CO28 à Dubaï: maintenir la pression pour lutter contre les changements climatiques

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), fidèle à son engagement envers les enjeux environnementaux, portera la voix des travailleuses et travailleurs dans le cadre de la COP 28 lors des négociations de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui se déroulera du 30 novembre au 12 décembre à Dubaï. La délégation de la FTQ sera entre autres composée de la présidente, Magali Picard, et du secrétaire général, Denis Bolduc, ainsi que de déléguées et délégués œuvrant dans différents secteurs de l’économie (commerce, alimentation, transport collectif, énergie, foresterie, transformation industrielle) et provenant de différents affiliés (SEPB, TUAC, SCFP, Unifor). À noter que la FTQ participe à ces conférences depuis le tout début en 2015.

« Il faut maintenir la pression sur nos politiciens, même à l’étranger, pour s’assurer qu’ils assument leurs responsabilités et respectent leurs engagements. Par exemple, les énergies renouvelables doivent rester sous contrôle public alors que le gouvernement du Québec prône un déploiement de certaines énergies en laissant la voie libre au privé. Et souhaitons-nous vraiment permettre au Canada de poursuivre l’expansion de ses énergies fossiles en utilisant des technologies de captation de carbone qui sont inefficaces ? La réponse est non ! », soutient la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Si le choix du pays hôte peut sembler paradoxal par rapport aux objectifs de la conférence, la FTQ reconnaît le principe d’alternance des continents de l’ONU dans la sélection des pays organisateurs. Les défis actuels sont trop importants pour pratiquer la politique de la chaise vide. En tant que centrale syndicale, nous estimons avoir un rôle essentiel à jouer auprès de nos membres », explique le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Transition juste

Le concept de transition juste est utilisé à l’échelle internationale et vise à protéger la main-d’œuvre touchée par la transformation vers une économie verte. La FTQ s’assurera que le Programme de travail sur la transition juste, qui sera négocié, s’inscrira dans les principes de l’Organisation internationale du travail, c’est-à-dire par un dialogue social, la protection sociale, le droit du travail et le travail décent.

« La transition juste est un terme souvent galvaudé et noyé à travers différents concepts comme la transition verte, la transition énergétique, la transition socio-économique ou la transition environnementale. Même le gouvernement canadien a préféré utiliser le terme emplois durables pour favoriser la création d’emplois dans son dernier projet de loi », explique le directeur du service de l’environnement et de la transition juste de la FTQ, Patrick Rondeau.

Parmi les pistes de solutions explorées : organiser des comités paritaires axés sur l’environnement et le développement durable dans les milieux de travail, intégrer les enjeux de transition aux formations syndicales de base, négocier des articles de convention collective liés à ces enjeux (ex. : congé d’éducation payé).

La transition touche plusieurs emplois et régions et ne se déploie pas de la même façon ni à la même vitesse partout au Québec. La délégation de la FTQ surveillera et interviendra notamment sur ces enjeux : valorisation du transport collectif, carboneutralité des entreprises, décarbonation des procédés industriels, électrification des transports, protection des écosystèmes et de la biodiversité.

Le congé pour obligations familiales : un atout unique de la convention collective des professionnels

Si vous êtes touché.e par la grève dans les écoles du Québec, vous avez peut-être reçu des directives de votre gestionnaire sur la manière de concilier votre temps de travail avec vos obligations familiales.

Il semblerait que certaines équipes de professionnels aient reçu comme information que chacun était limité à deux jours d’absence rémunéré pour obligations familiales, après quoi vous n’aviez pas le choix d’utiliser votre temps cumulé ou vos vacances si vous n’êtes pas en mesure de travailler en raison de vos obligations familiales. Ce n’est pas exact.

 

Voici ce à quoi vous avez droit.

Contrairement à d’autres groupes d’employés à la STM, les professionnels n’ont pas de banque de congé prédéterminée qu’ils se font payer en fin d’année s’ils ne l’ont pas utilisée au complet. En revanche, nous avons accès à certains types de congé rémunéré, au besoin. Le congé pour obligations familiales en fait partie.

Un professionnel a droit à un congé rémunéré « lorsque sa présence est nécessaire en raison de circonstances imprévisibles ou hors de son contrôle ». Toutefois, « l’employé devra avoir pris tous les moyens raisonnables à sa disposition pour assumer autrement ces obligations et pour limiter la durée du congé. » (art. 613.01 m)

Concrètement, dans le contexte actuel, qui est pour le parent une situation « hors de son contrôle », vous devez prendre « tous les moyens raisonnables » pour maintenir votre présence au travail (partager la garde avec l’autre parent, grands-parents, amis, aménager votre horaire dans la mesure du possible, etc.). Malgré ces efforts, s’il y a des moments où vous ne pouvez vraiment pas compléter votre journée de travail ou honorer vos obligations professionnelles (ex : présence à une rencontre), vous avez droit à un congé rémunéré pour la durée de cette absence.

Il n’y a pas de limite de 2 jours. La seule limite est de déployer « tous les moyens raisonnables » pour y avoir recours le moins possible.

 

Un bénéfice durement négocié

Le maintien de cette disposition est un gain important de la dernière négociation en 2018 et celle-ci révèle son utilité particulièrement dans un contexte comme celui-ci.

Si vous avez de la difficulté à faire accepter par votre gestionnaire votre utilisation de ce congé, contactez-nous. Chaque situation personnelle est différente et un terrain d’entente devrait pouvoir être trouvé pour chacun.

La plupart des professionnels ne l’utiliseront probablement pas, mais ceux et celles qui en ont besoin doivent y avoir accès.

 

SEPB 610

« Pistes d’économie » : la STM coupera des postes qu’elle n’arrivait déjà pas à combler?

Nous avons appris en même temps que vous la nature des « nouveaux engagements » pris par la direction pour « réduire les coûts » des opérations de la STM en 2024. Parmi ceux-ci, l’élimination de 120 postes dans les « services corporatifs » fait jaser.

Selon les informations transmises par Marie-Claude Léonard en webdiffusion mercredi matin, il s’agirait uniquement de postes vacants, ce qui voudrait dire qu’aucune mise à pied ne serait prévue. C’est déjà une bonne nouvelle, si elle s’avère.

Tout de même, dans le contexte actuel, nous trouvons curieux que de renoncer à combler des postes vacants puisse être considéré comme une piste d’économie. Pour les postes de professionnels, la STM peine déjà à attirer et retenir son personnel. Les démissions sont de plus en plus nombreuses parmi nos membres, les autres employeurs leur offrant des conditions de plus en plus avantageuses.

Ce qui fait que malgré les embauches, le nombre de professionnels syndiqués reste stable à 750 depuis environ deux ans.

Sur papier, éliminer des postes vacants peut permettre de bien paraître aux yeux du gouvernement de la CAQ, mais puisque, de toutes façons, on n’arrivait pas à les combler, est-ce de cette manière que des économies seront réalisées? On peut en douter.

Surtout que le manque de personnel au sein des équipes cause déjà beaucoup d’heures supplémentaires, de perte d’efficacité et, trop souvent, d’épuisement professionnel et d’invalidités.

 

D’autres pistes

Pendant ce temps, des centaines de consultants externes continuent d’accomplir du travail de professionnel au sein de plusieurs équipes à la STM.

La principale justification entourant cette sous-traitance – et les coûts élevés de ces contrats – est qu’il serait plus facile de retourner chez eux les employés des firmes externes que des salariés de la STM, lorsque le contexte des projets ou la situation budgétaire l’exigent. Pourtant, on n’a pas entendu d’engagement clair à ce que les coupures de poste affectent aussi les consultants.

On ne sait pas non plus, parmi ces 120 postes, si certains concernent les nouveaux postes de gestion créés dans la foulée de la réorganisation. On peut se demander, dans le contexte actuel, si la transformation de la STM vers une structure matricielle, où les employés n’ont plus un, mais bien deux gestionnaires, reste opportune.

Les professionnels vous assurent, Mme Léonard, que nous saurons être plus humains et plus unis, même sous la gouverne d’un seul gestionnaire.

 

Réaction publique

Le président du SEPB 610 Marc Glogowski a réagi à la nouvelle dans un reportage de Radio-Canada (à compter de 20:32 dans la vidéo) en rappelant que des coupures de postes chez les professionnels peut quand même avoir des impacts concrets sur le service.

 

 

 

SEPB 610

Comité PRPI : le syndicat claque la porte

En 2019, lorsque l’employeur a mis sur pied le PRPI, le syndicat a accepté de participer à un comité paritaire pour conseiller les Ressources humaines sur le déploiement et l’amélioration de ce programme et y amener les préoccupations et les suggestions des professionnels.

En 2022, l’assemblée générale avait mandaté le comité exécutif d’accepter la poursuite du PRPI jusqu’à la fin de la présente convention collective, mais de négocier avec la STM des améliorations significatives au programme.

Un an plus tard, force est de constater que nous faisons face à une impasse. Le comité exécutif du syndicat a présenté le 5 octobre dernier à l’assemblée générale le résultat de ces négociations. Nos demandes n’ont pas été entendues et ce que la STM entend apporter comme « améliorations » au PRPI en 2024 demeure, au mieux, cosmétique.

Cinq ans après la mise sur pied du PRPI, le syndicat estime qu’il perd son temps à continuer à légitimer ce programme en collaborant avec l’employeur sur le comité que celui-ci lui offre.

C’est donc avec un très fort appui de 90% des membres présents que l’assemblée a mandaté le comité exécutif de mettre fin à sa participation au comité PRPI.

Dans la même résolution, l’assemblée :

  • Dénonce le peu d’avancement réalisé par la STM dans l’amélioration du PRPI, malgré les propositions qui lui ont été faites par le syndicat
  • Exige de la STM qu’elle fasse évoluer le PRPI vers un modèle davantage flexible, pertinent et porteur, axé sur la reconnaissance du travail bien fait et le développement professionnel des employés qui y participent
  • Rappelle que la prochaine négociation sera l’occasion de renégocier l’encadrement et la valeur des augmentations de salaire, notamment pour les employés en progression dans leur échelle.

Le comité exécutif se concentrera donc davantage sur la préparation de la prochaine négociation plutôt que de chercher à améliorer un programme très imparfait et dont la STM ne semble pas réellement engagée à transformer pour le mieux.

Un grand merci aux membres présents pour leur appui très fort à cette position décisive.

 

SEPB 610

Cumul de temps ou temps supplémentaire? À ne pas confondre!

On entend beaucoup de choses actuellement concernant les banques de temps. Il semble y avoir un mot d’ordre venant de la gestion de vider toutes les banques de temps cumulé d’ici la fin de l’année, sans considérer l’effet de ces congés sur l’avancement des dossiers.

Ce qui est encore plus étonnant est que plusieurs professionnels auraient cumulé ces heures, à taux simple, en raison de surcharges de travail!

Un petit rappel est de mise, au sujet de la différence entre le cumul de temps (art. 604) et le temps supplémentaire (art. 607).

 

Le cumul de temps (article 604)

Le cumul de temps est une disposition qui permet à l’employé d’aménager son horaire. Par exemple, vous savez que la semaine prochaine, vous devrez vous absenter pour un rendez-vous personnel. Vous faites donc plus de travail cette semaine pour compenser votre absence prévue la semaine prochaine. C’est vous qui prenez cette décision et celle-ci n’est pas due à une surcharge de travail.

Le cumul de temps se fait toujours à taux simple. On peut conserver un maximum de trois jours dans notre banque de cumul et être en déficit d’un maximum de deux jours et ce, sans autorisation requise du gestionnaire. Une autorisation est nécessaire si vous souhaitez cumuler plus de 3 jours ou tomber en déficit de plus de 2 jours.

 

Les heures supplémentaires (article 607)

Votre gestionnaire vous demande de faire plus d’heures pour compléter un dossier? Vous devez mettre les bouchées doubles pour respecter un échéancier? Ce sont des heures supplémentaires. La réalisation d’heures supplémentaires doit expressément être autorisée par le supérieur immédiat.

 

Oui mais mon gestionnaire n’autorise pas le temps supplémentaire. Et il veut quand même que je termine tel dossier.

Votre contrat de travail prévoit un horaire de 36 heures par semaine. Si votre gestionnaire a besoin que vous travailliez davantage, il doit autoriser le temps supplémentaire. Autrement, vous terminez votre semaine après 36 heures travaillées. Votre gestionnaire ne peut pas vous demander de faire du cumul de temps régulier pour faire face à un surplus de travail.

 

Oui mais je suis déjà rendu à 36 heures et on est jeudi midi et le projet doit être terminé pour demain.

C’est à ça que sert le temps supplémentaire.

 

En plus, des fois, je dois travailler le soir pour des tests, des inspections, etc.

C’est du temps supplémentaire.

 

Et si la majorité des heures travaillées de soir sont après 20h00, vous pourriez avoir droit à la prime de changement temporaire d’heures de travail. En cas de doute, contactez-nous.

 

Le temps supplémentaire est rémunéré à 150% du taux horaire régulier, dès que vous dépassez 36 heures travaillées dans votre semaine.

Après entente avec votre gestionnaire, le paiement des heures supplémentaires peut être remplacé par des heures cumulées dans une banque de temps supplémentaire distincte de la banque de cumul de temps. Il n’y a pas de limite au nombre d’heures pouvant être cumulées dans cette banque de temps supplémentaire.

Prenez toutefois note que lorsque vous cumulez votre temps supplémentaire, le cumul se fait à taux simple de 36 à 40 heures. Au-delà de 40 heures dans la semaine, le cumul se fait à taux et demi.

Le temps supplémentaire est aussi sujet à certaines primes ou minimums.

 

La prime repas : lorsque le temps supplémentaire est « collé » sur les heures régulières

« Dans tous les cas où l’employé effectue deux heures et demie (2 h 30 min) et plus de travail supplémentaire, immédiatement avant ou après ses heures régulières de travail, il reçoit, en plus du paiement desdites heures de travail supplémentaire, une allocation d’une demi-heure (30 minutes) à taux simple pour tenir lieu de temps de repas. » (art. 607.04) Cette disposition s’applique aussi en télétravail. La prime s’ajoute automatiquement sur la paie.

 

Le minimum de 2 ou 3 heures : lorsque le temps supplémentaire est non-consécutif aux heures régulières

« Après les heures régulières de travail, l’employé obligé de revenir [en présentiel] pour effectuer du travail supplémentaire est rémunéré au taux du travail supplémentaire pour un minimum de trois (3) heures. Une heure (60 minutes) est allouée pour le transport à l’intérieur de cette période; toutefois, si la présence de cet employé est de nouveau requise avant l’expiration de cette période de trois (3) heures, ce dernier ne peut réclamer d’être à nouveau rémunéré pour un minimum de trois (3) heures et son travail supplémentaire compte à partir du premier (1er) appel. » (art. 607.05)

En télétravail, c’est un minimum de deux (2) heures qui est payé, dans ces circonstances. Encore une fois, l’ajustement doit normalement être fait automatiquement sur la paie.

Il est important de vérifier et de signaler l’erreur, le cas échéant.

 

SEPB 610

Choisir l’horaire comprimé pour 2024

La convention collective (art. 602.04) vous donne la possibilité, après entente avec votre gestionnaire, d’adopter un horaire 4-3 (4 jours de travail, 3 jours de congé par semaine).

Dans ce régime, « la semaine de travail se compose de quatre journées d’un minimum de huit heures et d’un maximum de neuf heures trente minutes chacune pour un total de trente-six heures, sans possibilité de cumul de temps. »

La formule est compatible avec le télétravail, avec la particularité que les employés en télétravail qui optent pour l’horaire comprimé « doivent effectuer un minimum de deux (2) jours et plus par semaine en télétravail », plutôt que le minimum de 3 jours normalement prévu à l’entente de télétravail.

Si vous souhaitez adopter l’horaire 4-3 pour l’année 2024, vous devez en convenir par courriel avec votre gestionnaire d’ici la fin décembre et déterminer avec lui quelle sera votre troisième journée de congé hebdomadaire (autant que possible, le lundi ou le vendredi).

 

SEPB 610

Connaissez-vous le comité environnement du SEPB-Québec?

Le SEPB-Québec a entériné une résolution visant à créer un comité permanent pour l’environnement ayant pour principal mandat de sensibiliser les membres du SEPB-Québec aux causes environnementales à la fin de l’année 2019. Depuis, les membres du comité environnement s’activent pour mettre en place des actions concrètes liées à l’environnement et également examiner des façons d’améliorer le bilan environnemental des milieux de travail.

Le comité environnement, dans le but de sensibiliser les membres du SEPB Québec aux causes environnementales, vient de mettre en place une infolettre! Cette infolettre vise à communiquer les actions pour le climat du SEPB Québec, de ses sections locales et de ses partenaires syndicaux.

 

Ça vous intéresse?

Inscrivez-vous à la liste de distribution en scannant le code QR ou en allant sur le site du SEPB Québec, section comité environnement.

Projet de loi anti-briseurs de grève au fédéral: enfin!

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) applaudit le gouvernement Trudeau pour le dépôt du projet de loi anti-briseurs de grève (C-58) et demande aux autres formations politiques de faire preuve de solidarité envers les travailleuses et travailleurs du pays en faisant en sorte que ce projet de loi soit bonifié là où il doit l’être et qu’il soit adopté rapidement.

« Enfin ! C’est ce que nous avons envie de dire. Il faut saluer le courage du gouvernement Trudeau qui a résisté aux lobbys patronaux et reconnu tout le travail de longue haleine effectué par le NPD, sans oublier les organisations syndicales, dont les affiliés de la FTQ, qui ont sans cesse fait pression, au fil des ans, pour que soit déposé par les gouvernements en place un projet de loi protégeant les travailleuses et travailleurs. Trop souvent, des employeurs sans scrupules sous compétence fédérale ont profité de l’absence d’une loi anti-briseurs de grève pour poursuivre leurs opérations lors de conflits de travail en embauchant des  »scabs ». Ce projet de loi correspond à nos attentes », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

Ce projet de loi fait également en sorte d’interdire l’embauche de personnel de remplacement en télétravail, ce qui est une grande victoire. « Nous allons prendre le temps de bien étudier ce projet de loi, car le diable se cache dans les détails comme nous disons souvent, mais chose certaine, c’est que la lecture que le gouvernement fédéral fait du monde du travail correspond à la réalité d’aujourd’hui. Nous attendons maintenant que le gouvernement du Québec actualise la loi anti-briseurs de grève à cette nouvelle réalité, loi qui doit aussi s’adresser aux travailleuses et travailleurs de la construction qui se font voler leurs emplois lors de conflits, grèves ou lock-out », conclut le secrétaire général, Denis Bolduc.

UNE STM plus humaine et plus unie? Cote PRPI « Dépassé » annulée en raison d’une promotion

Le tribunal d’arbitrage a porté un coup dur à la crédibilité du PRPI la semaine dernière en rendant une décision sans équivoque quant à la portée du programme pour les employés en cheminement de carrière qui obtiennent une promotion dans le courant de leur parcours à la STM.

Dans ce litige opposant un professionnel membre du SEPB 610 à la STM, le tribunal a donné raison à l’employeur qui refuse de reconnaître le résultat du PRPI d’un employé et de lui octroyer l’augmentation statutaire qui lui est promise lorsque celui-ci passe d’une accréditation syndicale à l’autre.

 

Les faits

Un employé occupe un poste à la STM, syndiqué au SCFP 2850. Il excelle dans son travail, progresse dans ses mandats et son bon travail est reconnu par son gestionnaire. Tout va bien dans sa carrière, il obtient même en juillet une promotion vers un poste syndiqué au SEPB 610.

Les modalités du PRPI prévoient que pour une année donnée, l’employé est évalué sur le poste qu’il occupe pendant au moins 6 mois. Avant qu’il ne débute ses nouvelles fonctions, le gestionnaire de l’employé procède donc à l’évaluation de fin d’année de son PRPI et lui octroie la cote « A dépassé ses objectifs ».

L’année suivante, au moment des augmentations de salaire, la STM n’octroie à l’employé que 3% d’augmentation statutaire, plutôt que le 4% promis à ceux qui dépassent leurs objectifs. Pourquoi? Pour la STM, le PRPI des employés du SCFP 2850 n’a rien à voir avec celui du SEPB 610 et c’est pourquoi les résultats ne sont pas reconnus pour les employés qui ont le malheur d’obtenir une promotion qui les fait changer de groupe d’employés. Vous avez bien lu.

 

Le litige

L’employé et le SEPB 610 déposent un grief pour réclamer la pleine augmentation statutaire due à l’employé qui a dépassé ses objectifs. La STM refuse et va jusqu’au tribunal d’arbitrage pour maintenir sa position et défendre son application restrictive du PRPI. Le tribunal vient de lui donner raison.

Bien que rien n’aurait empêché la STM d’honorer les cotes PRPI pour ceux qui passent d’un groupe à l’autre, rien ne l’en oblige, ce pourquoi le tribunal a rejeté le grief.

 

La suite

Le travail réalisé par un employé et le résultat qu’il obtient dans le cadre du programme qui est supposé servir à « reconnaître sa contribution aux objectifs d’affaires de la Société, favoriser son adhésion, sa mobilisation et contribuer au développement de sa carrière » ne s’applique donc pas à l’employé qui a le malheur de développer sa carrière au point d’obtenir une promotion qui le fait passer d’un groupe d’employés à un autre.

Rendu là, on en vient à se demander à quoi sert le PRPI s’il prend le bord dès qu’on obtient une telle promotion.

Cette position de l’employeur est d’autant plus incompréhensible qu’on nous vante depuis des mois la vision d’UNE STM plus humaine et plus unie, de l’importance de valoriser les talents et de reconnaître la contribution de chacun.

Ça, c’est la vision, mais dans la réalité, ce qu’on nous dit, c’est : acceptez vos objectifs, détaillez vos réalisations pour chacun, signez votre formulaire trois fois par année, mais surtout, n’obtenez pas n’importe quel genre de promotion. Vous pourriez avoir fait tout ce beau travail pour rien.

On se voit ce jeudi 5 octobre à l’assemblée générale. Bonne semaine!

SEPB 610

Bonne rentrée!

Nous espérons que celles et ceux qui sont partis en vacances pendant l’été en ont profité. Un bon retour à vous!

C’est un automne chargé qui s’annonce et déjà, le ton est donné avec les annonces en lien avec la réorganisation qui ont redémarré cette semaine dans certains secteurs, le tout sur un fond de bruit médiatique et de rumeurs dans le dossier de la gouvernance.

Pendant que certains dossiers pilotés par l’ARTM font les manchettes et que le gouvernement laisse entendre son intention de confier les grands projets à une nouvelle agence, à court terme c’est le dossier de la réorganisation qui nous préoccupe principalement.

 

Rencontre avec Marie-Claude Léonard et Alain Brière

À ce sujet, deux membres de l’exécutif syndical ont rencontré cette semaine la directrice générale Marie-Claude Léonard et le DE responsable des Ressources humaines Alain Brière.

En plus de revenir sur l’effet paralysant et anxiogène que cause la longueur du processus de réorganisation, nous avons alerté nos vis-à-vis par rapport aux risques que représente la gestion matricielle sur le travail des professionnels. Que nos clients internes deviennent nos « gestionnaires matriciels » nous place inconfortablement au centre de relations de pouvoir et d’influence entre gestionnaires.

Qui écouter et quelle directive prioriser lorsque nos deux gestionnaires nous envoient des signaux contradictoires? Il n’est pas question que les professionnels fassent les frais de modèles de gestion imparfaits ou mal implantés. Nous avons été clairs là-dessus.

Il sera aussi important de respecter une certaine équité dans les mouvements de personnel. Le passage d’une équipe de projet à l’autre est encadré comment dans une structure matricielle? Par affichage de poste ou par simple décision des gestionnaires? Les professionnels concernés ont-ils un mot à dire?

Aussi, la présence d’un aussi grand nombre de consultants externes au sein du GPMA, qui s’était justifiée dans le passé par le soi-disant caractère temporaire des bureaux de projets, est-elle toujours d’actualité?

Ce sont tous des éléments importants qui devront être pris en considération par la haute direction dans les prochaines semaines et nous leur avons offert notre collaboration pour s’assurer que les préoccupations et les intérêts des professionnels soient entendus dans cette démarche.

Ultimement, ce qui se dessine ici trace les contours de ce que deviendront des thèmes importants de la négociation de la prochaine convention collective. Plus la STM change, plus la convention collective actuelle devient mure pour une mise à jour et plus nous sommes prêts à négocier la prochaine! Une autre preuve qu’une convention de 7 ans, c’est beaucoup trop long!

D’ici là, continuez à nous contacter pour nous faire part de comment la réorganisation se vit dans vos équipes, échangez entre vous, parlez à vos délégués syndicaux. C’est ensemble que nous pouvons faire en sorte que les professionnels soient considérés là-dedans à leur juste valeur.

SEPB 610