Un premier semestre mouvementé

Les premiers six mois de 2026 n’auront pas été de tout repos pour les relations de travail entre les profesionnel.le.s et la STM.

À peine après avoir signé la convention collective, plusieurs décisions inédites de la gestion nous ont gardés occupés à un rythme aussi soutenu qu’en pleine négo. Et pas pour les bonnes raisons.

 

Les coupures

En mars, la directrice du Génie et services techniques Audrey-Anne Gagnon annonçait l’abolition de 50 postes de professionnel.le.s, dont 27 postes occupés.

De ce nombre, trois collègues temporaires ont perdu leur emploi, trois ont finalement été transférés dans une autre direction, un a décidé de quitter la STM et le reste ont dû patienter pendant des semaines sans information claire sur ce qui était attendu d’eux, sans être invités aux réunions d’équipe et sans visibilité claire sur le processus qui les attendait.

C’est que la nouvelle convention collective exige notamment que des postes de consultants soient coupés avant de se résoudre à couper le poste d’un permanent, un exercice que la direction de l’ingénierie n’a pas fait avant de faire ses annonces.

Plus de deux mois plus tard, deux collègues ont finalement été informés que leur poste ne serait finalement pas aboli (!!) et certains ont pu aller remplacer un consultant au GMA ou au PLB, leur évitant le processus de relocalisation.

Les autres amorcent à peine leur relocalisation, alors que :

  • Certaines de leurs anciennes tâches sont étrangement confiées à des employés d’une autre accréditation;
  • Leur ancien poste – avant même d’être coupé! – a continué à être déplacé d’une unité administrative à l’autre, au gré de mini-réorganisations;
  • Au point où certains des employés coupés n’étaient plus les moins anciens de leur unité administrative, au moment où leur poste a officiellement été coupé, au début du mois de juin!

La manière dont nos collègues ont été traités à travers ce processus brouillon est indigne de leur expertise professionnelle et inacceptable de la part d’un employeur d’envergure comme la STM.

Nous continuerons à défendre les droits de nos collègues en utilisant les meilleurs recours à notre disposition.

Et au quotidien, n’oublions pas nos collègues qui vivent le stress de la relocalisation. Si vous travaillez avec certains d’entre eux, brisez l’isolement que leur fait subir la gestion, parlez d’eux en rencontre d’équipe, rappelez le vide que crée la perte de leur savoir-faire.

Ce sont des coupures mal ciblées, mal planifiées et mal exécutées qui ont un impact sur la carrière de nombreux collègues, alors que d’autres moyens « plus humains » auraient pu permettre d’atteindre les mêmes objectifs budgétaires.

 

La rétro

C’est finalement quatre semaines en retard – cinq pour le forfaitaire – que nous avons reçu les ajustements rétroactifs de notre salaire. Ainsi, vous devriez avoir reçu :

  • L’augmentation de 1,5% de janvier 2025;
  • L’augmentation de 4,5% de janvier 2026;
  • La progression statutaire de janvier 2026 pour les employés qui ne sont pas au maximum de leur échelle;
  • Le repositionnement salarial pour les employés en progression dans les échelles 10-12 (anciennement 9-12) et 12-14 (anciennement 11-14);
  • Le forfaitaire de 2% du salaire de base gagné en 2025.

La gestion salariale a fait parvenir un courriel à tous les pros le 29 mai dernier pour expliquer la manière dont les calculs de la rétroactivité ont été faits. Si vous estimez que le montant que vous avez reçu est insuffisant, communiquez avec votre gestionnaire, qui pourra demander que des vérifications soient faites.

Si le litige persiste, prenez note que nous avons au plus tard jusqu’à la mi-juillet pour déposer un grief pour préserver vos droits. Communiquez avec nous le plus rapidement possible, le cas échéant.

Quant aux griefs syndicaux contestant le retard dans le versement de la rétro, nous comptons discuter avec l’employeur de pistes de règlement pour obtenir les intérêts dus.

Finalement, avec la rétro est arrivée l’activation du Compte de gestion santé (CGS). Industrielle Alliance indique dans ses communications que le CGS est entièrement payé par la STM, ce qui n’est pas tout à fait exact. Avec la nouvelle convention, nous payons désormais nous-mêmes notre prime d’assurance-vie, mais la STM nous compense en versant un montant équivalent (0,32% du salaire de base) dans nos CGS.

 

Et tout le reste

Pour le reste, certaines équipes font face depuis le début de l’année à des directives inutilement restrictives (imposition de plages horaires fixes, refus de payer la cotisation à l’OIQ) et à des problèmes graves de climat de travail.

Depuis deux mois, trois griefs de climat de travail ont été déposés pour dénoncer des situations insoutenables et des abus de la gestion dans des équipes relevant de trois DE différentes. Et d’autres situations nous ont été rapportées, sans avoir (encore) fait l’objet d’un dépôt de grief.

Des dossiers difficiles qui occupent autant nos intervenants en relations de travail que notre équipe de personnes déléguées sociales et qui nous rappellent que les employeurs comme la STM ont la responsabilité légale d’identifier et d’agir sur les risques psychosociaux liés au travail, au même titre que les autres risques liés à la santé et à la sécurité au travail.

On rappelle également que les principales nouveautés de la convention collective ne sont toujours pas mises en œuvre, puisque les modifications requises au système SAP se font toujours attendre. Ainsi, la prime « jalons projets » promise aux employés temporaires travaillant sur des projets ainsi que les horaires à 32 heures ou à 40 heures ne bénéficieront vraisemblablement à aucun professionnel.le d’ici la fin de l’année 2026.

Finalement, nous avons été surpris d’apprendre que des modifications avaient été apportées au Guide des descriptions d’emploi génériques. Soudainement, les emplois d’analyste, conseiller, ingénieur, CPI, architecte, urbaniste et planificateur pouvaient exiger jusqu’à 5 ans d’expérience pertinente. Alors que les emplois de niveau principal de ces spécialités sont également évalués à 5 ans.

Notre réaction vive face à cette modification à amené cette semaine les RH à prendre un pas de recul et à ramener le sujet dans le cadre prévu à la nouvelle convention. La lettre d’entente no. 8 prévoit justement la création d’un comité conjoint chargé de la mise à jour du Guide des descriptions d’emploi génériques et du Plan d’évaluation des emplois.

 

Une nouvelle approche

Si le portrait des derniers mois nous apprend une chose, c’est que nous devons poursuivre l’approche de vigilance que nous avons développée en négociation. Ce début de convention ne se traduit malheureusement pas par une accalmie ou un climat de bonne entente renouvelé.

Notre devoir comme syndicat est de répondre présent et d’agir avec diligence lorsque vous signalez des situations qui n’ont pas leur place dans un milieu de travail. Nous devons également demeurer proactifs sur la défense de nos droits comme salariés et comme organisation.

Les outils juridiques à notre disposition doivent être utilisés. Des requêtes pour inclure dans notre accréditation certains employés non-syndiqués qui devraient l’être sont en cours. Des griefs pour représailles et entrave au travail syndical ont aussi été déposés dans les derniers temps.

Mais on ne doit pas se limiter aux seules actions juridiques. À l’interne, ce sont les initiatives de mobilisation, de communication et d’éducation qui ont fait notre force pendant la négo et qui se poursuivront.

Nous vivons de grands défis et c’est en agissant ensemble que nous allons les relever et en sortir la tête haute.

 

SEPB 610

Travail d’influence pour le financement de la STM: un front qu’on ne néglige pas

Quelques nouvelles d’abord de notre mission à la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques (COP30), qui s’est terminée jeudi dernier à Belém, au Brésil.

En plus de notre mandat principal, qui est de positionner le transport collectif comme un secteur à soutenir et à développer dans la lutte aux changements climatiques, nos efforts visant à orienter, vers le transport collectif, les surplus du Fonds vert du gouvernement du Québec font du chemin. La FTQ dépose d’ailleurs un mémoire cette semaine en commission parlementaire pour demander que le Québec maintienne des cibles ambitieuses pour la réduction des GES, en rappelant que le transport collectif doit faire partie de la solution.

Le ministre de l’Environnement, Bernard Drainville, s’étant récemment montré favorable à ce que ces surplus soient utilisées pour financer le transport collectif, nous avons établi des contacts avec des personnes clés du ministère de l’Environnement présentes là-bas. Une demande formelle de rencontre avec le ministre, pour traiter expressément de l’usage du Fonds vert, a été exigée par plusieurs organismes et nous y participerons. Nos partenaires de la FTQ et du Congrès du travail du Canada (CTC) ont également fait passer notre message auprès de la Ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada, Julie Dabrusin.

À consulter aussi, quelques reportages média faisant mention de notre travail à la COP30 : Journal de Montréal, Radio-Canada (article écrit), Radio-Canada (reportage radio), La Presse (projet d’accord sur la transition juste), La Presse (commentaires sur l’accord final), de même que ce topo produit par la FTQ et publié dans Le Devoir samedi dernier.

 

Au congrès de la FTQ pour défendre le transport collectif

Parallèlement, nous continuons à nous assurer que la question du transport collectif soit priorisée par la FTQ au cours de la prochaine année. En marge du congrès de la centrale syndicale qui se tient jusqu’à jeudi à Québec, nous faisons avancer un projet de résolution réclamant que la FTQ investisse les ressources nécessaires pour influencer, en faveur d’un meilleur financement du transport collectif, les plateformes des partis politiques d’ici les élections provinciales d’octobre 2026.

Sur pas moins de 49 projets de résolution déposées par les sections locales du SEPB-Québec, trois ont été priorisées, dont la nôtre! Nous poursuivons nos efforts pour que notre résolution soit adoptée et que ce travail soit rapidement enclenché.

Un meilleur financement se traduit par un meilleur service aux usagers, davantage de projets dans nos carnets et de meilleures conditions de travail pour les professionnel.le.s membres du SEPB 610. Nous continuerons à travailler en ce sens.

 

SEPB 610

Négo: les deux parties et la médiatrice ont constaté une impasse… pour le moment

Au terme de la cinquième journée complète de médiation la semaine dernière, la STM et le syndicat se sont laissés sur un constat limpide : nos mandats actuels ne nous permettront pas d’en arriver à une entente. De l’aveu même de la partie patronale, « nous sommes devant un mur ».

Le comité de négociation patronal a un mandat clair : supprimer notre garantie de non-mise à pied. Tandis que le syndicat a le mandat inverse : la conserver.

Les deux parties n’ont plus vraiment de contre-propositions à s’échanger ou d’arguments à élaborer. Nous en sommes au point de la négociation où chaque partie doit faire reconfirmer son mandat auprès de ses décideurs.

 

🏛️ STM : un nouveau conseil d’administration

Justement, la STM est en plein changement de gouvernance. La nouvelle mairesse de Montréal aura ces prochaines semaines la responsabilité de choisir un nouveau conseil d’administration pour la STM. Celui-ci aura certainement des orientations différentes de celles du conseil sortant. La direction devra reconfirmer ses priorités de négociation avec cette nouvelle administration.

 

SEPB 610 : l’assemblée générale du jeudi 13 novembre

De notre côté, nos décideurs sont les 800 membres. C’est pourquoi nous avons convoqué une assemblée générale ce jeudi. Nous savons que vous tenez à votre sécurité d’emploi et nous avons besoin que vous le réaffirmiez en votant en faveur d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève. Le résultat de ce vote sera des plus déterminants pour la suite de la négociation.

Nous savons que nous pouvons trouver des solutions avec l’employeur pour régler cette négociation en maintenant notre sécurité d’emploi, tout en respectant le contexte et la réalité budgétaire de la STM. Nous avons besoin de votre appui pour y arriver.

Notre porte-parole a terminé la journée de médiation la semaine dernière avec un message simple pour l’employeur : dès que votre mandat évolue, appelez-nous. Nous voulons régler. Et nous allons nous présenter à la table de négo dans les 24 heures, dès que vous aurez du nouveau à nous proposer.

 

🕙 Et pendant ce temps, on attend les bras croisés?

Au contraire. Toute l’équipe d’officiers et de délégué.e.s du SEPB 610 maintient la cadence des dernières semaines en demeurant active et mobilisée sur plusieurs fronts. Pour vous donner un aperçu de notre hyperactivité, en voici un résumé.

 

☎️ Un appel de la mairesse désignée

Le bureau de la mairesse désignée Soraya Martinez Ferrada a pris contact avec nous la semaine dernière pour comprendre où nous en étions dans notre négociation et quels enjeux empêchaient un règlement. Nous avons senti une grande écoute et une compréhension de notre point de vue concernant la sécurité d’emploi. On nous a offert une rencontre avec la mairesse dans les prochaines semaines.

 

🎓 Une fin de semaine de formation syndicale

De gauche à droite : Marc Lacroix, Sarah Igoulifene, Simon Pelletier, Yannick Rochefort, Annie Beaumier, Pierre-Luc Tremblay, Simon Santerre, Pierre-Louis Fortin-Legris.

Plusieurs délégué.e.s du 610 ont participé le week-end dernier à une fin de semaine de formation organisée par le SEPB-Québec, avec des cours portant sur le rôle du délégué syndical, la santé et sécurité au travail, la résolution de conflits interpersonnels et l’action sociale et politique. Pierre-Luc Tremblay (trésorier), Pierre-Louis Fortin-Legris (conseiller syndical) et Marc Lacroix (ex-délégué, retraité) ont fait partie des personnes formatrices pendant la fin de semaine.

 

💰 Poursuivre la bataille pour un meilleur financement de la STM

Nous ne serions peut-être pas dans cette situation si le gouvernement du Québec avait investi de manière conséquente dans le service public que nous offrons. Pour travailler à améliorer la situation de la STM à moyen et long terme, nous poursuivons nos efforts de représentation pour influencer les politiques publiques nationales et internationales en faveur du transport collectif.

À l’invitation du SEPB-Québec, le 610 participe cette semaine à la conférence de l’ONU sur les changement climatiques (COP30). Notre mandat est de faire avancer les engagements des nations en faveur des politiques de transition juste et d’y positionner le transport collectif comme un secteur à soutenir pour faciliter la requalification des travailleuses et travailleurs des industries polluantes.

La conclusion d’accords à ce sujet par les pays, dont le Canada, pourraient se traduire par de nouvelles sources de financement pour les sociétés de transport comme la STM et soutenir l’amélioration de nos conditions de travail.

Également, nous profiterons à la fin du mois de notre invitation au congrès triennal de la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ) pour y soutirer un engagement de notre centrale syndicale à déployer les ressources nécessaires pour influencer, en prévision des élections provinciales de 2026, les programmes des partis politiques provinciaux en faveur d’un réinvestissement dans les budgets d’exploitation et d’immobilisation des sociétés de transport.

 

🪧 Appui à nos collègues grévistes

En plus du personnel d’entretien et des chauffeurs, nos collègues du SCFP 2850 prévoient une journée de grève le 19 novembre prochain. Comme nous, les membres de ce syndicat se battent pour le maintien de leur sécurité d’emploi et plusieurs autres acquis importants dans leurs conditions de travail.

Nous vous reviendrons avec plus de détails sur le déroulement de leur journée de grève, mais il est certain que le SEPB 610 sera mobilisé en soutien à nos collègues en grève.

 

🧠 Colloque sur la santé psychologique au travail

Quelques-unes de nos personnes déléguées sociales perfectionneront leurs connaissances sur la question de la santé psychologique au travail lors d’une journée de colloque organisée par l’IRSST le 18 novembre prochain.

« S’adressant aux milieux professionnels et pratiques, le colloque Santé psychologique au travail : allier la recherche à la pratique, comprend des présentations sur des thématiques variées, telles que la diversité et l’inclusion, la prévention et la gestion des traumas, le retour et le maintien au travail, ainsi que les transformations des modes de travail. »

Les facteurs de risque en santé psychologique sont nombreux dans nos milieux de travail et le syndicat s’outille pour être en mesure de réclamer une meilleure prévention des lésions psychologiques et accompagner nos collègues lors de leur retour au travail.

 

⚖️ Reprise des audiences pour la syndicalisation des ingénieurs en chef

Les audiences au Tribunal administratif du travail (TAT) pour entendre notre requête visant la syndicalisation des postes d’ingénieurs en chef reprennent pour trois jours pendant la première semaine de décembre. Nous avons déposé cette requête en 2024 afin que le tribunal déclare que les postes d’ingénieurs en chef doivent être inclus dans l’unité d’accréditation du SEPB 610.

Alors que la STM maintient que les ingénieurs en chef sont des gestionnaires, nous soutenons qu’ils n’ont aucune autorité décisionnelle, ni aucune gouverne hiérarchique sur les salariés. Leurs fonctions se résument à une gouverne fonctionnelle, au même titre que les ingénieurs principaux ou les coordonnateurs de projets, ce qui font d’eux des salariés professionnels.

Nous vous informerons de la décision du tribunal au terme des audiences.

 

Grand rassemblement contre la CAQ le 29 novembre

Quand les projets de la CAQ tournent au désastre, de SAAQclic à Northvolt, le gouvernement Legault préfère faire diversion et changer de sujet. Au lieu de s’attaquer à la crise du logement, à la santé en déroute ou aux écoles délabrées, il s’en prend aux syndicats.

La situation budgétaire de la STM est aussi en grande partie due aux politiques de ce gouvernement qui refuse de financer adéquatement les sociétés de transport.

Le 29 novembre, le SEPB 610 se joindra à cette grande marche pour rappeler au gouvernement les vraies priorités.

Joignez-vous à nous le samedi 29 novembre à 13h30 à la Place du Canada à Montréal.

 

***

À travers tout ça, une seule et même priorité : notre prochaine convention collective.

🗳️ On se voit jeudi pour voter sur une proposition de mandat de grève.

💪 Et nous retournerons ensuite plus forts et déterminés à la table de négo.

 

SEPB 610

La négo dans une impasse: les délégué.e.s se mettent d’accord pour solliciter un mandat de grève

Jeudi dernier, la presque totalité des 37 personnes déléguées syndicales se sont réunies en présentiel avec le comité exécutif pour faire le point sur la négociation.

Pendant près de quatre heures, le comité de négociation a détaillé l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations sur les enjeux fondamentaux de la sécurité d’emploi et des augmentations salariales.

La partie patronale n’a manifestement pas le mandat de faire quelque compromis que ce soit sur sa demande d’abolir notre garantie de non-mise à pied. La STM souhaite pouvoir mettre à la porte autant de professionnel.le.s permanent.e.s qu’elle le souhaite.

Aucune piste de compromis évoquée de notre part n’a permis jusqu’à maintenant de faire bouger l’employeur.

Nous avons participé hier à une 31e journée de négociation, dont les cinq dernières se sont déroulées en présence d’une personne médiatrice. Au point où nous en sommes, la plupart des dossiers en négociation sont déjà réglés, mais nous frappons un mur sur la condition de travail fondamentale qu’est notre sécurité d’emploi.

 

Réaffirmer nos priorités

La partie patronale prétend que les professionnel.le.s ne tiennent pas à cette sécurité d’emploi. Elle nous dit que vous accepteriez assez facilement de la laisser tomber.

Il est de temps de dire haut et fort à la STM qu’elle se trompe.

Pour que le comité de négociation puisse continuer à défendre notre position sur la sécurité d’emploi à la table de négo, il est temps de démontrer notre détermination en se dotant d’un mandat de grève.

 

Un mandat de moyen de pression pouvant aller jusqu’à la grève

C’est à l’unanimité que les délégué.e.s ont demandé au comité exécutif d’organiser une assemblée générale spéciale pour que vous nous accordiez le mandat de déclencher, au moment jugé opportun, des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève, avec un maximum de 10 jours de grève générale.

 

Un Q&R et des rencontres préparatoires

Vous recevrez par courriel un document Questions & Réponses qui se veut le plus complet possible afin de détailler le pourquoi et le comment du mandat que nous sollicitons.

D’ici la tenue de cette assemblée spéciale, qui sera organisée dans les prochaines semaines, les délégué.e.s convoqueront des rencontres d’information et d’échange dans les différents secteurs de la STM. Plusieurs ont d’ailleurs débuté cette semaine.

Soyez-y! Posez vos questions. Dîtes votre opinion. Ces discussions permettront à tous et à toutes d’arriver préparés et prêts à voter lorsque l’assemblée générale sera convoquée.

C’est en travaillant ensemble que nous réussirons.
Ensemble, nous sommes les pros.

 

SEPB 610

Coupure de 300 postes : la direction fait porter aux employés les conséquences de ses échecs

C’est un aveu d’échec que nous a servi notre directrice générale hier matin. Le plan 100 millions $ et ses comités d’optimisation n’ont pas été capables de livrer la marchandise et de générer les économies promises.

Selon plusieurs personnes qui y ont participé, les véritables innovations porteuses, qui dérangeaient et remettaient beaucoup d’habitudes en cause, étaient écartées au profit d’idées symboliques et d’économies de bouts de chandelle.

Parallèlement, les décisions irresponsables d’un gouvernement en fin de régime à Québec ont aggravé la situation budgétaire de la STM.

Donc après avoir, pendant des années, enchaîné les réorganisations confuses, ajouté des couches de gestion en vantant le modèle « matriciel » et continué à confier une partie de notre travail aux firmes de consultants, la direction de la STM déplore aujourd’hui se retrouver dans une « situation financière sans précédent ».

 

300 postes

C’est dans ce contexte que cette direction nous annonce n’avoir d’autre choix que de nous faire porter les conséquences de ses échecs en coupant dans son personnel. Combien chez les professionnel.le.s? Combien de postes vacants? Combien de permanent.e.s se retrouveront en relocalisation? Combien de temporaires perdront leur emploi? Nous ne le savons pas. Il ne semble y avoir aucun plan clair. On plonge tout le monde dans l’angoisse et on verra ensuite. Une STM plus humaine.

 

Un mécanisme de relocalisation qui fonctionne

Avec cette annonce, la STM fait à nouveau la démonstration que les mécanismes de relocalisation prévus à la convention collective fonctionnent. Si des professionnel.le.s voient leur poste aboli, ils seront priorisés sur les prochains affichages et se retrouveront un nouveau poste. Ce fut le cas de tous nos collègues qui se sont retrouvés dans cette situation à la suite des coupures de 2023 et 2024, ainsi qu’en 2016 lors de « l’excellence opérationnelle ».

Même dans une situation « sans précédent », notre convention collective offre déjà toute la flexibilité nécessaire à la STM pour prendre ces décisions « difficiles » et « agir aujourd’hui pour préparer demain ».

La direction de la STM fait ainsi la démonstration concrète que sa demande de négo de retirer la garantie de non-mise à pied de notre convention collective est injustifiée, inutile et contre-productive.

 

Le rythme de la négo

Nous tenons à rectifier les faits à la suite de la déclaration de Marie-Claude Léonard au micro du 98,5 hier à l’effet que notre comité de négociation ne serait pas suffisamment disponible pour faire avancer la négociation.

Il faudrait peut-être que la partie patronale commence par accepter les dates que nous proposons. Pour le début novembre, c’est la partie patronale qui avait moins de disponibilités à nous offrir. Pour décembre, nous avons proposé neuf dates, dont seulement trois ont été retenues pour le moment.

Nous comprenons que Mme Léonard aimerait que les négos avancent plus vite, mais elle a décidé de confier deux des quatre tables de négociation, la nôtre et celle du SCFP 2850, à la même porte-parole patronale! Cette personne ne peut pas se dédoubler, donc si la cadence accélère sur une table, ça ralentit l’autre. Si la direction de la STM veut que ses négociations avancent, elle devrait peut-être y consacrer suffisamment de ressources.

De toutes façons, nos principaux enjeux de négociation ne sont pas une question de nombre de rencontres, mais de volonté de régler.

La STM propose toujours le retrait de notre sécurité d’emploi et 11,5% d’augmentation de salaire sur 5 ans. Si elle se présente à la table de négociation avec de vraies propositions qui sont propices à un règlement, nous pourrions y arriver très vite.

 

SEPB 610

Élections municipales 2025 : qu’ont dit les candidat.e.s sur nos négos?

La campagne électorale municipale tire à sa fin et les bureaux de vote par anticipation seront ouverts ce dimanche 26 octobre à Montréal.

La personne qui dirigera la Ville de Montréal au lendemain du 2 novembre aura une très grande influence sur la vision, les orientations et les priorités de la STM dans les mois et années à venir.

Comme représentants des 800 professionnel.le.s de la STM, dont près de la moitié résident à Montréal, nous avons entrepris depuis plusieurs mois des démarches pour faire connaître notre point de vue et nos priorités de négociation aux personnes qui aspirent à diriger la Ville.

Voici un bref compte-rendu de nos démarches et des récentes déclarations des trois principales personnes candidates.

 

Soraya Martinez Ferrada

Nous avons rencontré Mme Martinez Ferrada en juin dernier, à sa demande. Elle souhaitait comprendre pourquoi les négociations s’enlisaient et quels enjeux achoppaient. Nous avons beaucoup discuté avec elle et son équipe des priorités de dépenses de la direction, de l’ajout de couches de gestion et de l’intérêt de la Ville et des Montréalais.e.s de voir la STM maintenir la sécurité d’emploi de ses professionnel.le.s pour conserver son expertise interne.

Au cours des dernières semaines, la candidate a déclaré à propos des négociations à la STM :

L’administration actuelle « a laissé aller la négociation avec les syndicats. » « Une administration a le devoir de négocier de façon respectueuse et rapide. Moi, je m’engage au jour 1 à le faire avec l’ensemble des employés. » (La Presse, 29 septembre)

« Si on peut avoir plus d’employés avec de bonnes conditions de travail et qu’on peut renforcer le travail à l’interne, sortir le travail qui s’en va au privé et renforcer une bonne gestion des dépenses à la STM, je pense qu’on est capable de négocier. » (Débat des candidat.e.s à la mairie, LCN, 7 octobre)

 

Luc Rabouin

Le chef de Projet Montréal est le seul candidat à ne pas avoir donné suite à nos demandes de rencontre, malgré des contacts avec son équipe et plusieurs relances.

En septembre, il s’est engagé à réduire de 100 000$ le salaire annuel de la directrice générale de la STM en déclarant : « Je sais que les employés sont choqués parce qu’on leur demande de faire des efforts, mais ils ne sentent pas que la direction fait des efforts, parce qu’elle a des hauts salaires. Je comprends leur sentiment d’injustice. » (La Presse, 29 septembre)

Luc Rabouin s’est peu prononcé sur les négociations à la STM, mais a déclaré au débat de LCN le 7 octobre : « Pour respecter la capacité de payer des Montréalais, on n’est pas en mesure d’offrir 20% d’augmentation sur 5 ans. »

 

Craig Sauvé

Nous avons eu quelques rencontres et plusieurs échanges avec Craig Sauvé depuis le mois d’août. Il était présent à notre rassemblement devant la Place Bonaventure le 3 septembre dernier.

Il se dit généralement favorable à nos revendications et montre un préjugé favorable au personnel syndiqué.

S’il est élu maire, il a déclaré vouloir s’asseoir avec les syndicats de la STM pour discuter de comment le rapatriement à l’interne de mandats présentement confiés en sous-traitance pourrait permettre de générer des économies. (The Gazette, 27 septembre)

 

Il est encore temps de rappeler aux personnes candidates que Sous-traiter, c’est sur-payer, en visitant le www.finidesurpayer.ca

Pour savoir où et quand voter : https://elections.montreal.ca/fr/ou-voter/

 

SEPB 610

Un gel d’embauche? La direction attaque la mauvaise cible

Dans sa dernière webdiffusion, Marie-Claude Léonard nous apprenait qu’un gel d’embauche était déjà en vigueur. Une mesure qui serait en réponse à la difficile situation budgétaire dans laquelle se trouverait la STM.

Toutefois, ces derniers temps, une telle austérité ne semblait pas ralentir la promotion de gestionnaires dans certains secteurs. Aussi, aucune mesure ne semble prise concernant les services professionnels et autres consultants externes qui continuent à faire de bonnes affaires à la STM.

À ce sujet, faut-il rappeler encore une fois que le recours aux firmes privées coûte, grosso modo, deux fois plus cher à la STM que ses employés de l’interne, par heure travaillée? Cette réalité à la STM s’observe également chez Santé Québec, qui a révélé cette semaine avoir économisé 700 millions $ en 15 mois en tournant le dos aux agences privées au profit de leurs employés de l’interne.

À la Ville de Montréal également, une récente étude de l’IRIS a permis d’apprendre que les tarifs des firmes de génie-conseil dans les contrats d’infrastructures octroyés par la Ville de Montréal ont crû de 82 % depuis 2012, soit deux fois plus que l’inflation!

Une étude qui a été creusée par The Gazette dans une série d’articles :

Si la direction de la STM est sérieuse dans ses efforts visant à « changer les façons de faire » pour faire face à la crise budgétaire, on l’appelle à renoncer à s’attaquer à la sécurité d’emploi de ses professionnels d’expérience, qualifiés et dévoués et à remettre en question son recours systématique aux firmes privées d’ingénierie, qui basent leur modèle d’affaires sur des contrats éternellement renouvelés avec les sociétés publiques comme la STM.

Concentrez vos énergies sur les ressources que vous avez déjà à l’interne. Offrez à vos professionnels des perspectives d’avenir solides et un partenariat mutuellement avantageux.

Les pros sont au cœur de la solution.

 

SEPB 610

Les professionnel.le.s dans la rue!

Quel succès! Nous étions 500 personnes sur la rue de La Gauchetière mercredi midi devant la Place Bonaventure pour réclamer, une fois pour toutes, une convention collective à la hauteur de notre expertise.

La mobilisation d’abord organisée par le SEPB 610 et le SCFP 2850 a bénéficié de l’appui de tous les autres syndicats de la STM : chauffeurs, personnel d’entretien, constables et commis divisionnaires étaient avec nous pour dire non à des offres salariales dérisoires et oui à la sécurité d’emploi pour le personnel de la STM!

La mobilisation des professionnel.le.s a été exceptionnelle. Nous avons rempli le 6e étage de la Place Bonaventure, nous sommes descendus dans la rue, nous avons démontré notre appui à notre comité de négociation. Merci à tous et à toutes qui étaient présents! Vous avez fait la différence.

Il est maintenant temps que la direction de la STM change de discours et trouve des solutions avec nous, en misant sur son expertise interne.

Nous ne lâcherons pas. La direction de la STM essaie de nous pousser à accepter rapidement leurs demandes de recul. Nous répondrons par d’autres mobilisations. La STM possède une expertise interne unique, qui représente son atout le plus précieux. Nous ne laisserons pas cette administration saboter ce que d’autres ont eu le courage de bâtir et de léguer aux Montréalais.

 

Voyez plusieurs autres photos de l’événement sur la page Facebook du SEPB-Québec dans cette publication et celle-ci.

 

Un immense merci aux organisations qui sont venues nous appuyer :

 

Couverture médiatique

Radio-Canada, Le 15-18, à 1:03 dans cet extrait

La Presse Canadienne

CityNews

Radio-Canada

CTV

 

SEPB 610

Info-Négo estival

La 20e séance de négo avec l’employeur, la dernière avant la pause estivale, a eu lieu le 9 juillet dernier. Plusieurs textes ont été échangés entre les parties, certaines choses avancent, mais l’employeur reste campé sur sa volonté de s’attaquer à notre sécurité d’emploi.

Comme on l’expliquait dans notre dernière infolettre, cette demande patronale viendrait complètement chambouler un des piliers de notre organisation du travail et s’attaque directement au modèle d’une STM forte, indépendante et fondée sur la solidité de son expertise interne, le tout au profit des firmes privées en ingénierie, en informatique, en communications et autres.

On a encore beaucoup de pain sur la planche avant de penser s’approcher d’une entente. Beaucoup de travail nous attend à l’automne à la table de négo, en campagnes d’information, en mobilisation. Nous serons d’attaque dès le début septembre!

 

SEPB 610

Mises à pied de professionnels : la STM dépose la procédure qu’elle souhaite voir dans la prochaine convention

🎯 La fin de la garantie de non-mise à pied et d’une réelle sécurité d’emploi : une STM plus humaine?

Mercredi dernier, votre comité de négociation a reçu la proposition de l’employeur en ce qui concerne la sécurité d’emploi. Et accrochez-vous, ça frappe fort.

En bref, leur objectif est clair. Dans la prochaine convention, la STM souhaite pouvoir procéder à des mises à pied de professionnels permanents.

Ils veulent avoir la possibilité de cibler des équipes pour y couper un certain nombre de postes, au gré des enveloppes de financement, des modes et des priorités politiques du moment. Le tout en considérant l’ancienneté seulement au sein de l’équipe (la section), et non l’ancienneté comme professionnel STM. Donc, tout le monde serait à risque.

Oui, même vous.

 

📌 Ce que propose l’employeur

Dans le cadre de la nouvelle convention collective, l’employeur propose :

  • De retirer la garantie de non-mise à pied qui existe depuis la création de notre syndicat
  • De retirer tout mécanisme de relocalisation pour les permanents de moins de 24 mois d’ancienneté syndicale
  • De rendre tout le monde à risque de perdre son emploi, sans égard à leur ancienneté comme professionnel
  • Et de bonifier leur offre salariale à la condition qu’on accepte ce recul impensable

 

Prenons le temps de bien comprendre la mécanique que nous propose la STM.

✂️ La coupure

Prenons le cas fictif d’Éric, analyste principal (groupe 12) à la STM depuis 10 ans. Sa section de six analystes et deux analystes principaux est ciblée pour des coupures. La direction invoque une réduction du volume d’activités. Les trois analystes les moins anciens de la section sont coupés, tout comme Éric, qui a deux ans moins d’ancienneté syndicale que son collègue analyste principal.

Parmi les trois analystes coupés se trouve Geneviève, embauchée comme permanente à la STM il y a 18 mois. Puisqu’elle n’a pas encore atteint 24 mois d’ancienneté, elle ne bénéficie d’aucune sécurité d’emploi. Elle se retrouve sur le champ au chômage.

Éric et ses deux autres collègues analystes se retrouvent en relocalisation.

 

♻️ La relocalisation

Éric et les autres professionnels en relocalisation continuent tous à travailler à la STM, sans avoir de poste fixe. Un sursis qu’on leur accorde pendant maximum un an. Ils sont automatiquement considérés prioritairement sur tous les affichages de postes de professionnels sur lesquels ils se qualifient.

Quelques mois plus tard, la dotation informe Éric qu’il s’est qualifié sur un poste d’analyste (groupe 11). Puisqu’accepter ce poste impliquerait une diminution de classe salariale, Éric refuse. Il souhaite retrouver un poste d’analyste principal.

Son ex-collègue Khalid, avec 3 ans d’ancienneté syndicale, est le moins ancien des employés en relocalisation qui se qualifient sur ce poste. S’il refusait, il se retrouverait automatiquement au chômage et la STM garderait son nom sur une liste de rappel. Khalid accepte le poste à contrecœur, même s’il ne maîtrise pas ce secteur d’activités aussi bien que son ancien.

Malheureusement pour Éric, douze mois se sont écoulés depuis la coupure de son poste, et il n’a encore trouvé aucun poste qui lui convenait et sur lequel il se qualifiait. Éric se retrouve automatiquement au chômage et sur la liste de rappel.

 

☎️ La liste de rappel

Maintenant au chômage, Éric se cherche un nouvel emploi, mais le contexte économique est très difficile. Pendant 24 mois, il a encore la possibilité de postuler sur les postes affichés à l’interne à la STM. Sa candidature sera traitée dans le bassin 1, avec celles de tous les autres professionnels mis à pied et en relocalisation.

Si après 24 mois, Éric n’a toujours pas trouvé de nouveau poste à la STM, il perd son lien d’emploi, ses 11 ans d’ancienneté et son droit de postuler sur des postes à l’interne. C’est la fin définitive de sa carrière à la STM.

On n’exagère pas. Ce sont exactement les effets que pourrait avoir le texte que l’employeur nous a déposé mercredi dernier.

 

💰 « Vendre » la sécurité d’emploi : une fausse bonne idée

L’employeur propose de bonifier son offre salariale pour monnayer ce recul. Mais attention :

⚠️ Leur offre salariale actuelle n’est qu’une première offre : une négo salariale ne se règle jamais sur une première offre

  • La STM avoue à la table de négo et dans les médias qu’ils disposent d’une enveloppe plus grande que celle déjà déposée pour régler les négos!
  • Les conventions collectives qui se signent au Québec ces mois-ci, incluant celles dans d’autres sociétés de transport, atteignent presque le double du 11,5% qui nous est actuellement offert.
  • Notre directrice générale a bénéficié d’une hausse de 6,5% de sa rémunération sur un an.

 

🚨 Ce que la STM vous offre :

  • Bonifier leur offre salariale. De combien? Mystère. Ils attendent qu’on cède avant de dévoiler leur jeu.
  • Une hausse du stress et de l’insécurité : Sans protection, chaque employé devient plus vulnérable, même les plus anciens.
  • Nous faire accepter des reculs impensables avant de nous déposer une offre salariale digne de ce nom.

Ce que vous perdriez :

  • La possibilité de planifier votre avenir professionnel avec confiance
  • La stabilité de votre emploi et des équipes de travail
  • Un pouvoir syndical contre l’arbitraire : Sans notre garantie de non-mise à pied, il sera plus difficile de contester ou de défendre efficacement une perte d’emploi injuste ou des décisions arbitraires et inéquitables.
  • Notre principal levier de négociation pour faire des gains sur nos conditions de travail

 

On peut obtenir des augmentations comparables au marché sans vendre nos protections

  • Refuser la perte de sécurité d’emploi n’exclut pas de continuer à négocier nos priorités :
  • Des augmentations de salaire dignes de notre expertise et du marché
  • Une flexibilité dans l’aménagement de notre temps de travail
  • Des congés supplémentaires
  • Un encadrement de la sous-traitance

 

👉 En étant mobilisés et en négociant intelligemment, on peut gagner sans sacrifier nos fondations.

 

Le vrai risque à long terme, c’est une STM vidée de son expertise

Dans l’avenir, sans sécurité d’emploi pour les professionnels, la direction pourrait choisir de s’orienter vers une sous-traitance quasi complète dès la phase de conception des projets. Le gouvernement a récemment donné à la STM plus de latitude dans ses modes de sous-traitance en favorisant les approches dites « collaboratives », de type design-build, où un consortium de firmes se voit confier l’ensemble d’un projet, de la conception à la mise en œuvre. Dans un tel modèle, les équipes professionnelles de la STM pourraient être réduites au minimum et leur rôle se limiterait à superviser les contrats avec les firmes sous-traitantes.

 

😰 Vers un climat de travail encore plus stressant et toxique

  • La sécurité d’emploi offre aux professionnels de la prévisibilité dans la planification de leur carrière.
  • De plus, une organisation du travail où chacun est à risque d’être mis à pied cause un stress permanent, en plus de donner aux gestionnaires des leviers de pression et des outils de manipulation anxiogènes.
  • « Si tu n’es pas content de ton poste, si tu te plains que je refuse tes vacances, si tu dénonces que je ne paye pas ton temps supplémentaire, je peux te remplacer facilement. J’en connais plusieurs qui voudraient ta job.» C’est le genre de situation couramment observée dans de grandes entreprises du secteur privé.

 

🙄 Nous pousser vers la grève pour mieux nous discréditer : une diversion dans laquelle on refuse d’embarquer

  • Depuis qu’ils sont syndiqués, les professionnels de la STM n’ont jamais fait la grève.
  • La grève est un moyen, et non une fin. Nous avons toujours privilégié des relations de travail structurées et saines. Des positions bien documentées, justes, fermes quand il le faut et respectueuses de nos interlocuteurs.
  • Dans cette négo, on dirait presque l’employeur s’organise pour que nous allions en grève plus tôt que tard. Comme si la STM souhaitait qu’on prenne une décision rapide, sur un coup de tête. Ils n’attendent que ça. Pour que le jour venu, ils sortent dans les médias pour nous discréditer, pour diaboliser notre sécurité d’emploi. Nos « jobs garanties à vie pendant 30 ans », c’est ça qui met la STM en faillite, diront-ils. La CAQ sera morte de rire.
  • Leur stratégie dans cette négo est-elle de tourner le dos à la négociation raisonnée qu’ils ont pratiquée avec nous pendant 30 ans? Monter l’opinion publique contre nous?
  • Notre réponse : nous ne tomberons pas dans leur piège, nous ne jouerons pas à ce jeu.

 

💬 Notre message est clair

❌ Nous refusons de troquer une condition de travail essentielle contre les augmentations qui nous sont dues.

✅ Nous continuons à négocier sérieusement, comme des professionnels, et à nous mobiliser pour une bonne convention collective, raisonnable et digne de notre expertise.

🤝 Le syndicat vous représente. Votre force, c’est votre solidarité.

 

🗣️ Vous avez votre mot à dire

👉 Utilisez nos fonds d’écran Teams, portez votre macaron (demandez-le à votre délégué), écrivez un mot de soutien au comité de négo comme message de statut sur Teams.

💡 Parlez à vos délégués et à vos collègues, organisez des cafés ou des dîners sur ce sujet pendant vos journées en présentiel, invitez-y un membre du comité de négo!

⚔️ Tenez-vous prêts. Nous ne céderons pas, mais nous aurons besoin de l’appui et du travail de chacun d’entre vous.

Ensemble, nous sommes les pros.

 

Votre comité de négociation,
Chantal Dubuc
Pierre-Louis Fortin-Legris, conseiller syndical
Marc Glogowski
Émanuelle Leclerc
Benoit Tessier