de postes en raison de cette décision mal avisée.

 

L’impact chez les pros

Les professionnels syndiqués qui travaillent au transport adapté, à ce qu’on nous a dit, ne seraient pas touchés. Nous déplorons cependant que parmi les « économies » que la STM dit réaliser avec cette décision, 130 millions $ concernent la réfection et l’électrification du centre de transport Saint-Michel. On peut aussi penser à tout ce qui entoure le processus de remplacement des minibus, à l’ingénierie et à la planification de l’entretien de ces véhicules.

Des domaines d’activités où les professionnels du SEPB 610 détiennent une expertise importante, et qui auraient sans doute engendré de nombreuses opportunités pour quiconque cherche à progresser et à se développer à la STM.

 

Couper dans le service et dans l’expertise

Comme l’ont déjà souligné nos collègues des autres syndicats, la décision de céder la place au privé menace directement la qualité de service que reçoit la clientèle qui bénéficie du transport adapté. La STM fait également le choix de sabrer dans son expertise interne pour se rendre dépendante de compagnies privées pour qui le profit primera toujours sur toute autre considération.

En plus des 130 millions $ en immobilisation mentionnés plus haut, ce recul important pour la clientèle du transport adapté générerait 15 millions $ d’économies récurrentes, selon la direction de la STM.

Est-ce que la privatisation du transport adapté est l’idée la plus porteuse qui a émergé des comités d’optimisation de 100 millions $ mis sur pied l’an dernier par la haute direction? Bien honnêtement, on doute même que cette idée radicale ait fait partie des discussions.

Les professionnels auraient certainement de meilleures suggestions à formuler pour arriver à diminuer les dépenses annuelles de 15 millions $ et ce, sans s’aliéner le contrôle de la qualité du service que reçoit notre clientèle parmi la plus vulnérable. Rappelons-nous seulement le coût pour la STM d’un consultant privé par rapport à un salarié de l’interne.

 

Le début d’un démantèlement tranquille?

Est-ce que ce choix questionnable est le début d’une tendance qui guette les autres services qui sont au cœur de la mission de la STM? Sommes-nous vraiment rendus au point où la vision de la haute direction se résume à céder au privé des pans importants du service public que nous avons la mission de livrer, au profit de contrats de sous-traitance qui réduiront la qualité, causeront des bris de service et menacera à terme la capacité de la STM à remplir sa mission et continuer à se prétendre leader en mobilité durable?

 

En négo et solidaires

En cette année de négociation de notre prochaine convention collective, le SEPB 610 sera aux côtés des autres syndicats de la STM et des groupes de défense des droits des usagers pour dénoncer cette décision contraire à la mission de la STM et au caractère public des services de transport collectif pour lesquels nous avons choisi de faire carrière.

Le 610 participe à la Triennale de réflexions féministes de la FTQ

Trois représentantes du SEPB 610 ont participé à la Triennale de réflexions féministes de la FTQ, les 4 et 5 novembre derniers. Hélène Baron, Chantal Dubuc et Émanuelle Leclerc ont pris part à l’édition 2024 de cet événement annuel, qui avait pour thème « Droite sexiste, riposte féministe ».

Elles ont notamment participé à des ateliers démontrant l’importance de la participation des femmes au débat public et aux assemblées syndicales et ont eu la chance d’assister à des conférences données entre autres par Martine Delvaux, Rim Moshen et Manal Drissi.

Dans un contexte polarisant, où la monté de la droite peut être inquiétante, les militantes syndicalistes et féministes en ont profité pour faire entendre leurs voix lors d’une manifestation dans les rues du centre-ville le 5 novembre, journée des élections américaines, et en ont profité pour faire un don à l’organisme Chez Doris qui vient en aide aux femmes itinérantes.

Le 610 fait sa marque au congrès du SEPB-Québec

Les 21 et 22 novembre derniers avait lieu le congrès triennal du SEPB-Québec, à Montréal. Parmi les 10 sections locales du SEPB qui y étaient représentées, celle du 610 a comme à l’habitude su y faire sa marque.

Présents dans tous les comités du congrès, dans tous les rapports des comités permanents et à l’origine de bon nombre de résolutions adoptées, la délégation du 610 a été très active pendant les deux jours du congrès. Mentions spéciales à Simon Pelletier, qui y a présenté son bilan de fin de mandat comme responsable politique du comité des jeunes du SEPB-Québec, à Émanuelle Leclerc pour sa présentation du bilan GES des activités du SEPB-Québec de la dernière année et à Annie Beaumier, dont la première intervention au micro d’un congrès syndical a été remarquée avec enthousiasme.

Tous les documents du congrès, dont le texte des résolutions adoptées, sont disponibles sur le site web du SEPB-Québec. À l’initiative du 610, plusieurs résolutions à caractère environnemental ont été adoptées, de même qu’un engagement à réaffirmer nos revendications en faveur d’un meilleur financement des sociétés de transport de la part des gouvernements.

Vous pouvez aussi consulter ici le résumé vidéo de ces deux jours de congrès.

Sur la photo, de gauche à droite : Émanuelle Leclerc, Benoit Tessier, Claire Dufour, Yannick Rochefort, Chantal Dubuc, Simon Pelletier, Annie Beaumier, Marc Lacroix (délégué récemment retraité, invité à titre d’observateur).

Le PAE à la STM: de pire en pire?

Alors que la réorganisation vers une STM plus humaine en pousse plusieurs d’entre nous vers l’épuisement professionnel, les besoins pour des ressources en soutien psychologique se font de plus en plus importants.

Le Programme d’aide aux employés (PAE) offert par la STM est sous la responsabilité, depuis le début de l’année, de la firme Dialogue.

Plusieurs personnes qui ont essayé de faire appel à leurs services récemment déplorent qu’il est beaucoup plus long et compliqué qu’avant d’avoir accès aux ressources promises. Plusieurs étapes administratives seraient demandées, notamment télécharger une application, s’ouvrir un compte, rappeler une deuxième fois, etc.

La STM promet depuis de nombreuses années l’accès gratuit, annuellement, à 7 séances d’une heure en soutien psychologique pour chaque employé et membre de sa famille. Or, certains employés se seraient fait dire par Dialogue qu’ils sont limités à une séance de 50 minutes + 7 séances de 30 minutes.

La STM nous dit être au courant des problèmes et être encore en « rodage » avec le nouveau fournisseur. On l’inviterait donc à utiliser tous les leviers à sa disposition pour contraindre Dialogue à respecter l’offre de service entendue.

La santé psychologique doit être une priorité à la STM, plus que sur papier.

Les délégués sociaux du SEPB 610

En attendant, si vous en ressentez le besoin, vous pouvez faire appel en toute confidentialité à un membre de notre équipe de délégués sociaux, formés pour soutenir leurs collègues qui vivent des situations difficiles au travail ou dans leur vie personnelle et les diriger vers des ressources spécialisées et de confiance.

Nathalie Chamberland, Claire Dufour, Isabelle Hénault, Yannick Rochefort, Maria del Pilar Sarmiento Hernandez, Yanick Thibault et Pierre-Luc Tremblay ont tous et toutes suivi cette formation. Vous pouvez communiquer avec l’un d’eux par courriel ou Teams.

 

SEPB 610

Financement du transport collectif et public : la FTQ est l’hôte d’un forum national

Le 20 juin dernier avait lieu le Forum national sur le financement du transport collectif et public, organisé par la FTQ. Plus de 200 personnes – élus municipaux, députés, représentants syndicaux, chercheurs et organismes de la société civile – se sont réunies sous le leadership de notre centrale syndicale pour réclamer un meilleur financement du transport collectif et public au Québec.

Cette importante mobilisation faisait suite à une résolution initiée en grande partie par le SEPB 610 et portée par de nombreux syndicats jusqu’à son adoption au dernier congrès de la FTQ.

Au-delà des municipalités et des sociétés de transport elles-mêmes, la FTQ a démontré avec cette journée qu’un consensus très large existe au Québec en faveur d’un meilleur financement du transport collectif et public et que le gouvernement doit agir en conséquence.

Plus qu’une seule journée, cette mobilisation aura des suites puisque les organismes partenaires se sont entendus pour continuer à travailler ensemble pour faire avancer le dossier du financement du transport collectif. Nous continuerons à nous assurer que la FTQ en fait l’un de ses dossiers prioritaires.

Voir « À l’État de financer l’essentiel de la facture », juge la FTQ et Le REM « creuse le déficit » des autres, déplore Valérie Plante.

SEPB 610