Les bonnes idées du 5 à 7 des Fêtes…

Ceux et celles qui étaient présent.e.s à notre 5 à 7 des Fêtes se souviennent sans doute de notre sympathique boîte à suggestions dans laquelle vous pouviez déposer vos souhaits pour la prochaine convention collective.

Cet exercice ludique a permis d’identifier quelques enjeux qui ont été mentionnés par un grand nombre de personnes.

Sans surprise, le salaire, les vacances et le télétravail sont les sujets qui ont été le plus mentionnés, mais la possibilité de travailler moins d’heures (ex : 4 jours/semaine) et la fin du PPRI dans sa forme actuelle sont également des souhaits très populaires!

Ce sont certainement des thèmes que nous allons creuser avec vous dans les prochains mois.

 

SEPB 610

Jour férié en remplacement du 1er juillet

Le 28 mars dernier, nous vous annoncions le résultat du sondage que nous avons réalisé auprès de l’ensemble des professionnels pour connaître votre préférence quant au jour de congé que vous souhaitez avoir en remplacement du 1er juillet, qui tombe un samedi cette année.

Plus de 56% des professionnels s’étaient prononcés et davantage de répondants préféraient le vendredi 30 juin au lundi 3 juillet.

En rappel, l’article 612.02 de la convention collective prévoit que « Le congé de la Confédération sera fixé après une analyse du marché effectué par l’employeur et après entente avec le Syndicat. »

Lors de l’annonce des résultats du sondage, le 28 mars dernier, nous vous écrivions : « Le comité exécutif va donc demander à la STM de choisir le vendredi 30 juin comme jour de congé pour les professionnels. » Ce que nous avons fait dans les jours suivants.

Cette semaine, plusieurs d’entre vous avez pris connaissance du calendrier des congés de la Fête nationale et de la Fête du Canada 2023 transmis par la STM. On y apprend que la STM a choisi le lundi 3 juillet comme jour de congé pour les professionnels, allant à l’encontre de notre demande et de la convention collective.

Le syndicat a donc déposé aujourd’hui un grief réclamant notamment de la STM qu’à défaut de parvenir à une entente avec le syndicat, elle autorise la prise du congé de la Confédération le 30 juin ou le 3 juillet, au choix de l’employé.

Nous attendons la réponse de la STM à ce grief.

 

SEPB 610

Réévaluation d’emploi : le tribunal donne raison au SEPB 610

Dans une décision rendue en septembre dernier, le tribunal d’arbitrage a donné raison au SEPB 610 dans un long et complexe dossier de réévaluation d’emploi qui datait de plusieurs années.

Un professionnel, aujourd’hui à la retraite, qui occupait un poste d’ingénieur principal, avait déposé une demande de réévaluation d’emploi après avoir commencé à travailler sur un projet dans lequel son rôle s’était considérablement accru par rapport aux fonctions habituelles d’ingénieur principal.

Alors que la STM maintenait que les tâches de l’employé correspondaient encore à l’emploi d’ingénieur principal, l’employé et le SEPB 610 sont parvenus à convaincre le tribunal que cet employé était devenu un ingénieur sénior, de par la nature des mandats qui lui étaient désormais confiés.

Le tribunal a donc condamné la STM à accorder à cet employé une promotion à titre d’ingénieur sénior, rétroactivement à la date du dépôt de sa demande de réévaluation d’emploi, tel que le prévoit la convention collective.

 

Une victoire importante

C’est une victoire importante pour le SEPB 610 et pour tous ses membres. Vous êtes plusieurs à vous renseigner auprès du syndicat sur le fonctionnement des demandes de réévaluation d’emploi et c’est compréhensible.

La charge de travail des professionnels et professionnelles s’accroît, tous et toutes acquièrent de l’expérience, la complexité des mandats et les attentes augmentent, alors que les possibilités d’avancement à l’interne demeurent limitées.

D’autres demandes de réévaluation d’emploi sont présentement en cours ou en préparation. Si vous croyez que votre emploi mériterait d’être réévalué, n’hésitez pas à nous contacter. Nous vous expliquerons la démarche et vous assisterons tout au long du processus.

 

Qu’est-ce qu’une réévaluation d’emploi?

L’article 502.02 de la convention collective prévoit que tout employé « dont les fonctions régulières ont été modifiées de façon permanente de manière à ne plus répondre à celles de sa description générique d’emploi, peut soumettre au directeur des ressources humaines, une demande écrite de réévaluation de son emploi spécifiant la nature des principaux changements. […] La demande est par la suite soumise pour évaluation au comité paritaire d’évaluation [composé de deux représentants de la STM et de deux représentants du syndicat]. »

Lorsque le comité ne parvient pas à s’entendre, le syndicat peut soumettre le litige au tribunal.

Les descriptions génériques d’emplois sont détaillées dans ce Guide, qui a été négocié entre la STM et le syndicat.

 

En négo

La récente décision du tribunal a également pour effet de forcer la renégociation de l’article 502.02 entre la STM et le syndicat. Certains désaccords sur la méthodologie des réévaluations d’emploi persistent et il avait été convenu d’attendre cette décision avant de renégocier ces éléments.

Une première rencontre de négociation à ce sujet aura lieu en avril. À suivre!

Dotation : Mise à jour du guide Doter de façon professionnelle

Le syndicat et la STM sont également en négociation en vue de la mise à jour du guide Doter de façon professionnelle qui encadre les processus de dotation des postes de professionnels syndiqués.

Plusieurs éléments du guide ne sont plus à jour, font référence à des articles d’une ancienne convention collective et certains méritent d’être requestionnés.

Le syndicat a notamment déposé des demandes au niveau des types d’évaluations utilisées lors des processus de dotation, sur les communications transmises aux candidats et sur la possibilité de postuler sur un poste une fois qu’il est rendu affiché à l’externe.

La première rencontre de négociation s’est tenue de manière positive et nous sommes confiants de pouvoir conclure une entente rapidement dans ce dossier.

SEPB 610

PRPI : Début des travaux du comité

L’engagement de la STM à apporter des améliorations au PRPI en vue de l’année 2024 se discute depuis janvier au sein du comité de travail qu’elle a formé avec le SEPB 610 et le SCFP 2850.

Le SEPB 610 fait valoir dans ce comité ses demandes en vue de rendre le PRPI plus pertinent, utile, significatif et agréable pour les professionnels. En tête de liste : que les objectifs soient réellement « SMART » et directement liés aux mandats de chacun, que le formulaire soit beaucoup plus convivial et que les évaluations soient justes et équitables. Obtenir la possibilité que les employés qui le souhaitent se retirent volontairement du PRPI a aussi été mis sur la table.

La STM y est aussi allée de ses propositions, qui concerne pour le moment le nombre et le type d’objectifs, la formation des gestionnaires sur le PRPI et certains ajustements relativement mineurs.

Les travaux du comité se poursuivent et nous vous tiendrons informés. Gardons en tête que ces éventuelles modifications seraient apportées pour 2024, qui sera la dernière année du PRPI avant l’expiration de notre convention collective.

Restructuration du CODIR : quel impact pour les professionnels?

Comme vous tous et toutes, les membres du conseil élargi et du comité exécutif du SEPB 610 ont pris connaissance de la nouvelle structure du CODIR annoncée par la directrice générale Marie-Claude Léonard.

Les présidents des syndicats de la STM ont été convoqués pour une rencontre éclair de 15 minutes, moins d’une heure avant l’annonce officielle de 14h00, le 10 février dernier. On comprend que cette « primeur » ne nous a pas donné beaucoup de longueur d’avance pour anticiper les changements annoncés.

Sur la nature de la réorganisation comme telle, c’est certain que l’ampleur des changements annoncés soulèvent beaucoup de questions. Certains professionnels comprennent mal pourquoi leur poste est déplacé dans un secteur dans lequel ils ne se reconnaissent pas nécessairement. Leur rôle sera-t-il appelé à changer? Quelle contribution sera attendue d’eux par leur nouveau DE ou DGA?

Aussi, la création de la DGA Projets, infrastructures et activités commerciales tend à confirmer la place de plus en plus centrale que prennent les bureaux de projet dans le cœur de la mission et des activités de la STM. En plus d’évoluer dans une structure et un fonctionnement uniques (gestion matricielle, avec la présence importante de consultants externes), les professionnels des bureaux de projet ont vécu leur lot de réorganisations depuis quelques années. Leur réalité particulière fait partie de nos priorités en ce moment.

On comprend finalement des propos de la DG que tous les détails de la nouvelle structure ne sont pas finalisés. Nous jugerons donc l’arbre à ses fruits et seront vigilants lors de la mise en œuvre de cette structure au cours des prochains mois.

Journées de rencontres entre députés et militants syndicaux

Marc Glogowski, président du SEPB 610, en compagnie d’autres militants syndicaux, s’adresse au caucus du Bloc Québécois.

 

Le SEPB 610 était présent aux deux journées de rencontres avec des députés organisées le 7 février à Ottawa, par le Congrès du travail du Canada (CTC) et le 15 mars à Québec, par la Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec (FTQ).

Nous avons profité de ces rencontres pour aborder, en premier lieu, le sujet du financement du transport collectif, mais aussi ceux de la nécessité d’un régime public et universel d’assurances médicaments, d’une loi anti-briseurs de grève au fédéral et de l’évolution des lois du travail afin de mieux protéger les droits des télétravailleurs et télétravailleuses.

Voici quelques photos tirées de ces rencontres.


De gauche à droite : Philippe Lapointe (FTQ-Construction), Marc-Édouard Joubert (Conseil régional FTQ Montréal métropolitain), Alexandre Boulerice (député de Rosemont, NPD), Clairandrée Cauchy (Syndicat des Métallos), Benoit Tessier (vice-président, SEPB 610)


Marc Glogowski, lors de sa rencontre avec la députée Brenda Shanahan (Châteauguay, Parti libéral du Canada)


Pierre-Luc Tremblay, Benoit Tessier et Marc Glogowski du SEPB 610 avec d’autres militantes et militant du SEPB et de l’AIMTA et le chef du Bloc Québécois Yves-François Blanchet.


Pierre-Luc Tremblay lors de sa rencontre avec la députée Céline Haytayan (CAQ, Laval-des-Rapides)


Pierre-Luc Tremblay lors de sa rencontre avec la députée Virginie Dufour (PLQ, Mille-Îles)


Marc Glogowski lors de sa rencontre avec la députée Shirley Dorismond (CAQ, Marie-Victorin)

Le PRPI: ça continue en 2023?

Comme nous l’avons déjà indiqué ici, le PRPI a démarré en 2019 sous forme d’un projet pilote. La convention collective prévoit qu’on peut signifier à la STM notre souhait de nous retirer du projet d’ici le 31 décembre 2022.

Lors de l’assemblée générale du 19 septembre dernier, vous nous avez donné le mandat de demander à la STM de poursuivre le PRPI jusqu’à la prochaine convention collective, mais de négocier « des améliorations significatives aux modalités d’application du PRPI, notamment sur les aspects suivants :

  • Le choix, la pertinence et le caractère SMART des objectifs individuels;
  • La convivialité des outils de gestion du programme (le formulaire Excel);
  • La possibilité pour les professionnels de connaître les objectifs annuels de leur unité administrative;
  • L’encadrement et la participation aux rencontres de début, de mi-année et de fin d’année;
  • La possibilité pour les professionnels déjà au maximum de leur échelle salariale de se retirer volontairement du PRPI. »

La STM nous a conviés à un comité de travail pour en discuter. La première rencontre est prévue à la fin du mois de novembre. On espère rencontrer l’ouverture nécessaire pour que de vrais changements soient apportées et que le PRPI rencontre réellement les objectifs pour lesquels il a été créé.

On ne compte pas accepter des changements cosmétiques qui n’éliminent pas les irritants que vous nous avez exprimés au cours de la dernière année.

Ce comité de travail sera un dossier important de l’année 2023 et un prélude à la négociation de notre prochaine convention collective en 2025. Nous vous tiendrons au courant et comptons sur votre soutien pour tirer le maximum de ces discussions.

SEPB 610

Le SEPB 610 à la COP27

Encore cette année, le président du SEPB 610, Marc Glogowski, faisait partie de la délégation de la FTQ présente à la COP27, la conférence de l’ONU sur les changements climatiques, à Sharm el-Sheik en Égypte.

En plus de soutenir les revendications des syndicats de partout dans le monde en faveur d’une transition juste, son mandat à la COP27 était d’exercer une pression auprès de nos élus fédéraux et provinciaux sur les problèmes systémiques liés au financement du transport en commun.

 

Pour plus d’infos sur le travail de la FTQ à la COP27, voir les comptes-rendus publiés dans Le Monde ouvrier :

PRPI : Un mandat fort de négocier des améliorations

Le PRPI a été prévu dans la convention collective comme un projet pilote se terminant le 31 décembre 2022, après quoi il est possible de signifier notre souhait d’y mettre fin.

À ce sujet, l’assemblée a accepté par un vote de 75% la proposition du comité exécutif de se prononcer en faveur du maintien du PRPI jusqu’à l’entrée en vigueur de la prochaine convention collective, tout en donnant au comité exécutif le mandat de négocier avec la STM des améliorations significatives aux modalités d’application du PRPI, notamment sur les aspects suivants :

  • Le choix, la pertinence et le caractère SMART des objectifs individuels;
  • La convivialité des outils de gestion du programme (le formulaire Excel);
  • La possibilité pour les professionnels de connaître les objectifs annuels de leur unité administrative;
  • L’encadrement et la participation aux rencontres de début, de mi-année et de fin d’année;
  • La possibilité pour les professionnels déjà au maximum de leur échelle salariale de se retirer volontairement du PRPI.

La STM prévoit débuter cet automne les discussions avec le syndicat concernant les améliorations à apporter au PRPI, afin d’implanter des changements à temps pour le PRPI de 2024.

Il va sans dire que le syndicat a des attentes élevées et souhaite plus que des améliorations cosmétiques. Le syndicat offre sa collaboration à la STM dans ses efforts pour améliorer le programme, en autant que les changements soient significatifs et répondent concrètement aux nombreux irritants soulevés par les professionnels dans les consultations et sondages tenus cette année.

Le débat qui a eu lieu en assemblée et le résultat du vote a révélé qu’une portion importante des professionnels était prête à renoncer au PRPI et aux forfaitaires associés, tellement ce programme apporte des irritants et une lourdeur en échange de bénéfices très limités.

La balle est dans le camp de la STM.

SEPB 610