Financement du transport collectif : la FTQ s’invitera aux consultations

La ministre des Transports et de la Mobilité durable Geneviève Guilbault a annoncé en février dernier la tenue de consultations sur le financement du transport collectif.

Sous l’impulsion de son groupe de travail sur le transport collectif, dont fait partie le SEPB 610, la FTQ demandera à rencontrer la ministre dans le cadre de ces consultations. Un exercice du genre exige que le point de vue des travailleuses et travailleurs qui font vivre le transport collectif au quotidien soit entendu, qu’ils soient cols bleus, cols blancs ou professionnels.

Nous inviterons la FTQ à mettre en valeur auprès de la ministre l’atout considérable que représente l’expertise des professionnels évoluant au sein de la plus grande société de transport du Québec. Donner à la STM et à ses employés les moyens et des conditions de travail à la hauteur de leur expertise reste l’avenue à privilégier pour atteindre les ambitions de l’État en transport collectif.

Télémédecine privée : Ottawa interpelle les provinces!

Beaucoup d’encre a coulé depuis la publication en janvier de l’étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) sur l’industrie des soins virtuels privés au Québec. En rappel, le SEPB-Québec avait organisé une webdiffusion à ce sujet peu de temps après la publication de l’étude.

Le dossier a fait du chemin, car on apprenait plus tôt en mars que le ministre fédéral de la Santé Jean-Yves Duclos a sommé les provinces qui permettaient l’essor des services privés de télémédecine de faire cesser cette pratique. « Il entend « clarifier ce point » dans une lettre d’interprétation de la Loi canadienne sur la santé » et menace « de réduire les transferts fédéraux en matière de santé d’un montant équivalent » aux frais imposés aux patients qui utilisent ces services.

« Qu’ils soient fournis en personne ou virtuellement, il est essentiel que l’accès aux services médicalement nécessaires demeure gratuit et continue d’être fondé sur les besoins médicaux », a soutenu le ministre, selon les propos rapportés dans cet article de La Presse.

Un dossier qui a pris des proportions inespérées depuis les premiers questionnements du SEPB 610 par rapport à la télémédecine privée, lors de la renégociation de nos assurances collectives en 2020.

 

SEPB 610

Journées de rencontres entre députés et militants syndicaux

Marc Glogowski, président du SEPB 610, en compagnie d’autres militants syndicaux, s’adresse au caucus du Bloc Québécois.

 

Le SEPB 610 était présent aux deux journées de rencontres avec des députés organisées le 7 février à Ottawa, par le Congrès du travail du Canada (CTC) et le 15 mars à Québec, par la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ).

Nous avons profité de ces rencontres pour aborder, en premier lieu, le sujet du financement du transport collectif, mais aussi ceux de la nécessité d’un régime public et universel d’assurances médicaments, d’une loi anti-briseurs de grève au fédéral et de l’évolution des lois du travail afin de mieux protéger les droits des télétravailleurs et télétravailleuses.

Voici quelques photos tirées de ces rencontres.


De gauche à droite : Philippe Lapointe (FTQ-Construction), Marc-Édouard Joubert (Conseil régional FTQ Montréal métropolitain), Alexandre Boulerice (député de Rosemont, NPD), Clairandrée Cauchy (Syndicat des Métallos), Benoit Tessier (vice-président, SEPB 610)


Marc Glogowski, lors de sa rencontre avec la députée Brenda Shanahan (Châteauguay, Parti libéral du Canada)


Pierre-Luc Tremblay, Benoit Tessier et Marc Glogowski du SEPB 610 avec d’autres militantes et militant du SEPB et de l’AIMTA et le chef du Bloc Québécois Yves-François Blanchet.


Pierre-Luc Tremblay lors de sa rencontre avec la députée Céline Haytayan (CAQ, Laval-des-Rapides)


Pierre-Luc Tremblay lors de sa rencontre avec la députée Virginie Dufour (PLQ, Mille-Îles)


Marc Glogowski lors de sa rencontre avec la députée Shirley Dorismond (CAQ, Marie-Victorin)

Le SEPB 610 maintenant représenté au Bureau de direction du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain

De gauche à droite : Vincent Leclair (secrétaire général), Benoit Tessier (secrétaire-archiviste), Marc-Édouard Joubert (président) soulignant la présence, le 26 février dernier, du Conseil régional à une manifestation en appui aux syndiqués de Telus, actuellement en négociation pour le renouvellement de leur convention collective.

 

Lors de l’assemblée générale du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain (CRFTQMM) du 21 février dernier, le vice-président du SEPB 610 Benoit Tessier a été élu sur le Bureau de direction du Conseil, en tant que Secrétaire-archiviste.

C’est la première fois qu’un membre du SEPB 610 occupe un poste sur le Bureau de direction du Conseil.

Le Conseil est une organisation syndicale de plus de 135 ans d’histoire! Se voulant le carrefour des syndicats FTQ de la région métropolitaine, « le Conseil permet aux membres des sections locales de se rencontrer, de discuter, de s’entraider et de développer des solidarités. »

En plus de déployer un programme de formations syndicales destinées à ses membres, le Conseil prend position, les défend sur la place publique et auprès des décideurs politiques, organise des mobilisations et facilite la concertation au sein du mouvement syndical, ainsi qu’entre celui-ci et le reste de la société civile dans la région de Montréal.

Pour notre vice-président, son élection au Bureau de direction « traduit une volonté de porter plus loin la voix des membres de sa section locale et de tous les travailleurs et travailleuses qui vont vivre la métropole du Québec. Il souhaite travailler à ce que ceux-ci soient entendus et influencent les débats qui façonneront le développement et l’avenir de Montréal. »

Semaine productive pour le SEPB 610 au congrès de la FTQ

Le 33e congrès de la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ) se tenait du 16 au 19 janvier derniers sur le thème La FTQ aux devants : l’avenir du syndicalisme. La délégation du SEPB 610 n’a pas chômé pendant ces quatre jours et l’influence de notre section locale s’est fait sentir dans plusieurs des résolutions adoptées.

La Déclaration de politique sur la pandémie de COVID-19 adoptée par les 1200 personnes déléguées réclame notamment que les lois du travail soient adaptées à la nouvelle réalité du télétravail, en exigeant notamment :

  • D’obliger la négociation du télétravail;
  • D’adapter les dispositions anti-briseurs de grève à ce nouveau contexte;
  • Que le télétravail soit volontaire et réversible;
  • Que les frais et équipements nécessaires au télétravail soient à la charge de l’employeur;
  • Un droit à la déconnexion;
  • Un véritable droit de refus d’effectuer des heures supplémentaires.

Ce sont notamment les préoccupations issues de notre propre négociation de lettre d’entente sur le télétravail, que nous avons portées au sein de la FTQ depuis près de 3 ans, qui ont mené à l’adoption de ces importants principes par le congrès de la Fédération.

 

Le financement du transport collectif, un enjeu de société

Le congrès a aussi adopté une importante résolution exigeant que la FTQ réclame des gouvernements un meilleur financement du transport collectif à Montréal et partout au Québec. Un texte qui avait été déposé par le SEPB 610, mais également par plusieurs syndicats de la STM, d’autres sociétés de transport et de manufacturiers (ex : travailleurs et travailleuses de NovaBus).

En plus de contenir une série de revendications précises, la résolution demande à la FTQ qu’elle « organise, en partenariat avec la société civile, un Forum national sur l’avenir, le développement et le financement du transport collectif public au Québec. »

 

 

Le congrès s’est conclu par l’élection de Magali Picard, première femme et première autochtone à accéder à la présidence de la FTQ. À voir : l’entrevue qu’elle a donnée à l’émission 24-60 à sa sortie du congrès, le 19 janvier.

Télétravail : modification du choix possible d’ici le 4 janvier 2024

La lettre d’entente sur le télétravail prévoit qu’il est possible, pour les employés dont le poste est admissible au télétravail, de modifier son choix initial entre les modes présentiel à temps plein et télétravail à raison d’un minimum de 3 jours par semaine de télétravail entre le 1er janvier 2023 et le 4 janvier 2024.

Si vous souhaitez modifier votre choix initial, vous devez en faire la demande à votre gestionnaire, qui vous remettra un formulaire à cette fin. Vous remplissez et remettez le formulaire à votre gestionnaire, qui doit ensuite donner suite à votre demande de modification dans les 15 jours ouvrables.

Vous pouvez nous contacter advenant toute mésentente à ce sujet.

Après le 4 janvier 2024, il n’est plus prévu qu’il soit possible de modifier votre choix entre le mode présentiel et le mode télétravail. Rappelons que notre convention collective vient à échéance un an plus tard, le 4 janvier 2025 et que les modalités de télétravail devront être renégociées pour la prochaine convention.

SEPB 610

La télémédecine: soyons vigilants

La pandémie de COVID-19 a permis à la « télémédecine » de s’installer dans nos vies à pas de géant. Cette pratique a permis de garder contact avec son médecin pendant le confinement certes, mais elle a aussi permis au secteur privé de flairer la bonne affaire.

Si cette pratique peut sembler alléchante à première vue, elle comporte tout de même des risques importants pour la pérennité du régime public. Les spécialistes de la santé qui œuvrent dans le secteur privé sont recrutés dans nos institutions du secteur public, privant ainsi une vaste majorité de Québécoise et Québécois de ressources indispensables à leur bienêtre.

L’essor des fournisseurs de soins virtuels à but lucratif continue de poser des risques importants de privatisation des services sociosanitaires. La croissance de cette industrie menace le système public de santé, l’équité dans l’accès aux services ainsi que la qualité des soins.

L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), a rendu publique une étude sur la question qui donne sérieusement à réfléchir.

Pour consulter l’étude cliquez ici.

Vous pouvez aussi écouter notre Facebook en direct sur la question:

Mise à jour économique: « Aucune mesure structurante et presque rien pour les plus démunis » – Daniel Boyer, président de la FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) est particulièrement déçue de la mise à jour économique présentée aujourd’hui par le gouvernement du Québec. La centrale reste sur sa faim quant à la mise en place de mesures réellement structurantes et concrètes alors qu’une récession se pointe à l’horizon, que les taux d’intérêt et les prix ne cessent de grimper et que de plus en plus de Québécois et Québécoises peinent à joindre les deux bouts.

« C’est plutôt inquiétant de sentir que la maison est en feu et que le gouvernement ne sent pas la fumée. Rien sur le salaire minimum, rien pour aider les gens à composer avec l’explosion du cout de la vie. Au lieu de proposer un plan structurant, le gouvernement garde la même approche et vante encore sa mesure populiste ; l’envoi de chèques à la majorité de la population. C’est pourtant évident que ce n’est pas un chèque unique qui va permettre aux ménages de faire face à l’inflation. Le gouvernement a pourtant la possibilité d’agir sur les frais qu’il contrôle. Pourquoi ne pas geler les tarifs d’électricité, des services de garde, les droits de scolarité pour étudiants et étudiantes, etc. ? Ce seraient des mesures plus efficaces et surtout plus durables, mais rien là-dessus non plus ! », dénonce le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Baisser les impôts ; une fausse bonne idée

Pour stimuler l’économie, la réponse du gouvernement est de baisser les impôts. Une drôle de logique pour la FTQ. « Qui va payer les services publics une fois qu’il n’y aura plus d’argent dans la caisse ? L’obsession du gouvernement de baisser les impôts est complètement irresponsable dans un contexte de détérioration des services publics, du vieillissement de la population et des investissements nécessaires pour faire face aux changements climatiques. C’est bien beau garnir le Fonds des générations, mais que restera-t-il aux générations futures quand il n’y aura plus de services publics ? ».

À la veille du dépôt de l’offre gouvernementale aux travailleuses et travailleurs du secteur public du 15 décembre prochain, la FTQ s’inquiète déjà. « Il faut injecter de l’argent dans les services publics, pas s’en priver ! Les conditions salariales et d’exercices d’emploi des travailleuses et travailleurs étaient déjà insuffisantes avant la pandémie. C’est maintenant qu’il faut donner un réel coup de barre pour arriver à attirer et à retenir le personnel. Il faut s’en inquiéter quand on regarde l’énoncé budgétaire du ministre Girard qui prévoit un taux de croissance moyen des dépenses de 4,7 % sur 5 ans… Qu’est-ce qui va rester pour les travailleuses et les travailleurs du secteur public ? », d’interroger le président de la FTQ.

Le PRPI: ça continue en 2023?

Comme nous l’avons déjà indiqué ici, le PRPI a démarré en 2019 sous forme d’un projet pilote. La convention collective prévoit qu’on peut signifier à la STM notre souhait de nous retirer du projet d’ici le 31 décembre 2022.

Lors de l’assemblée générale du 19 septembre dernier, vous nous avez donné le mandat de demander à la STM de poursuivre le PRPI jusqu’à la prochaine convention collective, mais de négocier « des améliorations significatives aux modalités d’application du PRPI, notamment sur les aspects suivants :

  • Le choix, la pertinence et le caractère SMART des objectifs individuels;
  • La convivialité des outils de gestion du programme (le formulaire Excel);
  • La possibilité pour les professionnels de connaître les objectifs annuels de leur unité administrative;
  • L’encadrement et la participation aux rencontres de début, de mi-année et de fin d’année;
  • La possibilité pour les professionnels déjà au maximum de leur échelle salariale de se retirer volontairement du PRPI. »

La STM nous a conviés à un comité de travail pour en discuter. La première rencontre est prévue à la fin du mois de novembre. On espère rencontrer l’ouverture nécessaire pour que de vrais changements soient apportées et que le PRPI rencontre réellement les objectifs pour lesquels il a été créé.

On ne compte pas accepter des changements cosmétiques qui n’éliminent pas les irritants que vous nous avez exprimés au cours de la dernière année.

Ce comité de travail sera un dossier important de l’année 2023 et un prélude à la négociation de notre prochaine convention collective en 2025. Nous vous tiendrons au courant et comptons sur votre soutien pour tirer le maximum de ces discussions.

SEPB 610

On se prépare à la négo

Parlant de la prochaine négociation, nous avons déjà débuté les travaux afin de préparer le terrain à cet exercice des plus importants.

Les 24 octobre et 3 novembre derniers, vos délégués syndicaux étaient conviés à une formation créée sur mesure par et pour le SEPB 610, avec le soutien de nos conseillers syndicaux du SEPB-Québec.

Intitulée « Se mobiliser pour gagner », la formation passait en revue le cadre légal et réglementaire en entourant la négociation et le droit de grève et abordait les concepts du rapport de force, de la mobilisation et de la communication en période de négociation.

C’est une première étape qui mènera dès l’année 2023 à de premières activités de consultation auprès de l’ensemble des professionnels, afin de bâtir notre cahier de demandes pour 2025. C’est parti!

SEPB 610