Cotisations syndicales facultatives « Ce gouvernement est en train de perdre la tête ! » ‒ Magali Picard, présidente de la FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut que dénoncer la nouvelle attaque du gouvernement de François Legault contre le monde du travail. « On apprend que la CAQ songerait à rendre une partie des cotisations syndicales facultatives afin de tenter de museler les organisations syndicales pour les empêcher de faire de l’action politique. Franchement, François Legault et son gouvernement sont en train de perdre la tête après avoir perdu leur boussole », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Les cotisations syndicales servent entre autres à représenter les travailleurs et travailleuses auprès de leurs employeurs, mais aussi pour faire pression sur les gouvernements pour défendre le filet social de toute la population du Québec, syndiquée ou non. Ça fait des semaines que ce gouvernement se cherche des boucs émissaires pour tenter de justifier tous ses échecs. Crise du logement, crise en santé, crise en éducation, crise de l’itinérance, crise de la vie chère, et tout ce que la CAQ est capable d’imaginer c’est de diviser le Québec en semant le chaos », ajoute la présidente de la FTQ.

« Pour la CAQ et Francois Legault, les responsables de leurs incompétences, ce sont les syndicats et les personnes immigrantes. Eh bien, ça ne passe pas.  Jamais la FTQ ne se laissera bâillonner par un gouvernement qui méprise l’héritage de ceux et celles qui ont construit le Québec, qui méprise les travailleurs et travailleuses qui œuvrent chaque jour pour faire du Québec une société plus libre, plus démocratique. Ce gouvernement n’a plus aucune crédibilité, il va falloir que le gouvernement de la CAQ retrouve la raison », conclut la présidente de la FTQ.

INFO Convention: Information concernant le temps supplémentaire.

Chères collègues,

Plusieurs d’entre vous nous contactent pour comprendre un peu plus la mécanique du temps supplémentaire. Cette FAQ pourrait répondre à vos questionnements.

 

Sommes-nous obligés de faire du temps supplémentaire?

En effet, lorsque votre supérieur immédiat vous demande d’en faire, notre convention collective nous empêche de le refuser. Si nous le refusons, nous nous exposons à des mesures disciplinaires (insubordination).

 

Comment le temps supplémentaire est-il octroyé?

  1. Les heures supplémentaires sont accordées à la personne salariée qui a commencé le travail. Si elles ne sont pas commencées au cours des heures régulières de travail, elles sont accordées d’abord à une personne salariée du mêmes bureau, service, école ou centre dont la classe d’emplois correspond au travail à accomplir. (CC- 8-3.02)
  2. Si les heures supplémentaires peuvent être effectuées indifféremment par plus d’une personne salariée d’une classe d’emplois, le centre de services s’efforce de les répartir le plus équitablement possible entre les personnes salariées d’un même bureau, service, école, centre ou division territoriale. (CC- 8-3.03)

 

Et si je ne peux pas faire le temps supplémentaire dû à mes obligations parentales ou familiales?

Une personne salariée peut être exemptée d’effectuer un travail supplémentaire lorsqu’elle en est requise, si le centre de services trouve une autre personne salariée de la même classe d’emplois qui accepte de faire ce travail supplémentaire sans qu’il en résulte un inconvénient pour la bonne marche des travaux (CC- 8-3.04).

 

La direction peut-elle me demander de faire du bénévolat, ou faire des heures supplémentaires sans me rémunérer?

La réponse est NON.

Tout travail à temps supplémentaire, s’il vous est demandé (ce qui ne sera pas forcément le cas), doit être payé ou compensé, selon les règles en vigueur : au-delà de 7h/jour où 35h/semaine (ou après la fermeture dans les services de garde), le temps supplémentaire doit être payés ou compensés en temps et demi (8-3.01, 8-3.06).

 

Que dois-je faire avant d’accepter ou de demander du temps supplémentaire?

 

Avant d’effectuer ou d’accepter du temps supplémentaire, vous devez discuter des paramètres avec votre gestionnaire.

Question à se poser :

Est-ce que mon travail à temps supplémentaire me sera déboursé directement sur mes payes dans « un délai d’au maximum un mois » comme l’exige la convention collective (8-3.08), ou sera-t-il cumulé dans une banque de temps compensé? Ce sera à vous de vous entendre. À défaut d’entente le temps supplémentaire vous sera remboursé sur vos payes 60 jours après le temps effectué.

 

La direction peut-elle décider que mon temps supplémentaire est obligatoirement cumulé en temps compensé?

La réponse est NON.

En effet, rien ne vous oblige à accepter que le temps supplémentaire soit cumulé en temps compensé. Il doit s’agir d’un commun accord avec le gestionnaire (8-3.05).

La convention collective vous donne le droit de refuser et d’exiger qu’il vous soit payé sur vos payes. Mais il se peut alors que la direction ne vous offre plus de temps supplémentaire et le propose à une autre personne de votre bureau, service ou établissement.

 

Quand pourrai-je reprendre mon temps cumulé ?

Là aussi, il doit s’agir d’un commun accord avec le gestionnaire, auquel cas la reprise doit s’effectuer dans les 60 jours suivant la période où vous avez travaillé ces heures en temps supplémentaire (8-3.05).

 

Mon supérieur immédiat m’impose des tâches à faire en plus de ma charge habituelle de travail. Que dois-je faire si mon supérieur immédiat refuse de me payer en temps supplémentaire, pour pallier l’accumulation de cette nouvelle charge?

Si des tâches supplémentaires vous sont attribuées et que vous n’avez pas de temps supplémentaire pour les effectuer, ou que le temps supplémentaire attribué n’est pas suffisant, il y a fort à parier que votre gestionnaire devrait prioriser vos tâches ou vous demander de le faire.

Dans le cas contraire, vous pourriez lui demander par écrit de faire l’exercice de priorisation, en lui faisant la liste de vos tâches et le temps nécessaire pour faire chacune d’elles.

Vous pouvez vous aider de cette lettre type pour vous aider à faire cette demande de priorisation des tâches s’il y a lieu.

 

Dans tous les cas, si vous avez le moindre doute ou avez besoin de précisions, appelez-nous !

 

Votre comité exécutif

Lancement de la vente de tuques 5 en I en support à la marche mondiale des femmes

Dans le cadre de son mandat, le Comité action féministe du Conseil régional FTQ Bas-Saint­ Laurent – Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine lance avec fierté sa campagne de prévente de tuques militantes, en appui à la Marche mondiale des femmes d’octobre 2025 – à laquelle le Conseil régional prendra part. Depuis plus de deux décennies, la Marche Mondiale des Femmes incarne une force incontournable dans la lutte pour l’égalité et la justice. Une invitation aux membres, ainsi que les modalités d’inscription pour participer à la marche, seront communiquées sous peu.

UNE TUQUE. UN SYMBOLE. UNE LUTTE.

Dans un contexte où les droits des femmes sont encore trop souvent fragilisés, attaqués ou remis en question, nous portons haut et fort notre engagement. À travers cette campagne de prévente, le Comité action féministe vous invite à poser un geste concret et visible de solidarité féministe et syndicale.

La Marche mondiale des femmes 2025 (MMF), c’est plus qu’un événement. C’est un moment de convergence des luttes contre les inégalités systémiques, les violences faites aux femmes, pour la justice sociale, économique, etc. C’est aussi un cri collectif, porté par des femmes d’ici et d’ailleurs, uni dans la sororité et la résistance.

PORTER LA LUTTE SUR LA TÊTE ET DANS LE COEUR

Nous avons toutes et tous dans nos vies une mère, une sœur, une collègue, une amie, une conjointe, une fille, pour qui nous voulons un monde plus juste, plus égalitaire, plus sécuritaire. C’est POUR elles, AVEC elles et grâce à elles que nous marchons. Cette tuque, elle se veut être UN SYMBOLE FORT:

  • Parce qu’elle porte un MESSAGE clair et SOLIDAIRE;
  • Parce qu’elle affirme que les DROITS des femmes ne sont pas à vendre ni à négocier;
  • Parce qu’elle dit NON aux reculs, aux silences et à la complaisance;
  • Elle est une réponse tangible aux violences, à la discrimination et à l’injustice;
  • Elle est un APPEL à la vigilance, à l’unité et à l’action;
  • Parce qu’elle PARLE SANS MOT;
  • Et surtout, parce qu’elle dit:« JE ME TIENS JE NE LÂCHE PAS. JE LUTTE AVEC VOUS.»

Parce que les luttes féministes sont aussi syndicales. Parce que les attaques contre les droits des femmes se multiplient, ici comme ailleurs. Porter cette tuque, c’est bien plus que se couvrir la tête: c’est faire front commun contre les reculs, les injustices, les violences. 

UNE COLLABORATION LOCALE ET SOLIDAIRE

Dans un esprit de durabilité, elles ont été pensées pour traverser les saisons comme les combats à venir. Elles sont le fruit d’une démarche engagée, qui incarne nos valeurs féministes, syndicales, locales et environnementales et empreintes de sororité:

  • Un design réfléchi, produit par Metatuq, une entreprise locale, conçue et dirigée par une femme, enracinée dans sa communauté;
  • Quatres modèles polyvalents, pensés pour convenir à différents styles et besoins;
  • Cinq façons de les porter, pour multiplier les occasions de faire rayonner notre message;
  • Un geste porteur de sens à offrir à tes membres, ton équipe ou ta famille – pour souligner leur engagement, célébrer les fêtes ou affirmer les valeurs qui nous rassemblent;
  • Une tuque à porter AVANT, PENDANT, et bien APRÈS la Marche, parce que notre engagement ne dure pas qu’une journée.

COÛT ET ENGAGEMENT SOLIDAIRE:

  • Les tuques se vendront au coût de 25 $ chacune (n’incluant aucune livraison);
  • 10 $ par tuque vendue seront remis à un organisme local qui lutte contre les violences faites aux femmes;
  • Aucun profit ne sera réalisé par le Conseil régional- cette initiative est 100 % militante et solidaire.

COMMENT COMMANDER:

  1. Formulaire en ligne: Remplis ton bon de commande via le lien suivant: 
  1. Site de Metatuq: Commande directement sur https:llwww.metatuq.com/categorie­ produitlcauses/ (Prix légèrement plus élevé, incluant la livraison).

Tous les détails concernant les méthodes de paiements et livraisons possibles sont détaillés dans le formulaire à remplir. Pour toute question ou pour plus d’information, vous pouvez communiquer avec Andrée-Anne Guertin à l’adresse suivante: aguertin@ftq.qc.ca ou au 418-722-8232.

Nous remercions toutes les personnes qui prendront part à cette action. Plus nous serons nombreuses et nombreux à afficher nos couleurs, plus notre message sera fort.

Réaction de la FTQ aux grands projets du gouvernement fédéral

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), en cette période d’incertitude économique, est rassurée par les annonces d’investissements du gouvernement fédéral qui doit créer de bons emplois, notamment en infrastructures, dont des investissements dans le développement du terminal portuaire Contrecœur et le développement d’un TGV entre Québec et Toronto. Plus récemment, l’annonce du prolongement du programme d’assurance-emploi avec, entre autres, l’abolition du délai de carence et le prolongement de 20 semaines des prestations pour certaines catégories de travailleurs et travailleuses ne peuvent qu’être positifs.

Présente à Edmonton, la présidente de la FTQ, Magali Picard, souligne l’importance de bien soutenir les travailleurs et travailleuses et les industries impactées par la guerre tarifaire. « Les assouplissements au programme d’assurance-emploi, les mesures de requalification des travailleurs et travailleuses, la souplesse annoncée pour l’aide aux entreprises sont des actions positives. Bien sûr, c’est dans l’exécution de ces programmes et de ces investissements que nous pourrons en évaluer leur efficacité, mais nous devons laisser la chance au coureur comme le dit si bien le dicton. À ce chapitre, il faut saluer l’ouverture du gouvernement fédéral qui est à l’écoute des préoccupations des travailleurs et travailleuses. Aussi, la FTQ sera toujours au rendez-vous pour bonifier les mesures annoncées ».

« Une économie en santé est une économie où tous et toutes peuvent travailler dans de bonnes conditions dans des emplois de qualité. Contrairement au gouvernement du Québec de François Legault, qui a choisi l’affrontement et la confrontation, le gouvernement fédéral, lui, a choisi le dialogue et l’ouverture dans ses relations avec la société civile et il faut s’en féliciter », ajoute la présidente de la FTQ.

« Par ailleurs, la FTQ attend avec impatience le budget d’octobre prochain du gouvernement fédéral. Ottawa doit bien réfléchir à l’impact sur les services à la population d’un plan d’austérité et de coupe budgétaire », de conclure la présidente.

Réaction de la FTQ à la formation du nouveau Conseil des ministres: François Legault tente de refaire son image en s’attaquant aux travailleurs et travailleuses

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut que dénoncer l’attaque frontale de François Legault contre les travailleurs et travailleuses du Québec en déchirant ce qui reste du modèle québécois. « C’est clair, François Legault, l’homme politique le plus impopulaire que le Québec ait connu, veut masquer tous les échecs de son gouvernement en voulant s’en prendre à ceux et celles qui ont bâti le Québec moderne. François Legault se cherche des boucs émissaires. Ce remaniement ne change rien au fait que la CAQ, tout au long de ses actions, n’a fait que briser le dialogue social, semé la discorde dans la société québécoise pour finalement nous annoncer le chaos », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Ce gouvernement peut encore faire marche arrière en ce qui a trait aux relations de travail. Le ministre du Travail, Jean Boulet, a le choix de rebâtir les ponts avec les travailleurs et travailleuses en abrogeant entre autres sa Loi 14, la “Loi Boulet”, qui donne le droit au gouvernement de mettre fin à une grève légitime. En tant qu’ancien avocat patronal, le ministre sait très bien que cette loi brise le rapport de force de la négociation. Il sait également que les employeurs refuseront de négocier de bonne foi de façon à provoquer des conflits pour supplier, après coup, les gouvernements d’intervenir. D’ailleurs, la FTQ demande aux formations politiques qui aspirent à diriger le Québec à s’engager fermement et publiquement à abroger cette loi qui brise l’équilibre déjà fragile de la négociation et à l’inscrire dans leurs plateformes électorales. Les travailleurs et travailleuses doivent pouvoir négocier leur convention collective d’égal à égal avec leur employeur », ajoute la présidente.

« Par ailleurs, le premier ministre déclare vouloir moderniser le régime syndical sans doute parce ce que notre parole dérange. Oui, notre parole dérange parce que lorsqu’un gouvernement s’attaque aux droits légitimes des travailleurs et travailleuses, s’attaque au filet social, et regarde la population s’appauvrir, oui, la FTQ va dénoncer, prendre action et revendiquer. Pour la FTQ, le message est clair : quand tu ne défends pas tes droits, tu les perds ! La FTQ sera sur toutes les tribunes pour faire entendre la voix des travailleurs et travailleuses », déclare la présidente.

« Quant à l’environnement, la FTQ trouve peu judicieux de confier cet important ministère à l’ancien ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, un élu qui ne jure que par le 3e lien entre Québec et Lévis et qui semble peu préoccupé par les émissions des gaz à effet de serre. Mais, on comprend que la CAQ n’en est pas à une contradiction près », conclut le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

INFO Dotation: Attribution des heures surcroit de travail ou en remplacemement

Souvent, en début d’année, des élèves s’inscrivent à la dernière minute dans les écoles, entraînant
l’ajout d’heures à nos postes. De plus, des remplacements peuvent être nécessaires lorsque qu’un·e
collègue prend un congé sans traitement, pour invalidité ou congé parental.

L’attribution de ces heures est régie par des conventions, selon le corps d’emploi et le secteur
(SDG, adaptation scolaire, général). Voici quelques scénarios courants pour mieux comprendre :

Scénarios pour Éducatrices en SDG
Ajout d’heures ou remplacement de 3 jours ouvrables ou plus :

La direction doit offrir les heures, par ancienneté, dans cet ordre (clause 7-1.24 de la convention
collective et des adaptations locales) :

  • À une personne qualifiée éducatrice en disponibilité (poste aboli lors du dernier bassin
    sans possibilité d’en choisir un autre) ;
  • À une personne qualifiée éducatrice assignée temporairement à la suite d’une lésion
    professionnelle ;
  • À une personne qualifiée éducatrice de la même école. Ces heures peuvent être, à la
    discrétion de la direction, offertes en un seul bloc à une seule éducatrice ou en plusieurs
    blocs à plusieurs éducatrices ;
  • À une personne qualifiée éducatrice du CSS ayant subi une réduction d’heures, sans
    conflit horaire ;
  • À une personne surveillante d’élèves de la même école ;
  • À toute autre personne choisie par la direction (sans autres critères).

Scénarios pour PEH
Ajout d’heures ou remplacement de 10 jours ouvrables ou plus :

La direction doit offrir les heures, par ancienneté, dans cet ordre (clause 7-1.18 de la convention
collective et des adaptations locales) :

  • À une personne qualifiée PEH en disponibilité (poste aboli lors du dernier bassin sans possibilité
    d’en choisir un autre) ;
  • Attribution des heures en surcroît de travail ou
    en remplacement (suite)
    Critères d’attribution des heures supplémentaires
  • À une personne qualifiée PEH, assignée temporairement en raison d’une lésion professionnelle.
  • À une personne qualifiée PEH de la même école, capable d’ajouter ces heures à son emploi du
    temps (sans conflits horaires et sans dépasser 7 heures par jour ou 35 heures par semaine).
  • À une personne qualifiée PEH de la même école pour laquelle cela représente une
    augmentation d’heures ou une promotion.
  • À plusieurs personnes qualifiées PEH de la même école, en répartissant le poste en blocs
    ajoutés à leurs horaires (sans conflits horaires et sans heures supplémentaires).
  • À une personne inscrite sur la liste des candidat·e·s à une promotion temporaire.
  • À une personne qualifiée PEH figurant sur la liste de priorité du CSS.
  • À toute autre personne choisie par la direction, sans autres critères.

Remplacement d’éducatrices en SDG

En tant qu’éducatrices en SDG, un ajout d’heures ou un remplacement de moins de 3 jours est
requis. La direction a la liberté d’attribuer ces heures à qui elle souhaite. Toutefois, le syndicat
recommande de suivre la même séquence que celle appliquée pour les ajouts d’heures ou les
remplacements d’éducatrices de 3 jours et plus.

Ajout d’heures pour surveillantes d’élèves au primaire

En tant que surveillante d’élèves au primaire, un ajout d’heures est nécessaire (conformément à la
clause 10-2.08 des adaptations locales). La direction doit d’abord les proposer par ancienneté aux
surveillantes d’élèves de la même école, sans dépasser 15 heures hebdomadaires. En cas de
remplacement en tant que surveillant·e d’élèves au primaire, le CSSMB applique la clause 7-1.24.
Si vous avez des questions concernant votre situation ou si vous avez besoin de précisions, n’hésitez
pas à nous contacter !

Solidairement,

Votre comité exécutif

Le réseau d’éducation a besoin de prévisibilité, pas de surprises

(Lettre ouverte de la Coalition des partenaires en éducation, dont fait partie la FTQ, parue dans Le Journal de Montréal, le 28 août 2025.)

L’éducation est une forme de contrat social, celui qui fait de l’égalité des chances un socle commun. C’est un pilier fondamental de notre société, une promesse faite à chaque enfant, à chaque famille, à chaque génération. Pourtant, année après année, notre réseau d’éducation est contraint de fonctionner dans un climat d’incertitude budgétaire qui varie selon les aléas et les choix politiques et qui fragilise tout le système. C’est ce que nous dénonçons aujourd’hui d’une voix commune. Il faut faire les choses autrement. Pour nos jeunes, leurs parents; pour l’avenir du Québec.

En cette rentrée scolaire 2025, un moment central dans la vie de nos jeunes, de centaines de milliers de familles et du personnel à pied d’œuvre dans le réseau, tout le monde travaille avec ardeur pour que tout se déroule bien. Mais à quel prix? Nous posons sérieusement la question.

Impossible d’entamer cette nouvelle année scolaire sans revenir sur la saga des coupes budgétaires du début de l’été.

D’une part, la marche arrière du gouvernement demeure partielle et ne règle en rien les problèmes déjà présents dans le réseau. Plus encore, les conditions imposées avec ce retour d’investissements budgétaires – telles que la reddition de comptes accrue et le resserrement administratif – accentuent le manque de prévisibilité dans le financement du réseau et constituent un écueil pour une planification stratégique. C’est vrai pour l’année qui débute, alors inutile de parler à moyen et long terme.

Une chose est claire pour nous : il faut garantir plus de prévisibilité au réseau d’éducation.
À quand des investissements cohérents et prévisibles en éducation qui ne se retrouvent pas, année après année, à la merci des budgets et des agendas politiques?

La prévisibilité budgétaire n’est pas un caprice administratif : c’est une condition de base pour garantir la cohérence, la continuité et la qualité des services éducatifs. On demande beaucoup de choses à l’école, mais on ne lui donne pas les moyens d’y arriver.

Cette incertitude génère également un stress inutile sur les différentes équipes et mobilise des énergies précieuses. Elle mine la confiance et l’efficacité du réseau. Le personnel en subit les contrecoups et les élèves en paient le prix, alors qu’ils devraient être au cœur de toutes les décisions.

En juin dernier, les réactions aux coupes ont été vives et promptes. Les voix se sont multipliées pour dénoncer ces décisions insensées. La pression était forte, le gouvernement a senti l’opposition de la population et c’est ce qui l’a fait reculer. Mais comment en est-on arrivé là?

Pour un gouvernement qui a dit, à maintes reprises, que l’éducation est une priorité, comment se fait-il qu’il ne ressente pas toute l’importance que revêt l’éducation pour les Québécoises et les Québécois?

Non seulement les compressions et les coupes en éducation sont inacceptables, mais les investissements actuels restent insuffisants pour couvrir les coûts réels engendrés par la hausse du nombre de jeunes dans nos écoles et nos centres, par les besoins des élèves en situation de handicap ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (HDAA), par l’état de vétusté de nombreux établissements, et par les dépenses de fonctionnement qui continuent de peser lourdement sur le financement et le fonctionnement de nos écoles et centres. Après des années de compressions par les gouvernements précédents, les dommages sont tangibles et préoccupants, ce qui souligne l’urgence de maintenir des investissements à la hauteur des besoins, de façon constante, année après année.

Cessons de jouer sur les mots et avec les chiffres : diminuer les investissements, c’est couper. L’éducation mérite mieux.

Nous demandons donc aujourd’hui au gouvernement qu’il réaffirme clairement la place centrale qu’elle occupe dans notre société. C’est une chose de le dire, ce que nous demandons, ce sont des décisions cohérentes, cesser la gestion au jour le jour et un engagement à offrir plus de prévisibilité pour le réseau.

Coalition des partenaires en éducation

  • Éric Gingras, CSQ
  • Richard Bergevin, Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ)
  • Éric Pronovost, Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ)
  • Carolane Desmarais, Fédération du personnel professionnel de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ)
  • Magali Picard, FTQ
  • Caroline Senneville, Confédération des Syndicats Nationaux (CSN)
  • Heidi Yetman, Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ)
  • Francis Côté, Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE)
  • André Bernier, Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE)
  • Sylvain Martel, Regroupement des comités de parents autonomes du Québec (RCPAQ)
  • David Meloche, Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ)
  • Amélie Duranleau, Société québécoise de la déficience intellectuelle (SQDI)
  • Kathleen Legault, Association montréalaise des directions d’établissement scolaire (Amdes)
  • Bianca Nugent, Coalition de parents d’enfants à besoins particuliers du Québec (CPEBPQ)
  • Lili Plourde, Fédération québécoise de l’autisme (FQA)
  • Evelyne Alfonsi, Association des administrateurs des écoles anglophones du Québec (AAEAQ)
  • Mélanie Laviolette, Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ)
  • Katherine Korakakis, Association des comités de parent anglophone du Québec (ACPA) Jean Trudelle, Debout pour l’école
  • Patrick Gloutney, SCFP-Québec
  • Michelle Poulin, secteur de l’éducation du SCFP-Québec.
  • Manon Cholette, Conseil national du soutien scolaire (CNSS-SEPB)
  • Marie Deschênes, Union des employés et employées de service, section locale 800 (UES800–FTQ)
  • Frédéric Brun, Fédération des employées et employés de la Fédération des services publics – CSN (FEESP-CSN)
  • Benoit Lacoursière, Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)