Négo 2025 : Une offre salariale et des demandes de recul qui s’attaquent à l’expertise des professionnel.le.s

La STM a déposé la semaine dernière ses offres salariales à la table de négo. Votre comité de négociation s’est dit très déçu des offres déposées.

Alors qu’elle ne cesse de répéter qu’elle souhaite valoriser son expertise, la STM offre à ses professionnel.le.s des augmentations de 11% sur 5 ans, avec une possibilité de 1,5% supplémentaire, selon l’IPC, sur les 3 dernières années de la prochaine convention. C’est nettement insuffisant pour que la STM demeure compétitive sur le marché, face aux autres employeurs en quête d’expertises poussées comme les nôtres.

L’offre de la STM, en détails :

2025 2026 2027 2028 2029
2,5% 2,5% Min : 2%
Max : 2,5%
Min : 2%
Max : 2,5%
Min : 2%
Max : 2,5%

 

Aucune bonification n’est offerte quant aux vacances, aux congés, au régime d’assurance, ni à toute autre disposition monétaire de la convention collective.

Rappelons que nos demandes salariales, qui ont été adoptées à 99% en assemblée générale en juin 2024, se chiffrent à 4% par année, pendant 5 ans, en y ajoutant, dès 2025, une intégration dans les échelles salariales des forfaitaires expérience-client de 0,8% et PRPI de 0,5%, en plus d’un rattrapage de 0,7% pour rétablir l’équité avec les échelles salariales des employés non-syndiqués. Nous demandons également, pour l’année 2029, une protection contre l’inflation avec des augmentations entre 4% et 5%, selon l’IPC.

Nous avons également déposé à l’employeur nos autres demandes à incidence monétaire, à savoir notamment une bonification au niveau des vacances, de certains congés, du régime d’assurance collective et de l’horaire de travail.

 

La STM tourne le dos à ses pros

En plus de proposer des offres nettement insuffisantes pour attirer et retenir son expertise professionnelle, la STM aborde cette négociation avec des demandes de recul majeures et injustifiables.

La fin souhaitée de la garantie de non-mise à pied est une posture insultante que nous offre la STM. Ce qu’elle nous dit en défendant cette position, c’est qu’elle ne tient pas tant que ça à conserver son expertise. Elle souhaite pouvoir s’en débarrasser de manière plus facile, plus agile et, sans doute, plus humaine.

C’est sans compter leur souhait de pouvoir contourner les processus de dotation lorsque bon leur semblera, permettant aux gestionnaires de choisir arbitrairement les membres de leur équipe de projet. Tout ceci pendant que la porte reste grande ouverte aux firmes d’ingénierie pour facturer à la STM des taux horaires nettement supérieurs aux nôtres pour le travail de « consultants », au GMA et au PLB, qui devraient eux aussi être des employés de la STM.

 

Démontrez votre soutien!

Vous êtes de plus en plus nombreux à avoir changé votre pastille d’identification Teams par notre logo négo. On continue!

Les offres décevantes et les reculs demandés par la STM vous interpellent? Dîtes-le à l’employeur! Ajoutez ce logo à votre signature courriel et changez votre pastille d’identification dans Teams.

Vous pouvez aussi choisir parmi sept fonds d’écran pour vos rencontres Teams (les fichiers vous ont été transmis par courriel). Ce geste simple en dit beaucoup. Exprimez clairement votre soutien à notre comité de négo en affichant vos couleurs!

 

Un plan de moyens de pression

Notre comité de mobilisation travaille à l’élaboration d’un plan de moyens de pression qui vous sera présenté dans une assemblée générale que nous prévoyons convoquer pour le lundi 28 avril à midi. Nous solliciterons lors de cette assemblée le mandat de déployer les actions prévues dans ce plan au cours des semaines suivantes.

Les reculs demandés par l’employeur sont importants. Notre réponse doit l’être tout autant.

Entretemps, le comité de négociation continue son travail et demeurera ferme face à la partie patronale, surtout sur les sujets qui s’attaquent directement à la valeur de l’expertise des professionnel.le.s : la rémunération, la sécurité d’emploi, l’équité, l’autonomie professionnelle et la reconnaissance.

 

SEPB 610

Manif du Jour de la Terre : les syndiqué.e.s du transport collectif à l’avant-scène

Le 26 avril à 13h, on se rejoint à la Place des Festivals pour participer à la manif du Jour de la Terre, qui met l’accent cette année sur le financement du transport collectif!

À l’occasion de nos négociations de convention collective, la coalition d’organismes derrière cet événement met de l’avant les syndiqué.e.s du transport collectif et invite la population à marcher avec nous pour exiger :

💰 Un financement public pérenne pour maintenir et développer le réseau

📢 Des emplois de qualité dans le secteur du transport collectif

🚆 Des transports accessibles à toutes et tous – physiquement, géographiquement et financièrement

📍 Rendez-vous le 26 avril sur la Place des Festivals, au métro Place-des-Arts, à 13h.

Les différents syndicats de la STM seront présents. Repérez les drapeaux du SEPB 610 et venez marcher avec nous pour démontrer que nous avons à cœur le financement du transport collectif, son accessibilité et le maintien de l’expertise professionnelle au sein de la STM.

 

SEPB 610

Projet d’amendements aux Statuts et Règlements

Nous prévoyons vous présenter, lors de la prochaine assemblée générale, le 28 avril à midi, un projet d’amendements aux Statuts et Règlements du SEPB 610. Il s’agit de quelques articles somme toute techniques qui visent à permettre à l’équipe de recrutement du SEPB-Québec de mener éventuellement certaines de leurs campagnes de syndicalisation en faisant signer des cartes de membres de la section locale 610.

Les amendements n’impliquent aucun changement à notre fonctionnement interne. Advenant, dans le futur, la création d’une deuxième unité d’accréditation au sein du SEPB 610, notre unité existante, représentant les professionnel.le.s de la STM, conserverait son fonctionnement autonome.

Le projet d’amendements sera joint à l’avis de convocation de cette assemblée générale, afin que vous puissiez en prendre connaissance à l’avance.

 

SEPB 610

Optimisez votre avenir financier et maximisez vos économies avec les journées Blitz du Fonds FTQ !

Votre section locale vous invite à découvrir toutes les solutions financières offertes par le Fonds de solidarité FTQ lors de nos journées de Blitz. C’est l’occasion idéale pour vous informer sur des solutions comme REER+, Compte Hors-REER, Flexifonds, et bien plus encore. Vous pourrez également en apprendre davantage sur des programmes gouvernementaux tels que le RAP et le CELI.

Que vous souhaitiez ouvrir un compte, le mettre à jour, ou simplement obtenir de la documentation, vos responsables locaux, Yannick Rochefort et Pierre-Luc Tremblay, seront là pour vous guider!

Dates à retenir :

  • 9 avril : Place Bonaventure, 6e étage, coin café sud-est
  • 24 avril : 2000 Berri, Cafétéria
  • 30 avril : Tour GR, Cafétéria

De plus, vos responsables locaux sont disponibles à tout moment sur rendez-vous, en personne ou virtuellement. Ne manquez pas cette chance de prendre en main vos finances!

 

SEPB 610

Budget provincial: la CAQ nous enfonce dans l’austérité et les compressions

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) note clairement dans le budget déposé par le ministre des Finances du Québec un sous-financement dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de l’ensemble des services sociaux. Une évaluation conservatrice nous indique que juste pour maintenir le taux de croissance des dépenses des coûts de système avec les besoins actuels, il manque 1,7 milliard de dollars dans le budget. C’est clair, le gouvernement nous dirige droit sur le mur de l’austérité et des compressions budgétaires. 

Aussi, on ne voit rien dans ce budget pour soutenir les PME, ainsi que les travailleurs et travailleuses à atténuer les effets collatéraux de la guerre commerciale que nous livre l’administration Trump. Les mesures annoncées sont plutôt concentrées vers les grandes entreprises exportatrices, ce qui nous apparaît comme étant un minimum. 

« Par ailleurs, on ne peut que déplorer le manque d’ambition du gouvernement pour lutter contre la vie chère, la crise du logement et de l’itinérance. Dans les faits, le déficit prévu de 13,6 milliards de dollars est la somme des échecs de ce gouvernement. Ce n’est pas ça un projet de société », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard. 

« Ce que propose le gouvernement ce sont encore des coupes dans les services publics en prétendant que cela ne va pas affecter les services à la population. On a déjà joué dans ce mauvais film et ça s’appelle l’austérité budgétaire qui ne fera qu’entraîner l’accroissement des inégalités sociales et économiques », déclare la présidente de la FTQ. 

« Par ailleurs, Québec annonce des investissements de 700 millions dans le transport en commun, c’est un début. Aussi, on note une contradiction avec les investissements prévus de 171 millions sur 5 ans dans les services de garde, alors qu’on prévoit sabrer de 166 millions dans le programme d’infrastructures de ces mêmes services de garde, ça ne tient pas la route », de poursuivre la présidente. 

« Enfin, la FTQ aurait souhaité un véritable dialogue social avec le gouvernement afin de bâtir un budget à la hauteur des défis qui nous attendent dans les prochains mois. Vie chère, menace tarifaire, réalité des régions, services publics pour ne nommer que ceux-là », conclut la présidente de la FTQ.

Campagne électorale fédérale: la FTQ fera entendre sa voix

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), comme c’est le cas lors des élections précédentes, fera entendre la voix des travailleurs et travailleuses. Les campagnes électorales c’est aussi l’occasion pour la société civile, dont les organisations syndicales, de faire connaître leurs préoccupations et c’est ce que nous allons faire.

« Alors que le pays est menacé dans son identité et son économie, nous ne pouvons rester silencieux. Au terme de cette campagne électorale, la population, les travailleurs et travailleuses auront un choix à faire qui sera déterminant pour notre avenir et nous comptons bien être de ce débat. Ce n’est pas vrai que nous allons rester silencieux », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Nous avons toujours défendu une société plus juste et plus équitable, et la FTQ ne se privera pas pour lever les drapeaux rouges lorsque nos valeurs et nos acquis sociaux seront menacés. Il serait dangereux de sous-estimer l’importance de cette élection pour notre avenir », conclut la présidente de la FTQ, Magali Picard

Projet de loi 89 – Une bombe

Voici une lettre d’opinion signée par 4 centrales syndicales (dont la FTQ) et 5 organisations syndicales: 

Si le projet de loi 89 du ministre du Travail Jean Boulet a été reçu comme une bombe dans le milieu syndical, c’est que son contenu et les motifs qui le sous-tendent sont explosifs. Non seulement son projet de loi vient brimer les travailleuses et les travailleurs dans leur droit de négocier et d’améliorer leurs conditions de travail, mais il vient en prime déstabiliser le fragile, mais important équilibre qui existait depuis l’adoption, en 1977, des dispositions anti-briseurs de grève prévues au Code du travail. Un héritage important de René Lévesque et du Parti Québécois de l’époque.

Rappelons tout d’abord les faits. Évoquant l’importance « d’éviter que ne soit affectée de manière disproportionnée la sécurité sociale, économique ou environnementale de la population, notamment celle des personnes en situation de vulnérabilité », le ministre impose maintenant des services essentiels dans pratiquement tous les secteurs. De plus, il s’arroge le pouvoir de mettre fin aux conflits de travail. Rien de moins qu’une loi spéciale tous azimuts.

Arrivée de nulle part, la manœuvre de Jean Boulet, ancien avocat patronal maintenant ministre du Travail, ne passe absolument pas. Faut-il rappeler qu’il dispose actuellement de tous les leviers pour forcer les parties à régler les conflits et à y mettre fin ? De surcroît, plus de 95 % des négociations se règlent sans grève ou lock-out et rares sont les conflits qui se prolongent. Et ça, le ministre le sait mieux que quiconque.

Il sait aussi que les patrons n’auront pour ainsi dire plus d’intérêt à négocier de bonne foi avec les syndicats, s’ils savent qu’en bout de piste, un arbitrage sera imposé.

Quant aux personnes en situation de vulnérabilité, l’argument ne tient pas la route. Les travailleuses et les travailleurs, faut-il le rappeler, sont partie prenante de la société et comptent parmi leurs rangs des personnes vulnérables. Mettre ces deux groupes en opposition constitue un faux débat. Les travailleuses et les travailleurs sont les premiers à avoir à cœur le bien-être des personnes qui utilisent leurs services, et c’est entre autres pour améliorer ces mêmes services qu’ils choisissent de se battre. Si ces derniers prennent en toute connaissance de cause la décision de faire la grève – et de se plonger dans l’incertitude financière – ce n’est pas de gaieté de cœur. Rappelons d’ailleurs que les grèves ont permis, au fil du temps, des avancées sociétales majeures, tels les congés de maternité payés.

Finalement, le contexte politico-économique houleux et imprévisible aurait dû, lui aussi, freiner le ministre dans ses élans anti-travailleurs et appeler à la plus grande cohésion et solidarité sociale. Or, Jean Boulet fait précisément le contraire en venant brimer le droit des syndiqué-es de recourir à la grève, l’ultime recours qui subsiste pour exercer leur rapport de force.

Pourquoi, alors, aller de l’avant avec ce projet de loi ? Prétendant avoir à cœur le dialogue social, le ministre prend plutôt la voie de la confrontation et de la judiciarisation des conflits. Pourquoi fragiliser cet équilibre, alors que le droit de grève est protégé par la Constitution canadienne ? Pour faire plaisir au patronat ? La question mérite d’être posée, car si le PL 89 sert un groupe en particulier, c’est bien celui des patrons, comme l’ont déjà noté plusieurs observateurs et éditorialistes. Et étrangement, avouons-le, ce projet survient au moment où, pour une rare fois, le contexte de pénurie de main-d’œuvre et d’inflation militait particulièrement en faveur de l’amélioration des conditions des travailleuses et des travailleurs.

En provoquant ce déséquilibre, le ministre du Travail démontre également la nécessité, pour les organisations syndicales, d’unir leurs forces devant les défis qui attendent leurs membres pour les prochaines années, ce qu’elles feront entre autres en lançant les États généraux du syndicalisme, dès le 31 mars.

Si Jean Boulet et François Legault n’avaient pas totalement évalué la portée de ce geste, ils doivent le faire rapidement et retirer le projet de loi 89. Sinon, ils risquent de se brûler les doigts à force de jouer avec le feu.

Signataires

Robert Comeau, président de l’APTS
Luc Vachon, président de la CSD
Caroline Senneville, présidente de la CSN
Éric Gingras, président de la CSQ
Mélanie Hubert, présidente de la FAE
Julie Bouchard, présidente de la FIQ
Magali Picard, présidente de la FTQ
Christian Daigle, président du SFPQ
Guillaume Bouvrette, président du SPGQ

Progressions salariales et forfaitaires dus en juillet : la STM s’engage enfin à honorer ses obligations

La STM a annoncé hier qu’elle reculait face aux intentions qu’elle avait énoncées en janvier et s’engage maintenant à respecter ses obligations en versant les progressions salariales et les montants forfaitaires associés aux cotes PRPI 2024, en juillet prochain comme prévu.

Il ne faut pas se leurrer. C’est la réaction prompte et ferme des deux syndicats concernés, le SCFP 2850 et nous-mêmes, qui ont poussé l’employeur à finalement renoncer à son intention d’attendre la fin des négociations des prochaines conventions collectives avant de verser les montants dus ou pire, d’en négocier le versement en échange de quelconque concession de notre part.

Dans les rencontres que nous avons eues avec les Ressources humaines au cours des dernières semaines, notre message est demeuré le même : respectez vos obligations, versez les montants dus en juillet.

 

Une mobilisation couronnée de succès

Un grand merci à tous ceux et celles qui ont répondu avec enthousiasme à notre appel à refuser nos objectifs PRPI 2025. Nous avons démontré avec cette modeste campagne que les professionnelles et professionnels du SEPB 610 sont prêts à se mobiliser lorsque leurs droits sont mis de côté et que les questions qui leur tiennent à cœur sont en jeu. La STM doit prendre des notes pour la négo.

 

SEPB 610

Beneva, un partenaire important pour le SEPB-Québec

Vous remarquerez sur la page d’accueil du site du SEPB-Québec que nous avons ajouté un logo de la compagnie Beneva, la plus grande mutuelle d’assurance au Canada. Soyez rassurés, nous n’avons pas décidé de vendre de la publicité, il s’agit plutôt de faire profiter les membres du SEPB de plusieurs avantages provenant d’un long partenariat avec l’entreprise.

En effet, depuis 1987, nous avons bâti une collaboration solide, fondée sur des valeurs communes avec Beneva (née du regroupement de La Capitale et de SSQ Assurance).

Au fil des ans, cette association s’est renforcée, portée par une approche humaine, ainsi que par l’intégrité. Ces principes partagés continuent de guider notre entente aujourd’hui.

Notre partenariat avec Beneva vous permet de profiter de réductions exclusives pour vos assurances auto, habitation et véhicules de loisirs, ainsi que plusieurs autres avantages :

Services gratuits:
  • assistance routière, en combinant les assurances auto et habitation;
  • assistance juridique, incluant un accompagnement en cas de vol d’identité;
  • soutien psychologique en cas de sinistre.

-Diminution de 50 $ de votre franchise à chaque renouvellement sans réclamation en assurance auto, habitation et véhicules de loisirs.

beneva.ca/sepb

Mentionnez votre numéro de groupe : 5057

Cliquez sur le logo que vous trouverez en page d’accueil du site du SEPB-Québec pour toute l’information.

Des nouvelles de la table de négo

Nous participons cette semaine à une douzième séance de négociation avec l’employeur en vue de conclure une nouvelle convention collective. Nous n’avons pas donné beaucoup de nouvelles sur la négo depuis la première séance en septembre. Essentiellement, c’est parce que les avancées sont minces.

Il serait faux de dire qu’aucun progrès n’a été fait. Certains articles ont été bien travaillés et certains ont même fait l’objet d’une entente de principe. Mais tout ce qui a une incidence monétaire – donc la majorité des articles faisant l’objet de demandes – n’ont pas encore été abordés. On doit attendre que la STM dépose son cadre financier.

Malgré tout, on tenait à ce stade-ci à vous faire état des principaux thèmes abordés et de l’ambiance à la table de négo.

 

Sécurité d’emploi

Comme on disait, la discussion autour de certains articles avance bien. La mise à jour de certaines définitions, la précision des droits syndicaux (sans incidence monétaire) et la procédure de réévaluation de postes, notamment, ont fait l’objet d’échanges constructifs.

En revanche, un fossé demeure au niveau de la sécurité d’emploi. La STM semble tenir mordicus à acquérir le droit de mettre à pied des employés permanents, une volonté qui se bute à une fin de non-recevoir de notre part. La convention collective offre déjà amplement de flexibilité à l’employeur pour abolir des postes et relocaliser les titulaires là où leurs aptitudes sont requises, comme l’ont démontré les coupures de l’automne 2023 et de l’hiver 2024.

Aussi, l’augmentation presque constante du nombre de professionnels dans les dernières années permet de douter sérieusement que cette demande traduit un réel besoin pour la STM.

 

Dotation

Au niveau du processus de dotation aussi, la STM nous est apparue fortement en demande. Elle semble chercher par divers moyens à suspendre, alléger ou contourner les procédures normales de dotation dans certaines circonstances.

Déjà que la confiance des professionnels envers les processus de dotation est assez basse – et que certains gestionnaires ne se cachent même pas pour ignorer les principes d’équité et d’égalité des chances sensés gouverner ces processus, on tient à ce qu’un encadrement juste et impartial demeure au cœur des processus de dotation de nos postes.

 

Une proposition consolidée

Parce que toutes ces questions sont liées, nous avons déposé dans une proposition consolidée de l’ensemble de nos demandes en lien avec la sous-traitance, la dotation, la sécurité d’emploi et la procédure de relocalisation en cas d’abolition de postes. Nous attendons un retour qui, nous l’espérons, sera constructif et permettra de se rapprocher d’une entente.

 

Télétravail

Finalement, on a profité de l’annonce de la STM de privilégier 6 jours de présentiel par mois pour déposer nos demandes en lien avec le télétravail, qu’on souhaite enchâsser formellement dans la prochaine convention. Nos demandes sont simples : maintenir le minimum de 3 jours par semaine de télétravail, accorder aux employés un maximum d’autonomie dans la détermination de leurs journées en présentiel et en télétravail et permettre le télétravail à l’étranger.

Pour tout le reste – les salaires, les vacances, les heures de travail –, on en discutera lorsque les parties auront déposé leurs propositions monétaires.

 

SEPB 610