Semaine productive pour le SEPB 610 au congrès de la FTQ

Le 33e congrès de la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ) se tenait du 16 au 19 janvier derniers sur le thème La FTQ aux devants : l’avenir du syndicalisme. La délégation du SEPB 610 n’a pas chômé pendant ces quatre jours et l’influence de notre section locale s’est fait sentir dans plusieurs des résolutions adoptées.

La Déclaration de politique sur la pandémie de COVID-19 adoptée par les 1200 personnes déléguées réclame notamment que les lois du travail soient adaptées à la nouvelle réalité du télétravail, en exigeant notamment :

  • D’obliger la négociation du télétravail;
  • D’adapter les dispositions anti-briseurs de grève à ce nouveau contexte;
  • Que le télétravail soit volontaire et réversible;
  • Que les frais et équipements nécessaires au télétravail soient à la charge de l’employeur;
  • Un droit à la déconnexion;
  • Un véritable droit de refus d’effectuer des heures supplémentaires.

Ce sont notamment les préoccupations issues de notre propre négociation de lettre d’entente sur le télétravail, que nous avons portées au sein de la FTQ depuis près de 3 ans, qui ont mené à l’adoption de ces importants principes par le congrès de la Fédération.

 

Le financement du transport collectif, un enjeu de société

Le congrès a aussi adopté une importante résolution exigeant que la FTQ réclame des gouvernements un meilleur financement du transport collectif à Montréal et partout au Québec. Un texte qui avait été déposé par le SEPB 610, mais également par plusieurs syndicats de la STM, d’autres sociétés de transport et de manufacturiers (ex : travailleurs et travailleuses de NovaBus).

En plus de contenir une série de revendications précises, la résolution demande à la FTQ qu’elle « organise, en partenariat avec la société civile, un Forum national sur l’avenir, le développement et le financement du transport collectif public au Québec. »

 

 

Le congrès s’est conclu par l’élection de Magali Picard, première femme et première autochtone à accéder à la présidence de la FTQ. À voir : l’entrevue qu’elle a donnée à l’émission 24-60 à sa sortie du congrès, le 19 janvier.

Télétravail : modification du choix possible d’ici le 4 janvier 2024

La lettre d’entente sur le télétravail prévoit qu’il est possible, pour les employés dont le poste est admissible au télétravail, de modifier son choix initial entre les modes présentiel à temps plein et télétravail à raison d’un minimum de 3 jours par semaine de télétravail entre le 1er janvier 2023 et le 4 janvier 2024.

Si vous souhaitez modifier votre choix initial, vous devez en faire la demande à votre gestionnaire, qui vous remettra un formulaire à cette fin. Vous remplissez et remettez le formulaire à votre gestionnaire, qui doit ensuite donner suite à votre demande de modification dans les 15 jours ouvrables.

Vous pouvez nous contacter advenant toute mésentente à ce sujet.

Après le 4 janvier 2024, il n’est plus prévu qu’il soit possible de modifier votre choix entre le mode présentiel et le mode télétravail. Rappelons que notre convention collective vient à échéance un an plus tard, le 4 janvier 2025 et que les modalités de télétravail devront être renégociées pour la prochaine convention.

SEPB 610

La télémédecine: soyons vigilants

La pandémie de COVID-19 a permis à la « télémédecine » de s’installer dans nos vies à pas de géant. Cette pratique a permis de garder contact avec son médecin pendant le confinement certes, mais elle a aussi permis au secteur privé de flairer la bonne affaire.

Si cette pratique peut sembler alléchante à première vue, elle comporte tout de même des risques importants pour la pérennité du régime public. Les spécialistes de la santé qui œuvrent dans le secteur privé sont recrutés dans nos institutions du secteur public, privant ainsi une vaste majorité de Québécoise et Québécois de ressources indispensables à leur bienêtre.

L’essor des fournisseurs de soins virtuels à but lucratif continue de poser des risques importants de privatisation des services sociosanitaires. La croissance de cette industrie menace le système public de santé, l’équité dans l’accès aux services ainsi que la qualité des soins.

L’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), a rendu publique une étude sur la question qui donne sérieusement à réfléchir.

Pour consulter l’étude cliquez ici.

Vous pouvez aussi écouter notre Facebook en direct sur la question:

Mise à jour économique: « Aucune mesure structurante et presque rien pour les plus démunis » – Daniel Boyer, président de la FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) est particulièrement déçue de la mise à jour économique présentée aujourd’hui par le gouvernement du Québec. La centrale reste sur sa faim quant à la mise en place de mesures réellement structurantes et concrètes alors qu’une récession se pointe à l’horizon, que les taux d’intérêt et les prix ne cessent de grimper et que de plus en plus de Québécois et Québécoises peinent à joindre les deux bouts.

« C’est plutôt inquiétant de sentir que la maison est en feu et que le gouvernement ne sent pas la fumée. Rien sur le salaire minimum, rien pour aider les gens à composer avec l’explosion du cout de la vie. Au lieu de proposer un plan structurant, le gouvernement garde la même approche et vante encore sa mesure populiste ; l’envoi de chèques à la majorité de la population. C’est pourtant évident que ce n’est pas un chèque unique qui va permettre aux ménages de faire face à l’inflation. Le gouvernement a pourtant la possibilité d’agir sur les frais qu’il contrôle. Pourquoi ne pas geler les tarifs d’électricité, des services de garde, les droits de scolarité pour étudiants et étudiantes, etc. ? Ce seraient des mesures plus efficaces et surtout plus durables, mais rien là-dessus non plus ! », dénonce le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Baisser les impôts ; une fausse bonne idée

Pour stimuler l’économie, la réponse du gouvernement est de baisser les impôts. Une drôle de logique pour la FTQ. « Qui va payer les services publics une fois qu’il n’y aura plus d’argent dans la caisse ? L’obsession du gouvernement de baisser les impôts est complètement irresponsable dans un contexte de détérioration des services publics, du vieillissement de la population et des investissements nécessaires pour faire face aux changements climatiques. C’est bien beau garnir le Fonds des générations, mais que restera-t-il aux générations futures quand il n’y aura plus de services publics ? ».

À la veille du dépôt de l’offre gouvernementale aux travailleuses et travailleurs du secteur public du 15 décembre prochain, la FTQ s’inquiète déjà. « Il faut injecter de l’argent dans les services publics, pas s’en priver ! Les conditions salariales et d’exercices d’emploi des travailleuses et travailleurs étaient déjà insuffisantes avant la pandémie. C’est maintenant qu’il faut donner un réel coup de barre pour arriver à attirer et à retenir le personnel. Il faut s’en inquiéter quand on regarde l’énoncé budgétaire du ministre Girard qui prévoit un taux de croissance moyen des dépenses de 4,7 % sur 5 ans… Qu’est-ce qui va rester pour les travailleuses et les travailleurs du secteur public ? », d’interroger le président de la FTQ.

Le PRPI: ça continue en 2023?

Comme nous l’avons déjà indiqué ici, le PRPI a démarré en 2019 sous forme d’un projet pilote. La convention collective prévoit qu’on peut signifier à la STM notre souhait de nous retirer du projet d’ici le 31 décembre 2022.

Lors de l’assemblée générale du 19 septembre dernier, vous nous avez donné le mandat de demander à la STM de poursuivre le PRPI jusqu’à la prochaine convention collective, mais de négocier « des améliorations significatives aux modalités d’application du PRPI, notamment sur les aspects suivants :

  • Le choix, la pertinence et le caractère SMART des objectifs individuels;
  • La convivialité des outils de gestion du programme (le formulaire Excel);
  • La possibilité pour les professionnels de connaître les objectifs annuels de leur unité administrative;
  • L’encadrement et la participation aux rencontres de début, de mi-année et de fin d’année;
  • La possibilité pour les professionnels déjà au maximum de leur échelle salariale de se retirer volontairement du PRPI. »

La STM nous a conviés à un comité de travail pour en discuter. La première rencontre est prévue à la fin du mois de novembre. On espère rencontrer l’ouverture nécessaire pour que de vrais changements soient apportées et que le PRPI rencontre réellement les objectifs pour lesquels il a été créé.

On ne compte pas accepter des changements cosmétiques qui n’éliminent pas les irritants que vous nous avez exprimés au cours de la dernière année.

Ce comité de travail sera un dossier important de l’année 2023 et un prélude à la négociation de notre prochaine convention collective en 2025. Nous vous tiendrons au courant et comptons sur votre soutien pour tirer le maximum de ces discussions.

SEPB 610

On se prépare à la négo

Parlant de la prochaine négociation, nous avons déjà débuté les travaux afin de préparer le terrain à cet exercice des plus importants.

Les 24 octobre et 3 novembre derniers, vos délégués syndicaux étaient conviés à une formation créée sur mesure par et pour le SEPB 610, avec le soutien de nos conseillers syndicaux du SEPB-Québec.

Intitulée « Se mobiliser pour gagner », la formation passait en revue le cadre légal et réglementaire en entourant la négociation et le droit de grève et abordait les concepts du rapport de force, de la mobilisation et de la communication en période de négociation.

C’est une première étape qui mènera dès l’année 2023 à de premières activités de consultation auprès de l’ensemble des professionnels, afin de bâtir notre cahier de demandes pour 2025. C’est parti!

SEPB 610

Le SEPB 610 à la COP27

Encore cette année, le président du SEPB 610, Marc Glogowski, faisait partie de la délégation de la FTQ présente à la COP27, la conférence de l’ONU sur les changements climatiques, à Sharm el-Sheik en Égypte.

En plus de soutenir les revendications des syndicats de partout dans le monde en faveur d’une transition juste, son mandat à la COP27 était d’exercer une pression auprès de nos élus fédéraux et provinciaux sur les problèmes systémiques liés au financement du transport en commun.

 

Pour plus d’infos sur le travail de la FTQ à la COP27, voir les comptes-rendus publiés dans Le Monde ouvrier :

Le SEPB-Québec recherche la perle rare!

Le SEPB-Québec est à la recherche d’une personne conseillère syndicale qui aura comme principale assignation la syndicalisation et le recrutement. La personne candidate devra avoir d’excellentes aptitudes communicationnelles. Elle possède un bon leadership et sait rapidement établir la confiance envers un groupe à syndiquer ou une personne voulant exercer son droit d’association. La personne candidate maîtrise les différentes lois du travail pertinentes à ses tâches et sait articuler une réflexion stratégique.

SOMMAIRE DES ACTIVITÉS
▪ Coordonner et intervenir dans des campagnes de recrutement ou de syndicalisation afin de former de nouvelles unités syndicales ou sections locales;
▪ Conseiller, former et accompagner les nouvelles personnes membres dans l’accréditation et l’organisation de leur unité syndicale ou section locale;
▪ Assister les personnes membres pour l’ensemble de leurs activités syndicales, notamment dans certaines campagnes de mobilisation et de consolidation;
▪ Organiser et animer des rencontres ou assemblées avec des personnes salariées en appliquant les règles d’assemblée pertinentes;
▪ Produire des communications et du matériel d’information à diffuser aux personnes membres, et ce, à l’aide des différents outils technologiques;
▪ Conseiller les exécutifs, les personnes membres et les personnes salariées sur l’interprétation et l’application des conventions collectives de même que sur les lois et règlements touchant les relations de travail et l’emploi en général;
▪ Élaborer ou participer à l’élaboration ainsi que donner des sessions de formation syndicale;
▪ Conseiller les personnes membres pour la préparation de leur projet de convention collective et agir à titre de porte-parole lors du processus de négociation;
▪ Agir à titre de procureur.e devant le Tribunal administratif du travail, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail, etc.
EXIGENCES REQUISES
▪ Solide expérience syndicale, tant au plan de la défense professionnelle qu’au plan social;
▪ Une formation universitaire en relations industrielles, en droit ou dans une discipline jugée connexe ou une expérience suffisante jugée pertinente;
▪ Capacité à animer une assemblée syndicale ou une rencontre de plusieurs personnes salariées en appliquant les règles d’assemblée, le cas échéant;
▪ Expérience de négociations de conventions collectives;
▪ Capacité à agir à titre de procureur.e devant différents tribunaux administratifs;
▪ Facilité de communication verbale et écrite;
▪ Capacité d’adaptation aux divers types d’effectifs des unités syndicales ou sections locales;
▪ Capacité d’organisation et aptitudes à fonctionner de manière autonome;
▪ Être prêt.e à voyager et à travailler fréquemment le soir et les fins de semaine.
AFFECTATION ET CONDITIONS DE TRAVAIL
▪ Le poste est à combler au mois début du mois de janvier 2023;
▪ Le lieu de travail de cette personne conseillère sera Montréal;
▪ Le statut rattaché à ce poste est permanent;
▪ La rémunération et les avantages reliés à ce poste sont conformes à la convention collective de travail des personnes conseillères.
CANDIDATURE
▪ Toute personne intéressée à poser sa candidature doit le faire par écrit en adressant une lettre à cet effet à Me Pierrick Choinière-Lapointe, directeur exécutif du SEPB-Québec, au plus tard le 2 décembre 2022 à l’adresse courriel suivante : mpbedard@sepb.qc.ca .

La FTQ commente le résultat des élections au Québec

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) prend acte du résultat du scrutin qui porte au pouvoir pour un second mandat largement majoritaire la Coalition avenir Québec. « La CAQ devra faire preuve d’humilité, ce n’est pas vrai que la CAQ peut se vanter d’être le gouvernement de tous les Québécois et Québécoises. Il y a là un grave problème de représentation démocratique. Cela nous rappelle l’importance de réformer rapidement le mode de scrutin qui pourtant a déjà fait l’objet d’une promesse reniée par la Coalition avenir Québec », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Plusieurs dossiers importants attendent ce nouveau gouvernement. « Les prochaines négociations dans le secteur public, l’avenir du réseau de la santé, la mise en place d’un véritable programme d’assurance médicaments public et universel, et d’un réel plan de lutte aux changements climatiques, ainsi que la hausse du salaire minimum au plus tôt, minimalement à 18 $ l’heure ne sont que quelques-uns des dossiers qui devront être sur le haut de la pile des priorités du gouvernement de la CAQ », ajoute le secrétaire général Denis Bolduc.

« Une société véritablement démocratique ne peut être dirigée par un seul parti qui décide de tout. La CAQ devra avoir suffisamment d’ouverture d’esprit pour engager un véritable dialogue social avec la société civile, dont les représentants des travailleurs et travailleuses », conclut les leaders syndicaux.

 

PRPI : Un mandat fort de négocier des améliorations

Le PRPI a été prévu dans la convention collective comme un projet pilote se terminant le 31 décembre 2022, après quoi il est possible de signifier notre souhait d’y mettre fin.

À ce sujet, l’assemblée a accepté par un vote de 75% la proposition du comité exécutif de se prononcer en faveur du maintien du PRPI jusqu’à l’entrée en vigueur de la prochaine convention collective, tout en donnant au comité exécutif le mandat de négocier avec la STM des améliorations significatives aux modalités d’application du PRPI, notamment sur les aspects suivants :

  • Le choix, la pertinence et le caractère SMART des objectifs individuels;
  • La convivialité des outils de gestion du programme (le formulaire Excel);
  • La possibilité pour les professionnels de connaître les objectifs annuels de leur unité administrative;
  • L’encadrement et la participation aux rencontres de début, de mi-année et de fin d’année;
  • La possibilité pour les professionnels déjà au maximum de leur échelle salariale de se retirer volontairement du PRPI.

La STM prévoit débuter cet automne les discussions avec le syndicat concernant les améliorations à apporter au PRPI, afin d’implanter des changements à temps pour le PRPI de 2024.

Il va sans dire que le syndicat a des attentes élevées et souhaite plus que des améliorations cosmétiques. Le syndicat offre sa collaboration à la STM dans ses efforts pour améliorer le programme, en autant que les changements soient significatifs et répondent concrètement aux nombreux irritants soulevés par les professionnels dans les consultations et sondages tenus cette année.

Le débat qui a eu lieu en assemblée et le résultat du vote a révélé qu’une portion importante des professionnels était prête à renoncer au PRPI et aux forfaitaires associés, tellement ce programme apporte des irritants et une lourdeur en échange de bénéfices très limités.

La balle est dans le camp de la STM.

SEPB 610