Plan d’optimisation : une improvisation déconcertante

L’annonce faite par Marie-Claude Léonard le 22 avril dernier d’un Plan d’optimisation visant à générer 100 M$ d’économies récurrentes d’ici 5 ans sans impacter le niveau de service suscitait une certaine inquiétude en laissant entrevoir des décisions concrètes pour faire face à l’impasse budgétaire à laquelle est confrontée la STM.

Comme s’il fallait encore s’en surprendre, on a plutôt eu droit ce jour-là à des demi-annonces concernant une vague mise en place de comités chargés d’atterrir un jour avec d’éventuelles idées.

Pire encore, de l’aveu même de Mme Léonard, certaines des idées qui pourraient émerger de ces comités pourraient concerner nos relations de travail. À la veille du début de la négociation des conventions collectives des quatre plus grands groupes d’employés de la STM, la haute direction nous annonce donc vouloir traiter d’enjeux cruciaux de négociation dans des comités dont ils garderont le contrôle et dans lesquels s’impliqueraient des employés choisis par la direction!

Dans la matinée du 22 avril, après que les syndicats aient vivement réagi face à ce contournement du processus de négociation, Mme Léonard modifiait légèrement son discours et sa présentation, avant sa webdiffusion aux employés, afin de prendre soin d’y mentionner le mot « syndicat » à une ou deux reprises.

Depuis, nous n’avons aucune nouvelle de ce plan ou de la formation de ces comités. La direction est supposée préciser ses intentions, mais nous attendons toujours.

Il en reste que l’approche mise de l’avant demeure, au mieux, improvisée, alors qu’elle devrait au contraire être planifiée avec sérieux et transparence, compte tenu de l’intérêt commun que nous partageons avec la direction de voir la STM progresser et prospérer malgré le contexte actuel.

Nous sommes évidemment conscients de la situation budgétaire. Les questions d’économies récurrentes à identifier, de certains éléments de l’organisation du travail à repenser peuvent être légitimes. Nous avons justement des mécanismes de relations de travail conçus pour les traiter, des forums prévus à cette fin. Les employés syndiqués, aussi experts dans leur domaine soient-ils pour siéger sur de tels forums, doivent être choisis par leurs pairs et redevables face à ceux-ci.

Nous avons prouvé dans les dernières années notre sérieux et notre capacité à collaborer avec la direction lorsqu’il est nécessaire de s’adapter à une réalité changeante. Pendant la pandémie par exemple, nous avons convenu de nombreux arrangements et avons permis à la STM de continuer à fonctionner et d’évoluer, toujours dans un cadre de relations de travail paritaire et respectueux.

Nous espérons que la haute direction privilégiera cette avenue de relations de travail saines et constructives pour la suite des choses. Nous demeurons en contact avec les autres syndicats de la STM et allons agir en concertation avec eux si nécessaire.

SEPB 610

Intelligence artificielle : l’impact sur les emplois absent des préoccupations de la STM

Dans le positionnement qu’elle a publié sur l’intranet le 4 avril dernier, la STM soutient que l’intelligence artificielle générative (IAG) « soulève d’importants enjeux éthiques, juridiques, de protection des renseignements personnels et de propriété intellectuelle. » Elle annonçait du même souffle qu’une « évaluation sous forme d’expérimentation prendra forme dans les prochains mois, afin de mesurer les coûts et bénéfices réels de l’utilisation de l’IAG. »

Alors qu’on peut saluer la proactivité de la STM à vouloir s’adapter et encadrer l’utilisation de nouvelles technologies, on déplore que contrairement à ce qu’ont souligné de nombreux acteurs, la pérennité des emplois et la formation du personnel soit absente des « importants enjeux éthiques » qu’elle associe à cette technologie.

On se permet donc de rappeler que notre convention comporte déjà une protection concernant les impacts « d’une amélioration technique ou technologique. » (art. 515) La STM a ainsi l’obligation de « tout mettre en œuvre afin de permettre à l’employé régulier affecté de s’adapter aux dites améliorations, modifications ou transformations. » De plus, « un employé régulier ne peut être ni licencié, ni mis à pied à la suite [de ces] changements. »

Sur ce dossier important, notre action ne se limitera pas pour autant à s’asseoir sur ces clauses de convention. On croit que c’est le rôle des centrales syndicales de développer une expertise sur la question de l’impact de ces technologies sur le monde du travail et de faire valoir les intérêts des travailleurs face à des changements.

Au SEPB 610, nous ferons les représentations nécessaires en ce sens dans les instances du SEPB-Québec et de la FTQ, comme nous l’avons fait il y a quelques années au sujet du télétravail.

SEPB 610

Négo 2025 : réservez votre 10 juin

Notre calendrier assez chargé de ce printemps culminera par une assemblée générale spéciale (via Teams) le 10 juin prochain à compter de 18h30.

Le comité de négociation vous présentera pour adoption son projet de cahier de demandes pour la prochaine négociation. Il s’agit du résultat de plusieurs mois de consultations et de nombreuses heures à éplucher la convention collective pour identifier les aspects à améliorer ou qui ont posé problème dans les dernières années.

Vous aurez l’occasion de poser des questions, proposer des amendements et l’assemblée sera appelée à adopter le document qui deviendra notre plateforme de négociation pour les prochains mois.

 

Pourquoi en soirée?

Pour bien présenter l’ensemble du document et laisser assez de temps pour répondre à vos questions et débattre de vos propositions, il n’est pas réaliste de penser qu’on peut s’en tirer en 60 ou même 90 minutes sur l’heure du midi. Mais on s’engage à faire tout en notre pouvoir pour que le tout se déroule rondement afin de terminer avant 21h00.

SEPB 610

Loi 15 sur les régimes de retraite : la Cour suprême met fin à la saga judiciaire

Les recours judiciaires entrepris par de nombreux syndicats, dont le SEPB 610, au lendemain de l’adoption, il y a près de 10 ans, de la Loi 15 sur les régimes de retraite du secteur municipal ont pris fin le mois dernier avec le refus de la Cour suprême d’entendre les appels autant des syndicats que du Procureur général du Québec.

La décision de la Cour d’appel est donc maintenue, ce qui signifie essentiellement deux choses. Les articles de loi qui suspendaient l’indexation automatique des rentes des retraités sont bel et bien inconstitutionnels. C’est une victoire pour les retraités. Les autres articles de la loi, qui concernent les participants actifs, sont toutefois valides et constitutionnels selon les tribunaux.

Rappelons qu’à la suite de l’adoption de la Loi 15, les syndicats et la STM se sont entendus en 2019 pour modifier différents paramètres de notre régime de retraite pour les années de participation à compter de 2014. Notamment, la rente est calculée sur un salaire carrière indexé, plutôt que sur le salaire moyen des 3 meilleures années. Le calcul de la rente de raccordement a également été revu.

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Les microagressions et le climat de travail: outils d’information et de sensibilisation

Quatre personnes représentantes du SEPB 610 ont participé à la journée thématique sur les microagressions et le climat de travail, organisée le 22 avril dernier par le Conseil régional FTQ Montréal métropolitain.

Qu’entend-on par microagressions? Il s’agit de gestes – verbaux ou non – communiqués qui envoient des messages dérogatoires, hostiles, négatifs ciblant des personnes en raison de leur appartenance à un ou des groupes marginalisés.

Le but de la journée était d’outiller les personnes participantes à savoir bien identifier une microagression en milieu de travail, en saisir les impacts et apprendre à agir adéquatement en prévention et intervention à ce sujet.

Le site web www.microagressions.ca, développé par la FTQ, offre d’ailleurs une foule d’information sur le sujet, dont le contenu de la présentation faite le 22 avril dernier.

SEPB 610

Retour la Journée de réflexion sur le racisme systémique du SEPB-Québec

Une douzaine de membres du SEPB 610 ont participé le 26 avril dernier à la Journée de réflexion sur le racisme systémique organisée par le comité équité du SEPB-Québec.

Les membres ont pu échanger avec les personnes conférencières invitées, notamment Martine Eloy et Diane Lamoureux de la Ligue des droits et libertés, ainsi que Fabrice Vil, de l’organisme Pour 3 points.

Il a entre autres été question pendant la journée d’un retour historique sur la construction sociale du concept de « race » et de la représentativité des personnes racisées dans les structures décisionnelles des organisations.

Plusieurs fiches d’information sur la question du racisme systémique en milieu de travail et dans un contexte syndical ont d’ailleurs été rendues disponibles par la FTQ sur cette page.

SEPB 610

Le comité des jeunes comme vous ne l’avez encore jamais vu!

Dans le cadre de cette semaine de la relève syndicale, le comité des jeunes du SEPB-Québec a décidé de faire connaître ses membres de façon ludique et originale. À partir du thème Connaissez-vous vos superhéros? les membres ont concocté le micro site Internet que vous pouvez consulter ici.

Qu’est-ce que la Semaine de la relève syndicale?

C’est dans le but de sensibiliser le milieu syndical à l’importance de bien préparer la relève que la FTQ invite ses affiliés à mettre sur pied des activités permettant de bâtir des ponts intergénérationnels avec leurs membres dans le cadre de la semaine de la relève syndicale !

La Semaine de la relève syndicale, c’est le moment de rejoindre, dans tous les syndicats affiliés à la FTQ, les jeunes membres (35 ans et moins) et de sensibiliser les personnes militantes, conseillères et membres à l’enjeu de la préparation de la relève dans nos syndicats. L’idée est d’attirer l’attention au moyen d’activités organisées, chez et par les affiliés, sur le plan local, régional ou national.

Le comité des jeunes du SEPB-Québec a aussi produit une vidéo permettant de mieux connaître certaines personnes membres.

 

Négo 2025 : les 6 syndicats de la STM réunis

Les six syndicats, représentant plus de 8000 employés de la STM, se sont réunis en forum intersyndical le 8 avril dernier. Cette première rencontre entre les comités de négociation syndicaux visait à jeter les bases de leur collaboration tout au long de la négociation qui s’amorce.

Partage d’information, enjeux communs, stratégie et soutien mutuel ont fait partie des discussions. En ces moments cruciaux pour l’avenir du transport collectif, l’unité qui se dessine entre tous les syndicats de la STM, toutes affiliations confondues, a été qualifiée d’historique.

De gauche à droite sur la photo, les présidents syndicaux : Stéphane Lamont (SCFP 2850, Personnel administratif, technique, professionnel), Kevin Grenier (Fraternité des constables), Frédérick Therrien (SCFP 1983, Chauffeurs, opérateurs, agents de station), Marcin Kazmierczak (conseiller syndical), Bruno Jeannotte (CSN-Entretien), Frabrizio Graziani (CSN-Commis), Marc Glogowski (SEPB 610).

 

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Les ingénieurs en chef, des professionnels séniors à syndiquer

Le 1er mars dernier, le SEPB 610 a déposé au Tribunal administratif du travail (TAT) une requête en vertu de l’article 39 du Code du travail afin de faire inclure dans son accréditation les 7 postes d’ingénieur en chef qui existent présentement à la STM.

 

Qu’est-ce qu’une requête en 39?

Via cette procédure, le SEPB 610 demande au tribunal de déclarer que les ingénieurs en chef sont des salariés au sens du Code du travail, et non des gestionnaires, et que compte tenu de la nature professionnelle de leurs tâches, ce sont des employés qui doivent être inclus dans notre accréditation syndicale.

Nous faisons valoir au tribunal que les ingénieurs en chef ne détiennent aucune gouverne hiérarchique sur le personnel, ni aucun pouvoir d’autoriser des dépenses. Leurs recommandations doivent toujours être entérinées par un supérieur. Leur gouverne, s’il y a lieu, est de nature fonctionnelle, comme elle l’est pour les ingénieurs principaux ou les conseillers corporatifs, par exemple.

 

Pourquoi cette démarche?

En plus de chercher à protéger l’intégrité de notre accréditation, cette démarche permettra de mieux circonscrire les rôles et responsabilités des ingénieurs en chef par rapport aux autres professionnels, de bonifier leurs conditions de travail et d’améliorer les opportunités de promotion au sein du SEPB 610.

Le tribunal entendra notre requête l’été prochain. Nous vous tiendrons au courant de ce dossier.

Réaction de la FTQ au budget fédéral: de bonnes mesures pour le Québec

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) salue plusieurs des mesures annoncées dans le budget fédéral, comme les investissements dans le logement, l’assurance médicaments ou l’aide alimentaire, et estime qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction pour répondre aux besoins de la population. La centrale considère qu’il est important pour le Québec de protéger ses champs de compétence, mais comprend les actions du palier fédéral face au gouvernement de la CAQ. Pour la FTQ, il faut s’attaquer à la vie chère, à la crise du logement, à l’aide alimentaire, aux soins dentaires ou à l’assurance médicaments. C’est pourquoi Québec et Ottawa doivent collaborer et s’entendre rapidement pour que les milliards de dollars sur la table aident ceux et celles qui peinent chaque jour à joindre les deux bouts.

« La population québécoise souffre encore beaucoup de l’inflation. Se loger est rendu inabordable, la fréquentation des banques alimentaires ne cesse d’augmenter et le phénomène de l’itinérance atteint des proportions alarmantes. Il ne faut donc pas se surprendre que le fédéral réagisse. La nature ayant horreur du vide, on comprend pourquoi le fédéral agit dans les “champs d’incompétence” de la CAQ », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

« Devant l’urgence actuelle, il faut mettre de côté les chicanes de clôtures. Les deux paliers de gouvernement doivent collaborer pour que l’argent soit utilisé aux programmes auxquels il est destiné et non pour baisser les impôts, donner des chèques cadeaux pour se faire élire ou payer des millionnaires pour venir jouer au hockey », ajoute le secrétaire général.

Aussi, il faut saluer les mesures sur les gains en capital qui visent les mieux nantis. Il s’agit d’une mesure positive, mais beaucoup d’efforts restent à faire, notamment en ce qui concerne la lutte efficace contre l’évitement fiscal et l’évasion fiscale. Soulignons également le 1,5 milliard de dollars qui seront investis en culture et communautés.

Par ailleurs, la FTQ invite les oppositions à faire preuve de bon sens et à travailler avec le gouvernement Trudeau pour une adoption rapide du projet de loi anti-briseurs de grève et une mise en œuvre dès sa sanction royale. Les travailleurs et les travailleuses ne devraient pas attendre 18 mois comme ce qui est proposé à l’heure actuelle. Ottawa doit également bonifier l’assurance-emploi et poursuivre ses efforts pour l’instauration d’un régime public et universel d’assurance médicaments. « Au Québec, le régime hybride (public-privé) est complètement inadéquat. Trop de personnes à faible revenu se privent de médicaments faute d’argent. Il est déjà démontré qu’un régime public et universel permettrait d’économiser plusieurs milliards de dollars grâce à un plus grand pouvoir de négociation. La raison doit l’emporter sur les intérêts des lobbys pharmaceutiques et des compagnies d’assurances », conclut le secrétaire général.