17 décembre : rassemblement pour le premier jour de grève

Mercredi prochain le 17 décembre, et ce jusqu’au 11 janvier, nous serons en grève du temps supplémentaire.

Pour souligner le début de cette mobilisation historique, on se donne rendez-vous tous et toutes pour un rassemblement devant la Tour GR le 17 décembre entre 11h30 et 13h30.

Nous serons sur place aux couleurs du SEPB 610 avec le nécessaire pour faire du bruit et rappeler l’importance de maintenir une vraie sécurité d’emploi pour les professionnel.le.s.

Si c’est une journée de travail pour vous, profitez-en pour venir travailler à la Tour GR ou au Complexe Crémazie et venir prendre votre pause dîner avec nous. Vos collègues qui y ont leur bureau habituel vous aideront à trouver des espaces libres le temps d’une journée.

Si vous êtes en congé, prenez un court moment dans votre journée pour venir saluer vos collègues et prendre un café avec nous en l’honneur de la première grève de l’histoire du SEPB 610.

Marquons en force le début de cette grève! On se voit dehors à la Tour GR le 17 décembre!

 

SEPB 610

Une grève du temps supplémentaire, ça veut dire pas de temps supplémentaire!

Dès mercredi prochain 17 décembre, nous sommes en grève du temps supplémentaire.

Ce que ça signifie pour chacun d’entre nous, sauf ceux et celles qui pourraient être soumis aux services essentiels (liste encore à déterminer) :

  • On refuse tout travail au-delà de nos heures régulières.
  • On continue d’être payés 36 heures par semaine.
  • Aucune heure supplémentaire, ni aucune prime de disponibilité ne sera payée. Donc on n’offre aucune disponibilité!
  • Notre droit à un horaire flexible demeure. Cumuler et reprendre du temps, pour notre aménagement de temps personnel est toujours possible, mais jamais pour répondre à une demande de notre gestionnaire! Il n’y a non plus aucune obligation à reprendre votre temps pendant la période de grève, même si votre banque de temps est en déficit de quelques heures.

 

Qui va s’occuper de la disponibilité et des urgences pendant la grève?

Les gestionnaires à l’emploi de la STM, qui l’étaient déjà au début de la négo, ont le droit de faire votre travail pendant la grève, au-delà de vos 36 heures régulières par semaine.

La direction va devoir répartir le travail de disponibilité obligatoire et les demandes urgentes entre les gestionnaires ayant les compétences nécessaires pour le faire. Ce n’est pas nécessairement votre gestionnaire qui sera appelé à le faire. La tâche peut être répartie.

Si la STM confiait le travail à toute autre personne (salarié.e membre d’un autre syndicat, consultant.e, etc.), elle se placerait en violation de la loi. Avisez-nous si vous êtes témoin d’une telle situation!

 

Services essentiels

Les échanges se poursuivent avec l’employeur concernant la liste des postes devant être maintenus en services essentiels. Nous communiquerons avec les personnes concernées.

 

Démonstration d’unité

C’est très important que nous soyons tous et toutes solidaires en cette période cruciale de la négociation. C’est ainsi que nous réussirons à obtenir un contrat de travail qui soit à la hauteur de nos attentes!

Céder à l’employeur une carte blanche pour nous mettre à pied serait bien pire que ces quelques semaines sans heure supplémentaire.

 

SEPB 610

EN GRÈVE !

Le SEPB 610 a déposé cet après-midi au Tribunal administratif du travail (TAT) un avis de grève du temps supplémentaire qui sera effectif du mercredi 17 décembre 2025 à 0h01 au dimanche 11 janvier 2026 à 23h59.

La décision a été prise ce matin par vos délégués syndicaux réunis en comité central de négociation, suivant le mandat de grève adopté en assemblée générale le 13 novembre dernier.

 

Pourquoi?

Après avoir imposé une pause inexpliquée de deux semaines dans les négociations, la STM est revenue hier à la table de négo en réitérant sa demande de mettre fin à toute forme de garantie de non-mise à pied pour les professionnel.le.s.

Selon leur proposition, un professionnel dont le poste est aboli pourrait demeurer jusqu’à deux ans en relocalisation, sans que l’employeur n’ait l’obligation de lui offrir de nouveau poste, après quoi le professionnel se retrouverait au chômage et sur une liste de rappel pendant 12 mois.

Dans ce scénario, des abolitions de postes massives assorties d’un gel de dotation strict nous mettraient tous et toutes à risque d’une perte d’emploi dans les prochaines années.

Le mandat que vous nous avez donné est clair, ce n’est pas un scénario que nous accepterons. Or, la STM demeure fermée à tout compromis.

Face au fossé inconciliable qui sépare les deux parties, la journée de négociation d’hier s’est terminée abruptement en après-midi.

Devant cette situation sans précédent, nous déclenchons la grève.

 

Comment se passe une grève du temps supplémentaire?

Pendant les semaines où vous travaillez, vous vous en tenez à votre horaire régulier : 36 heures par semaine, du lundi au vendredi, point final. Vous refusez tout travail qui va au-delà de votre horaire régulier, peu importe les urgences, peu importe les conséquences et peu importe l’insistance de votre gestionnaire.

 

Cumul de temps?

Vous conservez la flexibilité d’aménager votre horaire de travail à votre guise, selon vos besoins. Vous pouvez cumuler et reprendre du temps si vous le souhaitez. Mais s’il s’agit de travailler plus d’heures pour avancer un travail urgent, vous ne le faîtes pas.

Le contraire signifierait de ne pas être payé pour le travail effectué, en plus de briser notre grève, de nuire à la bataille que nous menons ensemble et de s’exposer à des sanctions.

 

Et pendant les congés?

En dehors de vos heures régulières, la fin de semaine et pendant les vacances des Fêtes, vous n’offrez aucune disponibilité. Vous pratiquez une déconnexion complète, vous ne répondez à aucun message, ni aucun appel.

 

Disponibilités de garde annulées

Pour ceux et celles en disponibilité obligatoire, celles-ci sont annulées. Les gestionnaires assumeront eux-mêmes les gardes pendant toute la durée de notre grève.

 

J’ai du travail urgent, qui va le faire?

Seuls les gestionnaires à l’emploi de la STM, qui l’étaient déjà au début de la négo, fin septembre 2024, ont le droit de faire votre travail pendant la grève, au-delà de vos 36 heures régulières par semaine. Aucun consultant, ni aucun collègue membre d’un autre syndicat n’a le droit de faire votre travail à votre place.

Aucun gestionnaire n’a les connaissances pour compléter votre travail? Laisser le travail inachevé aura des conséquences? C’est précisément le but de la grève. C’est ainsi que nous exerçons notre rapport de force et accentuons la pression sur la direction de la STM.

 

Briseurs de grève?

Vous avez connaissance que des personnes violent notre grève? Gestionnaires, consultants, collègues? Contactez-nous sans tarder. Vous êtes probablement témoin d’une pratique interdite par le Code du travail. Nous ferons le nécessaire auprès du Tribunal administratif du travail (TAT), qui pourrait condamner la STM en vertu de loi.

 

Services essentiels

Nous négocierons avec la STM dans les prochains jours la liste des postes soumis aux dispositions de la Loi sur les services essentiels. Les professionnel.le.s concerné.e.s par une éventuelle décision sur les services essentiels seront contactés directement par nous.

 

Le syndicat reste alerte et disponible

Nous prendrons nos messages et nos appels pendant toute la durée de la grève. Nous nous déplacerons sur les lieux de travail, même le 25 décembre s’il le faut. Respectez votre mandat de grève. Votre syndicat sera là pour vous soutenir.

 

Nous sommes les pros

Nous l’avons démontré depuis plusieurs semaines. Nous sommes un groupe uni, déterminé et qui connaît sa valeur. Nos revendications sont légitimes et en phase avec l’intérêt public. Nos moyens de pression, notre grève, ont un impact sur la direction de la STM.

Nous pouvons réussir à faire bouger l’employeur à la table de négo.

Nous continuons. Pour la sécurité. Et parce qu’on se tient debout.

 

En toute solidarité,

Votre comité de négociation
SEPB 610

Forts d’un mandat de grève historique, on poursuit la négo

Nous sommes encore galvanisés par le mandat très, très fort que vous nous avez confiés le 13 novembre. Si le résultat de 91% des voix en faveur du mandat de grève est en soi impressionnant, le taux de participation de 80% rend votre voix encore plus impossible à ignorer par la STM. Le message est sans équivoque.

L’obtention de notre mandat de grève a été mentionné notamment dans Le Devoir et dans La Presse, en plus de cette entrevue que nous avons accordée à Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez au 98,5 FM le lendemain du vote.

La semaine dernière, nous sommes retournés à la table de négociation, avec toute la détermination du 91% des membres qui ont voté en faveur du mandat de grève. Nous avons été très fermes face à l’employeur. Ce sont 589 professionnels qui ont dit oui à la grève car ils tiennent à la sécurité d’emploi.

Notre dépôt sur ce sujet a été très simple et très clair. Nous voulons la reconduction de la garantie de non-mise à pied jusqu’au 5 janvier 2030.

À la fin de la journée jeudi dernier, la STM a demandé à nous revoir… dans deux semaines! Ils n’auront aucun retour à nous faire avant le 4 décembre. Nous avons réitéré que nous sommes disponibles tous les jours d’ici là, s’ils changeaient d’idée.

 

De nouveaux fonds d’écran « Bientôt en grève »

D’ici là, on ne se croise pas les bras. Nous vous distribuons aujourd’hui de nouveaux fonds d’écran Teams avec la mention « Bientôt en grève » pour maintenir la pression. Nous vous demandons de remplacer vos fonds d’écran actuels par ceux-ci.

Si la STM veut éviter que nous ayons à déclencher une grève, elle sait quoi faire. Une carte blanche pour mettre à pied les professionnel.le.s permanent.e.s, ça ne passe pas!

 

SEPB 610

Négo: les deux parties et la médiatrice ont constaté une impasse… pour le moment

Au terme de la cinquième journée complète de médiation la semaine dernière, la STM et le syndicat se sont laissés sur un constat limpide : nos mandats actuels ne nous permettront pas d’en arriver à une entente. De l’aveu même de la partie patronale, « nous sommes devant un mur ».

Le comité de négociation patronal a un mandat clair : supprimer notre garantie de non-mise à pied. Tandis que le syndicat a le mandat inverse : la conserver.

Les deux parties n’ont plus vraiment de contre-propositions à s’échanger ou d’arguments à élaborer. Nous en sommes au point de la négociation où chaque partie doit faire reconfirmer son mandat auprès de ses décideurs.

 

🏛️ STM : un nouveau conseil d’administration

Justement, la STM est en plein changement de gouvernance. La nouvelle mairesse de Montréal aura ces prochaines semaines la responsabilité de choisir un nouveau conseil d’administration pour la STM. Celui-ci aura certainement des orientations différentes de celles du conseil sortant. La direction devra reconfirmer ses priorités de négociation avec cette nouvelle administration.

 

SEPB 610 : l’assemblée générale du jeudi 13 novembre

De notre côté, nos décideurs sont les 800 membres. C’est pourquoi nous avons convoqué une assemblée générale ce jeudi. Nous savons que vous tenez à votre sécurité d’emploi et nous avons besoin que vous le réaffirmiez en votant en faveur d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève. Le résultat de ce vote sera des plus déterminants pour la suite de la négociation.

Nous savons que nous pouvons trouver des solutions avec l’employeur pour régler cette négociation en maintenant notre sécurité d’emploi, tout en respectant le contexte et la réalité budgétaire de la STM. Nous avons besoin de votre appui pour y arriver.

Notre porte-parole a terminé la journée de médiation la semaine dernière avec un message simple pour l’employeur : dès que votre mandat évolue, appelez-nous. Nous voulons régler. Et nous allons nous présenter à la table de négo dans les 24 heures, dès que vous aurez du nouveau à nous proposer.

 

🕙 Et pendant ce temps, on attend les bras croisés?

Au contraire. Toute l’équipe d’officiers et de délégué.e.s du SEPB 610 maintient la cadence des dernières semaines en demeurant active et mobilisée sur plusieurs fronts. Pour vous donner un aperçu de notre hyperactivité, en voici un résumé.

 

☎️ Un appel de la mairesse désignée

Le bureau de la mairesse désignée Soraya Martinez Ferrada a pris contact avec nous la semaine dernière pour comprendre où nous en étions dans notre négociation et quels enjeux empêchaient un règlement. Nous avons senti une grande écoute et une compréhension de notre point de vue concernant la sécurité d’emploi. On nous a offert une rencontre avec la mairesse dans les prochaines semaines.

 

🎓 Une fin de semaine de formation syndicale

De gauche à droite : Marc Lacroix, Sarah Igoulifene, Simon Pelletier, Yannick Rochefort, Annie Beaumier, Pierre-Luc Tremblay, Simon Santerre, Pierre-Louis Fortin-Legris.

Plusieurs délégué.e.s du 610 ont participé le week-end dernier à une fin de semaine de formation organisée par le SEPB-Québec, avec des cours portant sur le rôle du délégué syndical, la santé et sécurité au travail, la résolution de conflits interpersonnels et l’action sociale et politique. Pierre-Luc Tremblay (trésorier), Pierre-Louis Fortin-Legris (conseiller syndical) et Marc Lacroix (ex-délégué, retraité) ont fait partie des personnes formatrices pendant la fin de semaine.

 

💰 Poursuivre la bataille pour un meilleur financement de la STM

Nous ne serions peut-être pas dans cette situation si le gouvernement du Québec avait investi de manière conséquente dans le service public que nous offrons. Pour travailler à améliorer la situation de la STM à moyen et long terme, nous poursuivons nos efforts de représentation pour influencer les politiques publiques nationales et internationales en faveur du transport collectif.

À l’invitation du SEPB-Québec, le 610 participe cette semaine à la conférence de l’ONU sur les changement climatiques (COP30). Notre mandat est de faire avancer les engagements des nations en faveur des politiques de transition juste et d’y positionner le transport collectif comme un secteur à soutenir pour faciliter la requalification des travailleuses et travailleurs des industries polluantes.

La conclusion d’accords à ce sujet par les pays, dont le Canada, pourraient se traduire par de nouvelles sources de financement pour les sociétés de transport comme la STM et soutenir l’amélioration de nos conditions de travail.

Également, nous profiterons à la fin du mois de notre invitation au congrès triennal de la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ) pour y soutirer un engagement de notre centrale syndicale à déployer les ressources nécessaires pour influencer, en prévision des élections provinciales de 2026, les programmes des partis politiques provinciaux en faveur d’un réinvestissement dans les budgets d’exploitation et d’immobilisation des sociétés de transport.

 

🪧 Appui à nos collègues grévistes

En plus du personnel d’entretien et des chauffeurs, nos collègues du SCFP 2850 prévoient une journée de grève le 19 novembre prochain. Comme nous, les membres de ce syndicat se battent pour le maintien de leur sécurité d’emploi et plusieurs autres acquis importants dans leurs conditions de travail.

Nous vous reviendrons avec plus de détails sur le déroulement de leur journée de grève, mais il est certain que le SEPB 610 sera mobilisé en soutien à nos collègues en grève.

 

🧠 Colloque sur la santé psychologique au travail

Quelques-unes de nos personnes déléguées sociales perfectionneront leurs connaissances sur la question de la santé psychologique au travail lors d’une journée de colloque organisée par l’IRSST le 18 novembre prochain.

« S’adressant aux milieux professionnels et pratiques, le colloque Santé psychologique au travail : allier la recherche à la pratique, comprend des présentations sur des thématiques variées, telles que la diversité et l’inclusion, la prévention et la gestion des traumas, le retour et le maintien au travail, ainsi que les transformations des modes de travail. »

Les facteurs de risque en santé psychologique sont nombreux dans nos milieux de travail et le syndicat s’outille pour être en mesure de réclamer une meilleure prévention des lésions psychologiques et accompagner nos collègues lors de leur retour au travail.

 

⚖️ Reprise des audiences pour la syndicalisation des ingénieurs en chef

Les audiences au Tribunal administratif du travail (TAT) pour entendre notre requête visant la syndicalisation des postes d’ingénieurs en chef reprennent pour trois jours pendant la première semaine de décembre. Nous avons déposé cette requête en 2024 afin que le tribunal déclare que les postes d’ingénieurs en chef doivent être inclus dans l’unité d’accréditation du SEPB 610.

Alors que la STM maintient que les ingénieurs en chef sont des gestionnaires, nous soutenons qu’ils n’ont aucune autorité décisionnelle, ni aucune gouverne hiérarchique sur les salariés. Leurs fonctions se résument à une gouverne fonctionnelle, au même titre que les ingénieurs principaux ou les coordonnateurs de projets, ce qui font d’eux des salariés professionnels.

Nous vous informerons de la décision du tribunal au terme des audiences.

 

Grand rassemblement contre la CAQ le 29 novembre

Quand les projets de la CAQ tournent au désastre, de SAAQclic à Northvolt, le gouvernement Legault préfère faire diversion et changer de sujet. Au lieu de s’attaquer à la crise du logement, à la santé en déroute ou aux écoles délabrées, il s’en prend aux syndicats.

La situation budgétaire de la STM est aussi en grande partie due aux politiques de ce gouvernement qui refuse de financer adéquatement les sociétés de transport.

Le 29 novembre, le SEPB 610 se joindra à cette grande marche pour rappeler au gouvernement les vraies priorités.

Joignez-vous à nous le samedi 29 novembre à 13h30 à la Place du Canada à Montréal.

 

***

À travers tout ça, une seule et même priorité : notre prochaine convention collective.

🗳️ On se voit jeudi pour voter sur une proposition de mandat de grève.

💪 Et nous retournerons ensuite plus forts et déterminés à la table de négo.

 

SEPB 610

La négo dans une impasse: les délégué.e.s se mettent d’accord pour solliciter un mandat de grève

Jeudi dernier, la presque totalité des 37 personnes déléguées syndicales se sont réunies en présentiel avec le comité exécutif pour faire le point sur la négociation.

Pendant près de quatre heures, le comité de négociation a détaillé l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations sur les enjeux fondamentaux de la sécurité d’emploi et des augmentations salariales.

La partie patronale n’a manifestement pas le mandat de faire quelque compromis que ce soit sur sa demande d’abolir notre garantie de non-mise à pied. La STM souhaite pouvoir mettre à la porte autant de professionnel.le.s permanent.e.s qu’elle le souhaite.

Aucune piste de compromis évoquée de notre part n’a permis jusqu’à maintenant de faire bouger l’employeur.

Nous avons participé hier à une 31e journée de négociation, dont les cinq dernières se sont déroulées en présence d’une personne médiatrice. Au point où nous en sommes, la plupart des dossiers en négociation sont déjà réglés, mais nous frappons un mur sur la condition de travail fondamentale qu’est notre sécurité d’emploi.

 

Réaffirmer nos priorités

La partie patronale prétend que les professionnel.le.s ne tiennent pas à cette sécurité d’emploi. Elle nous dit que vous accepteriez assez facilement de la laisser tomber.

Il est de temps de dire haut et fort à la STM qu’elle se trompe.

Pour que le comité de négociation puisse continuer à défendre notre position sur la sécurité d’emploi à la table de négo, il est temps de démontrer notre détermination en se dotant d’un mandat de grève.

 

Un mandat de moyen de pression pouvant aller jusqu’à la grève

C’est à l’unanimité que les délégué.e.s ont demandé au comité exécutif d’organiser une assemblée générale spéciale pour que vous nous accordiez le mandat de déclencher, au moment jugé opportun, des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève, avec un maximum de 10 jours de grève générale.

 

Un Q&R et des rencontres préparatoires

Vous recevrez par courriel un document Questions & Réponses qui se veut le plus complet possible afin de détailler le pourquoi et le comment du mandat que nous sollicitons.

D’ici la tenue de cette assemblée spéciale, qui sera organisée dans les prochaines semaines, les délégué.e.s convoqueront des rencontres d’information et d’échange dans les différents secteurs de la STM. Plusieurs ont d’ailleurs débuté cette semaine.

Soyez-y! Posez vos questions. Dîtes votre opinion. Ces discussions permettront à tous et à toutes d’arriver préparés et prêts à voter lorsque l’assemblée générale sera convoquée.

C’est en travaillant ensemble que nous réussirons.
Ensemble, nous sommes les pros.

 

SEPB 610

Coupure de 300 postes : la direction fait porter aux employés les conséquences de ses échecs

C’est un aveu d’échec que nous a servi notre directrice générale hier matin. Le plan 100 millions $ et ses comités d’optimisation n’ont pas été capables de livrer la marchandise et de générer les économies promises.

Selon plusieurs personnes qui y ont participé, les véritables innovations porteuses, qui dérangeaient et remettaient beaucoup d’habitudes en cause, étaient écartées au profit d’idées symboliques et d’économies de bouts de chandelle.

Parallèlement, les décisions irresponsables d’un gouvernement en fin de régime à Québec ont aggravé la situation budgétaire de la STM.

Donc après avoir, pendant des années, enchaîné les réorganisations confuses, ajouté des couches de gestion en vantant le modèle « matriciel » et continué à confier une partie de notre travail aux firmes de consultants, la direction de la STM déplore aujourd’hui se retrouver dans une « situation financière sans précédent ».

 

300 postes

C’est dans ce contexte que cette direction nous annonce n’avoir d’autre choix que de nous faire porter les conséquences de ses échecs en coupant dans son personnel. Combien chez les professionnel.le.s? Combien de postes vacants? Combien de permanent.e.s se retrouveront en relocalisation? Combien de temporaires perdront leur emploi? Nous ne le savons pas. Il ne semble y avoir aucun plan clair. On plonge tout le monde dans l’angoisse et on verra ensuite. Une STM plus humaine.

 

Un mécanisme de relocalisation qui fonctionne

Avec cette annonce, la STM fait à nouveau la démonstration que les mécanismes de relocalisation prévus à la convention collective fonctionnent. Si des professionnel.le.s voient leur poste aboli, ils seront priorisés sur les prochains affichages et se retrouveront un nouveau poste. Ce fut le cas de tous nos collègues qui se sont retrouvés dans cette situation à la suite des coupures de 2023 et 2024, ainsi qu’en 2016 lors de « l’excellence opérationnelle ».

Même dans une situation « sans précédent », notre convention collective offre déjà toute la flexibilité nécessaire à la STM pour prendre ces décisions « difficiles » et « agir aujourd’hui pour préparer demain ».

La direction de la STM fait ainsi la démonstration concrète que sa demande de négo de retirer la garantie de non-mise à pied de notre convention collective est injustifiée, inutile et contre-productive.

 

Le rythme de la négo

Nous tenons à rectifier les faits à la suite de la déclaration de Marie-Claude Léonard au micro du 98,5 hier à l’effet que notre comité de négociation ne serait pas suffisamment disponible pour faire avancer la négociation.

Il faudrait peut-être que la partie patronale commence par accepter les dates que nous proposons. Pour le début novembre, c’est la partie patronale qui avait moins de disponibilités à nous offrir. Pour décembre, nous avons proposé neuf dates, dont seulement trois ont été retenues pour le moment.

Nous comprenons que Mme Léonard aimerait que les négos avancent plus vite, mais elle a décidé de confier deux des quatre tables de négociation, la nôtre et celle du SCFP 2850, à la même porte-parole patronale! Cette personne ne peut pas se dédoubler, donc si la cadence accélère sur une table, ça ralentit l’autre. Si la direction de la STM veut que ses négociations avancent, elle devrait peut-être y consacrer suffisamment de ressources.

De toutes façons, nos principaux enjeux de négociation ne sont pas une question de nombre de rencontres, mais de volonté de régler.

La STM propose toujours le retrait de notre sécurité d’emploi et 11,5% d’augmentation de salaire sur 5 ans. Si elle se présente à la table de négociation avec de vraies propositions qui sont propices à un règlement, nous pourrions y arriver très vite.

 

SEPB 610

Élections municipales 2025 : qu’ont dit les candidat.e.s sur nos négos?

La campagne électorale municipale tire à sa fin et les bureaux de vote par anticipation seront ouverts ce dimanche 26 octobre à Montréal.

La personne qui dirigera la Ville de Montréal au lendemain du 2 novembre aura une très grande influence sur la vision, les orientations et les priorités de la STM dans les mois et années à venir.

Comme représentants des 800 professionnel.le.s de la STM, dont près de la moitié résident à Montréal, nous avons entrepris depuis plusieurs mois des démarches pour faire connaître notre point de vue et nos priorités de négociation aux personnes qui aspirent à diriger la Ville.

Voici un bref compte-rendu de nos démarches et des récentes déclarations des trois principales personnes candidates.

 

Soraya Martinez Ferrada

Nous avons rencontré Mme Martinez Ferrada en juin dernier, à sa demande. Elle souhaitait comprendre pourquoi les négociations s’enlisaient et quels enjeux achoppaient. Nous avons beaucoup discuté avec elle et son équipe des priorités de dépenses de la direction, de l’ajout de couches de gestion et de l’intérêt de la Ville et des Montréalais.e.s de voir la STM maintenir la sécurité d’emploi de ses professionnel.le.s pour conserver son expertise interne.

Au cours des dernières semaines, la candidate a déclaré à propos des négociations à la STM :

L’administration actuelle « a laissé aller la négociation avec les syndicats. » « Une administration a le devoir de négocier de façon respectueuse et rapide. Moi, je m’engage au jour 1 à le faire avec l’ensemble des employés. » (La Presse, 29 septembre)

« Si on peut avoir plus d’employés avec de bonnes conditions de travail et qu’on peut renforcer le travail à l’interne, sortir le travail qui s’en va au privé et renforcer une bonne gestion des dépenses à la STM, je pense qu’on est capable de négocier. » (Débat des candidat.e.s à la mairie, LCN, 7 octobre)

 

Luc Rabouin

Le chef de Projet Montréal est le seul candidat à ne pas avoir donné suite à nos demandes de rencontre, malgré des contacts avec son équipe et plusieurs relances.

En septembre, il s’est engagé à réduire de 100 000$ le salaire annuel de la directrice générale de la STM en déclarant : « Je sais que les employés sont choqués parce qu’on leur demande de faire des efforts, mais ils ne sentent pas que la direction fait des efforts, parce qu’elle a des hauts salaires. Je comprends leur sentiment d’injustice. » (La Presse, 29 septembre)

Luc Rabouin s’est peu prononcé sur les négociations à la STM, mais a déclaré au débat de LCN le 7 octobre : « Pour respecter la capacité de payer des Montréalais, on n’est pas en mesure d’offrir 20% d’augmentation sur 5 ans. »

 

Craig Sauvé

Nous avons eu quelques rencontres et plusieurs échanges avec Craig Sauvé depuis le mois d’août. Il était présent à notre rassemblement devant la Place Bonaventure le 3 septembre dernier.

Il se dit généralement favorable à nos revendications et montre un préjugé favorable au personnel syndiqué.

S’il est élu maire, il a déclaré vouloir s’asseoir avec les syndicats de la STM pour discuter de comment le rapatriement à l’interne de mandats présentement confiés en sous-traitance pourrait permettre de générer des économies. (The Gazette, 27 septembre)

 

Il est encore temps de rappeler aux personnes candidates que Sous-traiter, c’est sur-payer, en visitant le www.finidesurpayer.ca

Pour savoir où et quand voter : https://elections.montreal.ca/fr/ou-voter/

 

SEPB 610

La négo entre en phase de médiation

Après un an de négociation, autant la STM que le SEPB 610 ont décidé de demander l’intervention d’une personne médiatrice pour tenter de dénouer l’impasse, principalement sur le sujet de la sécurité d’emploi et les aspects monétaires.

Le comité de négociation syndical a fait cette demande dans l’espoir qu’une personne externe contribuera à faire évoluer la position de l’employeur sur la place fondamentale que doit conserver l’expertise professionnelle interne à la STM.

Une personne médiatrice est nommée par l’État et a pour rôle de « favoriser la conclusion du meilleur accord possible entre les parties, dans le respect des intérêts de chacune. » Elle n’a pas le pouvoir d’imposer un projet d’entente aux parties.

Une première journée de médiation a lieu aujourd’hui et quatre autres sont prévues dans les quatre prochaines semaines, en plus de quatre autres journées de préparation que le comité de négociation syndical se garde à l’agenda.

Pour la durée de la médiation, la table de négo déménage du NSS vers les bureaux du ministère du Travail. Vous croiserez donc moins souvent votre comité de négo à la Place Bonaventure.

Nous demeurons déterminés à parvenir à un accord fondé sur la valorisation de l’expertise des 800 professionnel.le.s de la STM.

Une assemblée générale courue et riche en discussions

Merci à tous et à toutes pour votre participation massive à l’assemblée générale du mardi 7 octobre dernier. Près de 400 professionnel.le.s y ont participé, soit plus de 50% des membres en règle! Un taux de participation absolument exceptionnel. Merci!

Des discussions très riches s’y sont tenues et des opinions différentes ont tour à tour été exprimées. Un tel débat civilisé et constructif est en soi une réussite démocratique qui se doit d’être soulignée et dont le mérite revient à chacun.e d’entre vous.

Vos commentaires, vos opinions, vos suggestions alimentent concrètement nos réflexions et orientent nos priorités et notre stratégie.

 

L’idée d’un mandat de grève

Pour la première fois de son histoire, le SEPB 610 envisage sérieusement de se doter d’un mandat de grève. L’assemblée de mardi dernier a servi à ouvrir la discussion sur ce sujet. Nous continuons à espérer que le ton change à la table de négociation, que la médiation permette de nous rapprocher d’une entente, mais nous ne pouvons pas exclure qu’on doive vous solliciter prochainement pour nous doter d’un mandat de grève.

En rappel : un tel vote doit absolument se tenir dans une assemblée générale spéciale dûement convoquée à cette fin. Le délai minimal de convocation est de 48 heures, mais nous nous engageons à convoquer une telle assemblée le plus à l’avance possible.

Une proposition détaillée du comité de négociation précéderait une période de discussion, puis un vote secret. Tous les membres en règle ont le droit de participer à l’assemblée et de voter. Aucune procuration n’est possible.