NÉGO 2025 – Les travaux préparatoires sont commencés!

Les membres du comité exécutif du SEPB 610 ainsi que le conseiller syndical du SEPB-Québec, Pierre-Louis Fortin-Legris, ont consacré leur journée du 6 avril dernier à planifier les grands jalons de la négociation de la prochaine convention collective.

 

Notre convention collective ne vient peut-être à échéance que dans 21 mois, en janvier 2025, mais ça fait déjà plusieurs semaines que le SEPB 610 s’active à préparer la prochaine négociation.

Déjà, un groupe de travail a été créé afin de coordonner les différentes activités de consultation qui seront effectuées dans la prochaine année auprès des quelque 750 membres afin de bâtir notre cahier de revendications. Ce comité réunit des membres de l’exécutif et des délégués syndicaux, soit :

  • Émanuelle Leclerc, déléguée syndicale, membre du comité environnement et coordonnatrice de projets, GPMA
  • Yannick Rochefort, délégué syndical, membre du comité des jeunes et analyste planification, Ingénierie infrastructures
  • Benoit Tessier, vice-président, SEPB 610, membre du comité d’action sociale et politique et conseiller, Gouvernance métropolitaine et liens avec les collectivités locales
  • Rachel Thibault, secrétaire, SEPB 610, membre du comité de conditions de vie et de travail des femmes et analyste principale – soutien technique, Ingénierie matériel roulant
  • Yanick Thibault, délégué syndical et ingénieur électrique, Ingénierie exploitation

 

SEPB 610

Les bonnes idées du 5 à 7 des Fêtes…

Ceux et celles qui étaient présent.e.s à notre 5 à 7 des Fêtes se souviennent sans doute de notre sympathique boîte à suggestions dans laquelle vous pouviez déposer vos souhaits pour la prochaine convention collective.

Cet exercice ludique a permis d’identifier quelques enjeux qui ont été mentionnés par un grand nombre de personnes.

Sans surprise, le salaire, les vacances et le télétravail sont les sujets qui ont été le plus mentionnés, mais la possibilité de travailler moins d’heures (ex : 4 jours/semaine) et la fin du PPRI dans sa forme actuelle sont également des souhaits très populaires!

Ce sont certainement des thèmes que nous allons creuser avec vous dans les prochains mois.

 

SEPB 610

Réévaluation d’emploi : le tribunal donne raison au SEPB 610

Dans une décision rendue en septembre dernier, le tribunal d’arbitrage a donné raison au SEPB 610 dans un long et complexe dossier de réévaluation d’emploi qui datait de plusieurs années.

Un professionnel, aujourd’hui à la retraite, qui occupait un poste d’ingénieur principal, avait déposé une demande de réévaluation d’emploi après avoir commencé à travailler sur un projet dans lequel son rôle s’était considérablement accru par rapport aux fonctions habituelles d’ingénieur principal.

Alors que la STM maintenait que les tâches de l’employé correspondaient encore à l’emploi d’ingénieur principal, l’employé et le SEPB 610 sont parvenus à convaincre le tribunal que cet employé était devenu un ingénieur sénior, de par la nature des mandats qui lui étaient désormais confiés.

Le tribunal a donc condamné la STM à accorder à cet employé une promotion à titre d’ingénieur sénior, rétroactivement à la date du dépôt de sa demande de réévaluation d’emploi, tel que le prévoit la convention collective.

 

Une victoire importante

C’est une victoire importante pour le SEPB 610 et pour tous ses membres. Vous êtes plusieurs à vous renseigner auprès du syndicat sur le fonctionnement des demandes de réévaluation d’emploi et c’est compréhensible.

La charge de travail des professionnels et professionnelles s’accroît, tous et toutes acquièrent de l’expérience, la complexité des mandats et les attentes augmentent, alors que les possibilités d’avancement à l’interne demeurent limitées.

D’autres demandes de réévaluation d’emploi sont présentement en cours ou en préparation. Si vous croyez que votre emploi mériterait d’être réévalué, n’hésitez pas à nous contacter. Nous vous expliquerons la démarche et vous assisterons tout au long du processus.

 

Qu’est-ce qu’une réévaluation d’emploi?

L’article 502.02 de la convention collective prévoit que tout employé « dont les fonctions régulières ont été modifiées de façon permanente de manière à ne plus répondre à celles de sa description générique d’emploi, peut soumettre au directeur des ressources humaines, une demande écrite de réévaluation de son emploi spécifiant la nature des principaux changements. […] La demande est par la suite soumise pour évaluation au comité paritaire d’évaluation [composé de deux représentants de la STM et de deux représentants du syndicat]. »

Lorsque le comité ne parvient pas à s’entendre, le syndicat peut soumettre le litige au tribunal.

Les descriptions génériques d’emplois sont détaillées dans ce Guide, qui a été négocié entre la STM et le syndicat.

 

En négo

La récente décision du tribunal a également pour effet de forcer la renégociation de l’article 502.02 entre la STM et le syndicat. Certains désaccords sur la méthodologie des réévaluations d’emploi persistent et il avait été convenu d’attendre cette décision avant de renégocier ces éléments.

Une première rencontre de négociation à ce sujet aura lieu en avril. À suivre!

Dotation : Mise à jour du guide Doter de façon professionnelle

Le syndicat et la STM sont également en négociation en vue de la mise à jour du guide Doter de façon professionnelle qui encadre les processus de dotation des postes de professionnels syndiqués.

Plusieurs éléments du guide ne sont plus à jour, font référence à des articles d’une ancienne convention collective et certains méritent d’être requestionnés.

Le syndicat a notamment déposé des demandes au niveau des types d’évaluations utilisées lors des processus de dotation, sur les communications transmises aux candidats et sur la possibilité de postuler sur un poste une fois qu’il est rendu affiché à l’externe.

La première rencontre de négociation s’est tenue de manière positive et nous sommes confiants de pouvoir conclure une entente rapidement dans ce dossier.

SEPB 610

PRPI : Début des travaux du comité

L’engagement de la STM à apporter des améliorations au PRPI en vue de l’année 2024 se discute depuis janvier au sein du comité de travail qu’elle a formé avec le SEPB 610 et le SCFP 2850.

Le SEPB 610 fait valoir dans ce comité ses demandes en vue de rendre le PRPI plus pertinent, utile, significatif et agréable pour les professionnels. En tête de liste : que les objectifs soient réellement « SMART » et directement liés aux mandats de chacun, que le formulaire soit beaucoup plus convivial et que les évaluations soient justes et équitables. Obtenir la possibilité que les employés qui le souhaitent se retirent volontairement du PRPI a aussi été mis sur la table.

La STM y est aussi allée de ses propositions, qui concerne pour le moment le nombre et le type d’objectifs, la formation des gestionnaires sur le PRPI et certains ajustements relativement mineurs.

Les travaux du comité se poursuivent et nous vous tiendrons informés. Gardons en tête que ces éventuelles modifications seraient apportées pour 2024, qui sera la dernière année du PRPI avant l’expiration de notre convention collective.

Le PRPI: ça continue en 2023?

Comme nous l’avons déjà indiqué ici, le PRPI a démarré en 2019 sous forme d’un projet pilote. La convention collective prévoit qu’on peut signifier à la STM notre souhait de nous retirer du projet d’ici le 31 décembre 2022.

Lors de l’assemblée générale du 19 septembre dernier, vous nous avez donné le mandat de demander à la STM de poursuivre le PRPI jusqu’à la prochaine convention collective, mais de négocier « des améliorations significatives aux modalités d’application du PRPI, notamment sur les aspects suivants :

  • Le choix, la pertinence et le caractère SMART des objectifs individuels;
  • La convivialité des outils de gestion du programme (le formulaire Excel);
  • La possibilité pour les professionnels de connaître les objectifs annuels de leur unité administrative;
  • L’encadrement et la participation aux rencontres de début, de mi-année et de fin d’année;
  • La possibilité pour les professionnels déjà au maximum de leur échelle salariale de se retirer volontairement du PRPI. »

La STM nous a conviés à un comité de travail pour en discuter. La première rencontre est prévue à la fin du mois de novembre. On espère rencontrer l’ouverture nécessaire pour que de vrais changements soient apportées et que le PRPI rencontre réellement les objectifs pour lesquels il a été créé.

On ne compte pas accepter des changements cosmétiques qui n’éliminent pas les irritants que vous nous avez exprimés au cours de la dernière année.

Ce comité de travail sera un dossier important de l’année 2023 et un prélude à la négociation de notre prochaine convention collective en 2025. Nous vous tiendrons au courant et comptons sur votre soutien pour tirer le maximum de ces discussions.

SEPB 610

On se prépare à la négo

Parlant de la prochaine négociation, nous avons déjà débuté les travaux afin de préparer le terrain à cet exercice des plus importants.

Les 24 octobre et 3 novembre derniers, vos délégués syndicaux étaient conviés à une formation créée sur mesure par et pour le SEPB 610, avec le soutien de nos conseillers syndicaux du SEPB-Québec.

Intitulée « Se mobiliser pour gagner », la formation passait en revue le cadre légal et réglementaire en entourant la négociation et le droit de grève et abordait les concepts du rapport de force, de la mobilisation et de la communication en période de négociation.

C’est une première étape qui mènera dès l’année 2023 à de premières activités de consultation auprès de l’ensemble des professionnels, afin de bâtir notre cahier de demandes pour 2025. C’est parti!

SEPB 610

PRPI : Un mandat fort de négocier des améliorations

Le PRPI a été prévu dans la convention collective comme un projet pilote se terminant le 31 décembre 2022, après quoi il est possible de signifier notre souhait d’y mettre fin.

À ce sujet, l’assemblée a accepté par un vote de 75% la proposition du comité exécutif de se prononcer en faveur du maintien du PRPI jusqu’à l’entrée en vigueur de la prochaine convention collective, tout en donnant au comité exécutif le mandat de négocier avec la STM des améliorations significatives aux modalités d’application du PRPI, notamment sur les aspects suivants :

  • Le choix, la pertinence et le caractère SMART des objectifs individuels;
  • La convivialité des outils de gestion du programme (le formulaire Excel);
  • La possibilité pour les professionnels de connaître les objectifs annuels de leur unité administrative;
  • L’encadrement et la participation aux rencontres de début, de mi-année et de fin d’année;
  • La possibilité pour les professionnels déjà au maximum de leur échelle salariale de se retirer volontairement du PRPI.

La STM prévoit débuter cet automne les discussions avec le syndicat concernant les améliorations à apporter au PRPI, afin d’implanter des changements à temps pour le PRPI de 2024.

Il va sans dire que le syndicat a des attentes élevées et souhaite plus que des améliorations cosmétiques. Le syndicat offre sa collaboration à la STM dans ses efforts pour améliorer le programme, en autant que les changements soient significatifs et répondent concrètement aux nombreux irritants soulevés par les professionnels dans les consultations et sondages tenus cette année.

Le débat qui a eu lieu en assemblée et le résultat du vote a révélé qu’une portion importante des professionnels était prête à renoncer au PRPI et aux forfaitaires associés, tellement ce programme apporte des irritants et une lourdeur en échange de bénéfices très limités.

La balle est dans le camp de la STM.

SEPB 610

Télétravail : une « offre » patronale massivement rejetée

C’est par une écrasante majorité de 91% que les professionnels ont rejeté une proposition de la STM concernant les modalités d’application du télétravail.

Il s’agissait essentiellement d’amendements qui ont été pensés et conçus en fonction d’un besoin en lien avec certains postes syndiqués chez nos collègues du SCFP 2850. De leur côté, plusieurs postes demeurent non-admissibles au télétravail et pour certains d’entre eux, la STM s’est montrée ouverte à créer une nouvelle catégorie de postes admissibles au télétravail, mais à un ou deux jours de télétravail par semaine, donc sans le minimum de 3 jours de télétravail dont bénéficient la totalité de nos postes admissibles au télétravail.

La STM a voulu nous proposer les mêmes changements que ceux qu’ils ont conclu avec cet autre syndicat, même si aucun poste au SEPB 610 n’était concerné!

Nous avons profité de ces discussions pour tenter de faire ajouter à ces amendements des allègements visant à répondre aux commentaires de plusieurs d’entre vous depuis le début du mode hybride, à savoir :

  • Que le gestionnaire doive justifier, sur la base des besoins opérationnels, toute exigence de présence au bureau;
  • Que le gestionnaire doive aviser par écrit, 15 jours à l’avance, toute suspension temporaire du minimum de 3 jours/semaine de télétravail d’un professionnel;
  • Qu’un employé qui a choisi la formule Présentiel à 100% puisse choisir la nouvelle catégorie « Télétravail à 1 ou 2 jours par semaine ».

Ces demandes ont été rejetées en bloc par nos vis-à-vis patronaux, en nous rappelant qu’ils n’avaient pas le mandat de négocier autre chose que ce qu’ils avaient à nous proposer.

Compte tenu que cette offre n’était a priori à l’avantage d’aucun professionnel membre du SEPB 610, l’assemblée a accepté la proposition du comité exécutif de la rejeter.

SEPB 610

Un comité de mobilisation pour se préparer à la négo de 2025

L’assemblée a également officialisé la création d’un comité de mobilisation dont « le mandat premier est de renforcer le rapport de force des membres du syndicat vis-à-vis l’employeur autant en contexte de négociation collective qu’en cours de convention collective ».

Le comité sera en outre responsable d’exercer un rôle conseil en matière de mobilisation, d’organiser des activités syndicales et de proposer et entreprendre des actions de mobilisation pour appuyer le comité exécutif et éventuellement le comité de négociation dans leur travail.

Le comité fera rapport de ses activités aux instances du syndicat et annuellement à l’assemblée générale.

Faire partie du comité de mobilisation vous intéresse? Écrivez-nous.

SEPB 610