Lettre d’opinion: de la loi 21 aux lois 94 et 9, non à l’instrumentalisation de la laïcité!

Un regroupement d’organismes de syndicats et de citoyens ont publié sur Pivot une lettre d’opinion concernant l’instrumentalisation de la laïcité par la CAQ. Pour voir la lettre et ses signataires cliquez ici. 

À l’heure où se multiplient et se normalisent des discours visant les personnes migrantes et immigrantes, racisées, autochtones et musulmanes, il est urgent de réaffirmer une vision de la démocratie fondée sur l’égalité réelle, l’inclusion, la dignité humaine et le respect des droits et libertés fondamentales.

Dans ce contexte et depuis une trentaine d’années, la laïcité agit au Québec comme un puissant catalyseur du récit national. Nous défendons la laïcité comme principe démocratique reposant sur deux buts : la liberté de conscience et donc, l’égalité citoyenne;  et deux moyens : la neutralité de l’État et la séparation des religions et de l’État. Nous dénonçons toutefois la manière dont cette laïcité a progressivement été détournée pour devenir un instrument de contrôle et d’exclusion.

Les lois 21, 94 et 9 s’inscrivent dans une continuité politique qui remonte à l’ancien projet de loi 94 sur les accommodements raisonnables et les services publics à visage découvert, au projet de loi 60 sur la Charte des valeurs québécoises et au projet de loi 62 sur la neutralité religieuse. Loin de constituer des initiatives isolées, elles participent à un même registre politique où l’islam et les personnes musulmanes sont construits comme des objets de suspicion et de préoccupation.

Pourtant, il importe de rappeler que la loi 21 n’a pas fait la laïcité au Québec. Celle-ci était déjà opérante dans les institutions. La véritable nouveauté de cette loi réside plutôt dans le détournement de la notion de laïcité afin de procéder à l’exclusion légalisée des femmes musulmanes qui pratiquent le couvrement islamique.

L’adoption de la loi 21 n’a pas non plus été une avancée historique, comme aiment le répéter plusieurs acteurs et actrices de la scène politique. Cette loi et ses prolongements ont plutôt marqué une sérieuse rupture dans l’histoire contemporaine des droits et libertés au Québec, et même au Canada. Car le recours préventif à la clause dérogatoire de manière répétée et agressive touche à la capacité même des groupes minoritaires d’utiliser les chartes pour protéger leurs droits lorsque ceux-ci deviennent politiquement impopulaires. Or, ces chartes ont précisément été conçues pour protéger contre les excès du pouvoir majoritaire.

Cette instrumentalisation de la laïcité produit des conséquences cruelles sur une partie de la population québécoise, pour reprendre les termes du Juge Marc-André Blanchard en Cour supérieure du Québec. En effet, des femmes sont humiliées et exclues de professions pour lesquelles elles sont qualifiées, et dont le Québec a grandement besoin. Des étudiantes ont abandonné des projets professionnels ou réorienté leurs études. Des familles ont quitté le Québec. Des communautés entières vivent avec le sentiment d’être constamment observées et suspectées dans les garderies, les écoles, les cégeps et même dans les universités, simplement parce qu’elles existent. Des associations étudiantes ont exprimé des inquiétudes quant à la mise hors la loi de leurs pratiques religieuses pourtant protégées par les libertés fondamentales. Leurs apparences, leurs pratiques religieuses et leurs opinions politiques sont devenues un problème à résoudre. Même les professeur·es

ne sont pas épargné·es par ces politiques qui contribuent à fragiliser leur liberté académique, en particulier par la loi 9.

Ces conséquences dépassent largement les pertes d’emploi ou les obstacles professionnels. Elles relèvent d’un processus de « mort sociale » par lequel certaines citoyennes sont progressivement déclassées de la société. Cela survient lorsqu’un groupe n’est plus reconnu dans sa pleine humanité ni dans sa légitimité à appartenir à la société. Cette mort sociale s’observe chez une personne à travers trois dimensions étroitement liées : la rupture de l’identité sociale, la rupture des liens sociaux et la rupture dans le rapport au corps. Autrement dit, elle affecte à la fois la manière dont ces femmes se perçoivent, la manière dont elles sont reliées aux autres et la manière dont leurs corps portent les traces de l’exclusion.

Depuis des années, les femmes musulmanes qui pratiquent le couvrement islamique alertent la société québécoise sur les effets de ces politiques. Pourtant, leurs voix demeurent largement ignorées alors même qu’on légifère sur leurs corps et qu’on suspend leurs droits et libertés. Une loi qui exclut des femmes en raison de leur apparence ne saurait être qualifiée de féministe! Elle repose plutôt sur une logique coloniale, raciste et paternaliste où l’État prétend savoir ce qui est bon pour elles tout en refusant de les consulter et de les écouter.

Ces femmes, enseignantes, éducatrices spécialisées, psychothérapeutes, psychoéducatrices, orthophonistes, ergothérapeutes et professionnelles de nombreux autres secteurs, s’inquiètent des répercussions de ces lois sur leur pratique. Malgré les obstacles rencontrés, elles continuent de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour préserver leur dignité, leur capacité d’agir et leur place dans la société québécoise. Elles interpellent leurs ordres professionnels, rencontrent leurs syndicats, écrivent des lettres, participent aux mobilisations citoyennes, manifestent, contestent devant les tribunaux et investissent les espaces médiatiques, académiques et communautaires. Ces gestes témoignent d’une volonté persistante de demeurer présentes dans l’espace public malgré les tentatives de les en exclure.

Lorsqu’une société normalise l’exclusion d’un groupe en particulier, lorsque le recours à la clause dérogatoire devient un outil politique ordinaire, lorsque des libertés fondamentales sont suspendues, c’est l’ensemble du cadre démocratique de cette société qui est fragilisé.

Nous nous opposons à l’instrumentalisation de la laïcité parce qu’une démocratie se juge moins à la manière dont elle protège sa majorité qu’à la manière dont elle traite ses minorités.

Départ du ministre du travail Jean Boulet: la FTQ commente

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), prend acte de l’annonce du ministre du Travail Jean Boulet et ministre responsable des Relations canadiennes à l’effet qu’il ne solliciterait pas de renouvellement de mandat.  La FTQ ne peut que dresser un bilan négatif de son passage au poste de ministre du Travail.

Pour notre organisation syndicale, il est clair que le mandat du ministre était de retirer le plus de droits possibles aux travailleurs et travailleuses en faisant adopter des lois visant à favoriser les employeurs.

On retiendra de son passage en politique, qu’il a tout simplement poursuivit sa carrière d’avocat patronal.  Il est responsable des pires reculs dans le Code du travail depuis les années 1970.  Son passage laissera de lourdes séquelles en relation de travail.  Est-il nécessaire de rappeler qu’il est le champion du plus long lock-out décrété au Québec en mettant à la rue en 2015 les travailleurs et travailleuses de l’usine Delastek à Shawinigan, lock-out qui a duré près de 3 ans.

Jean Boulet a choisi d’être l’avocat des patrons au Conseil des ministres. Il laisse en héritage un dialogue social fragilisé, brisé et en miettes qu’il faudra reconstruire.

La CAQ refuse des investissements majeurs en transport collectif

Drummondville, le 31 mars 2026 – Les porte-parole de la FTQ et la CSN sont sidérés d’apprendre que, faute d’entente-cadre, la CAQ laissera délibérément dormir la part qui revient au Québec dans le Fonds pour le transport en commun du Canada.

 

Ainsi, le Québec ne recevra absolument rien pour le développement de son transport collectif, alors que l’Ontario a déjà encaissé plus de deux milliards de dollars.

 

Une fois de plus, la CAQ nous fait la démonstration des impasses dans lesquelles elle entraîne le Québec dans la plupart des négociations avec le fédéral. Un juste retour fiscal pourrait bénéficier aux usagères et aux usagers du transport, mais aussi aux automobilistes, puisque l’augmentation du transport en commun améliore la fluidité sur les routes.

 

C’est là une autre preuve du désintérêt complet de la CAQ envers le transport collectif et public : des sommes importantes sont disponibles et le Québec est la seule province à ne pas en profiter. C’est impensable ! L’inaction de la CAQ prive les collectivités québécoises du financement qu’elles réclament pour développer leurs réseaux de transport collectif. Quand on sait à quel point les besoins sont criants et que les sociétés de transport sont contraintes de couper dans leurs services et de reporter des projets essentiels en raison du manque de financement, on ne peut qualifier autrement que d’irresponsable le laxisme de ce gouvernement.

 

De plus, il est clairement établi que la principale source d’émission de gaz à effet de serre (GES) au Québec est attribuable au transport. Alors que l’Ontario investit les deux tiers de son budget de transport dans le développement du transport collectif, le Québec fait l’inverse : il consacre les deux tiers de l’enveloppe budgétaire du transport au réseau routier.

 

 « La création du Fonds pour le transport en commun du Canada a été annoncée en 2024. C’est incompréhensible et révoltant que le gouvernement du Québec n’ait pas encore d’entente-cadre comme en a l’Ontario. Pendant ce temps, on retarde la création d’emplois pour la fabrication et pour l’opération des tramways et des autres véhicules de transport collectif. Ce laxisme explique en partie le report de l’atteinte des cibles de réduction de GES du Québec. Ce n’est cependant pas surprenant, étant donné le bilan désastreux de la CAQ en matière de transport collectif », affirment conjointement Caroline Senneville, présidente de la CSN, et Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

 

 Il n’y a aucun plan pour soutenir réellement les sociétés de transport. Nous réclamons un transport collectif et public abordable, efficace et accessible à toutes et à tous.

 

Le financement du transport collectif n’est pas une ligne de dépense comptable à réduire : c’est un service public indispensable. La logique de la recherche de rentabilité à tout prix ne tient pas la route pour les services publics. Demandons-nous aux hôpitaux et aux écoles d’être rentables ? Non ! Alors, pourquoi appliquer cette logique au transport en commun ? C’est une question de vision et de projet de société.

 

Nous réclamons un financement suffisant et pérenne, en ce qui concerne les opérations des sociétés de transport et le développement d’une offre à la hauteur des besoins en mobilité durable et abordable.

Ces aberrations doivent cesser. L’inaction ne fera qu’aggraver la situation.

 

« Diriger le Québec par improvisation a ses limites. Les besoins sont criants. Les solutions existent. L’argent est sur la table. Ce qu’il manque, c’est la volonté politique », de conclure Caroline Senneville et Olivier Carrière.

 

Ensemble, la CSN et la FTQ représentent près d’un million de personnes syndiquées.

Un budget sans surprise : la FTQ a hâte de passer à autre chose

La Fédération des travailleurs et des travailleuses (FTQ) éprouve une déception prévisible face au budget déposé aujourd’hui par le ministère des Finances. La centrale déplore l’absence de vision structurante pour soutenir les travailleurs et travailleuses dans un contexte de turbulences économiques.

« Il y a peu de choses dans ce budget qui répondent aux attentes des travailleurs et des travailleuses. On s’y attendait considérant que le budget du ministre des Finances était déjà rédigé lorsque nous l’avons rencontré. On tient compte que très partiellement de l’augmentation des inégalités sociales, de la crise de l’habitation, de l’incertitude économique actuelle ou encore de l’urgence de lutter contre les changements climatiques. Il s’agit d’une autre illustration de la déconnexion de la CAQ par rapport aux attentes et aux besoins de la population québécoise », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

Le gouvernement a annoncé quelques nouvelles dépenses et investissements dans des domaines importants pour la société québécoise, ce qui est toujours bienvenu. Cela dit, la centrale déplore le manque de vision et d’ambition de ce budget. Par exemple, la conversion de 5000 places de garde non subventionnées en place subventionnées apparaît comme une bonne nouvelle, mais l’idéal serait un réseau complet et accessible de centres de la petite enfance (CPE). Nous disons oui à un soutien additionnel pour le secteur forestier, mais quand le Québec aura-t-il une véritable politique industrielle ?

L’augmentation du niveau des dépenses sera très faible au cours des prochaines années, ce qui laisse présager un retour à l’austérité. Les dépenses en santé et services sociaux se situeront à un niveau acceptable pour 2026-2027, mais augmenteront peu pour l’année subséquente. En éducation, les augmentations apparaissent insuffisantes et entraîneront des impacts négatifs sur les services. Il s’agit là de choix politiques considérant les sommes importantes versées au Fonds des générations et l’absence de nouveaux revenus, particulièrement auprès des plus riches. Le gouvernement aurait également pu mettre sur pied un régime public et universel d’assurance médicaments, ce qui aurait permis des économies de plusieurs milliards de dollars par année.

« Au Québec, il y a du monde qui travaille fort, puis qui n’y arrive plus. Il y a des familles qui coupent dans l’épicerie et des gens qui travaillent à temps plein sans joindre les deux bouts. Nos membres, comme l’ensemble des Québécois et Québécoises, n’ont pas besoin d’un gouvernement spectateur. Ils ont besoin d’un gouvernement qui protège les emplois et qui améliore leur qualité de vie », ajoute la présidente de la FTQ.

Après deux mandats caquistes, la FTQ est prête à passer à autre chose et à contribuer activement à élaborer des solutions pour les défis auxquels fait face la société québécoise.

« C’est inhabituel de dire ça en mars alors que le printemps approche, mais on attend avec impatience d’être en octobre pour que soient enfin déclenchées les élections. À la FTQ, on est déjà passé au prochain appel. On se prépare à travailler avec le prochain gouvernement, peu importe sa couleur politique. Il y a un besoin urgent de rétablir le dialogue social qui a été mis à mal par ce gouvernement. Ce n’est pas un caprice syndical, mais une façon intelligente de faire face aux turbulences et de bénéficier de l’expertise du terrain », précise la présidente de la FTQ.

Fin de l’étude détaillée du projet de loi 3 : Le gouvernement s’apprête à adopter une des pires lois de l’histoire du Code du travail

Montréal, le 26 février 2026 – La CSN, la CSQ et la FTQ déplorent l’adoption prochaine du projet de loi 3 par le gouvernement caquiste, alors que se terminait hier l’étude détaillée. À quelques mois des élections, le gouvernement préfère déséquilibrer davantage les relations de travail pour des motifs essentiellement idéologiques plutôt que de répondre aux priorités de la population, comme la crise du coût de la vie et l’accès aux services publics.

Si l’adoption de certains amendements vient clarifier sa portée, la Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail demeure une nouvelle attaque de ce gouvernement contre les droits des travailleuses et des travailleurs. Ironiquement, l’ajout de nombreuses contraintes administratives qu’engendrerait le projet de loi 3 coûterait cher aux syndiqué-es. Cette bureaucratisation inutile de l’organisation syndicale nuira nécessairement à la défense des droits des travailleuses et des travailleurs. Pour les trois grandes centrales, c’est au rôle d’acteur social des organisations syndicales que s’en prend le gouvernement qui souhaite les empêcher de lutter pour des gains profitant à la population.

Rappelons que le projet de loi 3 du ministre Jean Boulet s’ajoute à la loi 14, qui freine le droit de grève des salarié-es. En plus de ces atteintes aux droits des travailleuses et des travailleurs, le gouvernement met de l’avant plusieurs projets de loi préoccupants, comme le projet de loi 1 et le projet de loi 9, au point où le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) s’inquiètent publiquement d’une dérive autoritaire et d’un effritement de l’État de droit.

« Ce gouvernement laissera deux choses derrière lui : les pires lois contre les travailleuses et les travailleurs adoptées depuis des décennies et une inaction incompréhensible face aux enjeux qui préoccupent la population. Avec la démission de François Legault, nous aurions souhaité que ce gouvernement change de cap et se concentre sur les priorités des citoyennes et des citoyens. Il a plutôt préféré faire plaisir aux patrons en allant de l’avant avec ce projet de loi que nous jugeons inconstitutionnel », déclarent Caroline Senneville, présidente de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, et Magali Picard, présidente de la FTQ.

« Les organisations syndicales ont toujours été au rendez-vous pour améliorer la vie des Québécoises et des Québécois. Est-il besoin de rappeler que les luttes syndicales ont permis le développement des CPE, la mise en place de l’équité salariale et le déploiement de nos services publics, notamment en éducation et en santé ? Avec ces projets de loi qui attaquent les travailleuses et les travailleurs, la CAQ tente de museler les contre-pouvoirs. Nos organisations demandent aux candidats à la succession de François Legault de s’engager à ne pas adopter ce projet de loi. Dans les derniers jours, ils se sont distancés de certaines mauvaises décisions du gouvernement, notamment quant à l’abolition du PEQ. Il n’est pas trop tard pour en faire autant avec le projet de loi 3. Les autres partis politiques doivent aussi s’engager à retirer cette loi », de conclure les présidences des trois grandes centrales syndicales.

Votre nouvelle convention collective

La convention collective 2025-2030 a été signée en fin de journée hier par les représentants de la STM et du SEPB 610. Notre nouveau contrat de travail est officiellement en vigueur.

La signature officielle s’est déroulée en présence du comité de direction de la STM et du comité exécutif du SEPB 610.

« Nos membres sont satisfaits du résultat. Notre objectif était de protéger nos emplois et l’expertise à la STM. On voulait une paix industrielle pour la durée de la convention collective et c’est ce qu’on a obtenu », a déclaré à cette occasion Marc Glogowski, président du SEPB 610.

Nous avons déjà demandé aux Ressources humaines que les nouveautés de la convention collective puissent être mises en œuvre rapidement, notamment la possibilité d’effectuer du télétravail à l’étranger, la réduction volontaire de la semaine de travail à 32 heures et la prime « jalons projet » aux employés temporaires. Quant aux augmentations de salaire et au forfaitaire de 2%, la STM a 60 jours pour procéder au versement.

Une formation sur le contenu de la nouvelle convention collective sera donnée au début juin à l’ensemble des personnes déléguées syndicales qui seront élues ou réélues dans les prochaines semaines.

Vous recevrez plus d’information à ce sujet en mars.

 

SEPB 610

La nouvelle convention s’en vient

Depuis l’acceptation de l’entente de principe, les comités de négociation syndical et patronal ont poursuivi leurs discussions afin de finaliser le texte officiel de la nouvelle convention collective. Nous sommes en plein dans ce travail de révision actuellement.

Si tout se déroule comme prévu, la nouvelle convention collective devrait être officiellement signée avant la fin février. Ce n’est qu’une fois signée qu’elle entrera officiellement en vigueur. Il faut donc patienter encore un peu avant de pouvoir demander à faire du télétravail à l’étranger, se faire rembourser le cours menant à la certification PMP ou devenir admissible à la prime « jalons projets » pour les employés temporaires.

Aussi, la STM a jusqu’à 60 jours après la date de la signature pour verser les augmentations salariales, la rétroactivité et le forfaitaire prévus à l’entente. En rappel, nous recevrons :

  • Une augmentation salariale de 1,5% rétroactive au 5 janvier 2025;
  • Une augmentation salariale de 4,5% rétroactive au 4 janvier 2026;
  • Pour les employés en progression dans leur échelle salariale dont le rendement a été jugé satisfaisant pour l’année 2025, une progression salariale de 3% versée au prorata du temps écoulé depuis le versement de la dernière progression. La dernière progression ayant été octroyée vers le 1er juillet 2025, la progression octroyée rétroactivement au 4 janvier 2026 sera d’environ 1,5%.

Un montant forfaitaire correspondant à 2% du salaire de base gagné en 2025.

 

SEPB 610

Élections syndicales en vue

La signature de la nouvelle convention collective signifie la fin de la « pause » électorale que permettent les Statuts et Règlements du syndicat pendant une période de négociation.

 

Les personnes délégués syndicales

Ce printemps, l’ensemble des postes de personnes déléguées syndicales seront en élection. Dans chaque secteur de la STM, selon un nouveau découpage qui sera bientôt finalisé, un ou plusieurs postes de personne déléguée sera disponible. C’est l’occasion de vous impliquer dans votre syndicat pour le prochain mandat de trois ans ou de renouveler votre confiance en vos personnes déléguées sortantes qui solliciteront un nouveau mandat.

Les élections se tiendront dans une assemblée de secteur convoquée sur Teams par le comité exécutif. Nous visons de courtes assemblées de 12h00 à 12h30, qui auront lieu selon les secteurs entre la mi-mars et la fin mai. Les mises en candidature se font directement pendant l’assemblée.

 

Les membres du comité exécutif

Les cinq postes au comité exécutif seront quant à eux en élection l’automne prochain lors d’une assemblée générale ordinaire. L’assemblée devrait avoir lieu en octobre. Un avis d’élection sera diffusé au moins 30 jours avant l’assemblée et les candidatures peuvent être reçues jusqu’à 15 jours avant l’assemblée.

 

SEPB 610

Les professionnel.le.s de la STM votent en faveur de l’entente de principe

Les membres du SEPB-610 (professionnel.le.s de la Société de transport de Montréal (STM)), ont voté à 91% en faveur de l’entente de principe intervenue le 31 décembre dernier entre le 610 et la direction de la STM.

Les membres ont été nombreux à se prononcer sur cette entente de principe, le taux de participation atteignant 86%.

Pour la première fois de leur histoire, les professionnel.le.s de la STM s’étaient engagés dans un mouvement de moyens de pression qui a culminé avec une grève du temps supplémentaire de 16 jours.

« Nous sommes satisfaits de cette entente qui prévoit une véritable sécurité d’emploi, encadre davantage la sous-traitance, maintient les acquis et offre plus de flexibilité dans l’aménagement du temps de travail », explique Marc Glogowski, président du SEPB-610.

Les syndiqué.e.s ont obtenu les dispositions nécessaires qui leur assurent une sécurité d’emploi à la STM pour toute la durée de la convention collective.

À cela s’ajoutent des augmentations salariales composées de 16,5% condensées en 4,5 ans et plusieurs gains tant monétaires que normatifs.

Les négociations se sont échelonnées sur plus d’un an.

Démission de François Legault: réaction de la FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) prend acte de la démission de François Legault comme premier ministre et chef de la Coalition avenir Québec (CAQ). Pour la FTQ, il est clair qu’il s’agit du résultat de l’échec des politiques de la CAQ, particulièrement depuis le début du dernier mandat.  « Le virage à droite toute et les politiques populistes de division et d’affrontement de la CAQ ne pouvaient qu’aboutir au départ de celui qui passait les commandes. La population du Québec n’aime pas les chicanes et le chaos. Nous l’avons dit et répété à plusieurs reprises, le bilan des dernières années du gouvernement est catastrophique pour le Québec », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

Il faut de façon urgente que ce qui reste de ce gouvernement renoue avec la population. Cela veut dire amorcer un dialogue social avec la société civile et les représentants des travailleurs et travailleuses. Cela veut aussi dire travailler pour lutter contre l’itinérance, la crise du logement, le coût de la vie et s’engager à abroger les projets de loi et les lois qui ont créé le désordre des derniers mois. Le message s’adresse aussi aux partis d’opposition qui devront prendre note que rejeter le dialogue social avec sa population ne peut que desservir le Québec.

« Aussi, il faut rappeler l’absence de geste concret de ce gouvernement pour lutter contre la guerre tarifaire en abandonnant les travailleurs et travailleuses et les entreprises impactées par l’agression américaine. Malgré cela, la FTQ salue l’engagement de François Legault pour ses années de service public », conclut la présidente de la FTQ, Magali Picard.