Lettre d’opinion: de la loi 21 aux lois 94 et 9, non à l’instrumentalisation de la laïcité!

Un regroupement d’organismes de syndicats et de citoyens ont publié sur Pivot une lettre d’opinion concernant l’instrumentalisation de la laïcité par la CAQ. Pour voir la lettre et ses signataires cliquez ici. 

À l’heure où se multiplient et se normalisent des discours visant les personnes migrantes et immigrantes, racisées, autochtones et musulmanes, il est urgent de réaffirmer une vision de la démocratie fondée sur l’égalité réelle, l’inclusion, la dignité humaine et le respect des droits et libertés fondamentales.

Dans ce contexte et depuis une trentaine d’années, la laïcité agit au Québec comme un puissant catalyseur du récit national. Nous défendons la laïcité comme principe démocratique reposant sur deux buts : la liberté de conscience et donc, l’égalité citoyenne;  et deux moyens : la neutralité de l’État et la séparation des religions et de l’État. Nous dénonçons toutefois la manière dont cette laïcité a progressivement été détournée pour devenir un instrument de contrôle et d’exclusion.

Les lois 21, 94 et 9 s’inscrivent dans une continuité politique qui remonte à l’ancien projet de loi 94 sur les accommodements raisonnables et les services publics à visage découvert, au projet de loi 60 sur la Charte des valeurs québécoises et au projet de loi 62 sur la neutralité religieuse. Loin de constituer des initiatives isolées, elles participent à un même registre politique où l’islam et les personnes musulmanes sont construits comme des objets de suspicion et de préoccupation.

Pourtant, il importe de rappeler que la loi 21 n’a pas fait la laïcité au Québec. Celle-ci était déjà opérante dans les institutions. La véritable nouveauté de cette loi réside plutôt dans le détournement de la notion de laïcité afin de procéder à l’exclusion légalisée des femmes musulmanes qui pratiquent le couvrement islamique.

L’adoption de la loi 21 n’a pas non plus été une avancée historique, comme aiment le répéter plusieurs acteurs et actrices de la scène politique. Cette loi et ses prolongements ont plutôt marqué une sérieuse rupture dans l’histoire contemporaine des droits et libertés au Québec, et même au Canada. Car le recours préventif à la clause dérogatoire de manière répétée et agressive touche à la capacité même des groupes minoritaires d’utiliser les chartes pour protéger leurs droits lorsque ceux-ci deviennent politiquement impopulaires. Or, ces chartes ont précisément été conçues pour protéger contre les excès du pouvoir majoritaire.

Cette instrumentalisation de la laïcité produit des conséquences cruelles sur une partie de la population québécoise, pour reprendre les termes du Juge Marc-André Blanchard en Cour supérieure du Québec. En effet, des femmes sont humiliées et exclues de professions pour lesquelles elles sont qualifiées, et dont le Québec a grandement besoin. Des étudiantes ont abandonné des projets professionnels ou réorienté leurs études. Des familles ont quitté le Québec. Des communautés entières vivent avec le sentiment d’être constamment observées et suspectées dans les garderies, les écoles, les cégeps et même dans les universités, simplement parce qu’elles existent. Des associations étudiantes ont exprimé des inquiétudes quant à la mise hors la loi de leurs pratiques religieuses pourtant protégées par les libertés fondamentales. Leurs apparences, leurs pratiques religieuses et leurs opinions politiques sont devenues un problème à résoudre. Même les professeur·es

ne sont pas épargné·es par ces politiques qui contribuent à fragiliser leur liberté académique, en particulier par la loi 9.

Ces conséquences dépassent largement les pertes d’emploi ou les obstacles professionnels. Elles relèvent d’un processus de « mort sociale » par lequel certaines citoyennes sont progressivement déclassées de la société. Cela survient lorsqu’un groupe n’est plus reconnu dans sa pleine humanité ni dans sa légitimité à appartenir à la société. Cette mort sociale s’observe chez une personne à travers trois dimensions étroitement liées : la rupture de l’identité sociale, la rupture des liens sociaux et la rupture dans le rapport au corps. Autrement dit, elle affecte à la fois la manière dont ces femmes se perçoivent, la manière dont elles sont reliées aux autres et la manière dont leurs corps portent les traces de l’exclusion.

Depuis des années, les femmes musulmanes qui pratiquent le couvrement islamique alertent la société québécoise sur les effets de ces politiques. Pourtant, leurs voix demeurent largement ignorées alors même qu’on légifère sur leurs corps et qu’on suspend leurs droits et libertés. Une loi qui exclut des femmes en raison de leur apparence ne saurait être qualifiée de féministe! Elle repose plutôt sur une logique coloniale, raciste et paternaliste où l’État prétend savoir ce qui est bon pour elles tout en refusant de les consulter et de les écouter.

Ces femmes, enseignantes, éducatrices spécialisées, psychothérapeutes, psychoéducatrices, orthophonistes, ergothérapeutes et professionnelles de nombreux autres secteurs, s’inquiètent des répercussions de ces lois sur leur pratique. Malgré les obstacles rencontrés, elles continuent de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour préserver leur dignité, leur capacité d’agir et leur place dans la société québécoise. Elles interpellent leurs ordres professionnels, rencontrent leurs syndicats, écrivent des lettres, participent aux mobilisations citoyennes, manifestent, contestent devant les tribunaux et investissent les espaces médiatiques, académiques et communautaires. Ces gestes témoignent d’une volonté persistante de demeurer présentes dans l’espace public malgré les tentatives de les en exclure.

Lorsqu’une société normalise l’exclusion d’un groupe en particulier, lorsque le recours à la clause dérogatoire devient un outil politique ordinaire, lorsque des libertés fondamentales sont suspendues, c’est l’ensemble du cadre démocratique de cette société qui est fragilisé.

Nous nous opposons à l’instrumentalisation de la laïcité parce qu’une démocratie se juge moins à la manière dont elle protège sa majorité qu’à la manière dont elle traite ses minorités.

Départ du ministre du travail Jean Boulet: la FTQ commente

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), prend acte de l’annonce du ministre du Travail Jean Boulet et ministre responsable des Relations canadiennes à l’effet qu’il ne solliciterait pas de renouvellement de mandat.  La FTQ ne peut que dresser un bilan négatif de son passage au poste de ministre du Travail.

Pour notre organisation syndicale, il est clair que le mandat du ministre était de retirer le plus de droits possibles aux travailleurs et travailleuses en faisant adopter des lois visant à favoriser les employeurs.

On retiendra de son passage en politique, qu’il a tout simplement poursuivit sa carrière d’avocat patronal.  Il est responsable des pires reculs dans le Code du travail depuis les années 1970.  Son passage laissera de lourdes séquelles en relation de travail.  Est-il nécessaire de rappeler qu’il est le champion du plus long lock-out décrété au Québec en mettant à la rue en 2015 les travailleurs et travailleuses de l’usine Delastek à Shawinigan, lock-out qui a duré près de 3 ans.

Jean Boulet a choisi d’être l’avocat des patrons au Conseil des ministres. Il laisse en héritage un dialogue social fragilisé, brisé et en miettes qu’il faudra reconstruire.

Interdiction du port de signes religieux – Des dizaines de travailleuses menacées de perdre leur emploi

Montréal, le 16 avril 2026. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénonce une fois de plus l’impact de l’entrée en vigueur de la loi sur l’interdiction du port de signes religieux dans le réseau de l’éducation. Déjà, on s’inquiète pour l’avenir des dizaines de travailleuses et travailleurs qui vivent dans l’incertitude et dans la crainte de perdre leur emploi.

Par exemple, les membres du personnel de soutien dans les centres de services scolaires, ciblés par cette loi discriminatoire, ont reçu des lettres de leur administration les menaçant de perdre leur emploi s’ils refusaient de ne plus porter tout objet s’apparentant à un signe religieux. « Dans ce secteur, nos membres, en très grande majorité des femmes, sont présentes dans plus de quarante classes d’emplois telles que le personnel en service de garde, les techniciennes en éducation spécialisée, les préposées aux élèves handicapées, les secrétaires d’école, etc. Déjà, plusieurs centaines sont impactées par cette mesure qui aura des conséquences sur leur carrière et le travail qu’elles aiment », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Il ne faut pas être un génie pour comprendre que les congédiements à venir visent principalement les femmes, souvent diplômées et surqualifiées. Tout cela ne peut qu’avoir des effets négatifs et considérables sur des milliers d’élèves, de parents et le personnel de ces établissements, ainsi que sur tout le réseau de l’éducation. Nous sommes déjà en pénurie de main-d’œuvre, maintenant nous risquons des bris de service », ajoute la présidente.

En ce qui a trait aux droits acquis, ce sont les ressources humaines des centres de services scolaires qui auront à juger de la recevabilité ou non de la demande, ce qui nous apparaît très arbitraire.

« La FTQ demande à la nouvelle première ministre, Christine Fréchette, de bien analyser les conséquences de cette loi, qui discrimine encore une fois les femmes, et de l’abroger. Les administrations publiques ont tous les outils nécessaires pour intervenir dans les cas d’abus, de débordements ou d’activités susceptibles de compromettre l’éducation de nos enfants. Le Québec doit rester une société accueillante et ouverte sur le monde. Nous sommes prêts à en discuter en tout temps, mettons fin à cette hypocrisie, Madame la Première Ministre », conclut la présidente de la FTQ.

Adoption du projet de loi no 3 – Un recul historique pour les droits des travailleuses et travailleurs

Québec, le 2 avril 2026 – L’adoption aujourd’hui du projet de loi no 3 par l’Assemblée nationale – qui constitue un recul historique pour les droits des travailleuses et travailleurs et un legs honteux du gouvernement Legault en toute fin de législature – est dénoncée d’une même voix par l’APTS, la CSD, la CSN, la CSQ, la FAE, la FTQ, le SFPQ et le SPGQ.

« Il faut énormément de culot pour s’entêter comme le fait ce gouvernement, alors qu’il n’a plus de premier ministre ni d’appui de la population. Sans compter l’absence de consensus social et toutes les mises en garde émises par les organisations syndicales, les organisations de la société civile et les expert·e·s universitaires, qui ont démontré les nombreuses failles de ce projet de loi. L’application du texte adopté créera en effet un carcan administratif aussi inutile qu’insensé pour nos organisations et nos milieux de travail, et la CAQ devra en porter l’entière responsabilité », dénoncent conjointement les porte-paroles Robert Comeau (APTS), Luc Vachon (CSD), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Mélanie Hubert (FAE), Magali Picard (FTQ), Christian Daigle (SFPQ) et Guillaume Bouvrette (SPGQ).

Cette nouvelle attaque du gouvernement contre les droits des travailleuses et des travailleurs s’ajoute à une longue série de reculs : l’atteinte au droit de grève avec la Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out (Loi 14), qui affaiblit le pouvoir de négociation et la capacité d’améliorer les conditions de travail; l’imposition d’un régime discriminatoire en santé et sécurité du travail dans les réseaux de l’éducation ainsi que de la santé et des services sociaux avec la Loi modifiant la Loi sur les services de santé et les services sociaux et modifiant diverses dispositions législatives (Loi 28), les compressions draconiennes dans les services publics ainsi que des réorganisations mal planifiées. Les atteintes aux droits fondamentaux se multiplient. Au bout du compte, c’est le pouvoir collectif des travailleuses et des travailleurs qui est attaqué directement.

« Le gouvernement ne cache même plus son mépris pour les droits des travailleuses et des travailleurs, des personnes les plus vulnérables de notre société et de la classe moyenne. Ce n’est pas en s’attaquant aux associations qui les défendent qu’on va améliorer la qualité de vie de ceux et celles qui en ont besoin. Le projet de loi est adopté, mais nous ne baisserons pas les bras et comptons utiliser tous les moyens à notre disposition pour protéger leurs droits et contrer les politiques antidémocratiques d’un gouvernement en fin de régime. Nous sensibiliserons la population et talonnerons les partis de l’opposition. Ce doit être un enjeu important durant les prochaines élections », ajoutent les porte-paroles.

Le texte de loi adopté sera maintenant analysé en détail par les organisations syndicales, qui évalueront les recours possibles afin d’assurer la protection des droits des travailleuses et travailleurs du Québec.

Infolettre de mars 2026

Bienvenue à notre infolettre du mois de mars, un mois riche en événements et en journées de sensibilisation importantes.

 

Les journées internationales à retenir

 

Le mois de mars est l’occasion de souligner plusieurs journées internationales dédiées à la promotion de l’égalité, de la diversité et de la durabilité.

 

 

  • 8 mars : Journée internationale des droits des femmes

 

Julie Mosetti-Geoffrey, vice-présidente du SEPB-579, a participé à la marche “Insoumises et unies”, aux côtés d’autres syndicats et organismes de la société civile pour dénoncer les lois de la CAQ qui s’attaquent aux droits des femmes et revendiquer plus de justice pour les femmes à travers le monde.

 

  • 15 mars : Journée internationale de lutte contre l’islamophobie

 

Proclamée par l’Assemblée générale de l’ONU en 2022, la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie vise à promouvoir une culture de tolérance et de paix et à sensibiliser à la haine et à la discrimination visant les personnes de confession ou de culture musulmane.

 

Au Québec, cette sensibilisation résonne particulièrement dans le contexte des débats entourant la place des signes religieux dans les milieux scolaires et de garde.

La Loi sur la laïcité de l’État (Loi sur la laïcité de l’État, RLRQ, c. L‑0.3, communément appelée « Loi 21 ») définit la laïcité de l’État et interdit notamment le port de signes religieux pour certaines personnes en position d’autorité, dont plusieurs employé·e·s du réseau de l’éducation.

De plus, la Loi visant notamment à renforcer la laïcité dans le réseau de l’éducation et modifiant diverses dispositions législatives (Loi 94, 2025, chapitre 29) touche directement le personnel de soutien scolaire représenté par le SEPB‑579.

 

Si jamais vous vivez une situation ou êtes témoin d’un événement que vous jugez discriminatoire ou préjudiciable, nous vous invitons à communiquer rapidement avec Roxane St-Gelais (responsable du dossier) afin de documenter les faits et d’évaluer les recours possibles lorsqu’il y a atteinte aux droits.

 

Roxane St-Gelais, secrétaire syndicale responsable à la mobilisation.

 

  • 21 mars : Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

 

Cette journée commémore le massacre de Sharpeville en 1960 et nous rappelle l’impératif de redoubler d’efforts pour éliminer toutes les formes de discrimination raciale.

 

  • 21 mars : Journée mondiale de la trisomie 21

 

Une journée pour sensibiliser à la trisomie 21 et pour rappeler l’importance de l’autonomie et de la pleine participation des personnes atteintes du syndrome de Down dans la vie de la communauté.

 

  • 30 mars : Journée internationale du zéro déchet


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Cette journée vise à sensibiliser le public à la manière dont les initiatives de zéro déchet contribuent à l’avancement des Objectifs de développement durable (ODD).

 

Information importante : Prestations d’invalidité et semaine de relâche

 

Nous souhaitons vous rappeler que le personnel du secteur de l’adaptation scolaire et du secteur général qui sont en invalidité durant la semaine de relâche, doivent recevoir des prestations d’assurance-salaire invalidité normalement.

Pour toute question ou besoin d’assistance dans la compilation de votre dossier, veuillez nous contacter.

Sébastien Barraud, vice-président responsable SST

 

Information importante: Augmentation de salaire et calcul de l’IPC:

 

Augmentation prévu à la convention collective:

 

Bonjour comme vous le savez nous aurons à partir du 1er avril 2026 une augmentation salariale de 2.5%.

Donc, si jamais les changements ne sont pas opérés, il est nécessaire d’en parler avec le secteur de la paie, afin de pallier la situation. 

 

Augmentation prévue à la convention collective en lien avec la clause D’IPC.

 

Pour ce qui est du calcul de l’IPC au 31 mars 2026, il faut prévoir un période de temps avant de recevoir les montants et l’augmentation salariale reliée à la clause de l’IPC. 

Prochainement, une communication vous sera envoyée pour préciser les dispositions de la clause.

Merci de votre attention

Simon Giroux-Lanthier, Vice-président et responsable de la négociation locale.

 

Information importante: Bassin à venir et procédure à suivre

 

Comme vous le savez les séances d’affectation arrivent à grand pas et nous vous rappelons que vous devez vous inscrire au plus tard le 1er mai 2026.

Nous recommandons à tous les membres de s’inscrire même si vous n’êtes pas certain de vouloir participer à la séance. 

Vous serez convoqué à la séance d’affectation de sécurité d’emplois si jamais vous êtes aboli ou susceptible d’être déplacé lors de la séance.

Il est impératif que vous y assistiez si jamais c’est le cas.  

Il est important de vous assurer que votre fiche d’employé soit à jour (formation, RCR, exigences particulières).

Nous vous mettons ici une capsule explicative sur les procédures à suivre avant et pendant les séances d’affectations.  

Julien Carrière, vice-président et responsable dotation.

 

Information importante: Recherche de nouveaux délégués

 

Le syndicat, en tant qu’organisme à but non lucratif, a pour mission fondamentale de défendre les droits des travailleurs qu’il représente et de négocier leurs conditions de travail.

Pour pouvoir assumer pleinement cette mission et renforcer notre présence dans tous les milieux de travail sous notre accréditation, nous sommes actuellement en phase de recrutement de personnes déléguées syndicales.

 

Le rôle essentiel de la personne déléguée syndicale:

 

Elle est le lien privilégié entre les membres de son établissement et le comité exécutif.

 

Ses principales responsabilités consistent à (dans la mesure du possible) :

 

  1. Informer : Transmettre aux collègues les orientations et les décisions de l’exécutif. Assurer la distribution et l’affichage des documents syndicaux.
  2. Mobiliser : Encourager ses collègues à participer aux assemblées générales et aux éventuelles manifestations.
  3. Représenter : Faire le lien avec le comité exécutif pour lui communiquer les situations et les préoccupations des membres.
  4. Soutenir : Écouter les salarié(e)s confrontés à un problème lié à leurs conditions de travail et les référer, si nécessaire, au bureau syndical.
  5. Intégrer : Réserver un accueil approprié aux nouveaux membres et les renseigner sur leurs droits syndicaux.
  6. Participer : Vous serez invité à venir participer aux conseils syndicaux et à échanger avec nous et les autres délégués de différents milieux. 

Nous vous offrons un moment de formation spécifique pour les délégués syndicaux.

Si vous souhaitez représenter vos collègues en devenant délégué(e) syndical(e), ou si vous avez besoin de plus de détails, veuillez contacter Roxane St-Gelais, secrétaire de l’exécutif et responsable à la mobilisation, à l’adresse suivante : rst-gelais@sepb579.ca

 

Elle vous fournira les informations nécessaires pour intégrer l’équipe du conseil syndical.

 

Votre exécutif

 

Pour nous suivre: 

 

Site internet: https://sepb.qc.ca/sections-locales/sepb-579/ 

 

Facebook: https://www.facebook.com/sepb579cssmb?locale=fr_CA 

 

Instagrame: https://www.instagram.com/sepb579/ 

 

Youtube : https://www.youtube.com/@SEPB579 

 

TikTok: @sepb579

 

Pour nous joindre: 

 

Téléphone: (514)271-1194

courriel:  579@sepb.qc.ca  

 

Un budget sans surprise : la FTQ a hâte de passer à autre chose

La Fédération des travailleurs et des travailleuses (FTQ) éprouve une déception prévisible face au budget déposé aujourd’hui par le ministère des Finances. La centrale déplore l’absence de vision structurante pour soutenir les travailleurs et travailleuses dans un contexte de turbulences économiques.

« Il y a peu de choses dans ce budget qui répondent aux attentes des travailleurs et des travailleuses. On s’y attendait considérant que le budget du ministre des Finances était déjà rédigé lorsque nous l’avons rencontré. On tient compte que très partiellement de l’augmentation des inégalités sociales, de la crise de l’habitation, de l’incertitude économique actuelle ou encore de l’urgence de lutter contre les changements climatiques. Il s’agit d’une autre illustration de la déconnexion de la CAQ par rapport aux attentes et aux besoins de la population québécoise », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

Le gouvernement a annoncé quelques nouvelles dépenses et investissements dans des domaines importants pour la société québécoise, ce qui est toujours bienvenu. Cela dit, la centrale déplore le manque de vision et d’ambition de ce budget. Par exemple, la conversion de 5000 places de garde non subventionnées en place subventionnées apparaît comme une bonne nouvelle, mais l’idéal serait un réseau complet et accessible de centres de la petite enfance (CPE). Nous disons oui à un soutien additionnel pour le secteur forestier, mais quand le Québec aura-t-il une véritable politique industrielle ?

L’augmentation du niveau des dépenses sera très faible au cours des prochaines années, ce qui laisse présager un retour à l’austérité. Les dépenses en santé et services sociaux se situeront à un niveau acceptable pour 2026-2027, mais augmenteront peu pour l’année subséquente. En éducation, les augmentations apparaissent insuffisantes et entraîneront des impacts négatifs sur les services. Il s’agit là de choix politiques considérant les sommes importantes versées au Fonds des générations et l’absence de nouveaux revenus, particulièrement auprès des plus riches. Le gouvernement aurait également pu mettre sur pied un régime public et universel d’assurance médicaments, ce qui aurait permis des économies de plusieurs milliards de dollars par année.

« Au Québec, il y a du monde qui travaille fort, puis qui n’y arrive plus. Il y a des familles qui coupent dans l’épicerie et des gens qui travaillent à temps plein sans joindre les deux bouts. Nos membres, comme l’ensemble des Québécois et Québécoises, n’ont pas besoin d’un gouvernement spectateur. Ils ont besoin d’un gouvernement qui protège les emplois et qui améliore leur qualité de vie », ajoute la présidente de la FTQ.

Après deux mandats caquistes, la FTQ est prête à passer à autre chose et à contribuer activement à élaborer des solutions pour les défis auxquels fait face la société québécoise.

« C’est inhabituel de dire ça en mars alors que le printemps approche, mais on attend avec impatience d’être en octobre pour que soient enfin déclenchées les élections. À la FTQ, on est déjà passé au prochain appel. On se prépare à travailler avec le prochain gouvernement, peu importe sa couleur politique. Il y a un besoin urgent de rétablir le dialogue social qui a été mis à mal par ce gouvernement. Ce n’est pas un caprice syndical, mais une façon intelligente de faire face aux turbulences et de bénéficier de l’expertise du terrain », précise la présidente de la FTQ.

Fin de l’étude détaillée du projet de loi 3 : Le gouvernement s’apprête à adopter une des pires lois de l’histoire du Code du travail

Montréal, le 26 février 2026 – La CSN, la CSQ et la FTQ déplorent l’adoption prochaine du projet de loi 3 par le gouvernement caquiste, alors que se terminait hier l’étude détaillée. À quelques mois des élections, le gouvernement préfère déséquilibrer davantage les relations de travail pour des motifs essentiellement idéologiques plutôt que de répondre aux priorités de la population, comme la crise du coût de la vie et l’accès aux services publics.

Si l’adoption de certains amendements vient clarifier sa portée, la Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail demeure une nouvelle attaque de ce gouvernement contre les droits des travailleuses et des travailleurs. Ironiquement, l’ajout de nombreuses contraintes administratives qu’engendrerait le projet de loi 3 coûterait cher aux syndiqué-es. Cette bureaucratisation inutile de l’organisation syndicale nuira nécessairement à la défense des droits des travailleuses et des travailleurs. Pour les trois grandes centrales, c’est au rôle d’acteur social des organisations syndicales que s’en prend le gouvernement qui souhaite les empêcher de lutter pour des gains profitant à la population.

Rappelons que le projet de loi 3 du ministre Jean Boulet s’ajoute à la loi 14, qui freine le droit de grève des salarié-es. En plus de ces atteintes aux droits des travailleuses et des travailleurs, le gouvernement met de l’avant plusieurs projets de loi préoccupants, comme le projet de loi 1 et le projet de loi 9, au point où le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) s’inquiètent publiquement d’une dérive autoritaire et d’un effritement de l’État de droit.

« Ce gouvernement laissera deux choses derrière lui : les pires lois contre les travailleuses et les travailleurs adoptées depuis des décennies et une inaction incompréhensible face aux enjeux qui préoccupent la population. Avec la démission de François Legault, nous aurions souhaité que ce gouvernement change de cap et se concentre sur les priorités des citoyennes et des citoyens. Il a plutôt préféré faire plaisir aux patrons en allant de l’avant avec ce projet de loi que nous jugeons inconstitutionnel », déclarent Caroline Senneville, présidente de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, et Magali Picard, présidente de la FTQ.

« Les organisations syndicales ont toujours été au rendez-vous pour améliorer la vie des Québécoises et des Québécois. Est-il besoin de rappeler que les luttes syndicales ont permis le développement des CPE, la mise en place de l’équité salariale et le déploiement de nos services publics, notamment en éducation et en santé ? Avec ces projets de loi qui attaquent les travailleuses et les travailleurs, la CAQ tente de museler les contre-pouvoirs. Nos organisations demandent aux candidats à la succession de François Legault de s’engager à ne pas adopter ce projet de loi. Dans les derniers jours, ils se sont distancés de certaines mauvaises décisions du gouvernement, notamment quant à l’abolition du PEQ. Il n’est pas trop tard pour en faire autant avec le projet de loi 3. Les autres partis politiques doivent aussi s’engager à retirer cette loi », de conclure les présidences des trois grandes centrales syndicales.

Infolettre février 2026

Rappel important : Journée d’Anniversaire

Nous tenons à vous rappeler la clause concernant le congé de la journée d’anniversaire, un avantage que nous sommes fiers d’offrir aux employé·e·s éligibles.

La Commission accorde, à une personne salariée régulière travaillant plus de quinze (15) heures par semaine ou à la personne salariée temporaire ayant obtenu son statut de salariée de plus de six (6) mois ou embauchée pour une période prédéterminée de plus de six (6) mois consécutifs, et travaillant plus de quinze (15) heures par semaine, un congé la journée de son anniversaire.

Modalités du Congé :

Éligibilité Condition
Salarié régulier Travail de plus de 15 heures par semaine
Salarié temporaire Statut de salarié de plus de 6 mois OU embauché pour plus de 6 mois consécutifs ET travail de plus de 15 heures par semaine

Flexibilité et Entente :

    • Ce congé payé peut être déplacé, soit avec l’accord du supérieur immédiat ou à la demande de celui-ci, si la prise de ce congé a pour effet de nuire au bon fonctionnement de l’unité administrative.
  • Sauf exception, pour les secteurs de l’adaptation scolaire ou des services de garde, le congé doit être pris à l’extérieur du temps de présence des élèves.
  • Chaque personne salariée doit convenir avec son supérieur immédiat du moment où sera pris son congé.
  • Les personnes salariées pour lesquelles la journée d’anniversaire coïncide avec un samedi, un dimanche ou un jour férié, des vacances ou la mise à pied temporaire, la prise de la journée s’effectue selon les mêmes modalités et après entente avec le supérieur immédiat.

Rémunération et Durée :

  • Le congé est rémunéré au pourcentage de la tâche de la journée du congé.
  • Advenant le cas où l’anniversaire de la personne salariée est une journée ou aucune prestation de travail n’est prévue, le congé est accordé au pourcentage de son poste.
  • De plus, ce congé doit être pris par demi-journée ou par journée complète.

Sébastien Barraud, vice-président responsable en santé, sécurité au travail

Rappel important: Semaine de relâche

Horaire d’été: 

Nous vous rappelons que, selon la clause 8-2.04 de nos Adaptations locales (page 37) :

L’horaire de travail est réduit d’une demi-heure par jour durant la semaine de relâche pour le personnel de soutien administratif et technique du secteur général et de l’adaptation scolaire.

Cet horaire de la semaine de relâche s’applique au personnel régulier et temporaire embauché pour une période prédéterminée de plus de six (6) mois consécutifs ou ayant obtenu son statut de plus de (6) mois du secteur général, de l’adaptation scolaire et aux techniciennes et techniciens au service de garde.

La Commission débite l’équivalent d’une journée régulière de travail pour la personne salariée absente. De plus, cette demi-heure quotidienne ne peut être reportée si elle n’est pas prise par la personne salariée, à moins d’entente avec le supérieur immédiat si ses services sont requis durant cette période.

Quant au personnel des centres, les directions appliquent l’horaire qui correspond aux besoins de leurs activités, durant la semaine de relâche.

Les dispositions sur les heures supplémentaires durant la période où l’horaire de la semaine de relâche est en vigueur sont appliquées seulement après la journée régulière ou la semaine régulière de travail définie à la clause 8-2.01. Toutefois, si la personne salariée est requise pour travailler au-delà de l’horaire réduit, elle a droit à un congé équivalent à taux simple devant être repris ultérieurement après entente avec son supérieur immédiat.

Précisions sur le temps de travail pendant la semaine de relâche:

Il est important de noter que la convention collective ne prévoit pas de réduction d’heures pour le personnel des secteurs général et de l’adaptation scolaire pendant la semaine de relâche.

  • Vous avez droit de travailler et la direction ne peut pas vous imposer des congés rémunérés (temps compensé, journée d’anniversaire, journée personnelle, etc) ou non payés, pendant la semaine de relâche. Si l’école est fermée, la direction vous indiquera où vous pouvez travailler.
  • Temps compensé: Souvent, le personnel accumule du temps supplémentaire et choisit de le récupérer durant la semaine de relâche, mais cela reste un choix qui vous appartient. Si vous désirez travailler, vous devez aviser votre direction.

Solidairement,

Julie Mosetti-Geoffrey, vice-présidente responsable relation de travail.

Résultat du vote en ligne pour l’adoption du cahier de demandes.

Chers.ères collègues,

Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude pour votre mobilisation exceptionnelle lors du sondage visant à élaborer notre cahier de demandes pour la négociation locale. Votre participation, avec plus de 840 réponses, est un signal fort de votre volonté d’améliorer vos conditions de travail. Cette implication est une source d’énergie et de conviction pour le comité de négociation.

Il est important de rappeler que pendant la négociation locale, contrairement à la négociation nationale, nous ne disposons pas de moyens de pression comme la grève, si jamais nous n’arrivons pas à nous entendre. Cette négociation se déroule dans un contexte de paix industrielle, où une convention signée pour cinq ans interdit tout moyen de pression durant cette période.

L’objectif de cette négociation est d’apporter des adaptations locales qui sont encadrées par la loi, pour améliorer les conditions de travail en fonction des réalités spécifiques de Marguerite Bourgeoys. C’est également une opportunité pour l’employeur de soumettre des demandes visant à faciliter sa gestion. Si aucun accord n’est trouvé avec le centre de services scolaire sur ces demandes, celles-ci seront intégrées au cahier de demandes pour la négociation nationale.

Malgré le fait que l’employeur puisse aussi présenter des demandes, nous sommes convaincus que cette situation n’est pas un obstacle à l’établissement d’un dialogue constructif pour obtenir de meilleures conditions d’emploi pour l’ensemble du personnel.

Résultat du vote en ligne:

Le vote a eu lieu du 16 février au 19 février 2026. Il a été envoyé à tous les membres du syndicat. Nous avons eu 242 membres qui se sont exprimés sur le cahier de demandes et voici donc les résultats.

Résultats:

Oui: 227 (93.8%)

Non: 15 (6.2%)

Pour ceux et celles qui aimeraient avoir les résultats du sondage ou du vote, veuillez communiquer avec Simon Giroux-Lanthier au sglanthier@sepb579.ca . Il vérifiera que vous êtes membre en règle et vous soumettra les résultats. 

Nous vous remercions de votre implication.

Syndicalement,

Simon Giroux-Lanthier, vice-président et responsable de la négociation locale.

Rappel important: 8 MARS 2026, JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES

Générations deboutte! 

Le thème Générations deboutte! nous rappelle que le mouvement syndical s’est lui aussi construit grâce à des femmes qui, de génération en génération, ont pris la parole, ont résisté et ont transmis des savoirs militants souvent invisibilisés. La journée internationale des droits des femmes est l’occasion de nommer cet héritage, de le rendre visible et surtout, de le célébrer!  

Ce n’est pas toujours évident d’être militante, surtout pour les plus jeunes et celles issues de groupes en quête d’équité. Plusieurs se sentent isolées ou envahies par le travail à faire. Mais la relève n’a pas à repartir de zéro. L’engagement féministe est un feu transmis de génération en génération : il peut vaciller, être mis à l’épreuve, mais jamais il ne s’éteint. Il suffit d’un nouveau souffle pour le raviver. “Texte tirée du journal NouvElles-vol26no1”

Pour l’occasion, le CCVTF du SEPB-Québec vous invite à un souper-conférence en compagnie de Maude Michaud, le 19 mars. Inscription obligatoire avant le 15 mars 2026. Vous pouvez vous inscrire en cliquant sur le lien: Inscription au souper-spectacle 

Kathia Rémillard, trésorière et représentante locale au CCVTF