COUPURES DE POSTES : La situation chez les pros

L’exécutif syndical a rencontré chacune des directions exécutives ces deux derniers jours pour prendre connaissance des coupures de postes imposées dans chaque secteur, souvent à peine quelques minutes avant les employés concernés.

Selon notre compilation, 24 postes de professionnels syndiqués ont été abolis cette semaine, dont 17 postes vacants, qui s’ajoutent aux 19 autres postes vacants abolis en 2023.

 

Vous avez des droits

Une dizaine de professionnels-elles sont personnellement touchés. À première vue, la convention collective semble respectée. Nous sommes en contact avec tous les membres qui deviennent des employés en relocalisation pour les soutenir dans cette situation. Ils ont des droits et nous nous assurons qu’ils soient respectés.

Nous n’avons pas encore reçu de portrait global des abolitions de poste de cette semaine. Si vous avez reçu une lettre d’abolition de poste et que vous n’êtes pas déjà en contact avec nous, n’hésitez pas à nous interpeller.

Les Ressources humaines nous ont promis qu’une équipe spéciale serait déployée rapidement pour accompagner individuellement les employés en relocalisation et les aider à trouver un nouveau poste à la STM. C’est la moindre des choses. Nous veillerons à ce que ce service voie le jour rapidement.

 

Climat anxiogène

Les annonces de cette semaine deviennent un nouveau chapitre dans l’interminable saga de la réorganisation qui représente la trame de fond du climat d’anxiété qui caractérise nos vies professionnelles à la STM depuis au moins un an.

Si elle souhaite « rehausser l’expérience employé », la haute direction devrait éviter de placer une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes en annonçant haut et fort l’abolition de 250 postes deux mois avant de préciser ses véritables décisions. Peu considéreront un tel climat d’incertitude comme un facteur de succès d’une STM plus performante et plus humaine.

Et que dire des employés de la Division Ingénierie Infrastructures (DII) qui ont appris, à peine 24 heures avant les annonces de mercredi, qu’ils n’étaient « plus touchés par les annonces de cette semaine », que celles-ci se feront « ultérieurement » puisque que « les réflexions concernant son positionnement avancent très bien ». Le suspense continue…!

 

Les pros et l’offre de service

La direction continue de parler publiquement de coupures « non liés directement à l’offre de service » et promet même 100 millions $ de coupures supplémentaires pour les cinq prochaines années, toujours « sans impacter le niveau de service offert à la clientèle. »

Attention! Il y a des limites à faire disparaître des postes de professionnels et prétendre qu’on demeure dans un exercice administratif « non lié directement à l’offre de service. » C’est d’ailleurs aussi vrai pour nos collègues techniciens, de soutien administratif et de métier, qui sont eux aussi touchés par les coupures.

Mme Léonard dit craindre pour l’offre de service de 2025. Nous ne pouvons que réenchérir là-dessus. Déjà, dans nos équipes, des choix doivent être faits, des projets doivent être mis de côté et nous devons redoubler de vigilance pour ne pas que la pression et la surcharge de travail ne poussent davantage d’entre nous vers l’épuisement professionnel.

La fiabilité du service s’en fera sentir plus tôt que tard. C’est un pari risqué que prend la haute direction en éliminant des postes professionnels en pensant épargner le service.

Dans tous les domaines où nous travaillons, les actualités des dernières semaines ont mis en lumière les conséquences d’un manque d’expertise professionnelle sur la qualité du service offert. Autant pour la fiabilité de son service que pour sa communication avec la clientèle, les responsables du REM font piètre figure.

 

Expertise rime avec performance

On espère que la haute direction prend des notes de ce qui se passe avec les débâcles de CDPQ-Infra. La STM serait avisée de ne pas tenir pour acquis son expertise professionnelle, qui représente à l’heure actuelle un de ses principaux atouts et avantages concurrentiels face aux acteurs privés qui s’improvisent transporteurs publics.

 

En cette période de changements et d’incertitude… un nouveau PAE

Dans ses différentes communications cette semaine, la STM nous réfère au PAE, administré depuis le début de l’année par la firme Dialogue, qui a remplacé Telus Santé à la suite du dernier appel d’offres.

Y avez-vous eu recours? Qu’avez-vous pensé du service reçu? Notre comité SST est curieux de connaître l’expérience des professionnels avec ce nouveau fournisseur. Nous allons passer le message aux responsables du contrat à la STM et réclamer les améliorations nécessaires, s’il y a lieu.

 

SEPB 610

Télétravail : les obligations de présentiel pleuvent

Lentement mais sûrement, la flexibilité et l’autonomie que nous semblions avoir acquises depuis 2022 dans notre organisation entre le télétravail et le présentiel semble s’effriter.

Un nombre croissant de gestionnaires exigent de leurs équipes une « présence au bureau » de plus en plus importante, souvent sans justificatif qui n’aille au-delà de « l’esprit d’équipe ».

À un moment où l’éternelle réorganisation, la situation budgétaire et l’épée de Damoclès des coupures causent déjà bien assez de stress, on aurait pu s’attendre à ce que le télétravail – qui ne coûte rien, qui favorise la productivité et le bien-être des employés, qui est perçu par les professionnels comme une marque de confiance, voire de reconnaissance – se poursuive avec la même flexibilité qu’ont adoptée les professionnels et leurs gestionnaires depuis deux ans.

Mais puisque certaines directions ont décidé de serrer la vis là aussi, prenons le temps de rappeler ce que prévoit notre contrat de travail.

 

Le télétravail est établi « à raison d’un minimum de trois jours par semaine ».

Nous avons vu des directives de présentiel obligatoire qui s’établissent en pourcentage d’heures travaillées ou qui qualifient deux jours de présentiel comme étant un « minimum ». C’est tout le contraire. Sauf dans une situation exceptionnelle où la présence est essentielle pour les besoins opérationnels, notre lettre d’entente sur le télétravail prévoit que le télétravail est, au minimum, de trois jours par semaine.

 

Une journée sur le terrain, dans les locaux d’un partenaire ou lorsque votre présence est requise dans un autre lieu que le bureau ne compte pas comme une journée de « télétravail ».

Le « télétravail » est une forme d’organisation du travail où le salarié réalise ses tâches à distance en utilisant des outils technologiques (ordinateur, téléphone, Internet). Donc lorsque vous devez réaliser vos tâches en étant physiquement présent à quelque part, vous n’êtes pas en télétravail. Cette journée ne peut donc pas être comptabilisée dans votre minimum hebdomadaire de 3 jours de télétravail.

 

Lors d’une journée au bureau, c’est la responsabilité de la gestion de prévoir des espaces de travail pour les employés.

Alors que de plus en plus d’équipes se voient imposer des journées au bureau fixes (les mêmes journées pour tout le monde!), l’enjeu de la disponibilité des espaces de travail commence à se profiler. Certains partagent un bureau avec un collègue, d’autres, embauchés après mars 2020, n’ont jamais eu de bureau à eux!

Fournir un espace de travail demeure une responsabilité de l’employeur. Est-ce que toutes ces obligations de présentiel sont bien coordonnées? On verra dans les prochaines semaines.

 

Finalement, plusieurs gestionnaires disent que les journées en présentiel servent à créer des liens et socialiser avec les collègues. Justement, des représentants de l’exécutif syndical et plusieurs délégués seront présents le 7 février prochain à la Tour GR. Nous serons identifiés aux couleurs du SEPB 610.

Passez nous voir au local du SEPB 610 au 5e étage, on aura du café!

Préparation à la négo : des midis discussion pour approfondir certains thèmes

Les réponses des 453 professionnels ayant complété notre sondage de l’automne dernier sur nos futures demandes de négo sont très éclairantes. Merci!

Comme prévu, certains sujets méritent d’être creusés davantage. Toutes les subtilités ne peuvent pas être captées par un sondage, même avec des questions ouvertes.

Nous préparons donc pour les prochaines semaines une série de midis discussion où vous serez invités à vous prononcer sur l’un ou l’autre des thèmes suivants :

  • Aménagement du temps de travail : nombre d’heures, cumul de temps, horaire comprimé, journées de présentiel, etc.
  • Dotation : affichages, outils de mesure, priorités des candidatures, etc.
  • Bureaux de projet : sous-traitance, gestion matricielle, etc.
  • La négociation : étapes, communication, mobilisation, moyens de pression

Afin de favoriser la discussion, nous souhaitons organiser des groupes de quelques dizaines de professionnels par séance. Afin de nous aider à planifier le nombre de rencontres, merci de nous signaler votre intérêt pour l’un ou l’autre des thèmes en remplissant ce formulaire.

Les rencontres se tiendront en mode hybride, autant que possible. Votre participation doit se faire sur votre temps personnel, d’où le fait que nous privilégions l’heure du midi.

Merci à l’avance de votre participation!

 

SEPB 610

Est-ce que le SEPB 610 a un fonds de grève?

Les grèves des employés de l’État cet automne ont remis à l’avant-plan les questionnements de plusieurs sur les « fonds de grève » des syndicats. Plusieurs ont constaté que la situation est inégale d’une organisation à l’autre.

En vue de notre prochaine négociation, vous vous demandez peut-être si le SEPB 610 a un fonds de grève. Réponse : oui.

Notre affiliation au SEPB-Québec et, au niveau canadien, au COPE-SEPB, comprend une cotisation et un accès à des fonds de grève en excellente santé financière.

Localement, le SEPB 610 détient également un actif appréciable pouvant servir à bonifier, au besoin, les prestations de grève offertes par le SEPB-Québec et le COPE-SEPB.

On ne souhaite pas en arriver là, mais si jamais il s’avérait nécessaire de considérer cette option, nous avons ce qu’il faut pour s’y engager avec sérieux. Les modalités d’utilisation de ces fonds vous seraient évidemment présentées en assemblée générale avant tout vote de grève.

 

SEPB 610

Le rôle des syndicats dans les COP

Comme à chaque année depuis 2015, le président du SEPB 610 Marc Glogowski fait partie de la délégation de la FTQ et de la société civile québécoise à la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP).

La FTQ dresse d’ailleurs un bilan très positif de sa participation à la COP28 en décembre dernier.

De manière plus générale, quels rôles les syndicats jouent-ils dans les COP? Nous en rappelons ici quelques-uns :

  1. Représentation des travailleurs : Les syndicats représentent les intérêts des travailleurs dans les discussions sur les changements climatiques. Cela peut inclure la défense des travailleurs touchés par la transition vers une économie plus verte et la promotion de politiques qui garantissent une transition juste pour les travailleurs.
  2. Plaidoyer pour des politiques équitables : Les syndicats favorisent des politiques climatiques qui prennent en compte les impacts sur l’emploi, la formation et le bien-être des travailleurs. Ils contribuent à la formulation de politiques équitables et durables.
  3. Participation aux dialogues sociaux : Les syndicats participent aux dialogues sociaux au sein des COP, collaborant avec d’autres parties prenantes pour élaborer des solutions qui intègrent les perspectives des travailleurs.
  4. Promotion de la transition juste : Les syndicats plaident en faveur d’une transition juste vers une économie à faible émission de carbone, en mettant l’accent sur la protection des emplois existants, la création d’emplois verts et la garantie de conditions de travail décentes dans les nouvelles industries.
  5. Éducation et sensibilisation : Les syndicats jouent un rôle dans l’éducation et la sensibilisation des travailleurs sur les enjeux liés aux changements climatiques, encourageant une compréhension plus large des défis et des opportunités.
  6. Participation à la mise en œuvre des politiques : Une fois que des accords sont conclus lors des COP, les syndicats sont impliqués dans la mise en œuvre des politiques au niveau national, en travaillant avec les gouvernements et d’autres parties prenantes pour garantir une transition juste.

Mon rôle à la COP était de sensibiliser nos politiciens présents sur place de cette dichotomie entre le financement des projets et le financement de l’exploitation du service. Pour maintenir, voire augmenter l’offre de service du transport en commun, il faut garantir un budget opérationnel adapté aux objectifs de croissance des sociétés de transport. Voici les divers intervenants que j’ai rencontrés :

  • Benoit Charrette, ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec
  • Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec, ministre responsable du Développement économique régional, ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal
  • Désirée McGraw, Porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Parti libéral du Québec
  • Steven Guilbeault, ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada
  • Kristina Michaud, Porte-parole du Bloc Québécois en matière de Changements climatiques, Sécurité publique et protection civile et Jeunesse
  • Taylor Bachrach, député du NPD
  • Elizabeth May, députée du Parti vert

Il est primordial que les syndicats participent aux COP, tout comme les différents groupes de la société civile. Il y a un dicton qui se dit là-bas à chaque année : « Si vous n’êtes pas à la table, c’est que vous êtes au menu. » (If you are not at the table then you are on the menu).

 

SEPB 610

Coupures de poste : à surveiller en 2024

Nous avons appris comme vous la décision de la haute direction de choisir comme « piste d’économie » de couper 5% de la masse salariale en 2024. Qu’est-ce que ça signifie? Comment tout ça va se traduire concrètement? Nous n’en savons rien. Nous posons les questions, mais on comprend que les réponses ne viendront pas avant janvier.

En attendant, on se permet seulement de souligner que la direction fait fausse route en prétendant que de telles coupures n’auront « aucun impact sur le service », si elles touchent aux postes des professionnels.

L’expertise des professionnels qui planifient, développent et organisent les services et infrastructures de la STM est en soi une source d’efficacité et de productivité.

Si on reporte des programmes d’entretien, si on délaisse la conception de solutions innovantes, si on ne négocie plus avec les fournisseurs, si on ne repense plus les services en fonction des nouveaux besoins, si on se contente de continuer à faire la même chose parce qu’on n’a plus le temps de travailler à s’améliorer, la STM n’avancera pas vers des économies, mais vers une accumulation de problèmes et à terme une dégradation des services.

Saborder l’expertise d’une organisation rime rarement avec une amélioration du service. On ne nous convaincra pas du contraire.

Nous avons une rencontre de prévue en janvier avec les Ressources humaines pour essayer d’en savoir plus sur le plan de la direction à ce sujet.

 

SEPB 610

Élan de solidarité pour les grévistes du secteur public

Les difficiles négociations dans le secteur public ont des conséquences importantes pour à peu près tout le monde depuis des semaines. Les grévistes sacrifient plusieurs jours de revenus pour défendre l’intégrité des réseaux publics qu’ils tiennent à bout de bras.

En même temps, ces travailleuses et travailleurs bénéficient d’un élan de solidarité incroyable. En début de semaine, le Syndicat des Métallos a fait un don de 100 000$ sous forme de cartes-cadeaux d’épicerie aux grévistes des différentes organisations. Aujourd’hui, Unifor, l’AFPC et l’AIMTA renchérissaient avec des dons de 70 000$, 100 000$ et 65 000$ respectivement.

Le SEPB-Québec a déjà reçu pour 10 000$ de cartes-cadeaux pour distribuer à ses membres grévistes, de la part des Métallos. Quatre sections locales du SEPB sont membres du Front commun. Elles représentent les travailleuses et travailleurs de soutien scolaire des centres de service Marie-Victorin et Marguerite-Bourgeoys et des commissions scolaires anglophones Riverside, New Frontiers et Sir Wilfrid Laurier.

Ces membres sont des éducatrices en service de garde, des techniciennes en éducation spécialisées, des secrétaires d’école, des concierges, etc. qui ont souvent des horaires brisés, à temps partiel et dont les revenus sont souvent sous le seuil de la pauvreté.

En solidarité et à l’instar d’autres sections locales du SEPB, le SEPB 610 a fait cette semaine un don de 1000$ à être distribué sous forme de cartes-cadeaux à ses collègues en grève du SEPB.

Plusieurs parents parmi vous doivent combiner le télétravail avec les enfants à la maison et cette adaptation temporaire en soi un geste de solidarité. Ceux et celles qui veulent et peuvent en faire plus, nous vous invitons à faire un don à Centraide du Grand Montréal, qui soutient entre autres les banques alimentaires auxquelles ont recours les travailleurs en soutien scolaire, mais également bon nombre d’autres personnes dans le besoin.

Que ce soit via la campagne de générosité de la STM ou directement sur le site de Centraide, votre don vous donne droit à un crédit d’impôt et, spécialement ces jours-ci, témoigne de votre solidarité envers nos collègues du secteur public dont la lutte – et les gains qu’ils obtiendront – pavent la voie aux négociations qui suivront, dont la nôtre.

Merci et Joyeuses Fêtes!

 

SEPB 610

CO28 à Dubaï: maintenir la pression pour lutter contre les changements climatiques

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), fidèle à son engagement envers les enjeux environnementaux, portera la voix des travailleuses et travailleurs dans le cadre de la COP 28 lors des négociations de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui se déroulera du 30 novembre au 12 décembre à Dubaï. La délégation de la FTQ sera entre autres composée de la présidente, Magali Picard, et du secrétaire général, Denis Bolduc, ainsi que de déléguées et délégués œuvrant dans différents secteurs de l’économie (commerce, alimentation, transport collectif, énergie, foresterie, transformation industrielle) et provenant de différents affiliés (SEPB, TUAC, SCFP, Unifor). À noter que la FTQ participe à ces conférences depuis le tout début en 2015.

« Il faut maintenir la pression sur nos politiciens, même à l’étranger, pour s’assurer qu’ils assument leurs responsabilités et respectent leurs engagements. Par exemple, les énergies renouvelables doivent rester sous contrôle public alors que le gouvernement du Québec prône un déploiement de certaines énergies en laissant la voie libre au privé. Et souhaitons-nous vraiment permettre au Canada de poursuivre l’expansion de ses énergies fossiles en utilisant des technologies de captation de carbone qui sont inefficaces ? La réponse est non ! », soutient la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Si le choix du pays hôte peut sembler paradoxal par rapport aux objectifs de la conférence, la FTQ reconnaît le principe d’alternance des continents de l’ONU dans la sélection des pays organisateurs. Les défis actuels sont trop importants pour pratiquer la politique de la chaise vide. En tant que centrale syndicale, nous estimons avoir un rôle essentiel à jouer auprès de nos membres », explique le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Transition juste

Le concept de transition juste est utilisé à l’échelle internationale et vise à protéger la main-d’œuvre touchée par la transformation vers une économie verte. La FTQ s’assurera que le Programme de travail sur la transition juste, qui sera négocié, s’inscrira dans les principes de l’Organisation internationale du travail, c’est-à-dire par un dialogue social, la protection sociale, le droit du travail et le travail décent.

« La transition juste est un terme souvent galvaudé et noyé à travers différents concepts comme la transition verte, la transition énergétique, la transition socio-économique ou la transition environnementale. Même le gouvernement canadien a préféré utiliser le terme emplois durables pour favoriser la création d’emplois dans son dernier projet de loi », explique le directeur du service de l’environnement et de la transition juste de la FTQ, Patrick Rondeau.

Parmi les pistes de solutions explorées : organiser des comités paritaires axés sur l’environnement et le développement durable dans les milieux de travail, intégrer les enjeux de transition aux formations syndicales de base, négocier des articles de convention collective liés à ces enjeux (ex. : congé d’éducation payé).

La transition touche plusieurs emplois et régions et ne se déploie pas de la même façon ni à la même vitesse partout au Québec. La délégation de la FTQ surveillera et interviendra notamment sur ces enjeux : valorisation du transport collectif, carboneutralité des entreprises, décarbonation des procédés industriels, électrification des transports, protection des écosystèmes et de la biodiversité.

Le congé pour obligations familiales : un atout unique de la convention collective des professionnels

Si vous êtes touché.e par la grève dans les écoles du Québec, vous avez peut-être reçu des directives de votre gestionnaire sur la manière de concilier votre temps de travail avec vos obligations familiales.

Il semblerait que certaines équipes de professionnels aient reçu comme information que chacun était limité à deux jours d’absence rémunéré pour obligations familiales, après quoi vous n’aviez pas le choix d’utiliser votre temps cumulé ou vos vacances si vous n’êtes pas en mesure de travailler en raison de vos obligations familiales. Ce n’est pas exact.

 

Voici ce à quoi vous avez droit.

Contrairement à d’autres groupes d’employés à la STM, les professionnels n’ont pas de banque de congé prédéterminée qu’ils se font payer en fin d’année s’ils ne l’ont pas utilisée au complet. En revanche, nous avons accès à certains types de congé rémunéré, au besoin. Le congé pour obligations familiales en fait partie.

Un professionnel a droit à un congé rémunéré « lorsque sa présence est nécessaire en raison de circonstances imprévisibles ou hors de son contrôle ». Toutefois, « l’employé devra avoir pris tous les moyens raisonnables à sa disposition pour assumer autrement ces obligations et pour limiter la durée du congé. » (art. 613.01 m)

Concrètement, dans le contexte actuel, qui est pour le parent une situation « hors de son contrôle », vous devez prendre « tous les moyens raisonnables » pour maintenir votre présence au travail (partager la garde avec l’autre parent, grands-parents, amis, aménager votre horaire dans la mesure du possible, etc.). Malgré ces efforts, s’il y a des moments où vous ne pouvez vraiment pas compléter votre journée de travail ou honorer vos obligations professionnelles (ex : présence à une rencontre), vous avez droit à un congé rémunéré pour la durée de cette absence.

Il n’y a pas de limite de 2 jours. La seule limite est de déployer « tous les moyens raisonnables » pour y avoir recours le moins possible.

 

Un bénéfice durement négocié

Le maintien de cette disposition est un gain important de la dernière négociation en 2018 et celle-ci révèle son utilité particulièrement dans un contexte comme celui-ci.

Si vous avez de la difficulté à faire accepter par votre gestionnaire votre utilisation de ce congé, contactez-nous. Chaque situation personnelle est différente et un terrain d’entente devrait pouvoir être trouvé pour chacun.

La plupart des professionnels ne l’utiliseront probablement pas, mais ceux et celles qui en ont besoin doivent y avoir accès.

 

SEPB 610

« Pistes d’économie » : la STM coupera des postes qu’elle n’arrivait déjà pas à combler?

Nous avons appris en même temps que vous la nature des « nouveaux engagements » pris par la direction pour « réduire les coûts » des opérations de la STM en 2024. Parmi ceux-ci, l’élimination de 120 postes dans les « services corporatifs » fait jaser.

Selon les informations transmises par Marie-Claude Léonard en webdiffusion mercredi matin, il s’agirait uniquement de postes vacants, ce qui voudrait dire qu’aucune mise à pied ne serait prévue. C’est déjà une bonne nouvelle, si elle s’avère.

Tout de même, dans le contexte actuel, nous trouvons curieux que de renoncer à combler des postes vacants puisse être considéré comme une piste d’économie. Pour les postes de professionnels, la STM peine déjà à attirer et retenir son personnel. Les démissions sont de plus en plus nombreuses parmi nos membres, les autres employeurs leur offrant des conditions de plus en plus avantageuses.

Ce qui fait que malgré les embauches, le nombre de professionnels syndiqués reste stable à 750 depuis environ deux ans.

Sur papier, éliminer des postes vacants peut permettre de bien paraître aux yeux du gouvernement de la CAQ, mais puisque, de toutes façons, on n’arrivait pas à les combler, est-ce de cette manière que des économies seront réalisées? On peut en douter.

Surtout que le manque de personnel au sein des équipes cause déjà beaucoup d’heures supplémentaires, de perte d’efficacité et, trop souvent, d’épuisement professionnel et d’invalidités.

 

D’autres pistes

Pendant ce temps, des centaines de consultants externes continuent d’accomplir du travail de professionnel au sein de plusieurs équipes à la STM.

La principale justification entourant cette sous-traitance – et les coûts élevés de ces contrats – est qu’il serait plus facile de retourner chez eux les employés des firmes externes que des salariés de la STM, lorsque le contexte des projets ou la situation budgétaire l’exigent. Pourtant, on n’a pas entendu d’engagement clair à ce que les coupures de poste affectent aussi les consultants.

On ne sait pas non plus, parmi ces 120 postes, si certains concernent les nouveaux postes de gestion créés dans la foulée de la réorganisation. On peut se demander, dans le contexte actuel, si la transformation de la STM vers une structure matricielle, où les employés n’ont plus un, mais bien deux gestionnaires, reste opportune.

Les professionnels vous assurent, Mme Léonard, que nous saurons être plus humains et plus unis, même sous la gouverne d’un seul gestionnaire.

 

Réaction publique

Le président du SEPB 610 Marc Glogowski a réagi à la nouvelle dans un reportage de Radio-Canada (à compter de 20:32 dans la vidéo) en rappelant que des coupures de postes chez les professionnels peut quand même avoir des impacts concrets sur le service.

 

 

 

SEPB 610