PRPI : Un mandat fort de négocier des améliorations

Le PRPI a été prévu dans la convention collective comme un projet pilote se terminant le 31 décembre 2022, après quoi il est possible de signifier notre souhait d’y mettre fin.

À ce sujet, l’assemblée a accepté par un vote de 75% la proposition du comité exécutif de se prononcer en faveur du maintien du PRPI jusqu’à l’entrée en vigueur de la prochaine convention collective, tout en donnant au comité exécutif le mandat de négocier avec la STM des améliorations significatives aux modalités d’application du PRPI, notamment sur les aspects suivants :

  • Le choix, la pertinence et le caractère SMART des objectifs individuels;
  • La convivialité des outils de gestion du programme (le formulaire Excel);
  • La possibilité pour les professionnels de connaître les objectifs annuels de leur unité administrative;
  • L’encadrement et la participation aux rencontres de début, de mi-année et de fin d’année;
  • La possibilité pour les professionnels déjà au maximum de leur échelle salariale de se retirer volontairement du PRPI.

La STM prévoit débuter cet automne les discussions avec le syndicat concernant les améliorations à apporter au PRPI, afin d’implanter des changements à temps pour le PRPI de 2024.

Il va sans dire que le syndicat a des attentes élevées et souhaite plus que des améliorations cosmétiques. Le syndicat offre sa collaboration à la STM dans ses efforts pour améliorer le programme, en autant que les changements soient significatifs et répondent concrètement aux nombreux irritants soulevés par les professionnels dans les consultations et sondages tenus cette année.

Le débat qui a eu lieu en assemblée et le résultat du vote a révélé qu’une portion importante des professionnels était prête à renoncer au PRPI et aux forfaitaires associés, tellement ce programme apporte des irritants et une lourdeur en échange de bénéfices très limités.

La balle est dans le camp de la STM.

SEPB 610

Télétravail : une « offre » patronale massivement rejetée

C’est par une écrasante majorité de 91% que les professionnels ont rejeté une proposition de la STM concernant les modalités d’application du télétravail.

Il s’agissait essentiellement d’amendements qui ont été pensés et conçus en fonction d’un besoin en lien avec certains postes syndiqués chez nos collègues du SCFP 2850. De leur côté, plusieurs postes demeurent non-admissibles au télétravail et pour certains d’entre eux, la STM s’est montrée ouverte à créer une nouvelle catégorie de postes admissibles au télétravail, mais à un ou deux jours de télétravail par semaine, donc sans le minimum de 3 jours de télétravail dont bénéficient la totalité de nos postes admissibles au télétravail.

La STM a voulu nous proposer les mêmes changements que ceux qu’ils ont conclu avec cet autre syndicat, même si aucun poste au SEPB 610 n’était concerné!

Nous avons profité de ces discussions pour tenter de faire ajouter à ces amendements des allègements visant à répondre aux commentaires de plusieurs d’entre vous depuis le début du mode hybride, à savoir :

  • Que le gestionnaire doive justifier, sur la base des besoins opérationnels, toute exigence de présence au bureau;
  • Que le gestionnaire doive aviser par écrit, 15 jours à l’avance, toute suspension temporaire du minimum de 3 jours/semaine de télétravail d’un professionnel;
  • Qu’un employé qui a choisi la formule Présentiel à 100% puisse choisir la nouvelle catégorie « Télétravail à 1 ou 2 jours par semaine ».

Ces demandes ont été rejetées en bloc par nos vis-à-vis patronaux, en nous rappelant qu’ils n’avaient pas le mandat de négocier autre chose que ce qu’ils avaient à nous proposer.

Compte tenu que cette offre n’était a priori à l’avantage d’aucun professionnel membre du SEPB 610, l’assemblée a accepté la proposition du comité exécutif de la rejeter.

SEPB 610

Un comité de mobilisation pour se préparer à la négo de 2025

L’assemblée a également officialisé la création d’un comité de mobilisation dont « le mandat premier est de renforcer le rapport de force des membres du syndicat vis-à-vis l’employeur autant en contexte de négociation collective qu’en cours de convention collective ».

Le comité sera en outre responsable d’exercer un rôle conseil en matière de mobilisation, d’organiser des activités syndicales et de proposer et entreprendre des actions de mobilisation pour appuyer le comité exécutif et éventuellement le comité de négociation dans leur travail.

Le comité fera rapport de ses activités aux instances du syndicat et annuellement à l’assemblée générale.

Faire partie du comité de mobilisation vous intéresse? Écrivez-nous.

SEPB 610

Inflation, conditions de travail et démissions

Dans la situation économique actuelle, les salaires offerts dans le secteur privé tendent à augmenter plus rapidement que ce qui est prévu à notre convention collective.

Nous remarquons depuis quelques mois une augmentation du nombre de démissions parmi les professionnels. On ne parle pas des départs à la retraite, mais d’employés professionnels – de toutes les classes salariales – ayant deux, cinq ou dix ans d’ancienneté qui quittent la STM pour poursuivre leur carrière ailleurs.

Selon nos observations, le dernier mois a été le premier depuis au moins cinq ans chez les professionnels où le nombre de départs a dépassé le nombre d’embauches.

S’il s’agit d’un phénomène normal chez de nombreux employeurs, c’est tout à fait inédit à la STM. Il y a à peine une dizaine d’années, nous observions encore moins d’une démission par année chez les professionnels.

C’est signe d’une pénurie de main d’œuvre spécialisée importante dans la région de Montréal, mais ça nous indique également que nos conditions de travail, dont nos conditions salariales, ne sont peut-être plus aussi attrayantes qu’avant par rapport au marché.

C’est un dossier qui alimentera nos réflexions d’ici les prochaines négociations et nous sommes évidemment intéressés à connaître votre point de vue sur le sujet. N’hésitez pas à nous contacter pour en discuter.

 

Augmentations : toujours 2% par année?

L’augmentation annuelle des échelles salariales pour 2022 sera de 2% et aura lieu au début de l’été.

Pour les deux dernières années de la convention collective (2023 et 2024), le pourcentage d’augmentation pourrait toutefois être plus grand « si l’IPC annualisé, pour la région de Montréal pour l’année civile précédente, est supérieur à deux pourcent (2%) tel que publié par Statistiques Canada ». L’augmentation pourrait donc atteindre 3%, mais ne pourra toutefois pas dépasser ce plafond.

SEPB 610

Bon retour au bureau!

Après deux ans de télétravail à temps plein, le retour au bureau s’amorce ces jours-ci. Pour ceux et celles qui ont choisi l’option présentiel à temps plein, vous devriez déjà être en mesure de réintégrer votre espace de travail au bureau.

Pour les autres, nous comprenons de nos discussions avec la STM et des échos que nous avons de votre part que la mise en œuvre du mode hybride se fait de manière beaucoup plus flexible que prévu au départ. Et on s’en réjouit!

On se souvient que la STM avait approché la négociation de la lettre d’entente télétravail au début 2021 avec une position très ferme de 3 jours de télétravail / 2 jours au bureau pour tous et toutes, alors que nous réclamions beaucoup plus de flexibilité et de liberté de choix pour les professionnels.

La position de la STM semble s’être quelque peu adoucie par la suite et même si l’entente signée est loin d’être parfaite, nous sommes a priori satisfaits d’entendre que la haute direction laisse beaucoup de flexibilité à chaque secteur de s’organiser comme ils l’entendent, selon leur propre réalité.

Ce portrait se rapproche davantage du modèle que nous revendiquions. Il sera très intéressant d’observer dans les prochains mois et années comment s’organisera le mode hybride télétravail / présentiel dans les différents secteurs de la STM.

Les modalités de l’entente télétravail seront à renégocier en 2025, en même temps que la convention collective, et ce sera alors l’occasion d’établir des clauses qui reflètent le mieux possible la situation vécue sur le terrain et les aspirations des professionnels.

 

Mise au point sur les équipements fournis

La situation est toutefois moins claire dans certains secteurs concernant les équipements fournis par la STM pour le télétravail et pour les journées au bureau.

Rappelons que l’entente signée prévoit que chaque employé en télétravail doit avoir accès à un ordinateur portable et aux câbles nécessaires (électrique, sécurité, réseau, accès VPN), ainsi qu’à un sac de transport et à un moniteur, pour le télétravail. La STM a décidé d’ajouter une souris et un casque d’écoute avec micro dans le « kit mobile », qu’on peut transporter entre le bureau et la maison.

En ce qui concerne l’équipement présent au bureau, c’est la STM qui doit le fournir. Il serait question d’une station d’accueil, de deux moniteurs et d’un clavier, mais certaines équipes auraient été informées qu’il n’y aurait de clavier dans les espaces non-assignés au NSS (Place Bonaventure).

Certains professionnels se sont même fait dire par leur gestionnaire d’acheter et de transporter leur propre clavier, en utilisant le montant forfaitaire de 500$ imposable reçu en 2020.

D’abord, ce montant devait servir à s’aménager un espace de travail à la maison. Deuxièmement, c’est à l’employeur que revient la responsabilité d’aménager les espaces de travail et de fournir les équipements requis dans ses locaux.

Ce n’est pas aux employés de fournir leur propre clavier, ni d’ailleurs le reste du mobilier qui se trouve au bureau. La STM a fait le choix d’opter pour des bureaux partagés et non-assignés. Ce qui implique des espaces et des équipements partagés.

Les professionnels travailleront avec les équipements fournis. Ceux-ci devraient être à la hauteur des tâches qui incombent aux professionnels, si la STM ne souhaite pas que le retour au bureau rime avec une baisse de la productivité.

Télétravail : l’offre est acceptée à 62,8 %

L’assemblée générale spéciale d’aujourd’hui a accepté à 62,8 % l’offre « globale et finale » déposée par la STM mardi dernier concernant l’encadrement du télétravail post-pandémie.

Le texte intégral de cette offre sera déposé dans la section Documents de ce site web lorsqu’il aura été officiellement signé par toutes les parties. Il s’agira donc des modalités de télétravail qui s’appliqueront aux professionnels à compter du retour au bureau prévu cet automne.

Nous tenons à vous remercier de votre participation en très grand nombre à cette assemblée, de même que pour le soutien indéfectible que vous nous avez manifesté tout au long de cette négociation.

 

Votre comité de négociation
Marc Glogowski, président
Benoit Tessier, vice-président
Me Pierre-Louis Fortin-Legris, conseiller syndical
Me Helena Oliveira, conseillère syndicale

Télétravail : la STM dépose une offre finale

Après quatre mois de négociations, l’employeur a déposé hier une offre globale et finale concernant le télétravail.

Le comité exécutif ainsi que vos délégués syndicaux prendront connaissance du contenu de cette offre dans les prochains jours.

Une assemblée générale spéciale, en mode virtuel, sera convoquée le mardi 29 juin prochain à 17h00. Vous pourrez alors prendre connaissance de cette offre et vous prononcer en faveur de son acceptation ou de son rejet. Vous recevrez une convocation Outlook prochainement à cet effet.

Aucun autre commentaire ne sera émis d’ici la tenue de cette assemblée générale.

SEPB 610

Télétravail : des nouvelles de la négociation

Il y a deux mois, la STM lançait avec nos trois syndicats les travaux en vue de conclure une entente qui encadrera la pratique du télétravail après la pandémie. Depuis, nous avons eu huit rencontres de négociation avec l’employeur et d’autres sont prévues ce mois-ci.

Nous n’apprenons rien à personne en rappelant que le télétravail demeure très populaire parmi les membres de nos trois syndicats. Une grande majorité d’employés souhaite continuer à faire du télétravail au moins quelques jours par semaine après la pandémie.

C’est pourquoi nous souhaitons conclure avec la STM une entente qui puisse être viable afin d’assurer le maintien à long terme de cette condition de travail avantageuse pour ceux et celles qui souhaitent en bénéficier.

Au Québec et au Canada, il est important de rappeler que les tribunaux ont défini clairement les balises à l’intérieur desquelles le télétravail est jugé légal et conforme aux droits individuels protégés par les chartes canadienne et québécoise des droits et libertés. Sommairement, à l’extérieur d’une situation de force majeure comme la présente pandémie, l’option du télétravail doit être et doit demeurer un choix fait librement par un employé.

Nos trois syndicats partagent la volonté de la STM de voir le télétravail devenir une part importante d’une nouvelle organisation du travail qui se déploiera au terme de la pandémie et qui perdurera dans le temps. Cet exercice mérite de se faire avec prudence, puisque nous défrichons un sentier peu fréquenté à ce jour.

Nous avons devant nous l’opportunité de faire de la STM un des premiers employeurs au Québec à encadrer, via une entente négociée, le télétravail post-pandémie et cela ne peut se faire au détriment des intérêts juridiques et économiques des employés concernés. Raison de plus pour prendre le temps de faire les choses correctement. En procédant ainsi, nous favorisons l’adhésion à cette nouvelle pratique et par conséquent, nous croyons pouvoir inspirer d’autres grandes organisations à faire de même avec leurs employés.

Enfin, nous sommes convaincus que nous trouverons avec l’employeur un terrain d’entente satisfaisant qui sera avantageux tant pour nos membres que pour la STM et qui respectera la jurisprudence établie au Québec et au Canada.

 

Sylvain Forest, SCFP 2850

Marc Glogowski, SEPB 610

Fabrizio Graziani, STT-STM-CSN

Télétravail : les trois syndicats négocient en front commun

C’est au cours des dernières semaines qu’ont débuté les négociations avec la STM en vue de conclure une nouvelle lettre d’entente qui visera à encadrer la pratique du télétravail après la crise sanitaire de la COVID-19.

Les trois syndicats représentant les employés de la STM concernés par le télétravail, soit le SCFP 2850, le SEPB 610 et le STT-STM-CSN ont décidé pour l’occasion de former une coalition unie et solidaire qui négocie en un seul bloc face à l’employeur.

Vous le savez comme nous : pour tirer de réels bénéfices du télétravail, en termes de productivité, d’économie et de qualité de l’expérience-employé, celui-ci doit être mis en place en respectant le choix et la réalité personnelle de chaque employé. Les tribunaux ont également reconnu que le droit à la vie privée prévalait sur la décision d’un employeur de mettre en place le télétravail. Vos droits sont clairs.

Nous travaillerons à ce que le télétravail devienne une condition de travail avantageuse, et non un fardeau, car le télétravail est apprécié par plusieurs. Il permet souvent une plus grande autonomie, mais la dernière année a aussi mis en lumière certains irritants qui doivent être corrigés : les conditions qui justifient d’être rappelé sur les lieux de travail, les coûts de déplacement, la fourniture d’équipements, la télésurveillance, l’aménagement d’un espace de travail à la maison, la compensation financière, le droit à la déconnexion, le cumul de temps et les heures supplémentaires…

Beaucoup de détails doivent être précisés pour faire du télétravail une pratique à long terme qui soit bénéfique à la fois pour les employés que pour la STM.

Soyez assurés que vous serez tenus informés et que tout projet d’entente, avant d’être approuvé, sera soumis au vote des membres en assemblée générale.

À bientôt!

 

Sylvain Forest, SCFP 2850

Marc Glogowski, SEPB 610

Fabrizio Graziani, STT-STM-CSN