Comité PRPI : le syndicat claque la porte

En 2019, lorsque l’employeur a mis sur pied le PRPI, le syndicat a accepté de participer à un comité paritaire pour conseiller les Ressources humaines sur le déploiement et l’amélioration de ce programme et y amener les préoccupations et les suggestions des professionnels.

En 2022, l’assemblée générale avait mandaté le comité exécutif d’accepter la poursuite du PRPI jusqu’à la fin de la présente convention collective, mais de négocier avec la STM des améliorations significatives au programme.

Un an plus tard, force est de constater que nous faisons face à une impasse. Le comité exécutif du syndicat a présenté le 5 octobre dernier à l’assemblée générale le résultat de ces négociations. Nos demandes n’ont pas été entendues et ce que la STM entend apporter comme « améliorations » au PRPI en 2024 demeure, au mieux, cosmétique.

Cinq ans après la mise sur pied du PRPI, le syndicat estime qu’il perd son temps à continuer à légitimer ce programme en collaborant avec l’employeur sur le comité que celui-ci lui offre.

C’est donc avec un très fort appui de 90% des membres présents que l’assemblée a mandaté le comité exécutif de mettre fin à sa participation au comité PRPI.

Dans la même résolution, l’assemblée :

  • Dénonce le peu d’avancement réalisé par la STM dans l’amélioration du PRPI, malgré les propositions qui lui ont été faites par le syndicat
  • Exige de la STM qu’elle fasse évoluer le PRPI vers un modèle davantage flexible, pertinent et porteur, axé sur la reconnaissance du travail bien fait et le développement professionnel des employés qui y participent
  • Rappelle que la prochaine négociation sera l’occasion de renégocier l’encadrement et la valeur des augmentations de salaire, notamment pour les employés en progression dans leur échelle.

Le comité exécutif se concentrera donc davantage sur la préparation de la prochaine négociation plutôt que de chercher à améliorer un programme très imparfait et dont la STM ne semble pas réellement engagée à transformer pour le mieux.

Un grand merci aux membres présents pour leur appui très fort à cette position décisive.

 

SEPB 610

Bonne rentrée!

Nous espérons que celles et ceux qui sont partis en vacances pendant l’été en ont profité. Un bon retour à vous!

C’est un automne chargé qui s’annonce et déjà, le ton est donné avec les annonces en lien avec la réorganisation qui ont redémarré cette semaine dans certains secteurs, le tout sur un fond de bruit médiatique et de rumeurs dans le dossier de la gouvernance.

Pendant que certains dossiers pilotés par l’ARTM font les manchettes et que le gouvernement laisse entendre son intention de confier les grands projets à une nouvelle agence, à court terme c’est le dossier de la réorganisation qui nous préoccupe principalement.

 

Rencontre avec Marie-Claude Léonard et Alain Brière

À ce sujet, deux membres de l’exécutif syndical ont rencontré cette semaine la directrice générale Marie-Claude Léonard et le DE responsable des Ressources humaines Alain Brière.

En plus de revenir sur l’effet paralysant et anxiogène que cause la longueur du processus de réorganisation, nous avons alerté nos vis-à-vis par rapport aux risques que représente la gestion matricielle sur le travail des professionnels. Que nos clients internes deviennent nos « gestionnaires matriciels » nous place inconfortablement au centre de relations de pouvoir et d’influence entre gestionnaires.

Qui écouter et quelle directive prioriser lorsque nos deux gestionnaires nous envoient des signaux contradictoires? Il n’est pas question que les professionnels fassent les frais de modèles de gestion imparfaits ou mal implantés. Nous avons été clairs là-dessus.

Il sera aussi important de respecter une certaine équité dans les mouvements de personnel. Le passage d’une équipe de projet à l’autre est encadré comment dans une structure matricielle? Par affichage de poste ou par simple décision des gestionnaires? Les professionnels concernés ont-ils un mot à dire?

Aussi, la présence d’un aussi grand nombre de consultants externes au sein du GPMA, qui s’était justifiée dans le passé par le soi-disant caractère temporaire des bureaux de projets, est-elle toujours d’actualité?

Ce sont tous des éléments importants qui devront être pris en considération par la haute direction dans les prochaines semaines et nous leur avons offert notre collaboration pour s’assurer que les préoccupations et les intérêts des professionnels soient entendus dans cette démarche.

Ultimement, ce qui se dessine ici trace les contours de ce que deviendront des thèmes importants de la négociation de la prochaine convention collective. Plus la STM change, plus la convention collective actuelle devient mure pour une mise à jour et plus nous sommes prêts à négocier la prochaine! Une autre preuve qu’une convention de 7 ans, c’est beaucoup trop long!

D’ici là, continuez à nous contacter pour nous faire part de comment la réorganisation se vit dans vos équipes, échangez entre vous, parlez à vos délégués syndicaux. C’est ensemble que nous pouvons faire en sorte que les professionnels soient considérés là-dedans à leur juste valeur.

SEPB 610

Connais-tu ta convention collective? Oui !… en partie

55% : c’est le résultat moyen obtenu par les personnes ayant répondu au quiz Connais-tu ta convention collective? que nous vous avions proposé lors du dernier Info-Négo.

La grande majorité des 171 répondants ont obtenu un résultat se situant entre 41% et 70%.

Le but de l’exercice n’était pas d’espérer le meilleur résultat à tout prix, mais d’évaluer quels thèmes de la convention sont les plus maîtrisés par les professionnels et lesquels comportent davantage d’angles morts.

Parmi les trois questions les moins bien réussies, deux concernaient la dotation (questions 1 et 4) et l’autre concernait la durée d’une convention collective (question 13). Les trois questions les mieux réussies concernaient le télétravail (question 10), le statut d’employé temporaire (question 2) et les dispositions anti-briseurs de grève du Code du travail (question 15).

Vous trouverez ici la liste des questions avec les bonnes réponses expliquées.

Cet exercice visait à mettre la table à la consultation que nous préparons pour les prochains mois sur le contenu et les modifications que vous souhaiteriez voir apportées à la convention collective. Un important sondage vous sera proposé dès cet automne.

 

SEPB 610

Pourquoi parler de négo aussi à l’avance?

Notre convention collective vient à échéance le 4 janvier 2025, dans plus ou moins 18 mois. Ça peut sembler loin, mais le syndicat souhaite être prêt à négocier avec la STM environ 6 mois avant l’échéance de la convention. Avec l’ampleur des enjeux qui se dressent devant nous (inflation, réorganisation, télétravail, financement, rétention de personnel), nous ne nous permettons pas le luxe d’arriver mal préparés ou à la dernière minute à la table de négo.

Dans les précédentes négociations, les premiers échanges entre les comités patronal et syndical ont eu lieu environ 6 mois avant l’échéance afin que les véritables rencontres de négociation débutent environ 3 à 4 mois avant l’échéance.

L’échéancier approximatif que nous nous sommes donné est le suivant :

  • Automne 2023 : Sondage à tous les membres + analyse des résultats
  • Hiver 2024 : Organisation de tables rondes « focus group » sur différents thèmes de la convention
  • Printemps 2024 : Analyse des résultats des consultations et rédaction du cahier de demandes. Adoption par le conseil élargi d’un cadre de négociation et nomination du comité de négociation.
  • Juin 2024 : Adoption du cahier de demandes par les membres en assemblée générale

Notre comité de négociation serait alors prêt à négocier dès juin 2024, en autant que l’employeur le soit lui aussi de son côté.

 

SEPB 610

Les autres négos en cours

Ailleurs au Québec, le marché de l’emploi et le taux d’inflation font en sorte qu’un nombre record de négociations se transforment en conflits de travail. Les attentes des travailleuses et travailleurs au niveau salarial sont grandes (avec raison!) et les mesures de conciliation travail-vie personnelle sont devenues des incontournables pour parvenir à un règlement.

Dans le secteur privé, mais aussi du côté des chauffeurs de la Société de transport de Laval (STL), plusieurs des conventions collectives qui se signent depuis le début 2022 prévoient des augmentations de salaire liées au taux d’inflation.

Tout récemment, les chauffeurs du Réseau de transport de la Capitale (RTC) ont déclenché une grève générale pour faire débloquer leurs négociations. Fait important à noter : le tribunal ne leur a imposé aucun « service essentiel » à assurer pendant leur grève, ce qui donne à leur syndicat un intéressant rapport de force!

Près de nous, les employés de bureau d’Énergir, syndiqués au SEPB 463, ont eux aussi tenu une journée de grève le 14 juin dernier. Le salaire et la sécurité d’emploi sont au cœur du litige avec leur employeur. La veille de la grève, Énergir a même menacé ses employés de mettre totalement fin au télétravail et d’exiger le retour au bureau à 100% pour tous! Un geste de provocation qui a ironiquement contribué à mobiliser les employés et a participé au succès de la grève du 14 juin.

Depuis, des séances de conciliation ont eu lieu et une recommandation sera présentée prochainement en assemblée générale aux membres du SEPB 463. Le syndicat a ainsi suspendu ses moyens de pression et l’employeur a retiré sa menace de mettre fin au télétravail. À suivre!


Benoit Tessier et Halima Naciri se sont rendus sur la ligne de piquetage du SEPB 463 le 14 juin dernier pour témoigner l’appui du SEPB 610 aux grévistes d’Énergir.

D’ici là, on vous souhaite tous et toutes un bel été et on se reparle en septembre!

 

SEPB 610

Semaines de vacances : une timide avancée

Outre les salaires, le sujet des vacances est probablement celui qui revient le plus souvent lorsqu’on compare nos conditions de travail avec celles du marché de l’emploi actuel.

Augmenter le nombre de semaines de vacances offertes, reconnaître l’expérience pré-STM pour déterminer le nombre de semaines auxquels un employé a droit font partie des idées évoquées.

La STM n’a toutefois pas démontré d’ouverture à négocier ce genre d’amélioration avant les prochaines négos.

Nous avons toutefois répondu présents lorsqu’ils nous ont fait la proposition suivante. Un employé qui démissionne de la STM, mais qui décide finalement de revenir à la STM dans un délai maximal de 1 an, ne tomberait pas à zéro au niveau du calcul du nombre de semaines de vacances auxquels il a droit. Si cet employé avait 5 ans d’ancienneté lorsqu’il a quitté (et avait donc droit à 4 semaines de vacances par année), il revient avec une reconnaissance de ces 5 ans d’ancienneté.

Cette reconnaissance ne vaut que pour déterminer le nombre de semaines de vacances auxquels il a droit. Pour tout le reste, son ancienneté retombe à zéro.

Une lettre d’entente a donc été signée à cette fin. C’est un petit pas assez timide, mais c’est un signe que les vacances seront certainement un sujet de négo en 2025!

SEPB 610

NÉGO 2025 – Les travaux préparatoires sont commencés!

Les membres du comité exécutif du SEPB 610 ainsi que le conseiller syndical du SEPB-Québec, Pierre-Louis Fortin-Legris, ont consacré leur journée du 6 avril dernier à planifier les grands jalons de la négociation de la prochaine convention collective.

 

Notre convention collective ne vient peut-être à échéance que dans 21 mois, en janvier 2025, mais ça fait déjà plusieurs semaines que le SEPB 610 s’active à préparer la prochaine négociation.

Déjà, un groupe de travail a été créé afin de coordonner les différentes activités de consultation qui seront effectuées dans la prochaine année auprès des quelque 750 membres afin de bâtir notre cahier de revendications. Ce comité réunit des membres de l’exécutif et des délégués syndicaux, soit :

  • Émanuelle Leclerc, déléguée syndicale, membre du comité environnement et coordonnatrice de projets, GPMA
  • Yannick Rochefort, délégué syndical, membre du comité des jeunes et analyste planification, Ingénierie infrastructures
  • Benoit Tessier, vice-président, SEPB 610, membre du comité d’action sociale et politique et conseiller, Gouvernance métropolitaine et liens avec les collectivités locales
  • Rachel Thibault, secrétaire, SEPB 610, membre du comité de conditions de vie et de travail des femmes et analyste principale – soutien technique, Ingénierie matériel roulant
  • Yanick Thibault, délégué syndical et ingénieur électrique, Ingénierie exploitation

 

SEPB 610

Les bonnes idées du 5 à 7 des Fêtes…

Ceux et celles qui étaient présent.e.s à notre 5 à 7 des Fêtes se souviennent sans doute de notre sympathique boîte à suggestions dans laquelle vous pouviez déposer vos souhaits pour la prochaine convention collective.

Cet exercice ludique a permis d’identifier quelques enjeux qui ont été mentionnés par un grand nombre de personnes.

Sans surprise, le salaire, les vacances et le télétravail sont les sujets qui ont été le plus mentionnés, mais la possibilité de travailler moins d’heures (ex : 4 jours/semaine) et la fin du PPRI dans sa forme actuelle sont également des souhaits très populaires!

Ce sont certainement des thèmes que nous allons creuser avec vous dans les prochains mois.

 

SEPB 610

Réévaluation d’emploi : le tribunal donne raison au SEPB 610

Dans une décision rendue en septembre dernier, le tribunal d’arbitrage a donné raison au SEPB 610 dans un long et complexe dossier de réévaluation d’emploi qui datait de plusieurs années.

Un professionnel, aujourd’hui à la retraite, qui occupait un poste d’ingénieur principal, avait déposé une demande de réévaluation d’emploi après avoir commencé à travailler sur un projet dans lequel son rôle s’était considérablement accru par rapport aux fonctions habituelles d’ingénieur principal.

Alors que la STM maintenait que les tâches de l’employé correspondaient encore à l’emploi d’ingénieur principal, l’employé et le SEPB 610 sont parvenus à convaincre le tribunal que cet employé était devenu un ingénieur sénior, de par la nature des mandats qui lui étaient désormais confiés.

Le tribunal a donc condamné la STM à accorder à cet employé une promotion à titre d’ingénieur sénior, rétroactivement à la date du dépôt de sa demande de réévaluation d’emploi, tel que le prévoit la convention collective.

 

Une victoire importante

C’est une victoire importante pour le SEPB 610 et pour tous ses membres. Vous êtes plusieurs à vous renseigner auprès du syndicat sur le fonctionnement des demandes de réévaluation d’emploi et c’est compréhensible.

La charge de travail des professionnels et professionnelles s’accroît, tous et toutes acquièrent de l’expérience, la complexité des mandats et les attentes augmentent, alors que les possibilités d’avancement à l’interne demeurent limitées.

D’autres demandes de réévaluation d’emploi sont présentement en cours ou en préparation. Si vous croyez que votre emploi mériterait d’être réévalué, n’hésitez pas à nous contacter. Nous vous expliquerons la démarche et vous assisterons tout au long du processus.

 

Qu’est-ce qu’une réévaluation d’emploi?

L’article 502.02 de la convention collective prévoit que tout employé « dont les fonctions régulières ont été modifiées de façon permanente de manière à ne plus répondre à celles de sa description générique d’emploi, peut soumettre au directeur des ressources humaines, une demande écrite de réévaluation de son emploi spécifiant la nature des principaux changements. […] La demande est par la suite soumise pour évaluation au comité paritaire d’évaluation [composé de deux représentants de la STM et de deux représentants du syndicat]. »

Lorsque le comité ne parvient pas à s’entendre, le syndicat peut soumettre le litige au tribunal.

Les descriptions génériques d’emplois sont détaillées dans ce Guide, qui a été négocié entre la STM et le syndicat.

 

En négo

La récente décision du tribunal a également pour effet de forcer la renégociation de l’article 502.02 entre la STM et le syndicat. Certains désaccords sur la méthodologie des réévaluations d’emploi persistent et il avait été convenu d’attendre cette décision avant de renégocier ces éléments.

Une première rencontre de négociation à ce sujet aura lieu en avril. À suivre!

Dotation : Mise à jour du guide Doter de façon professionnelle

Le syndicat et la STM sont également en négociation en vue de la mise à jour du guide Doter de façon professionnelle qui encadre les processus de dotation des postes de professionnels syndiqués.

Plusieurs éléments du guide ne sont plus à jour, font référence à des articles d’une ancienne convention collective et certains méritent d’être requestionnés.

Le syndicat a notamment déposé des demandes au niveau des types d’évaluations utilisées lors des processus de dotation, sur les communications transmises aux candidats et sur la possibilité de postuler sur un poste une fois qu’il est rendu affiché à l’externe.

La première rencontre de négociation s’est tenue de manière positive et nous sommes confiants de pouvoir conclure une entente rapidement dans ce dossier.

SEPB 610