Coupure de 300 postes : la direction fait porter aux employés les conséquences de ses échecs

C’est un aveu d’échec que nous a servi notre directrice générale hier matin. Le plan 100 millions $ et ses comités d’optimisation n’ont pas été capables de livrer la marchandise et de générer les économies promises.

Selon plusieurs personnes qui y ont participé, les véritables innovations porteuses, qui dérangeaient et remettaient beaucoup d’habitudes en cause, étaient écartées au profit d’idées symboliques et d’économies de bouts de chandelle.

Parallèlement, les décisions irresponsables d’un gouvernement en fin de régime à Québec ont aggravé la situation budgétaire de la STM.

Donc après avoir, pendant des années, enchaîné les réorganisations confuses, ajouté des couches de gestion en vantant le modèle « matriciel » et continué à confier une partie de notre travail aux firmes de consultants, la direction de la STM déplore aujourd’hui se retrouver dans une « situation financière sans précédent ».

 

300 postes

C’est dans ce contexte que cette direction nous annonce n’avoir d’autre choix que de nous faire porter les conséquences de ses échecs en coupant dans son personnel. Combien chez les professionnel.le.s? Combien de postes vacants? Combien de permanent.e.s se retrouveront en relocalisation? Combien de temporaires perdront leur emploi? Nous ne le savons pas. Il ne semble y avoir aucun plan clair. On plonge tout le monde dans l’angoisse et on verra ensuite. Une STM plus humaine.

 

Un mécanisme de relocalisation qui fonctionne

Avec cette annonce, la STM fait à nouveau la démonstration que les mécanismes de relocalisation prévus à la convention collective fonctionnent. Si des professionnel.le.s voient leur poste aboli, ils seront priorisés sur les prochains affichages et se retrouveront un nouveau poste. Ce fut le cas de tous nos collègues qui se sont retrouvés dans cette situation à la suite des coupures de 2023 et 2024, ainsi qu’en 2016 lors de « l’excellence opérationnelle ».

Même dans une situation « sans précédent », notre convention collective offre déjà toute la flexibilité nécessaire à la STM pour prendre ces décisions « difficiles » et « agir aujourd’hui pour préparer demain ».

La direction de la STM fait ainsi la démonstration concrète que sa demande de négo de retirer la garantie de non-mise à pied de notre convention collective est injustifiée, inutile et contre-productive.

 

Le rythme de la négo

Nous tenons à rectifier les faits à la suite de la déclaration de Marie-Claude Léonard au micro du 98,5 hier à l’effet que notre comité de négociation ne serait pas suffisamment disponible pour faire avancer la négociation.

Il faudrait peut-être que la partie patronale commence par accepter les dates que nous proposons. Pour le début novembre, c’est la partie patronale qui avait moins de disponibilités à nous offrir. Pour décembre, nous avons proposé neuf dates, dont seulement trois ont été retenues pour le moment.

Nous comprenons que Mme Léonard aimerait que les négos avancent plus vite, mais elle a décidé de confier deux des quatre tables de négociation, la nôtre et celle du SCFP 2850, à la même porte-parole patronale! Cette personne ne peut pas se dédoubler, donc si la cadence accélère sur une table, ça ralentit l’autre. Si la direction de la STM veut que ses négociations avancent, elle devrait peut-être y consacrer suffisamment de ressources.

De toutes façons, nos principaux enjeux de négociation ne sont pas une question de nombre de rencontres, mais de volonté de régler.

La STM propose toujours le retrait de notre sécurité d’emploi et 11,5% d’augmentation de salaire sur 5 ans. Si elle se présente à la table de négociation avec de vraies propositions qui sont propices à un règlement, nous pourrions y arriver très vite.

 

SEPB 610

Élections municipales 2025 : qu’ont dit les candidat.e.s sur nos négos?

La campagne électorale municipale tire à sa fin et les bureaux de vote par anticipation seront ouverts ce dimanche 26 octobre à Montréal.

La personne qui dirigera la Ville de Montréal au lendemain du 2 novembre aura une très grande influence sur la vision, les orientations et les priorités de la STM dans les mois et années à venir.

Comme représentants des 800 professionnel.le.s de la STM, dont près de la moitié résident à Montréal, nous avons entrepris depuis plusieurs mois des démarches pour faire connaître notre point de vue et nos priorités de négociation aux personnes qui aspirent à diriger la Ville.

Voici un bref compte-rendu de nos démarches et des récentes déclarations des trois principales personnes candidates.

 

Soraya Martinez Ferrada

Nous avons rencontré Mme Martinez Ferrada en juin dernier, à sa demande. Elle souhaitait comprendre pourquoi les négociations s’enlisaient et quels enjeux achoppaient. Nous avons beaucoup discuté avec elle et son équipe des priorités de dépenses de la direction, de l’ajout de couches de gestion et de l’intérêt de la Ville et des Montréalais.e.s de voir la STM maintenir la sécurité d’emploi de ses professionnel.le.s pour conserver son expertise interne.

Au cours des dernières semaines, la candidate a déclaré à propos des négociations à la STM :

L’administration actuelle « a laissé aller la négociation avec les syndicats. » « Une administration a le devoir de négocier de façon respectueuse et rapide. Moi, je m’engage au jour 1 à le faire avec l’ensemble des employés. » (La Presse, 29 septembre)

« Si on peut avoir plus d’employés avec de bonnes conditions de travail et qu’on peut renforcer le travail à l’interne, sortir le travail qui s’en va au privé et renforcer une bonne gestion des dépenses à la STM, je pense qu’on est capable de négocier. » (Débat des candidat.e.s à la mairie, LCN, 7 octobre)

 

Luc Rabouin

Le chef de Projet Montréal est le seul candidat à ne pas avoir donné suite à nos demandes de rencontre, malgré des contacts avec son équipe et plusieurs relances.

En septembre, il s’est engagé à réduire de 100 000$ le salaire annuel de la directrice générale de la STM en déclarant : « Je sais que les employés sont choqués parce qu’on leur demande de faire des efforts, mais ils ne sentent pas que la direction fait des efforts, parce qu’elle a des hauts salaires. Je comprends leur sentiment d’injustice. » (La Presse, 29 septembre)

Luc Rabouin s’est peu prononcé sur les négociations à la STM, mais a déclaré au débat de LCN le 7 octobre : « Pour respecter la capacité de payer des Montréalais, on n’est pas en mesure d’offrir 20% d’augmentation sur 5 ans. »

 

Craig Sauvé

Nous avons eu quelques rencontres et plusieurs échanges avec Craig Sauvé depuis le mois d’août. Il était présent à notre rassemblement devant la Place Bonaventure le 3 septembre dernier.

Il se dit généralement favorable à nos revendications et montre un préjugé favorable au personnel syndiqué.

S’il est élu maire, il a déclaré vouloir s’asseoir avec les syndicats de la STM pour discuter de comment le rapatriement à l’interne de mandats présentement confiés en sous-traitance pourrait permettre de générer des économies. (The Gazette, 27 septembre)

 

Il est encore temps de rappeler aux personnes candidates que Sous-traiter, c’est sur-payer, en visitant le www.finidesurpayer.ca

Pour savoir où et quand voter : https://elections.montreal.ca/fr/ou-voter/

 

SEPB 610

Un gel d’embauche? La direction attaque la mauvaise cible

Dans sa dernière webdiffusion, Marie-Claude Léonard nous apprenait qu’un gel d’embauche était déjà en vigueur. Une mesure qui serait en réponse à la difficile situation budgétaire dans laquelle se trouverait la STM.

Toutefois, ces derniers temps, une telle austérité ne semblait pas ralentir la promotion de gestionnaires dans certains secteurs. Aussi, aucune mesure ne semble prise concernant les services professionnels et autres consultants externes qui continuent à faire de bonnes affaires à la STM.

À ce sujet, faut-il rappeler encore une fois que le recours aux firmes privées coûte, grosso modo, deux fois plus cher à la STM que ses employés de l’interne, par heure travaillée? Cette réalité à la STM s’observe également chez Santé Québec, qui a révélé cette semaine avoir économisé 700 millions $ en 15 mois en tournant le dos aux agences privées au profit de leurs employés de l’interne.

À la Ville de Montréal également, une récente étude de l’IRIS a permis d’apprendre que les tarifs des firmes de génie-conseil dans les contrats d’infrastructures octroyés par la Ville de Montréal ont crû de 82 % depuis 2012, soit deux fois plus que l’inflation!

Une étude qui a été creusée par The Gazette dans une série d’articles :

Si la direction de la STM est sérieuse dans ses efforts visant à « changer les façons de faire » pour faire face à la crise budgétaire, on l’appelle à renoncer à s’attaquer à la sécurité d’emploi de ses professionnels d’expérience, qualifiés et dévoués et à remettre en question son recours systématique aux firmes privées d’ingénierie, qui basent leur modèle d’affaires sur des contrats éternellement renouvelés avec les sociétés publiques comme la STM.

Concentrez vos énergies sur les ressources que vous avez déjà à l’interne. Offrez à vos professionnels des perspectives d’avenir solides et un partenariat mutuellement avantageux.

Les pros sont au cœur de la solution.

 

SEPB 610

Les professionnel.le.s dans la rue!

Quel succès! Nous étions 500 personnes sur la rue de La Gauchetière mercredi midi devant la Place Bonaventure pour réclamer, une fois pour toutes, une convention collective à la hauteur de notre expertise.

La mobilisation d’abord organisée par le SEPB 610 et le SCFP 2850 a bénéficié de l’appui de tous les autres syndicats de la STM : chauffeurs, personnel d’entretien, constables et commis divisionnaires étaient avec nous pour dire non à des offres salariales dérisoires et oui à la sécurité d’emploi pour le personnel de la STM!

La mobilisation des professionnel.le.s a été exceptionnelle. Nous avons rempli le 6e étage de la Place Bonaventure, nous sommes descendus dans la rue, nous avons démontré notre appui à notre comité de négociation. Merci à tous et à toutes qui étaient présents! Vous avez fait la différence.

Il est maintenant temps que la direction de la STM change de discours et trouve des solutions avec nous, en misant sur son expertise interne.

Nous ne lâcherons pas. La direction de la STM essaie de nous pousser à accepter rapidement leurs demandes de recul. Nous répondrons par d’autres mobilisations. La STM possède une expertise interne unique, qui représente son atout le plus précieux. Nous ne laisserons pas cette administration saboter ce que d’autres ont eu le courage de bâtir et de léguer aux Montréalais.

 

Voyez plusieurs autres photos de l’événement sur la page Facebook du SEPB-Québec dans cette publication et celle-ci.

 

Un immense merci aux organisations qui sont venues nous appuyer :

 

Couverture médiatique

Radio-Canada, Le 15-18, à 1:03 dans cet extrait

La Presse Canadienne

CityNews

Radio-Canada

CTV

 

SEPB 610

Info-Négo estival

La 20e séance de négo avec l’employeur, la dernière avant la pause estivale, a eu lieu le 9 juillet dernier. Plusieurs textes ont été échangés entre les parties, certaines choses avancent, mais l’employeur reste campé sur sa volonté de s’attaquer à notre sécurité d’emploi.

Comme on l’expliquait dans notre dernière infolettre, cette demande patronale viendrait complètement chambouler un des piliers de notre organisation du travail et s’attaque directement au modèle d’une STM forte, indépendante et fondée sur la solidité de son expertise interne, le tout au profit des firmes privées en ingénierie, en informatique, en communications et autres.

On a encore beaucoup de pain sur la planche avant de penser s’approcher d’une entente. Beaucoup de travail nous attend à l’automne à la table de négo, en campagnes d’information, en mobilisation. Nous serons d’attaque dès le début septembre!

 

SEPB 610

Mises à pied de professionnels : la STM dépose la procédure qu’elle souhaite voir dans la prochaine convention

🎯 La fin de la garantie de non-mise à pied et d’une réelle sécurité d’emploi : une STM plus humaine?

Mercredi dernier, votre comité de négociation a reçu la proposition de l’employeur en ce qui concerne la sécurité d’emploi. Et accrochez-vous, ça frappe fort.

En bref, leur objectif est clair. Dans la prochaine convention, la STM souhaite pouvoir procéder à des mises à pied de professionnels permanents.

Ils veulent avoir la possibilité de cibler des équipes pour y couper un certain nombre de postes, au gré des enveloppes de financement, des modes et des priorités politiques du moment. Le tout en considérant l’ancienneté seulement au sein de l’équipe (la section), et non l’ancienneté comme professionnel STM. Donc, tout le monde serait à risque.

Oui, même vous.

 

📌 Ce que propose l’employeur

Dans le cadre de la nouvelle convention collective, l’employeur propose :

  • De retirer la garantie de non-mise à pied qui existe depuis la création de notre syndicat
  • De retirer tout mécanisme de relocalisation pour les permanents de moins de 24 mois d’ancienneté syndicale
  • De rendre tout le monde à risque de perdre son emploi, sans égard à leur ancienneté comme professionnel
  • Et de bonifier leur offre salariale à la condition qu’on accepte ce recul impensable

 

Prenons le temps de bien comprendre la mécanique que nous propose la STM.

✂️ La coupure

Prenons le cas fictif d’Éric, analyste principal (groupe 12) à la STM depuis 10 ans. Sa section de six analystes et deux analystes principaux est ciblée pour des coupures. La direction invoque une réduction du volume d’activités. Les trois analystes les moins anciens de la section sont coupés, tout comme Éric, qui a deux ans moins d’ancienneté syndicale que son collègue analyste principal.

Parmi les trois analystes coupés se trouve Geneviève, embauchée comme permanente à la STM il y a 18 mois. Puisqu’elle n’a pas encore atteint 24 mois d’ancienneté, elle ne bénéficie d’aucune sécurité d’emploi. Elle se retrouve sur le champ au chômage.

Éric et ses deux autres collègues analystes se retrouvent en relocalisation.

 

♻️ La relocalisation

Éric et les autres professionnels en relocalisation continuent tous à travailler à la STM, sans avoir de poste fixe. Un sursis qu’on leur accorde pendant maximum un an. Ils sont automatiquement considérés prioritairement sur tous les affichages de postes de professionnels sur lesquels ils se qualifient.

Quelques mois plus tard, la dotation informe Éric qu’il s’est qualifié sur un poste d’analyste (groupe 11). Puisqu’accepter ce poste impliquerait une diminution de classe salariale, Éric refuse. Il souhaite retrouver un poste d’analyste principal.

Son ex-collègue Khalid, avec 3 ans d’ancienneté syndicale, est le moins ancien des employés en relocalisation qui se qualifient sur ce poste. S’il refusait, il se retrouverait automatiquement au chômage et la STM garderait son nom sur une liste de rappel. Khalid accepte le poste à contrecœur, même s’il ne maîtrise pas ce secteur d’activités aussi bien que son ancien.

Malheureusement pour Éric, douze mois se sont écoulés depuis la coupure de son poste, et il n’a encore trouvé aucun poste qui lui convenait et sur lequel il se qualifiait. Éric se retrouve automatiquement au chômage et sur la liste de rappel.

 

☎️ La liste de rappel

Maintenant au chômage, Éric se cherche un nouvel emploi, mais le contexte économique est très difficile. Pendant 24 mois, il a encore la possibilité de postuler sur les postes affichés à l’interne à la STM. Sa candidature sera traitée dans le bassin 1, avec celles de tous les autres professionnels mis à pied et en relocalisation.

Si après 24 mois, Éric n’a toujours pas trouvé de nouveau poste à la STM, il perd son lien d’emploi, ses 11 ans d’ancienneté et son droit de postuler sur des postes à l’interne. C’est la fin définitive de sa carrière à la STM.

On n’exagère pas. Ce sont exactement les effets que pourrait avoir le texte que l’employeur nous a déposé mercredi dernier.

 

💰 « Vendre » la sécurité d’emploi : une fausse bonne idée

L’employeur propose de bonifier son offre salariale pour monnayer ce recul. Mais attention :

⚠️ Leur offre salariale actuelle n’est qu’une première offre : une négo salariale ne se règle jamais sur une première offre

  • La STM avoue à la table de négo et dans les médias qu’ils disposent d’une enveloppe plus grande que celle déjà déposée pour régler les négos!
  • Les conventions collectives qui se signent au Québec ces mois-ci, incluant celles dans d’autres sociétés de transport, atteignent presque le double du 11,5% qui nous est actuellement offert.
  • Notre directrice générale a bénéficié d’une hausse de 6,5% de sa rémunération sur un an.

 

🚨 Ce que la STM vous offre :

  • Bonifier leur offre salariale. De combien? Mystère. Ils attendent qu’on cède avant de dévoiler leur jeu.
  • Une hausse du stress et de l’insécurité : Sans protection, chaque employé devient plus vulnérable, même les plus anciens.
  • Nous faire accepter des reculs impensables avant de nous déposer une offre salariale digne de ce nom.

Ce que vous perdriez :

  • La possibilité de planifier votre avenir professionnel avec confiance
  • La stabilité de votre emploi et des équipes de travail
  • Un pouvoir syndical contre l’arbitraire : Sans notre garantie de non-mise à pied, il sera plus difficile de contester ou de défendre efficacement une perte d’emploi injuste ou des décisions arbitraires et inéquitables.
  • Notre principal levier de négociation pour faire des gains sur nos conditions de travail

 

On peut obtenir des augmentations comparables au marché sans vendre nos protections

  • Refuser la perte de sécurité d’emploi n’exclut pas de continuer à négocier nos priorités :
  • Des augmentations de salaire dignes de notre expertise et du marché
  • Une flexibilité dans l’aménagement de notre temps de travail
  • Des congés supplémentaires
  • Un encadrement de la sous-traitance

 

👉 En étant mobilisés et en négociant intelligemment, on peut gagner sans sacrifier nos fondations.

 

Le vrai risque à long terme, c’est une STM vidée de son expertise

Dans l’avenir, sans sécurité d’emploi pour les professionnels, la direction pourrait choisir de s’orienter vers une sous-traitance quasi complète dès la phase de conception des projets. Le gouvernement a récemment donné à la STM plus de latitude dans ses modes de sous-traitance en favorisant les approches dites « collaboratives », de type design-build, où un consortium de firmes se voit confier l’ensemble d’un projet, de la conception à la mise en œuvre. Dans un tel modèle, les équipes professionnelles de la STM pourraient être réduites au minimum et leur rôle se limiterait à superviser les contrats avec les firmes sous-traitantes.

 

😰 Vers un climat de travail encore plus stressant et toxique

  • La sécurité d’emploi offre aux professionnels de la prévisibilité dans la planification de leur carrière.
  • De plus, une organisation du travail où chacun est à risque d’être mis à pied cause un stress permanent, en plus de donner aux gestionnaires des leviers de pression et des outils de manipulation anxiogènes.
  • « Si tu n’es pas content de ton poste, si tu te plains que je refuse tes vacances, si tu dénonces que je ne paye pas ton temps supplémentaire, je peux te remplacer facilement. J’en connais plusieurs qui voudraient ta job.» C’est le genre de situation couramment observée dans de grandes entreprises du secteur privé.

 

🙄 Nous pousser vers la grève pour mieux nous discréditer : une diversion dans laquelle on refuse d’embarquer

  • Depuis qu’ils sont syndiqués, les professionnels de la STM n’ont jamais fait la grève.
  • La grève est un moyen, et non une fin. Nous avons toujours privilégié des relations de travail structurées et saines. Des positions bien documentées, justes, fermes quand il le faut et respectueuses de nos interlocuteurs.
  • Dans cette négo, on dirait presque l’employeur s’organise pour que nous allions en grève plus tôt que tard. Comme si la STM souhaitait qu’on prenne une décision rapide, sur un coup de tête. Ils n’attendent que ça. Pour que le jour venu, ils sortent dans les médias pour nous discréditer, pour diaboliser notre sécurité d’emploi. Nos « jobs garanties à vie pendant 30 ans », c’est ça qui met la STM en faillite, diront-ils. La CAQ sera morte de rire.
  • Leur stratégie dans cette négo est-elle de tourner le dos à la négociation raisonnée qu’ils ont pratiquée avec nous pendant 30 ans? Monter l’opinion publique contre nous?
  • Notre réponse : nous ne tomberons pas dans leur piège, nous ne jouerons pas à ce jeu.

 

💬 Notre message est clair

❌ Nous refusons de troquer une condition de travail essentielle contre les augmentations qui nous sont dues.

✅ Nous continuons à négocier sérieusement, comme des professionnels, et à nous mobiliser pour une bonne convention collective, raisonnable et digne de notre expertise.

🤝 Le syndicat vous représente. Votre force, c’est votre solidarité.

 

🗣️ Vous avez votre mot à dire

👉 Utilisez nos fonds d’écran Teams, portez votre macaron (demandez-le à votre délégué), écrivez un mot de soutien au comité de négo comme message de statut sur Teams.

💡 Parlez à vos délégués et à vos collègues, organisez des cafés ou des dîners sur ce sujet pendant vos journées en présentiel, invitez-y un membre du comité de négo!

⚔️ Tenez-vous prêts. Nous ne céderons pas, mais nous aurons besoin de l’appui et du travail de chacun d’entre vous.

Ensemble, nous sommes les pros.

 

Votre comité de négociation,
Chantal Dubuc
Pierre-Louis Fortin-Legris, conseiller syndical
Marc Glogowski
Émanuelle Leclerc
Benoit Tessier

Après 18 séances de négo, où en sommes-nous?

Voici un aperçu des enjeux qui font l’objet des discussions les plus animées dans le cadre des négociations. Le syndicat reste pleinement mobilisé pour défendre vos droits et améliorer nos conditions de travail !

Nous résumons ici les informations que nous avons communiquées aux 400 professionnel.le.s qui étaient en ligne hier lors de notre midi discussion.

Toutes ces informations reflètent l’état actuel des discussions et rien n’est « officiel » tant qu’un projet d’entente n’a pas été présenté et adopté en assemblée générale.

 

  • Retrait du PRPI

Les évaluations de rendement se feraient désormais sans outil standardisé, au jugement des gestionnaires… mais le montant forfaitaire lié à l’atteinte des objectifs est retiré sans compensation. Nous réclamons son intégration aux échelles salariales et une réelle reconnaissance de la performance.

 

  • Délai de carence et de validité

La partie patronale veut imposer un délai de validité de 12 mois aux résultats des processus de dotation, en plus du délai de carence actuel. Cela empêcherait les employés de se reprendre après un résultat passable : nous demandons l’abolition du délai de carence et refusons cette nouvelle contrainte.

 

  • Semaine de travail à 32, 35 ou 40 heures

Le modèle proposé permettrait à chacun de choisir son horaire. Le passage de 36 à 35 heures se ferait sans baisse de salaire, et vise à harmoniser nos conditions de travail avec celles des autres employés syndiqués. Les professionnel.le.s auraient de plus le choix de réduire leur semaine de travail à 32 heures, avec baisse du salaire hebdomadaire de base, ou de l’augmenter à 40 heures, avec augmentation du salaire hebdomadaire de base.

Ceux qui choisiraient de travailler 40 heures auraient l’avantage de cotiser davantage à leur régime de retraite. La proposition est sur la table… mais la direction veut s’accorder le droit de réduire unilatéralement les heures, selon les fluctuations de la charge de travail… nous défendons une structure claire, équitable et prévisible pour tous.

 

  • Garantie de non-mise à pied

Cette protection essentielle est en place depuis la création du syndicat. Comme à chaque négo, la direction refuse de la reconduire. Il s’agit d’un point de litige important.

 

  • Articles 515 et 516 : sécurité d’emploi

La clause 515 protège les employés en cas de réorganisation : leur poste peut être aboli, mais ils ont un droit prioritaire à la relocalisation pendant un an. La direction veut désormais exclure de cette protection ceux ayant moins de 36 mois d’ancienneté.

En cas de réduction de la main d’œuvre, la clause 516 assure que les employés ayant le plus d’ancienneté peuvent conserver un poste en « bumpant » leurs collègues ayant moins d’ancienneté, qui restent toutefois sur une liste de rappel. Elle n’a jamais été appliquée grâce à la garantie de non-mise à pied… mais la partie patronale martèle qu’elle souhaite la voir disparaitre !

Notons que la STM propose de monnayer ces clauses, contre des avantages salariaux. Racheter vos droits… mais à quel prix ?

 

  • Augmentations salariales

La partie patronale propose 11,5 % sur 5 ans. C’est bien en dessous des comparables : une telle offre ne permet ni d’attirer ni de retenir les talents ! À titre de rappel, nous demandons 24% d’augmentation sur 5 ans.

 

  • Vacances et congés

Aucune bonification n’est envisagée, à moins que nous renoncions à davantage de droits, pour « l’autofinancer » selon l’expression qu’on nous sert à la table. Pour l’instant, les discussions n’avancent pas.

 

  • Moyens de pression et grève

Vous avez adopté en assemblée générale à la fin avril un plan de moyens de pression, que nous continuons à mettre en exécution. Des macarons « en négo » sont d’ailleurs en cours de distribution via vos délégués syndicaux.

Mais si jamais toutes les demandes de recul que la STM nous impose sont maintenues, si l’offre salariale demeure aussi déconnectée du marché, pourrions-nous adopter un mandat de grève?

Si on en venait à ce point dans les prochaines semaines, sachez que le SEPB 610, par son affiliation au SEPB-Québec et au COPE-SEPB, a accès à un fonds de grève qui assurerait à chaque syndiqué.e l’accès à une prestation de grève. Le SEPB 610 lui-même a accumulé depuis 30 ans un actif appréciable qui pourrait permettre de bonifier les prestations de grève versées par nos associations nationales.

Nous avons les moyens de défendre nos droits et nos revendications.

 

Pour suivre l’évolution des discussions ou poser vos questions, n’hésitez pas à vous référer à votre délégué syndical !

Mobilisons-nous pour une alternative juste, égalitaire et écologique

Lettre ouverte signée par le Syndicat des professionnel.le.s de la STM (SEPB 610) et par des dizaines d’autres organisations et citoyen.ne.s

 

Le 26 avril, à l’occasion du Jour de la Terre, nous marcherons pour exiger, dès maintenant, la construction d’une alternative, d’une autre voie pour notre futur. Nous refusons de nous mettre à genoux devant la cupidité des corporations, devant les intérêts des milliardaires et des politiciens qui les servent. Nous en avons assez des vagues promesses de lendemains heureux et des plans climat aux échéances toujours reportées.

Nous voulons du concret. Maintenant.

Pour lutter contre le dérèglement du climat, nous marcherons pour exiger le financement d’un transport collectif accessible et de qualité. Se déplacer est un droit, donnons-nous les moyens de l’offrir à tous·tes, peu importe leur condition physique, géographique ou socioéconomique. Au Québec, 43% des émissions de GES viennent du transport. Nous pouvons nous libérer en grande partie de la voiture et bâtir ici des métros, des autobus, des trains, des tramways, pour développer des solutions d’autopartage. Nous avons cette expertise, cultivons-la. Investissons dans notre avenir et tournons le dos au pétrole, une bonne fois pour toutes.

Pour lutter contre l’enrichissement sans fin du 1%, nous marcherons pour protéger les emplois de celles et ceux qui sont au cœur de la transition socioécologique : chauffeur·ses, mécanicien·nes, préposé·es d’entretien et tout le personnel du transport collectif. Nous marcherons contre la sous-traitance, contre la privatisation, contre la dégradation du service et la perte d’un savoir-faire qui devient plus important à mesure que le monde se réchauffe. Nous marcherons pour un service public fort.

Nous marcherons contre la CAQ, et contre tous les partis qui sacrifient notre avenir sur l’autel du profit.

Où trouver l’argent?

Récession, austérité. Des mots auxquels les gens de pouvoir nous ont habitués et qui veulent toujours dire la même chose : pour s’assurer que rien ne change pour eux, nous devrions nous serrer la ceinture et renoncer à nos ambitions. Déjà, les politiciens ont recommencé à affûter leurs couteaux pour tailler dans les acquis sociaux et écologiques que nous avons mis des décennies à bâtir. Nous n’avons pas l’argent, disent-ils. L’argent, ils l’ont pourtant trouvé en 2008, pour sauver les banques. Ils l’ont trouvé à nouveau en 2020, pour traverser la pandémie. Qu’ils le trouvent aujourd’hui pour protéger notre avenir et pour construire ce monde de promesses qu’ils nous font miroiter à chaque élection.

Et s’ils ont besoin d’aide, qu’ils sollicitent les Saputo, les Desmarais et leurs amis. L’argent ne manque pas dans leurs paradis fiscaux, où il fructifie à l’abri de l’impôt. L’argent ne manque pas non plus dans les manoirs de toutes celles et ceux qui cherchent à influencer nos démocraties avec leurs armées de lobbyistes pour construire un gouvernement qui serve leurs intérêts. Ramenons leur fortune à des dimensions raisonnables avant qu’ils ne prennent exemple sur ce qui se passe au sud et que, à l’image des Musk, Bezos et Zuckerberg, ils aient envie de retourner leur pouvoir contre nous.

Nous sommes travailleur·ses et étudiant·es, chômeur·ses et retraité·es. Nous sommes chauffeur·ses, architectes, artistes, enseignant·es, mécanicien·nes. Nous sommes toute la diversité du peuple québécois. Aux milliardaires, nous opposons une coalition du peuple. Au gouvernement des riches, nous opposons les syndicats, les mouvements citoyens et les organisations communautaires marchant main dans la main pour le bien commun. Ensemble, nous demandons d’investir dans un avenir qui profite à tous et à toutes.

Nous serons dans la rue le 26 avril prochain pour exiger un monde qui nous ressemble.

Y serez-vous?


Suivez ce lien pour ajouter votre signature

 

Liste des signataires en date du 24 avril 2025

 

Organisations syndicales et parasyndicales

Travailleuses et travailleurs pour la justice climatique (TJC)
Syndicat des professionnel·le·s de la STM, SEPB 610
Conseil central du Montréal métropolitain-CSN
Conseil régional FTQ Montréal métropolitain
Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec — FIQ
Syndicat de l’enseignement du Cégep André-Laurendeau
STT du CISSS de Lanaudière – CSN
Centre des travailleuses, travailleurs immigrant·es
Syndicat des professeures et professeurs du Collège de Rosemont
Syndicat des enseignantes et enseignants du collège Montmorency
Syndicat général des professeures et professeurs de l’Université de Montréal (SGPPUM)
Comité Justice Climatique du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de la Gaspésie et des Îles à Gaspé
Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke
Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de Granby

 

Organisations écologiques et communautaires
Front commun pour la transition énergétique
La Planète S’invite au Parlement
Écologie populaire
Mères au front – Montréal
Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ)
Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire (TROVEP) de Montréal
Attac Québec
Les oubliés de l’autobus
Fondation Rivières
L’Écothèque
Vigilance OGM
L’R des centres de femmes du Québec
ACEF du Nord
Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ)
Journal des Alternatives
Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environenment et à l’écocitoyenneté (Centr’ERE)
Réseau québécois des groupes écologistes – RQGE
Coalition climat Montréal
Action Environnement Basses-Laurentide
L’Assomption en transition
Groupe-Ressource du Plateau Mont-Royal
CDC Haut-Saint-Laurent

 

Organisations étudiantes
Fédération étudiante collégiale du Québec
Union étudiante du Québec
Early Childhood and Elementary Education Student Association
Concordia Student Union
MAGE-UQAC
AGECAR – Association générale étudiante du campus à Rimouski de l’UQAR
Association générale étudiante du collège Lionel-Groulx
Association étudiante de Polytechnique
L’Association générale étudiante de l’Université du Québec à Trois-Rivières (AGE UQTR)
Association des étudiants en physiothérapie de l’Université Laval (AEPhUL)

 

Individus
Claude Vaillancourt, Auteur, Montréal
Charles-Antoine Bachand, Professeur en sciences de l’éducation, Chelsea
Carolle Soulières , Retraitée, Notre-Dame-des-Prairies
Marie-Claude Bertrand, Retraitée, Verdun
Francois-Xavier Michaux, Montréal
Roger Rashi, Retraité, Montréal
Lucie Mayer, Traductrice réviseure et artiste lyrique, Prévost
Claudia Fiore-Leduc, travailleuse du communautaire, Sherbrooke
Simon Chavarie, Enseignant, Montréal
Sophie Racine, Consultant en développement international et justice sociale, Montréal
Odette Sarrazin, Engagée dans ma communauté, Saint-Gabriel-de-Brandon
Valeria Moro
Marie-France Leroux, Naturopathe agréée, Montréal
Noah Boisjoli-Jebali, Montréal
Roxan Fortier, Enseignante au collégial (science politique), Plessisville
Julie Perreault, architecte paysagiste, st-Hyacinthe
Brigitte Robert, Enseignante, Sherbrooke
Thomas FREDERICKS, Enseignant, Verdun
Vanessa Gordon, enseignante, Montréal
Michel Nareau, Professeur, Montréal
Jérôme Saunier, retraité, Montréal
Marie-Eve Goyette, Technicienne en documentation, Mascouche
Frédéric Côté-Boudreau, enseignant en philosophie, Montréal
Maya de Cardenas, Conseillère en environnement, Longueuil
Félix Paradis, Vendeur automobile , Sherbrooke
Sophie Thiébaut, coordonnatrice, Montréal
Guillaume Develey, Mécanicien formateur, Varennes
Patrick Pilotte, Sociologue, Gatineau
Evelyne Perrault, Enseignante , Montréal
Noelle Cyr, Horticultrice, Montreal
Christian Pépin, Chercheur et enseignant, Montréal
Virginie Chagnon, Vulgarisatrice scientifique, Montréal
Guy Pilon, Retraité, Montréal
Sonia Tremblay , Directrice générale de la CDC Lac-St-Jean-Est , L’Ascension de Notre-Seigneur
Yohann Ritter, Enseignant, Montréal
Philippa Dott, Professeure, Montréal
Isabelle Bisson-Carpentier, Professeure d’histoire au collégial, Gaspé
Alexis Desgagnés, Artiste et enseignant au collégial, Montréal
Evelyne Pellerin, Architecte et enseignante au cegep, Montreal
Étienne Gariépy-Girouard, Géographe et étudiant, Rimouski
Nathalie Roy, Professeure, Collège Montmorency, Montréal
Geneviève Deschamps, Traductrice, Montréal
Maryse Boyce, travailleuse culturelle, Montréal
Margaux Deroi, Étudiante, Trois-Rivières
Audrey Laurin-Lamothe, Professeure, Département de science sociale, Université York, Montréal
Josée St-Pierre, Enseignante, Montréal
Pierre-David Gendron-Bouchard, Professeur, Montréal
Marilyne Tremblay Coutu, Montréal
Shannon Ikebe, , Montréal
Ronald Cameron, retraité, Montréal
Geneviève Fontaine, Étudiante , Rimouski
Isabelle Ménard, biologiste-toxicologue, Montréal
Ricardo Peñafiel, Professeur associé, Département de Science politique, UQAM, Montréal
Richard Bousquet, Enseignant et journaliste, Sainte-Adèle
Adrian Burke, professeur d’université,
Mathilde lytwynuk, Cinema, Montreal
Jonathan Durand Folco, Professeur d’université, Gatineau
Ève Dubois-Bergeron, Enseignante, Montréal
Léa Delambre, Étudiante, Montréal
Vijay Kolinjivadi, Professeur d’université, Montréal
Chantal Levert, coordonnatrice et militante écoféministe, Montréal
Julie Côté, Enseignante au collégial, Montréal
François Gingras, Enseignant, Thetford Mines
Brigitte Martineau, Enseignante, Thetford Mines
Lyne Duhaime
Isabel Sauvé, Enseignante, Prévost
Claudia Fortin, Enseignante, Weedon
Manon Boulianne, Enseignante, St-Adrien d’Irlande
Monique Lafontaine , Retraitée, Longueuil
Estelle Carde, professeure, Montréal
Émilie Bellavance, Enseignante, Thetford Mines
Thierry Gendron-Dugré, Enseignant de philosophie, Montréal
François Bourbonnière
Audrey Bouliane, enseignante en techniques administratives, Thetford Mines
Arnaud Theurillat-Cloutier, Enseignant, Montreal
Nathalie Costa, Enseignante , Montréal
Katherine Massam, Très-Saint-Rédempteur
Marc Bonhomme, Économiste, Montréal
Nicolas Chalifour, Professeur, Montréal
Marie-Eve Leclerc, Québec
Henri-Charles Baudot, Retraité , Montréal
Clément Roy, Retraité, Granby
Claude Lortie, Informaticien, Dudswell
Bruno Lamarche, musicien, Montréal
Sébastien Rioux, Professeur, Montréal
Thalie Keklikian, Montréal
Mélanie Payeur, Enseignante, Ste-Marie
Jonathan Provost, Éducateur, Montréal
Chloé Van Uytfanck , Travailleuse sociale , Montréal
Sarah Thibault, enseignant, Thetford mines
François St-Laurent, Enseignant en français, langue et littérature, Gaspé
Frédéric Begeron, Enseignant, Thetford Mines
Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil, Professeur de philosophie, Cégep du Vieux Montréal, Montréal
Marie-G Pilon, Professeure au Collège Montmorency, Sainte-Thérèse
Maude Trudel
Swann KLEIN, Artiste Généraliste Jeux Vidéo, Montréal
Benjamin Savard, Étudiant, Montréal
Élise Moreau, Enseignante, Saint-Pierre-Baptiste
Nicolas Hugo Chebin, Professeur, Montréal
Elza Kephart, Cinéaste, Montréal
Dyala Hamzah, Professeure d’université, Montréal
Shadow Talbot, Artiste, Quebec
Geneviève Chagnon, Agente de développement , La Pocatiere
Hélène Chabot, Enseignante, Deux-Montagnes
Katherine Massam, Très Saint Rédempteur
Marielle Ferragne, Montréal
David Mandel, professeur retraité, Montréal
laurence barthélémy, préposée aux bénéficiaires, longueuil
Miriam Bolduc, Enseignante, Montréal
Jacqueline Loiselle, retraitée, Montréal
Suzanne Dufresne , Retraitée, Montréal
Paul Tremblay, Retraité, Matane
Mercédes Arvisais, Retraitée, Montréal
Sébastien Bouchard , Conseiller syndical , Québec
claude payette, menuisier, l’Assomption
Francis Lagacé, Syndicaliste à la retraite, Montréal
Ellen Nutbrown, Mont-Saint-Hilaire
Ingrid Hall, Professeure universitaire, Montréal
Lisa-Marie Bilodeau, Enseignante, Thetford Mines
Nancy Turgeon, Chargée de cours – UQAM, Montréal
Lynda Lemay, Enseignante au collégial, St-Julien
Nicolas Castillo-Caron, Inspecteur municipal, Montréal
Valérie Boisvert, Enseignante, Sherbrooke
Minerva Gutierrez, Militante internationaliste et syndicaliste à la retraite, Montréal
Olivier Huot-Beaulieu, Enseignant, Montréal
Nadia Morais, Conseillère en défense des droits, St-jean sur richelieu
Alain M. Gaulin, Avocat, Sainte-Adèle
Magalie Lapointe, Enseignante, Laval
Francine Boucher, Montréal
Véronique Gaboury-Bonhomme, Professeure de biologie, Cégep, Gatineau
Alexis Legault, Doctorant en éducation, Université du Québec en Outaouais, Sherbrooke
Manon Plante , Enseignante, Montréal
Kelly McKinney, Enseignante CEGEP, Montréal
Julien Villeneuve, Profeseur, Montréal
Louise Morand, Enseignante retraitée, L’Assomption
Emilie Lafortune, Fonctionnaire, L’assomption
Emily gervais, Chargée de projets, Chambly
David Pharand
Catherine Vallée, Biologiste, Candiac
Hélène Ladouceur, retraitée, St-Lazare
Cathleen Johnston, Retraitée, Elgin
Francis Donati-Daoust, Ingénieur, Thetford Mines
Mélissa de La Fontaine, Consultante et conférencière pour une transition socioécologique, Austin
Antonia Kouloumentas, Enseignante, Rivière-Rouge

 

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Négo 2025 : Une offre salariale et des demandes de recul qui s’attaquent à l’expertise des professionnel.le.s

La STM a déposé la semaine dernière ses offres salariales à la table de négo. Votre comité de négociation s’est dit très déçu des offres déposées.

Alors qu’elle ne cesse de répéter qu’elle souhaite valoriser son expertise, la STM offre à ses professionnel.le.s des augmentations de 11% sur 5 ans, avec une possibilité de 1,5% supplémentaire, selon l’IPC, sur les 3 dernières années de la prochaine convention. C’est nettement insuffisant pour que la STM demeure compétitive sur le marché, face aux autres employeurs en quête d’expertises poussées comme les nôtres.

L’offre de la STM, en détails :

2025 2026 2027 2028 2029
2,5% 2,5% Min : 2%
Max : 2,5%
Min : 2%
Max : 2,5%
Min : 2%
Max : 2,5%

 

Aucune bonification n’est offerte quant aux vacances, aux congés, au régime d’assurance, ni à toute autre disposition monétaire de la convention collective.

Rappelons que nos demandes salariales, qui ont été adoptées à 99% en assemblée générale en juin 2024, se chiffrent à 4% par année, pendant 5 ans, en y ajoutant, dès 2025, une intégration dans les échelles salariales des forfaitaires expérience-client de 0,8% et PRPI de 0,5%, en plus d’un rattrapage de 0,7% pour rétablir l’équité avec les échelles salariales des employés non-syndiqués. Nous demandons également, pour l’année 2029, une protection contre l’inflation avec des augmentations entre 4% et 5%, selon l’IPC.

Nous avons également déposé à l’employeur nos autres demandes à incidence monétaire, à savoir notamment une bonification au niveau des vacances, de certains congés, du régime d’assurance collective et de l’horaire de travail.

 

La STM tourne le dos à ses pros

En plus de proposer des offres nettement insuffisantes pour attirer et retenir son expertise professionnelle, la STM aborde cette négociation avec des demandes de recul majeures et injustifiables.

La fin souhaitée de la garantie de non-mise à pied est une posture insultante que nous offre la STM. Ce qu’elle nous dit en défendant cette position, c’est qu’elle ne tient pas tant que ça à conserver son expertise. Elle souhaite pouvoir s’en débarrasser de manière plus facile, plus agile et, sans doute, plus humaine.

C’est sans compter leur souhait de pouvoir contourner les processus de dotation lorsque bon leur semblera, permettant aux gestionnaires de choisir arbitrairement les membres de leur équipe de projet. Tout ceci pendant que la porte reste grande ouverte aux firmes d’ingénierie pour facturer à la STM des taux horaires nettement supérieurs aux nôtres pour le travail de « consultants », au GMA et au PLB, qui devraient eux aussi être des employés de la STM.

 

Démontrez votre soutien!

Vous êtes de plus en plus nombreux à avoir changé votre pastille d’identification Teams par notre logo négo. On continue!

Les offres décevantes et les reculs demandés par la STM vous interpellent? Dîtes-le à l’employeur! Ajoutez ce logo à votre signature courriel et changez votre pastille d’identification dans Teams.

Vous pouvez aussi choisir parmi sept fonds d’écran pour vos rencontres Teams (les fichiers vous ont été transmis par courriel). Ce geste simple en dit beaucoup. Exprimez clairement votre soutien à notre comité de négo en affichant vos couleurs!

 

Un plan de moyens de pression

Notre comité de mobilisation travaille à l’élaboration d’un plan de moyens de pression qui vous sera présenté dans une assemblée générale que nous prévoyons convoquer pour le lundi 28 avril à midi. Nous solliciterons lors de cette assemblée le mandat de déployer les actions prévues dans ce plan au cours des semaines suivantes.

Les reculs demandés par l’employeur sont importants. Notre réponse doit l’être tout autant.

Entretemps, le comité de négociation continue son travail et demeurera ferme face à la partie patronale, surtout sur les sujets qui s’attaquent directement à la valeur de l’expertise des professionnel.le.s : la rémunération, la sécurité d’emploi, l’équité, l’autonomie professionnelle et la reconnaissance.

 

SEPB 610

Les congés de paternité sans solde et avec pénalité financière: une aberration qui a assez duré

Saviez-vous qu’une des particularités uniques du congé de paternité à la STM est qu’il est assorti notamment d’une réduction, l’année suivante, du nombre de jours de vacances payées, proportionnelle à la durée du congé?

Le congé de paternité prévu depuis deux décennies par le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) est considéré à la STM comme un congé sans solde. Ce qui fait que l’employé qui en bénéficie n’accumule par de crédits de vacances pendant les 5 semaines habituelles de ce congé. L’année suivante, il verra donc sa banque de vacances courantes amputée d’environ 5/52 par rapport au solde auquel il aurait normalement droit.

Pendant son congé, l’employé doit également payer la part de l’employeur pour maintenir ses assurances collectives. Les cotisations au régime de retraite cessent également.

Cette aberration avait été contestée par grief par notre syndicat dans les années 2000, mais le tribunal avait donné raison à la STM!

Depuis, plusieurs jeunes papas sont étonnés de voir leurs vacances annuelles amputées de la sorte en début d’année. C’est malheureusement conforme aux pratiques en vigueur.

Nous profitons toutefois de la présente négociation pour revendiquer la fin à cette pratique une fois pour toutes et reconnaître dans la prochaine convention collective le congé de paternité comme étant une période où l’employé continue de bénéficier des avantages que lui procure son statut d’employé de la STM. Comment c’est déjà le cas pour le congé de maternité. À suivre!

 

SEPB 610