Guerre commerciale: ce n’est pas le temps de limiter l’accès à l’Assurance emploi

Les groupes de défense des sans-emploi, le Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC) et le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) et les grandes centrales syndicales québécoises (CSD, CSN, CSQ et FTQ) tiennent à exprimer leur déception face à l’expiration en date du 11 octobre de la mesure qui permettait une admissibilité élargie à l’assurance-emploi dans le contexte actuel de guerre commerciale et de hausse du chômage.

L’expiration de cette mesure d’ajustement du taux de chômage, dans un tel contexte économique, réduira l’accès à l’assurance-emploi pour des travailleurs et travailleuses qui en ont véritablement besoin. De plus, nous considérons que la reconduction de la mesure concernant le « délai de carence » et celle de la suspension de la répartition de la rémunération payée avant d’avoir accès aux cotisations atteint à peine un minimum des besoins des travailleurs et travailleuses.

Ensemble, les groupes et les centrales syndicales invitent le gouvernement fédéral à plutôt mettre en place des mesures permanentes améliorant l’accès au plus important programme social canadien dans le cadre de son prochain budget le 4 novembre prochain.

« En campagne électorale, Mark Carney avait conservé la position des libéraux des dernières années, promettant de renforcer le filet social et une assurance-emploi mieux adaptée aux réalités du travail. Or, non seulement n’y a-t-il pas de réforme du programme, mais son gouvernement recule sur la seule mesure qui permettait d’élargir l’accès à l’assurance-emploi dans un contexte d’insécurité économique provoquée par la guerre commerciale avec les États-Unis », ont déclaré Selma Lavoie et Milan Bernard, co-porte-paroles du CNC. « Comme si ce n’était pas assez, la nouvelle mesure introduite ne s’applique qu’aux “travailleurs de longue date” et risque bien de laisser tomber ceux et celles avec des emplois précaires et vulnérables, comme les travailleurs saisonniers, les employés contractuels et à temps partiels, les jeunes et les nouveaux arrivants, de même que certains secteurs importants de l’économie ».

« Ça fait des années que les groupes syndicaux, communautaires et sociaux se mobilisent pour exiger une réforme en profondeur du régime d’assurance-emploi. Trop de travailleuses et de travailleurs sont exclus d’emblée du régime. Favoriser l’admissibilité, c’est la clé. Alors, pourquoi retirer la seule mesure facilitant l’accès au régime depuis longtemps ? Exiger un meilleur filet social, c’est faire un pas concret – et essentiel – vers un régime réellement universel, accessible, juste et non discriminatoire. Le gouvernement fédéral ne peut plus faire semblant en instaurant des mesures temporaires à la pièce. Il doit agir, maintenant ! », dénonce Michael Bizzarro, co-coordonnateur du MASSE.

« Avec la guerre commerciale qui fait rage, les centrales syndicales du Québec demandent au gouvernement Carney de ne pas se limiter à soutenir seulement les entreprises, mais aussi les travailleuses et les travailleurs dans les secteurs affectés. Dans cette optique, il faudrait notamment hausser les prestations d’assurance-emploi et augmenter les transferts fédéraux relatifs à la formation afin de donner un réel appui aux principales victimes de cette guerre qui perdure malgré les efforts de trouver un terrain d’entente avec Donald Trump », affirment à l’unisson Luc Vachon, président de la CSD, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Luc Beauregard, secrétaire-trésorier de la CSQ, et Denis Bolduc, secrétaire général de la FTQ.

En février dernier, les groupes de défense des sans-emploi et les centrales syndicales avaient d’ailleurs appelé à mettre en place les mesures suivantes :

  • Une norme universelle d’admissibilité de 420 heures ;
  • Une augmentation du montant des prestations et l’établissement d’un seuil plancher à 500 $ ;
  • Que l’exclusion pour fin d’emploi invalide ne s’impose que sur le dernier emploi occupé ;
  • Rendre permanente la mesure permettant de recevoir des prestations plus tôt en simplifiant les règles régissant le traitement des indemnités de départ et autres sommes versées à la suite d’une cessation d’emploi.

La coalition invite ainsi de nouveau le gouvernement à profiter du budget pour mettre en place ces mesures, afin de fournir aux travailleurs et aux travailleuses une réelle protection en cas de chômage.

« Sous-traiter, c’est sur-payer » dit le Syndicat des professionnelles et professionnels de la STM

Le syndicat des professionnelles et professionnels de la STM (SEPB-610) déploie aujourd’hui une campagne s’inspirant des publicités de la STM pour dénoncer le recours à la sous-traitance et mettre en lumière les nombreux avantages à conserver l’expertise interne.

« Il n’existe au Québec qu’un seul métro et qu’un seul réseau de transport en commun urbain de 2 000 autobus. Il va sans dire que les seuls véritables experts sont celles et ceux qui y travaillent déjà, » dit Benoit Tessier, vice-président du SEPB-610. « C’est la même chose avec tous les autres corps professionnels de la STM qui y dédient leur expertise depuis 150 ans. Cette richesse institutionnelle, ça ne s’achète pas et il faut continuer de la cultiver en gardant notre expertise en vie. »

Le maintien des compétences au sein de l’organisation n’est pas seulement une question de saine gestion des fonds publics : c’est un gage de qualité, de fiabilité et d’efficacité des services offerts aux Montréalaises et Montréalais. Investir dans nos talents, c’est investir dans l’avenir de la STM et contribuer à faire de Montréal une métropole digne de ce nom.

Nous vous invitons à signer et envoyer une lettre aux élu.es de la ville par le biais de ce site: https://www.finidesurpayer.ca/

À propos

Le SEPB-610 est le syndicat représentant les employé.e.s professionnel.le.s de la Société de transport de Montréal (STM). Il regroupe 800 membres qui œuvrent à la STM dans de multiples secteurs tels que la planification, l’urbanisme, le droit, l’ingénierie, l’architecture, la comptabilité, l’approvisionnement, les communications, la formation et l’immobilier. Ensemble, ils offrent une expertise essentielle à la mobilité urbaine, à son développement et au maintien de ses actifs.

Les syndicats appellent le gouvernement à cesser de faire diversion

À la veille du discours d’ouverture à l’Assemblée nationale, les organisations syndicales interpellent le premier ministre, François Legault. Il est temps pour lui de retrouver sa boussole, de cesser les diversions et de s’attaquer aux véritables défis qui touchent la population québécoise.

Alors que le gouvernement évoque des réformes du « régime syndical » et la poursuite des compressions budgétaires dans les services publics, les syndicats rappellent que les Québécoises et Québécois attendent des solutions concrètes à des problèmes bien réels : la crise du logement, l’augmentation du coût de la vie, l’accès aux soins de santé et aux services sociaux ainsi qu’aux services en éducation.

« Ce n’est pas en sabrant dans les services et nos réseaux publics qu’on va répondre aux besoins croissants de la population. Il faut renforcer l’État, pas l’affaiblir. Le gouvernement met à pied du personnel – se privant ainsi d’une expertise importante – au profit de la sous-traitance, qui coûte bien souvent le double. Et ce, sans compter les nombreux dépassements de coûts comme on a pu le voir avec SAAQclic et le dossier de santé numérique », ont prévenu les porte-paroles Robert Comeau, de l’APTS, Luc Vachon, de la CSD, Caroline Senneville, de la CSN, Éric Gingras, de la CSQ, Mélanie Hubert, de la FAE, Julie Daignault, de la FIQ, Magali Picard, de la FTQ, Michel Girard, du SFPQ et Guillaume Bouvrette, du SPGQ, réunis en conférence de presse.

La commande de François Legault de donner un traitement choc à l’État québécois entraînera de nouvelles réductions de services pour les élèves dans les écoles et les étudiants dans les cégeps, pour les personnes usagères des services sociaux ou dans les hôpitaux, en plus d’augmenter le temps d’attente dans les services gouvernementaux, particulièrement pour les personnes vulnérables et moins nanties.

« La capacité de l’État à remplir ses missions est déjà mise à rude épreuve. Couper davantage, c’est foncer droit dans un mur. Si on veut vraiment réduire les dépenses, il faut commencer par cesser de multiplier les structures comme Mobilité Infra Québec et Santé Québec, ou de gaspiller des fonds publics dans des investissements à perte comme dans le cas de Northvolt », déplorent les porte-paroles.

À travers ces mesures d’austérité et les attaques répétées contre les organisations syndicales, le gouvernement semble vouloir affaiblir les contre-pouvoirs qui jouent un rôle essentiel en démocratie. L’exemple de l’adoption du projet de loi nº 89 (la Loi Boulet), qui limite le droit de grève, parle de lui-même. Les organisations syndicales rappellent qu’elles sont des agentes de progrès social, porteuses de solutions, de dialogue et, surtout, la voix des travailleuses et des travailleurs. Tenter de les museler, c’est refuser le débat et la participation citoyenne.

« Est-ce vraiment la direction que les Québécoises et les Québécois souhaitent prendre? Nous sommes convaincus que non. Pointer du doigt les syndicats est une stratégie de diversion. Le gouvernement Legault, en déroute populaire, cherche à consolider sa base avec ce discours, tout en muselant les critiques. Mais sur le fond, ce n’est rien pour améliorer le quotidien des gens, ce n’est porteur d’aucune solution et ça mine à la fois le dialogue et la paix sociale. »

Les États généraux du syndicalisme : déjà en mode solution

Les organisations syndicales réitèrent leur volonté de moderniser notre modèle de relations de travail pour mieux répondre aux attentes des travailleuses et des travailleurs ainsi que pour renforcer leur pouvoir d’action face aux nouvelles réalités du monde du travail. Les États généraux du syndicalisme, lancés le 31 mars dernier, témoignent concrètement de ces intentions.

« Plutôt que de chercher des boucs émissaires, le premier ministre devrait s’engager dans un dialogue social sérieux. Nous, ce qu’on propose, c’est une discussion franche avec nos membres et la société civile, car ce sont les travailleuses et les travailleurs qui font fonctionner le Québec au quotidien. »

Les organisations syndicales souhaitent que le discours d’ouverture qui sera prononcé le 30 septembre marque un tournant et soit un appel à la responsabilité, à la cohésion sociale et à une vision ambitieuse pour le Québec. Elles seront au rendez-vous pour défendre les droits des travailleuses et des travailleurs, mais aussi ceux de toute la population du Québec.

Maintien de l’équité salariale 2020-2025: le maintien se fera en comité

Pour la première fois en plus de 20 ans, l’exercice de maintien de l’équité salariale 2020-2025 sera réalisé par un comité de maintien, tel qu’il est prévu par la Loi sur l’équité salariale, réunissant l’employeur et les organisations syndicales représentant les travailleuses et les travailleurs. La dernière fois qu’un tel exercice a été mené conjointement remonte à l’évaluation initiale, soit au début des années 2000.

Depuis, le gouvernement a réalisé seul les exercices de maintien 2010, 2015 et 2020. Le résultat ? Des affichages contestés, suivis de longues années de judiciarisation — qui ont toujours cours pour certaines plaintes — avant que les correctifs ne soient appliqués. Cette fois-ci, le travail se fera en comité de maintien paritaire, lequel déterminera les résultats des travaux.

Le 17 septembre dernier s’est tenue la première rencontre officielle du comité de maintien. Autour de la table, la CSN, la CSQ, la FTQ, la FIQ, l’APTS, la FAE et le SPGQ (tous réunis en intersyndicale), ainsi que le Secrétariat du Conseil du trésor (SCT). Ensemble, nous analyserons les changements survenus dans les emplois et déterminerons s’il y a des correctifs salariaux requis.

Considérant l’ampleur des travaux, il y aura un retard dans l’affichage des résultats du maintien 2025, dont l’affichage est dû le 20 décembre 2025. Toutefois, les correctifs, s’il y a lieu, seraient versés rétroactivement, incluant les intérêts légaux. Globalement, nous sommes convaincus que ce mode de travail paritaire permettra d’éviter de longues batailles juridiques.

Nous vous tiendrons informés de l’évolution des travaux.

Cotisations syndicales facultatives « Ce gouvernement est en train de perdre la tête ! » ‒ Magali Picard, présidente de la FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut que dénoncer la nouvelle attaque du gouvernement de François Legault contre le monde du travail. « On apprend que la CAQ songerait à rendre une partie des cotisations syndicales facultatives afin de tenter de museler les organisations syndicales pour les empêcher de faire de l’action politique. Franchement, François Legault et son gouvernement sont en train de perdre la tête après avoir perdu leur boussole », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Les cotisations syndicales servent entre autres à représenter les travailleurs et travailleuses auprès de leurs employeurs, mais aussi pour faire pression sur les gouvernements pour défendre le filet social de toute la population du Québec, syndiquée ou non. Ça fait des semaines que ce gouvernement se cherche des boucs émissaires pour tenter de justifier tous ses échecs. Crise du logement, crise en santé, crise en éducation, crise de l’itinérance, crise de la vie chère, et tout ce que la CAQ est capable d’imaginer c’est de diviser le Québec en semant le chaos », ajoute la présidente de la FTQ.

« Pour la CAQ et Francois Legault, les responsables de leurs incompétences, ce sont les syndicats et les personnes immigrantes. Eh bien, ça ne passe pas.  Jamais la FTQ ne se laissera bâillonner par un gouvernement qui méprise l’héritage de ceux et celles qui ont construit le Québec, qui méprise les travailleurs et travailleuses qui œuvrent chaque jour pour faire du Québec une société plus libre, plus démocratique. Ce gouvernement n’a plus aucune crédibilité, il va falloir que le gouvernement de la CAQ retrouve la raison », conclut la présidente de la FTQ.

Ligne de piquetage? On ne traverse pas

Au cours des deux prochaines semaines, nos collègues de l’entretien exerceront leur droit de grève. Il est fort possible qu’ils organisent des lignes de piquetage devant certains lieux de travail de la STM, dont le secteur Complexe Crémazie / Tour GR / Plateau Youville.

En rappel, on réitère que le SEPB 610 est solidaire des revendications du Syndicat du transport de Montréal, qui représente nos collègues de l’entretien. Nous demandons donc à nouveau à l’ensemble des 800 professionnel.le.s syndiqué.e.s de ne franchir aucune ligne de piquetage tenue par nos collègues, devant quelque lieu de travail de la STM que ce soit.

On reprend ici les propos que nous avions diffusés à l’occasion de leur grève de juin dernier.

 

Aucun gestionnaire ne peut vous imposer de franchir une ligne de piquetage.

Du 22 septembre au 3 octobre, nous vous encourageons fortement à privilégier le télétravail.

 

Que faire si :

Mon gestionnaire m’impose de venir au travail

Les journées en présentiel sans besoin opérationnel valable (ex : participer à une réunion d’équipe qui pourrait se tenir par Teams) ne devraient pas être imposées pendant la grève. Rappelez à votre gestionnaire que vous ne traverserez pas de ligne de piquetage. Référez-vous à votre délégué syndical ou contactez le comité exécutif pour être appuyé et convaincre votre gestionnaire de ne pas imposer de présentiel pendant la grève.

 

Je me présente au travail et je fais face à une ligne de piquetage

Les grévistes ne vous empêcheront pas physiquement de passer, mais nous vous demandons, par solidarité, de les saluer et de rebrousser chemin. Contactez votre gestionnaire, informez-le que vous êtes dans l’impossibilité de vous présenter sur les lieux de travail. Proposez de retourner en télétravail ou de vous rendre dans un autre lieu de travail.

Contactez-nous également. Nous ferons en sorte que vous ne subirez aucune représaille pour avoir exercé ce mot d’ordre syndical de respecter les lignes de piquetage de nos collègues.

Nos collègues des autres syndicats sont solidaires de nos propres revendications dans cette négo. La collaboration intersyndicale est l’une de nos grandes forces pour obtenir une bonne convention collective. C’est la moindre des choses de faire notre part en respectant les lignes de piquetage dressées par nos collègues. Merci de votre solidarité!

Trois mobilisations la semaine prochaine

=> Lundi dès 16h00, Hôtel de ville de Montréal

Ce lundi, à l’occasion du conseil municipal, nous rejoignons nos collègues des chauffeurs (SCFP 1983) et du personnel administratif, technique et professionnel (SCFP 2850), ainsi que plusieurs groupes d’employés de la Ville de Montréal, pour manifester devant l’Hôtel de ville – 275, rue Notre-Dame Est. Nous réclamons des élus qu’ils donnent le mandat aux négociateurs de présenter des offres intéressantes qui permettront de régler nos négociations!

 

=> Mercredi dès 11h00, Place Bonaventure

Nos collègues de l’entretien tiendront un rassemblement devant la Place Bonaventure sur l’heure du midi mercredi. On vous encourage à vous joindre à nous pour aller les saluer. On rappelle qu’ils sont eux-mêmes venus nous appuyer lors de notre propre rassemblement à Bonaventure trois semaines plus tôt.

 

=> Samedi dès 13h00, à plusieurs endroits au Québec

Le mouvement Pour la suite du monde lance un appel aux rassemblements à travers le Québec le 27 septembre pour exprimer notre ras-le-bol envers le Gouvernement du Québec qui bafoue la démocratie et prend des décisions qui vont à l’encontre de la transition sociale et environnementale et du bien-être de la société.

Des manifestations ont lieu à Montréal, Québec, Rimouski, St-Jérôme, Baie-St-Paul et aussi devant le Palais des Congrès de Gatineau alors que la CAQ y tient son congrès annuel!

Des autobus sont organisés vers le Congrès à Gatineau en partance de Montréal et St-Jérôme.

Pour plus d’informations : pourlasuitedumonde.ca

 

SEPB 610

Un gel d’embauche? La direction attaque la mauvaise cible

Dans sa dernière webdiffusion, Marie-Claude Léonard nous apprenait qu’un gel d’embauche était déjà en vigueur. Une mesure qui serait en réponse à la difficile situation budgétaire dans laquelle se trouverait la STM.

Toutefois, ces derniers temps, une telle austérité ne semblait pas ralentir la promotion de gestionnaires dans certains secteurs. Aussi, aucune mesure ne semble prise concernant les services professionnels et autres consultants externes qui continuent à faire de bonnes affaires à la STM.

À ce sujet, faut-il rappeler encore une fois que le recours aux firmes privées coûte, grosso modo, deux fois plus cher à la STM que ses employés de l’interne, par heure travaillée? Cette réalité à la STM s’observe également chez Santé Québec, qui a révélé cette semaine avoir économisé 700 millions $ en 15 mois en tournant le dos aux agences privées au profit de leurs employés de l’interne.

À la Ville de Montréal également, une récente étude de l’IRIS a permis d’apprendre que les tarifs des firmes de génie-conseil dans les contrats d’infrastructures octroyés par la Ville de Montréal ont crû de 82 % depuis 2012, soit deux fois plus que l’inflation!

Une étude qui a été creusée par The Gazette dans une série d’articles :

Si la direction de la STM est sérieuse dans ses efforts visant à « changer les façons de faire » pour faire face à la crise budgétaire, on l’appelle à renoncer à s’attaquer à la sécurité d’emploi de ses professionnels d’expérience, qualifiés et dévoués et à remettre en question son recours systématique aux firmes privées d’ingénierie, qui basent leur modèle d’affaires sur des contrats éternellement renouvelés avec les sociétés publiques comme la STM.

Concentrez vos énergies sur les ressources que vous avez déjà à l’interne. Offrez à vos professionnels des perspectives d’avenir solides et un partenariat mutuellement avantageux.

Les pros sont au cœur de la solution.

 

SEPB 610

Le 3 septembre en vidéo

En rappel de notre manifestation du 3 septembre dernier, on vous partage cette vidéo produite par le SEPB-Québec et qui est diffusée à compter d’aujourd’hui.

Cette mobilisation a été au-delà de nos attentes et on vous remercie d’y avoir participé en si grand nombre.

La négociation se poursuit et nous continuons à défendre le contenu de notre cahier de demandes et à soutenir le maintien et le développement de l’expertise professionnelle à la STM. Alors que la STM fait face à des défis importants, nous savons que la solution passe par une confiance renouvelée envers ses professionnels. Nous sommes déterminés à ce que la STM voie ses professionnels comme des partenaires et signe un contrat de travail qui le reflète.

Pour continuer à faire entendre ce message, d’autres moyens de pression et activités de mobilisation seront organisés dans les prochaines semaines. Surveillez nos communications!

 

SEPB 610

Réaction de la FTQ aux grands projets du gouvernement fédéral

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), en cette période d’incertitude économique, est rassurée par les annonces d’investissements du gouvernement fédéral qui doit créer de bons emplois, notamment en infrastructures, dont des investissements dans le développement du terminal portuaire Contrecœur et le développement d’un TGV entre Québec et Toronto. Plus récemment, l’annonce du prolongement du programme d’assurance-emploi avec, entre autres, l’abolition du délai de carence et le prolongement de 20 semaines des prestations pour certaines catégories de travailleurs et travailleuses ne peuvent qu’être positifs.

Présente à Edmonton, la présidente de la FTQ, Magali Picard, souligne l’importance de bien soutenir les travailleurs et travailleuses et les industries impactées par la guerre tarifaire. « Les assouplissements au programme d’assurance-emploi, les mesures de requalification des travailleurs et travailleuses, la souplesse annoncée pour l’aide aux entreprises sont des actions positives. Bien sûr, c’est dans l’exécution de ces programmes et de ces investissements que nous pourrons en évaluer leur efficacité, mais nous devons laisser la chance au coureur comme le dit si bien le dicton. À ce chapitre, il faut saluer l’ouverture du gouvernement fédéral qui est à l’écoute des préoccupations des travailleurs et travailleuses. Aussi, la FTQ sera toujours au rendez-vous pour bonifier les mesures annoncées ».

« Une économie en santé est une économie où tous et toutes peuvent travailler dans de bonnes conditions dans des emplois de qualité. Contrairement au gouvernement du Québec de François Legault, qui a choisi l’affrontement et la confrontation, le gouvernement fédéral, lui, a choisi le dialogue et l’ouverture dans ses relations avec la société civile et il faut s’en féliciter », ajoute la présidente de la FTQ.

« Par ailleurs, la FTQ attend avec impatience le budget d’octobre prochain du gouvernement fédéral. Ottawa doit bien réfléchir à l’impact sur les services à la population d’un plan d’austérité et de coupe budgétaire », de conclure la présidente.