Refuser ses objectifs PRPI : un jeu d’enfant

Dans notre communication du mois dernier, nous vous incitions tous et toutes à refuser vos objectifs PRPI 2025.

C’est un geste simple, un droit prévu par la convention collective, qui n’a aucune autre implication que de protester contre l’annonce du CODIR de ne pas verser les progressions salariales et les montants forfaitaires qui vous sont dus en juillet prochain, en fonction de votre note de PRPI 2024.

Déjà, un grand nombre de professionnels nous ont indiqué qu’ils refusaient leurs objectifs. Bravo! D’autres souhaitent le faire, mais nous ont posé des questions sur la manière de le faire et ce que ça implique.

Voici donc quelques infos pratiques.

 

Est-ce que je refuse de signer le formulaire?

Ce n’est pas ce que nous vous incitons à faire. La convention collective prévoit que « lors de la rencontre de détermination des objectifs, l’employé doit signer le formulaire pour en attester la réception. »

Cette signature ne signifie pas que vous approuvez le document et son contenu. Ce n’est qu’un accusé de réception.

 

Comment je refuse mes objectifs alors?

Dans le bloc « Signatures », dans la colonne « Détermination des attentes », vous pouvez cocher « Non » à l’énoncé « Je suis d’accord avec les objectifs établis ».

Vous n’êtes pas obligés de le faire immédiatement lors de la rencontre avec votre gestionnaire. Vous avez 10 jours ouvrables pour compléter cette case.

La convention collective le prévoit : « À défaut d’entente sur les objectifs, l’employé doit le signifier par écrit, via ledit formulaire dans les dix (10) jours ouvrables. »

 

Qu’est-ce que ça implique pour la suite de mon PRPI?

Concrètement, vos objectifs demeurent quand même valides. « L’employé doit malgré tout travailler à l’atteinte de ses objectifs durant l’année. Toutefois, à la fin de l’année, si les objectifs ne sont pas atteints ou atteints partiellement, le syndicat pourra contester l’ensemble du processus. »

Pour vous et votre gestionnaire, le refus des objectifs ne change rien, à toutes fins pratiques.

Ce geste collectif vise seulement à signifier à la haute direction que les professionnels ne sont pas d’accord de participer au PRPI 2025 alors qu’ils se voient refuser les augmentations qui leur sont dues à la suite du PRPI 2024.

 

J’ai de bonnes relations avec mon gestionnaire et nos rencontres PRPI sont pertinentes. Pourquoi je refuserais mes objectifs?

Votre gestionnaire n’est pas responsable de la décision du CODIR de ne pas verser les augmentations. Pour votre PRPI 2024, il a fait sa part du travail en vous donnant une note.

Vous pouvez lui indiquer que vous refusez simplement vos objectifs pour suivre la consigne de votre syndicat, qui vise à protester contre la décision du CODIR, et que ça n’a rien à voir avec la nature des objectifs qu’il vous a proposés pour 2025.

 

Quelles autres actions le syndicat fait-il pour s’assurer qu’on reçoive nos augmentations?

Nous avons eu une rencontre avec Marie-Hélène Daigle, directrice exécutive – Talents, diversité et expérience employé, le 4 février dernier, spécifiquement sur ce sujet. Malgré une discussion productive, nous sommes toujours en attente d’un retour concret de la part de son équipe.

Si ça s’avérait nécessaire, nous déposerons un grief au nom de tous les professionnels pour réclamer le versement des augmentations et des forfaitaires dus. La judiciarisation du dossier pourrait aller jusqu’à une décision du tribunal qui contraindrait la STM à respecter ses obligations et à verser les sommes dues avec intérêts.

 

D’autres questions?

Nous organiserons un midi discussion le 19 février prochain sur le sujet des augmentations dues en juillet 2025 (en lien avec les notes PRPI 2024) et sur le refus concerté des objectifs PRPI 2025.

 

Quand : Mercredi 19 février, de 12h00 à 13h00
Où : Sur Teams
Qui : Tous les professionnels syndiqués seront invités
Quoi : Pour poser vos questions sur le sujet du PRPI et des augmentations de juillet 2025

 

Vous recevrez une convocation Teams prochainement.

Votre participation doit se faire sur votre temps personnel.

À bientôt!

 

Le comité exécutif du SEPB 610,
Marc Glogowski
Chantal Dubuc
Benoit Tessier
Pierre-Luc Tremblay
Émanuelle Leclerc

Privatisation du transport adapté: une décision à courte vue

Le SEPB 610 dénonce à son tour la décision de la STM de privatiser la totalité du service de transport adapté par minibus à compter de 2026. Nous tenons à exprimer tout notre soutien et notre solidarité envers nos collègues chauffeurs (SCFP 1983) et du personnel d’entretien (CSN) qui subiront d’importantes coupures de postes en raison de cette décision mal avisée.

 

L’impact chez les pros

Les professionnels syndiqués qui travaillent au transport adapté, à ce qu’on nous a dit, ne seraient pas touchés. Nous déplorons cependant que parmi les « économies » que la STM dit réaliser avec cette décision, 130 millions $ concernent la réfection et l’électrification du centre de transport Saint-Michel. On peut aussi penser à tout ce qui entoure le processus de remplacement des minibus, à l’ingénierie et à la planification de l’entretien de ces véhicules.

Des domaines d’activités où les professionnels du SEPB 610 détiennent une expertise importante, et qui auraient sans doute engendré de nombreuses opportunités pour quiconque cherche à progresser et à se développer à la STM.

 

Couper dans le service et dans l’expertise

Comme l’ont déjà souligné nos collègues des autres syndicats, la décision de céder la place au privé menace directement la qualité de service que reçoit la clientèle qui bénéficie du transport adapté. La STM fait également le choix de sabrer dans son expertise interne pour se rendre dépendante de compagnies privées pour qui le profit primera toujours sur toute autre considération.

En plus des 130 millions $ en immobilisation mentionnés plus haut, ce recul important pour la clientèle du transport adapté générerait 15 millions $ d’économies récurrentes, selon la direction de la STM.

Est-ce que la privatisation du transport adapté est l’idée la plus porteuse qui a émergé des comités d’optimisation de 100 millions $ mis sur pied l’an dernier par la haute direction? Bien honnêtement, on doute même que cette idée radicale ait fait partie des discussions.

Les professionnels auraient certainement de meilleures suggestions à formuler pour arriver à diminuer les dépenses annuelles de 15 millions $ et ce, sans s’aliéner le contrôle de la qualité du service que reçoit notre clientèle parmi la plus vulnérable. Rappelons-nous seulement le coût pour la STM d’un consultant privé par rapport à un salarié de l’interne.

 

Le début d’un démantèlement tranquille?

Est-ce que ce choix questionnable est le début d’une tendance qui guette les autres services qui sont au cœur de la mission de la STM? Sommes-nous vraiment rendus au point où la vision de la haute direction se résume à céder au privé des pans importants du service public que nous avons la mission de livrer, au profit de contrats de sous-traitance qui réduiront la qualité, causeront des bris de service et menacera à terme la capacité de la STM à remplir sa mission et continuer à se prétendre leader en mobilité durable?

 

En négo et solidaires

En cette année de négociation de notre prochaine convention collective, le SEPB 610 sera aux côtés des autres syndicats de la STM et des groupes de défense des droits des usagers pour dénoncer cette décision contraire à la mission de la STM et au caractère public des services de transport collectif pour lesquels nous avons choisi de faire carrière.

PRPI: Des intentions déconcertantes

À la suite du communiqué publié hier sur l’intranet par le comité de direction, nous tenons à rappeler certains faits et inviter la STM à reconsidérer son interprétation approximative de notre contrat de travail.

Bien que notre convention collective soit échue depuis le 6 janvier 2025, les clauses qu’elle contient continuent de s’appliquer jusqu’à la signature d’une prochaine convention collective.

Ainsi, quoi qu’on puisse penser du PRPI, il reste que les professionnels se sont pliés à l’exercice pour l’année 2024. Ils ont convenu d’objectifs en début d’année, ont documenté leur travail, ont fait leur rencontre de mi-année et participent ces jours-ci à leur rencontre d’évaluation. Les pros ont rempli leur part du contrat.

L’employeur, à son tour, doit assumer la sienne : octroyer une note à l’employé et lui verser l’augmentation statutaire et le montant forfaitaire dus en juillet prochain.

Il n’y a pas d’échappatoire. La STM ne peut pas se cacher derrière la présente négociation pour se soustraire de ses obligations que lui imposent la convention collective actuelle.

Nous demandons au comité de direction de revenir sur sa décision et de s’engager à verser les augmentations statutaires et les montants forfaitaires dus aux professionnels en juillet prochain.

Autrement, une contestation par grief sera déposée au nom de tous les professionnels afin de réclamer rétroactivement les montants dus, plus les intérêts.

 

Et pour 2025?

Alors qu’elle nous annonce qu’elle entend ne pas respecter sa part de responsabilité dans le PRPI (verser les augmentations dues), la STM ose nous dire du même souffle qu’elle tient à « reconnaître vos efforts » et « souligner votre contribution » en maintenant les rencontres PRPI pour 2025.

Franchement, on ne voit pas pourquoi les professionnels auraient à se prêter à l’exercice si les augmentations promises au bout du processus ne sont même pas au rendez-vous!

 

Refusez vos objectifs!

En participant à votre rencontre de début d’année, votre seule obligation est de « signer le formulaire pour en attester la réception » (art. 704.02). Vous avez ensuite 10 jours ouvrables pour signifier par écrit, en cochant la case appropriée sur le formulaire, que vous êtes en désaccord avec vos objectifs. On vous encourage tous et toutes à le faire!

Le PRPI est un mécanisme plus qu’imparfait depuis son implantation en 2019. Malgré toutes nos propositions pour l’améliorer au cours des années, rien n’a été fait.

Le refus de verser les sommes dues aux professionnels qui ont travaillé toute l’année à atteindre ou dépasser leurs objectifs est la goutte qui fait déborder le vase.

Remplaçons le PRPI par un vrai mécanisme de progression salariale flexible, intelligent et axé sur le travail et les ambitions de développement de chacun.

Vous avez des questions? Parlez-en à votre délégué.

Adieu PRPI, refusons nos objectifs 2025 !

 

SEPB 610

Le 610 participe à la Triennale de réflexions féministes de la FTQ

Trois représentantes du SEPB 610 ont participé à la Triennale de réflexions féministes de la FTQ, les 4 et 5 novembre derniers. Hélène Baron, Chantal Dubuc et Émanuelle Leclerc ont pris part à l’édition 2024 de cet événement annuel, qui avait pour thème « Droite sexiste, riposte féministe ».

Elles ont notamment participé à des ateliers démontrant l’importance de la participation des femmes au débat public et aux assemblées syndicales et ont eu la chance d’assister à des conférences données entre autres par Martine Delvaux, Rim Moshen et Manal Drissi.

Dans un contexte polarisant, où la monté de la droite peut être inquiétante, les militantes syndicalistes et féministes en ont profité pour faire entendre leurs voix lors d’une manifestation dans les rues du centre-ville le 5 novembre, journée des élections américaines, et en ont profité pour faire un don à l’organisme Chez Doris qui vient en aide aux femmes itinérantes.

Les pros accueillent le comité de négo au siège social

La négociation pour le renouvellement de notre convention collective a débuté le 25 septembre dernier. Puisque les rencontres de négociation se déroulent au NSS, le comité de mobilisation a organisé un café syndical afin de souligner le début de la négo. Les professionnels de la Place Bonaventure qui étaient en présentiel ce matin-là, de même que plusieurs collègues du Plateau Youville qui se sont déplacés pour l’occasion, ont pu témoigner leur appui aux membres du comité de négo et les accompagner jusqu’à la porte de la salle où les attendaient à 9h00 les représentants de l’employeur.

Une belle action de mobilisation qui permet de tisser des liens entre professionnels, démontrer notre unité derrière notre comité de négo et discuter des enjeux de cette négociation. Merci de votre participation et de votre appui!

La négociation se poursuit à raison d’une séance par semaine. Nous vous tiendrons certainement informés de l’avancement de celle-ci au cours des prochaines semaines et des prochains mois.

 

SEPB 610

Solidarité avec les syndiqués de l’Hôtel Bonaventure

Le 27 septembre dernier, Marie-Claude Léonard participait à un panel organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain portant sur « l’avenir du transport collectif dans la métropole ».

Plusieurs représentants des syndicats de la STM prévoyaient y assister, n’eut été que l’événement se déroulait derrière la ligne de piquetage des employés en lock-out de l’Hôtel Bonaventure.

Les quatre syndicats de la STM présentement en négo (SCFP 1983, SCFP 2850, SEPB 610 et CSN-Entretien), de même que des collègues du RTL et de la STL, ont donc plutôt profité de l’occasion pour rejoindre les employés de l’hôtel et renforcer leur ligne de piquetage pendant la durée de l’événement auquel participait Marie-Claude Léonard et les DG de l’ARTM et exo.

Un geste de solidarité qui fut très apprécié par nos collègues de l’hôtellerie et qui a permis de rappeler que ce sont les employés syndiqués de la STM qui permettront d’assurer « l’avenir du transport collectif dans la métropole ».

Un avenir qui débute par les prochaines conventions collectives que nous avons commencé à négocier.

 

SEPB 610

Financement du transport collectif et public : la FTQ est l’hôte d’un forum national

Le 20 juin dernier avait lieu le Forum national sur le financement du transport collectif et public, organisé par la FTQ. Plus de 200 personnes – élus municipaux, députés, représentants syndicaux, chercheurs et organismes de la société civile – se sont réunies sous le leadership de notre centrale syndicale pour réclamer un meilleur financement du transport collectif et public au Québec.

Cette importante mobilisation faisait suite à une résolution initiée en grande partie par le SEPB 610 et portée par de nombreux syndicats jusqu’à son adoption au dernier congrès de la FTQ.

Au-delà des municipalités et des sociétés de transport elles-mêmes, la FTQ a démontré avec cette journée qu’un consensus très large existe au Québec en faveur d’un meilleur financement du transport collectif et public et que le gouvernement doit agir en conséquence.

Plus qu’une seule journée, cette mobilisation aura des suites puisque les organismes partenaires se sont entendus pour continuer à travailler ensemble pour faire avancer le dossier du financement du transport collectif. Nous continuerons à nous assurer que la FTQ en fait l’un de ses dossiers prioritaires.

Voir « À l’État de financer l’essentiel de la facture », juge la FTQ et Le REM « creuse le déficit » des autres, déplore Valérie Plante.

SEPB 610

Collectif Pour la suite du monde : 50 organisations appellent à manifester le 27 septembre

Plusieurs rassemblements sont organisés le 27 septembre prochain « pour dénoncer un dialogue difficile avec le gouvernement Legault et des avancées trop lentes et insuffisantes en matière de transition sociale et environnementale. »

Comme professionnel.le.s du transport collectif, nous vivons directement les conséquences de cette inaction et de ce manque d’écoute.

Le 610 et d’autres sections locales du SEPB-Québec participeront donc à la marche prévue à Montréal à compter de 18h30. Joignez-vous à nous! Notre point de rassemblement est le terrain de baseball du Parc Jeanne-Mance, à l’intersection des avenues du Mont-Royal et Parc.

Des rassemblements sont aussi organisés ailleurs au Québec. Consultez la liste sur la page du collectif.

SEPB 610

Retour la Journée de réflexion sur le racisme systémique du SEPB-Québec

Une douzaine de membres du SEPB 610 ont participé le 26 avril dernier à la Journée de réflexion sur le racisme systémique organisée par le comité équité du SEPB-Québec.

Les membres ont pu échanger avec les personnes conférencières invitées, notamment Martine Eloy et Diane Lamoureux de la Ligue des droits et libertés, ainsi que Fabrice Vil, de l’organisme Pour 3 points.

Il a entre autres été question pendant la journée d’un retour historique sur la construction sociale du concept de « race » et de la représentativité des personnes racisées dans les structures décisionnelles des organisations.

Plusieurs fiches d’information sur la question du racisme systémique en milieu de travail et dans un contexte syndical ont d’ailleurs été rendues disponibles par la FTQ sur cette page.

SEPB 610

Négo 2025 : les 6 syndicats de la STM réunis

Les six syndicats, représentant plus de 8000 employés de la STM, se sont réunis en forum intersyndical le 8 avril dernier. Cette première rencontre entre les comités de négociation syndicaux visait à jeter les bases de leur collaboration tout au long de la négociation qui s’amorce.

Partage d’information, enjeux communs, stratégie et soutien mutuel ont fait partie des discussions. En ces moments cruciaux pour l’avenir du transport collectif, l’unité qui se dessine entre tous les syndicats de la STM, toutes affiliations confondues, a été qualifiée d’historique.

De gauche à droite sur la photo, les présidents syndicaux : Stéphane Lamont (SCFP 2850, Personnel administratif, technique, professionnel), Kevin Grenier (Fraternité des constables), Frédérick Therrien (SCFP 1983, Chauffeurs, opérateurs, agents de station), Marcin Kazmierczak (conseiller syndical), Bruno Jeannotte (CSN-Entretien), Frabrizio Graziani (CSN-Commis), Marc Glogowski (SEPB 610).

 

SEPB 610