17 décembre : rassemblement pour le premier jour de grève

Mercredi prochain le 17 décembre, et ce jusqu’au 11 janvier, nous serons en grève du temps supplémentaire.

Pour souligner le début de cette mobilisation historique, on se donne rendez-vous tous et toutes pour un rassemblement devant la Tour GR le 17 décembre entre 11h30 et 13h30.

Nous serons sur place aux couleurs du SEPB 610 avec le nécessaire pour faire du bruit et rappeler l’importance de maintenir une vraie sécurité d’emploi pour les professionnel.le.s.

Si c’est une journée de travail pour vous, profitez-en pour venir travailler à la Tour GR ou au Complexe Crémazie et venir prendre votre pause dîner avec nous. Vos collègues qui y ont leur bureau habituel vous aideront à trouver des espaces libres le temps d’une journée.

Si vous êtes en congé, prenez un court moment dans votre journée pour venir saluer vos collègues et prendre un café avec nous en l’honneur de la première grève de l’histoire du SEPB 610.

Marquons en force le début de cette grève! On se voit dehors à la Tour GR le 17 décembre!

 

SEPB 610

Une grève du temps supplémentaire, ça veut dire pas de temps supplémentaire!

Dès mercredi prochain 17 décembre, nous sommes en grève du temps supplémentaire.

Ce que ça signifie pour chacun d’entre nous, sauf ceux et celles qui pourraient être soumis aux services essentiels (liste encore à déterminer) :

  • On refuse tout travail au-delà de nos heures régulières.
  • On continue d’être payés 36 heures par semaine.
  • Aucune heure supplémentaire, ni aucune prime de disponibilité ne sera payée. Donc on n’offre aucune disponibilité!
  • Notre droit à un horaire flexible demeure. Cumuler et reprendre du temps, pour notre aménagement de temps personnel est toujours possible, mais jamais pour répondre à une demande de notre gestionnaire! Il n’y a non plus aucune obligation à reprendre votre temps pendant la période de grève, même si votre banque de temps est en déficit de quelques heures.

 

Qui va s’occuper de la disponibilité et des urgences pendant la grève?

Les gestionnaires à l’emploi de la STM, qui l’étaient déjà au début de la négo, ont le droit de faire votre travail pendant la grève, au-delà de vos 36 heures régulières par semaine.

La direction va devoir répartir le travail de disponibilité obligatoire et les demandes urgentes entre les gestionnaires ayant les compétences nécessaires pour le faire. Ce n’est pas nécessairement votre gestionnaire qui sera appelé à le faire. La tâche peut être répartie.

Si la STM confiait le travail à toute autre personne (salarié.e membre d’un autre syndicat, consultant.e, etc.), elle se placerait en violation de la loi. Avisez-nous si vous êtes témoin d’une telle situation!

 

Services essentiels

Les échanges se poursuivent avec l’employeur concernant la liste des postes devant être maintenus en services essentiels. Nous communiquerons avec les personnes concernées.

 

Démonstration d’unité

C’est très important que nous soyons tous et toutes solidaires en cette période cruciale de la négociation. C’est ainsi que nous réussirons à obtenir un contrat de travail qui soit à la hauteur de nos attentes!

Céder à l’employeur une carte blanche pour nous mettre à pied serait bien pire que ces quelques semaines sans heure supplémentaire.

 

SEPB 610

EN GRÈVE !

Le SEPB 610 a déposé cet après-midi au Tribunal administratif du travail (TAT) un avis de grève du temps supplémentaire qui sera effectif du mercredi 17 décembre 2025 à 0h01 au dimanche 11 janvier 2026 à 23h59.

La décision a été prise ce matin par vos délégués syndicaux réunis en comité central de négociation, suivant le mandat de grève adopté en assemblée générale le 13 novembre dernier.

 

Pourquoi?

Après avoir imposé une pause inexpliquée de deux semaines dans les négociations, la STM est revenue hier à la table de négo en réitérant sa demande de mettre fin à toute forme de garantie de non-mise à pied pour les professionnel.le.s.

Selon leur proposition, un professionnel dont le poste est aboli pourrait demeurer jusqu’à deux ans en relocalisation, sans que l’employeur n’ait l’obligation de lui offrir de nouveau poste, après quoi le professionnel se retrouverait au chômage et sur une liste de rappel pendant 12 mois.

Dans ce scénario, des abolitions de postes massives assorties d’un gel de dotation strict nous mettraient tous et toutes à risque d’une perte d’emploi dans les prochaines années.

Le mandat que vous nous avez donné est clair, ce n’est pas un scénario que nous accepterons. Or, la STM demeure fermée à tout compromis.

Face au fossé inconciliable qui sépare les deux parties, la journée de négociation d’hier s’est terminée abruptement en après-midi.

Devant cette situation sans précédent, nous déclenchons la grève.

 

Comment se passe une grève du temps supplémentaire?

Pendant les semaines où vous travaillez, vous vous en tenez à votre horaire régulier : 36 heures par semaine, du lundi au vendredi, point final. Vous refusez tout travail qui va au-delà de votre horaire régulier, peu importe les urgences, peu importe les conséquences et peu importe l’insistance de votre gestionnaire.

 

Cumul de temps?

Vous conservez la flexibilité d’aménager votre horaire de travail à votre guise, selon vos besoins. Vous pouvez cumuler et reprendre du temps si vous le souhaitez. Mais s’il s’agit de travailler plus d’heures pour avancer un travail urgent, vous ne le faîtes pas.

Le contraire signifierait de ne pas être payé pour le travail effectué, en plus de briser notre grève, de nuire à la bataille que nous menons ensemble et de s’exposer à des sanctions.

 

Et pendant les congés?

En dehors de vos heures régulières, la fin de semaine et pendant les vacances des Fêtes, vous n’offrez aucune disponibilité. Vous pratiquez une déconnexion complète, vous ne répondez à aucun message, ni aucun appel.

 

Disponibilités de garde annulées

Pour ceux et celles en disponibilité obligatoire, celles-ci sont annulées. Les gestionnaires assumeront eux-mêmes les gardes pendant toute la durée de notre grève.

 

J’ai du travail urgent, qui va le faire?

Seuls les gestionnaires à l’emploi de la STM, qui l’étaient déjà au début de la négo, fin septembre 2024, ont le droit de faire votre travail pendant la grève, au-delà de vos 36 heures régulières par semaine. Aucun consultant, ni aucun collègue membre d’un autre syndicat n’a le droit de faire votre travail à votre place.

Aucun gestionnaire n’a les connaissances pour compléter votre travail? Laisser le travail inachevé aura des conséquences? C’est précisément le but de la grève. C’est ainsi que nous exerçons notre rapport de force et accentuons la pression sur la direction de la STM.

 

Briseurs de grève?

Vous avez connaissance que des personnes violent notre grève? Gestionnaires, consultants, collègues? Contactez-nous sans tarder. Vous êtes probablement témoin d’une pratique interdite par le Code du travail. Nous ferons le nécessaire auprès du Tribunal administratif du travail (TAT), qui pourrait condamner la STM en vertu de loi.

 

Services essentiels

Nous négocierons avec la STM dans les prochains jours la liste des postes soumis aux dispositions de la Loi sur les services essentiels. Les professionnel.le.s concerné.e.s par une éventuelle décision sur les services essentiels seront contactés directement par nous.

 

Le syndicat reste alerte et disponible

Nous prendrons nos messages et nos appels pendant toute la durée de la grève. Nous nous déplacerons sur les lieux de travail, même le 25 décembre s’il le faut. Respectez votre mandat de grève. Votre syndicat sera là pour vous soutenir.

 

Nous sommes les pros

Nous l’avons démontré depuis plusieurs semaines. Nous sommes un groupe uni, déterminé et qui connaît sa valeur. Nos revendications sont légitimes et en phase avec l’intérêt public. Nos moyens de pression, notre grève, ont un impact sur la direction de la STM.

Nous pouvons réussir à faire bouger l’employeur à la table de négo.

Nous continuons. Pour la sécurité. Et parce qu’on se tient debout.

 

En toute solidarité,

Votre comité de négociation
SEPB 610

Négo: les deux parties et la médiatrice ont constaté une impasse… pour le moment

Au terme de la cinquième journée complète de médiation la semaine dernière, la STM et le syndicat se sont laissés sur un constat limpide : nos mandats actuels ne nous permettront pas d’en arriver à une entente. De l’aveu même de la partie patronale, « nous sommes devant un mur ».

Le comité de négociation patronal a un mandat clair : supprimer notre garantie de non-mise à pied. Tandis que le syndicat a le mandat inverse : la conserver.

Les deux parties n’ont plus vraiment de contre-propositions à s’échanger ou d’arguments à élaborer. Nous en sommes au point de la négociation où chaque partie doit faire reconfirmer son mandat auprès de ses décideurs.

 

🏛️ STM : un nouveau conseil d’administration

Justement, la STM est en plein changement de gouvernance. La nouvelle mairesse de Montréal aura ces prochaines semaines la responsabilité de choisir un nouveau conseil d’administration pour la STM. Celui-ci aura certainement des orientations différentes de celles du conseil sortant. La direction devra reconfirmer ses priorités de négociation avec cette nouvelle administration.

 

SEPB 610 : l’assemblée générale du jeudi 13 novembre

De notre côté, nos décideurs sont les 800 membres. C’est pourquoi nous avons convoqué une assemblée générale ce jeudi. Nous savons que vous tenez à votre sécurité d’emploi et nous avons besoin que vous le réaffirmiez en votant en faveur d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève. Le résultat de ce vote sera des plus déterminants pour la suite de la négociation.

Nous savons que nous pouvons trouver des solutions avec l’employeur pour régler cette négociation en maintenant notre sécurité d’emploi, tout en respectant le contexte et la réalité budgétaire de la STM. Nous avons besoin de votre appui pour y arriver.

Notre porte-parole a terminé la journée de médiation la semaine dernière avec un message simple pour l’employeur : dès que votre mandat évolue, appelez-nous. Nous voulons régler. Et nous allons nous présenter à la table de négo dans les 24 heures, dès que vous aurez du nouveau à nous proposer.

 

🕙 Et pendant ce temps, on attend les bras croisés?

Au contraire. Toute l’équipe d’officiers et de délégué.e.s du SEPB 610 maintient la cadence des dernières semaines en demeurant active et mobilisée sur plusieurs fronts. Pour vous donner un aperçu de notre hyperactivité, en voici un résumé.

 

☎️ Un appel de la mairesse désignée

Le bureau de la mairesse désignée Soraya Martinez Ferrada a pris contact avec nous la semaine dernière pour comprendre où nous en étions dans notre négociation et quels enjeux empêchaient un règlement. Nous avons senti une grande écoute et une compréhension de notre point de vue concernant la sécurité d’emploi. On nous a offert une rencontre avec la mairesse dans les prochaines semaines.

 

🎓 Une fin de semaine de formation syndicale

De gauche à droite : Marc Lacroix, Sarah Igoulifene, Simon Pelletier, Yannick Rochefort, Annie Beaumier, Pierre-Luc Tremblay, Simon Santerre, Pierre-Louis Fortin-Legris.

Plusieurs délégué.e.s du 610 ont participé le week-end dernier à une fin de semaine de formation organisée par le SEPB-Québec, avec des cours portant sur le rôle du délégué syndical, la santé et sécurité au travail, la résolution de conflits interpersonnels et l’action sociale et politique. Pierre-Luc Tremblay (trésorier), Pierre-Louis Fortin-Legris (conseiller syndical) et Marc Lacroix (ex-délégué, retraité) ont fait partie des personnes formatrices pendant la fin de semaine.

 

💰 Poursuivre la bataille pour un meilleur financement de la STM

Nous ne serions peut-être pas dans cette situation si le gouvernement du Québec avait investi de manière conséquente dans le service public que nous offrons. Pour travailler à améliorer la situation de la STM à moyen et long terme, nous poursuivons nos efforts de représentation pour influencer les politiques publiques nationales et internationales en faveur du transport collectif.

À l’invitation du SEPB-Québec, le 610 participe cette semaine à la conférence de l’ONU sur les changement climatiques (COP30). Notre mandat est de faire avancer les engagements des nations en faveur des politiques de transition juste et d’y positionner le transport collectif comme un secteur à soutenir pour faciliter la requalification des travailleuses et travailleurs des industries polluantes.

La conclusion d’accords à ce sujet par les pays, dont le Canada, pourraient se traduire par de nouvelles sources de financement pour les sociétés de transport comme la STM et soutenir l’amélioration de nos conditions de travail.

Également, nous profiterons à la fin du mois de notre invitation au congrès triennal de la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ) pour y soutirer un engagement de notre centrale syndicale à déployer les ressources nécessaires pour influencer, en prévision des élections provinciales de 2026, les programmes des partis politiques provinciaux en faveur d’un réinvestissement dans les budgets d’exploitation et d’immobilisation des sociétés de transport.

 

🪧 Appui à nos collègues grévistes

En plus du personnel d’entretien et des chauffeurs, nos collègues du SCFP 2850 prévoient une journée de grève le 19 novembre prochain. Comme nous, les membres de ce syndicat se battent pour le maintien de leur sécurité d’emploi et plusieurs autres acquis importants dans leurs conditions de travail.

Nous vous reviendrons avec plus de détails sur le déroulement de leur journée de grève, mais il est certain que le SEPB 610 sera mobilisé en soutien à nos collègues en grève.

 

🧠 Colloque sur la santé psychologique au travail

Quelques-unes de nos personnes déléguées sociales perfectionneront leurs connaissances sur la question de la santé psychologique au travail lors d’une journée de colloque organisée par l’IRSST le 18 novembre prochain.

« S’adressant aux milieux professionnels et pratiques, le colloque Santé psychologique au travail : allier la recherche à la pratique, comprend des présentations sur des thématiques variées, telles que la diversité et l’inclusion, la prévention et la gestion des traumas, le retour et le maintien au travail, ainsi que les transformations des modes de travail. »

Les facteurs de risque en santé psychologique sont nombreux dans nos milieux de travail et le syndicat s’outille pour être en mesure de réclamer une meilleure prévention des lésions psychologiques et accompagner nos collègues lors de leur retour au travail.

 

⚖️ Reprise des audiences pour la syndicalisation des ingénieurs en chef

Les audiences au Tribunal administratif du travail (TAT) pour entendre notre requête visant la syndicalisation des postes d’ingénieurs en chef reprennent pour trois jours pendant la première semaine de décembre. Nous avons déposé cette requête en 2024 afin que le tribunal déclare que les postes d’ingénieurs en chef doivent être inclus dans l’unité d’accréditation du SEPB 610.

Alors que la STM maintient que les ingénieurs en chef sont des gestionnaires, nous soutenons qu’ils n’ont aucune autorité décisionnelle, ni aucune gouverne hiérarchique sur les salariés. Leurs fonctions se résument à une gouverne fonctionnelle, au même titre que les ingénieurs principaux ou les coordonnateurs de projets, ce qui font d’eux des salariés professionnels.

Nous vous informerons de la décision du tribunal au terme des audiences.

 

Grand rassemblement contre la CAQ le 29 novembre

Quand les projets de la CAQ tournent au désastre, de SAAQclic à Northvolt, le gouvernement Legault préfère faire diversion et changer de sujet. Au lieu de s’attaquer à la crise du logement, à la santé en déroute ou aux écoles délabrées, il s’en prend aux syndicats.

La situation budgétaire de la STM est aussi en grande partie due aux politiques de ce gouvernement qui refuse de financer adéquatement les sociétés de transport.

Le 29 novembre, le SEPB 610 se joindra à cette grande marche pour rappeler au gouvernement les vraies priorités.

Joignez-vous à nous le samedi 29 novembre à 13h30 à la Place du Canada à Montréal.

 

***

À travers tout ça, une seule et même priorité : notre prochaine convention collective.

🗳️ On se voit jeudi pour voter sur une proposition de mandat de grève.

💪 Et nous retournerons ensuite plus forts et déterminés à la table de négo.

 

SEPB 610

La négo dans une impasse: les délégué.e.s se mettent d’accord pour solliciter un mandat de grève

Jeudi dernier, la presque totalité des 37 personnes déléguées syndicales se sont réunies en présentiel avec le comité exécutif pour faire le point sur la négociation.

Pendant près de quatre heures, le comité de négociation a détaillé l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations sur les enjeux fondamentaux de la sécurité d’emploi et des augmentations salariales.

La partie patronale n’a manifestement pas le mandat de faire quelque compromis que ce soit sur sa demande d’abolir notre garantie de non-mise à pied. La STM souhaite pouvoir mettre à la porte autant de professionnel.le.s permanent.e.s qu’elle le souhaite.

Aucune piste de compromis évoquée de notre part n’a permis jusqu’à maintenant de faire bouger l’employeur.

Nous avons participé hier à une 31e journée de négociation, dont les cinq dernières se sont déroulées en présence d’une personne médiatrice. Au point où nous en sommes, la plupart des dossiers en négociation sont déjà réglés, mais nous frappons un mur sur la condition de travail fondamentale qu’est notre sécurité d’emploi.

 

Réaffirmer nos priorités

La partie patronale prétend que les professionnel.le.s ne tiennent pas à cette sécurité d’emploi. Elle nous dit que vous accepteriez assez facilement de la laisser tomber.

Il est de temps de dire haut et fort à la STM qu’elle se trompe.

Pour que le comité de négociation puisse continuer à défendre notre position sur la sécurité d’emploi à la table de négo, il est temps de démontrer notre détermination en se dotant d’un mandat de grève.

 

Un mandat de moyen de pression pouvant aller jusqu’à la grève

C’est à l’unanimité que les délégué.e.s ont demandé au comité exécutif d’organiser une assemblée générale spéciale pour que vous nous accordiez le mandat de déclencher, au moment jugé opportun, des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève, avec un maximum de 10 jours de grève générale.

 

Un Q&R et des rencontres préparatoires

Vous recevrez par courriel un document Questions & Réponses qui se veut le plus complet possible afin de détailler le pourquoi et le comment du mandat que nous sollicitons.

D’ici la tenue de cette assemblée spéciale, qui sera organisée dans les prochaines semaines, les délégué.e.s convoqueront des rencontres d’information et d’échange dans les différents secteurs de la STM. Plusieurs ont d’ailleurs débuté cette semaine.

Soyez-y! Posez vos questions. Dîtes votre opinion. Ces discussions permettront à tous et à toutes d’arriver préparés et prêts à voter lorsque l’assemblée générale sera convoquée.

C’est en travaillant ensemble que nous réussirons.
Ensemble, nous sommes les pros.

 

SEPB 610

Élections municipales 2025 : qu’ont dit les candidat.e.s sur nos négos?

La campagne électorale municipale tire à sa fin et les bureaux de vote par anticipation seront ouverts ce dimanche 26 octobre à Montréal.

La personne qui dirigera la Ville de Montréal au lendemain du 2 novembre aura une très grande influence sur la vision, les orientations et les priorités de la STM dans les mois et années à venir.

Comme représentants des 800 professionnel.le.s de la STM, dont près de la moitié résident à Montréal, nous avons entrepris depuis plusieurs mois des démarches pour faire connaître notre point de vue et nos priorités de négociation aux personnes qui aspirent à diriger la Ville.

Voici un bref compte-rendu de nos démarches et des récentes déclarations des trois principales personnes candidates.

 

Soraya Martinez Ferrada

Nous avons rencontré Mme Martinez Ferrada en juin dernier, à sa demande. Elle souhaitait comprendre pourquoi les négociations s’enlisaient et quels enjeux achoppaient. Nous avons beaucoup discuté avec elle et son équipe des priorités de dépenses de la direction, de l’ajout de couches de gestion et de l’intérêt de la Ville et des Montréalais.e.s de voir la STM maintenir la sécurité d’emploi de ses professionnel.le.s pour conserver son expertise interne.

Au cours des dernières semaines, la candidate a déclaré à propos des négociations à la STM :

L’administration actuelle « a laissé aller la négociation avec les syndicats. » « Une administration a le devoir de négocier de façon respectueuse et rapide. Moi, je m’engage au jour 1 à le faire avec l’ensemble des employés. » (La Presse, 29 septembre)

« Si on peut avoir plus d’employés avec de bonnes conditions de travail et qu’on peut renforcer le travail à l’interne, sortir le travail qui s’en va au privé et renforcer une bonne gestion des dépenses à la STM, je pense qu’on est capable de négocier. » (Débat des candidat.e.s à la mairie, LCN, 7 octobre)

 

Luc Rabouin

Le chef de Projet Montréal est le seul candidat à ne pas avoir donné suite à nos demandes de rencontre, malgré des contacts avec son équipe et plusieurs relances.

En septembre, il s’est engagé à réduire de 100 000$ le salaire annuel de la directrice générale de la STM en déclarant : « Je sais que les employés sont choqués parce qu’on leur demande de faire des efforts, mais ils ne sentent pas que la direction fait des efforts, parce qu’elle a des hauts salaires. Je comprends leur sentiment d’injustice. » (La Presse, 29 septembre)

Luc Rabouin s’est peu prononcé sur les négociations à la STM, mais a déclaré au débat de LCN le 7 octobre : « Pour respecter la capacité de payer des Montréalais, on n’est pas en mesure d’offrir 20% d’augmentation sur 5 ans. »

 

Craig Sauvé

Nous avons eu quelques rencontres et plusieurs échanges avec Craig Sauvé depuis le mois d’août. Il était présent à notre rassemblement devant la Place Bonaventure le 3 septembre dernier.

Il se dit généralement favorable à nos revendications et montre un préjugé favorable au personnel syndiqué.

S’il est élu maire, il a déclaré vouloir s’asseoir avec les syndicats de la STM pour discuter de comment le rapatriement à l’interne de mandats présentement confiés en sous-traitance pourrait permettre de générer des économies. (The Gazette, 27 septembre)

 

Il est encore temps de rappeler aux personnes candidates que Sous-traiter, c’est sur-payer, en visitant le www.finidesurpayer.ca

Pour savoir où et quand voter : https://elections.montreal.ca/fr/ou-voter/

 

SEPB 610

Ligne de piquetage? On ne traverse pas

Au cours des deux prochaines semaines, nos collègues de l’entretien exerceront leur droit de grève. Il est fort possible qu’ils organisent des lignes de piquetage devant certains lieux de travail de la STM, dont le secteur Complexe Crémazie / Tour GR / Plateau Youville.

En rappel, on réitère que le SEPB 610 est solidaire des revendications du Syndicat du transport de Montréal, qui représente nos collègues de l’entretien. Nous demandons donc à nouveau à l’ensemble des 800 professionnel.le.s syndiqué.e.s de ne franchir aucune ligne de piquetage tenue par nos collègues, devant quelque lieu de travail de la STM que ce soit.

On reprend ici les propos que nous avions diffusés à l’occasion de leur grève de juin dernier.

 

Aucun gestionnaire ne peut vous imposer de franchir une ligne de piquetage.

Du 22 septembre au 3 octobre, nous vous encourageons fortement à privilégier le télétravail.

 

Que faire si :

Mon gestionnaire m’impose de venir au travail

Les journées en présentiel sans besoin opérationnel valable (ex : participer à une réunion d’équipe qui pourrait se tenir par Teams) ne devraient pas être imposées pendant la grève. Rappelez à votre gestionnaire que vous ne traverserez pas de ligne de piquetage. Référez-vous à votre délégué syndical ou contactez le comité exécutif pour être appuyé et convaincre votre gestionnaire de ne pas imposer de présentiel pendant la grève.

 

Je me présente au travail et je fais face à une ligne de piquetage

Les grévistes ne vous empêcheront pas physiquement de passer, mais nous vous demandons, par solidarité, de les saluer et de rebrousser chemin. Contactez votre gestionnaire, informez-le que vous êtes dans l’impossibilité de vous présenter sur les lieux de travail. Proposez de retourner en télétravail ou de vous rendre dans un autre lieu de travail.

Contactez-nous également. Nous ferons en sorte que vous ne subirez aucune représaille pour avoir exercé ce mot d’ordre syndical de respecter les lignes de piquetage de nos collègues.

Nos collègues des autres syndicats sont solidaires de nos propres revendications dans cette négo. La collaboration intersyndicale est l’une de nos grandes forces pour obtenir une bonne convention collective. C’est la moindre des choses de faire notre part en respectant les lignes de piquetage dressées par nos collègues. Merci de votre solidarité!

Trois mobilisations la semaine prochaine

=> Lundi dès 16h00, Hôtel de ville de Montréal

Ce lundi, à l’occasion du conseil municipal, nous rejoignons nos collègues des chauffeurs (SCFP 1983) et du personnel administratif, technique et professionnel (SCFP 2850), ainsi que plusieurs groupes d’employés de la Ville de Montréal, pour manifester devant l’Hôtel de ville – 275, rue Notre-Dame Est. Nous réclamons des élus qu’ils donnent le mandat aux négociateurs de présenter des offres intéressantes qui permettront de régler nos négociations!

 

=> Mercredi dès 11h00, Place Bonaventure

Nos collègues de l’entretien tiendront un rassemblement devant la Place Bonaventure sur l’heure du midi mercredi. On vous encourage à vous joindre à nous pour aller les saluer. On rappelle qu’ils sont eux-mêmes venus nous appuyer lors de notre propre rassemblement à Bonaventure trois semaines plus tôt.

 

=> Samedi dès 13h00, à plusieurs endroits au Québec

Le mouvement Pour la suite du monde lance un appel aux rassemblements à travers le Québec le 27 septembre pour exprimer notre ras-le-bol envers le Gouvernement du Québec qui bafoue la démocratie et prend des décisions qui vont à l’encontre de la transition sociale et environnementale et du bien-être de la société.

Des manifestations ont lieu à Montréal, Québec, Rimouski, St-Jérôme, Baie-St-Paul et aussi devant le Palais des Congrès de Gatineau alors que la CAQ y tient son congrès annuel!

Des autobus sont organisés vers le Congrès à Gatineau en partance de Montréal et St-Jérôme.

Pour plus d’informations : pourlasuitedumonde.ca

 

SEPB 610

Les professionnel.le.s dans la rue!

Quel succès! Nous étions 500 personnes sur la rue de La Gauchetière mercredi midi devant la Place Bonaventure pour réclamer, une fois pour toutes, une convention collective à la hauteur de notre expertise.

La mobilisation d’abord organisée par le SEPB 610 et le SCFP 2850 a bénéficié de l’appui de tous les autres syndicats de la STM : chauffeurs, personnel d’entretien, constables et commis divisionnaires étaient avec nous pour dire non à des offres salariales dérisoires et oui à la sécurité d’emploi pour le personnel de la STM!

La mobilisation des professionnel.le.s a été exceptionnelle. Nous avons rempli le 6e étage de la Place Bonaventure, nous sommes descendus dans la rue, nous avons démontré notre appui à notre comité de négociation. Merci à tous et à toutes qui étaient présents! Vous avez fait la différence.

Il est maintenant temps que la direction de la STM change de discours et trouve des solutions avec nous, en misant sur son expertise interne.

Nous ne lâcherons pas. La direction de la STM essaie de nous pousser à accepter rapidement leurs demandes de recul. Nous répondrons par d’autres mobilisations. La STM possède une expertise interne unique, qui représente son atout le plus précieux. Nous ne laisserons pas cette administration saboter ce que d’autres ont eu le courage de bâtir et de léguer aux Montréalais.

 

Voyez plusieurs autres photos de l’événement sur la page Facebook du SEPB-Québec dans cette publication et celle-ci.

 

Un immense merci aux organisations qui sont venues nous appuyer :

 

Couverture médiatique

Radio-Canada, Le 15-18, à 1:03 dans cet extrait

La Presse Canadienne

CityNews

Radio-Canada

CTV

 

SEPB 610

Mobilisations syndicales: vos droits en temps de négo

Votre gestionnaire a commencé à vous donner des directives en lien avec les mobilisations syndicales? Bonne nouvelle! Ça signifie que nos actions ont de l’écho et dérangent. Ce n’est surtout pas le temps de reculer.

Même si la gestion continue d’avoir le droit d’émettre des directives, en période de négo ou pas, ce qu’on a entendu cette semaine nous incite à rappeler amicalement l’article 12 du Code du travail qui prévoit notamment qu’aucun employeur, ni aucune personne agissant en son nom, ne cherchera d’aucune manière à entraver les activités d’une association de salariés.

Voici quelques exemples de « directives » que des professionnel.le.s ont reçues dans les dernières semaines.

 

➡️ Vous n’avez pas le droit de vous parler entre vous de la négo sur Teams

Faux. La politique de gestion PG 5.02 – Utilisation des actifs informatiques de la STM indique : « L’envoi et la réception de courriels personnels à même la boîte courriel de la Société est permis de façon raisonnable et dans la mesure où elle ne gêne pas l’accomplissement des tâches de l’utilisateur. »

La politique datant de 2018, avant l’avènement de Teams à la STM, il est raisonnable d’étendre l’interprétation de ce principe à l’utilisation de Teams.

La STM a également signé en 2018 une entente avec le syndicat nous autorisant à « utiliser le courriel de la Société pour communiquer et informer ses membres. » Depuis, nous utilisons quotidiennement Teams pour faire des rencontres et même tenir nos assemblées générales.

Dans un contexte de télétravail, une discussion Teams est l’équivalent d’une discussion face à face. Les salariés ont le droit de se parler d’enjeux syndicaux sur les lieux du travail, tant que ce n’est pas sur les heures de travail. Il est important de ne pas entretenir de longues discussions pendant nos heures de travail et de privilégier nos temps de pause pour le faire.

Finalement, dans une cause portant sur des enjeux semblables chez nos collègues ingénieurs au gouvernement du Québec, la Cour d’appel a confirmé en 2019 le droit des salariés d’écrire une longue signature courriel syndicale, en période de négo.

Extrait :

[105] Mettant en balance le droit à la liberté d’expression, exercé de façon raisonnable, dans un contexte de négociation et le droit de propriété, sans démonstration d’un quelconque préjudice ou même de quelque répercussion négative, on ne peut que conclure au caractère déraisonnable de la restriction imposée.

[106] En conséquence, l’interdiction par le Gouvernement faite aux ingénieurs de transmettre le message syndical en cause constitue de l’ingérence au sens de l’article 12 du Code du travail.

 

➡️ Votre journée en présentiel du 3 septembre ne compte pas comme une vraie journée de présentiel

Faux. La lettre d’entente sur le télétravail qui est toujours en vigueur prévoit qu’un employé en télétravail sera « en télétravail pour un minimum de (3) trois jours par semaine en télétravail ».

Différentes sources définissent le télétravail comme l’exercice de sa prestation de travail à domicile ou à tout le moins dans un lieu autre que l’établissement de l’employeur. Votre présence à la Place Bonaventure n’est pas du télétravail.

Et puisque la semaine prochaine ne compte que quatre jours ouvrables, le mercredi 3 septembre peut être votre seule journée de présentiel de la semaine.

 

➡️ L’utilisation d’une visibilité syndicale (fond d’écran Teams, signature courriel) ne doit pas se faire lors de vos échanges avec des partenaires externes à la STM.

Faux. Le même jugement de la Cour d’appel cité plus haut peut être invoqué ici. La liberté d’expression des salariés en période de négociation prime.

 

➡️ Notre journée de présentiel à la Tour GR est toujours le mercredi. Nous la maintenons comme d’habitude ce mercredi 3 septembre et vous ne pouvez pas aller à la Place Bonaventure.

Ici, surtout s’il y a toujours une rencontre d’équipe en présentiel le mercredi, c’est vrai que la gestion est dans son droit de demander que l’habitude soit maintenue.

Par contre, que risque un groupe d’employés qui se présenterait plutôt à la Place Bonaventure? On peut penser à une mesure disciplinaire, sous la forme d’une lettre au dossier. Une telle lettre, en vertu de notre convention, devient nulle et sans effet automatiquement après 12 mois.

Cette décision appartient à chaque employé concerné.

 

➡️ Je convoque spécialement une journée de présentiel à la Tour GR le mercredi 3 septembre.

Sans justificatif raisonnable, une telle directive inhabituelle de la gestion pourrait s’apparenter à une tentative d’entrave aux activités syndicales, au sens de l’article 12 du Code du travail.

Si c’est le cas dans votre secteur, merci de nous en faire part.

 

📣 On se voit le 3 septembre!

 

SEPB 610