Entente sur les services essentiels

Le Tribunal administratif du travail (TAT) a approuvé jeudi dernier l’entente sur les services essentiels intervenue entre le SEPB 610 et la STM en prévision de notre grève du temps supplémentaire qui débute ce mercredi 17 décembre et se termine le dimanche 11 janvier.

Prenons un moment ici pour vous expliquer les éléments importants de l’entente.

 

Une urgence

Pendant notre grève, les services essentiels sont requis uniquement en cas d’urgence. Qu’est-ce qu’une « urgence »? C’est une « situation mettant à risque la santé ou la sécurité de la population, notamment lors de pannes ou bris de systèmes informatiques critiques pour l’exploitation ou pour la sécurité des employés de la STM ou de la clientèle, lors de bris critiques du matériel roulant (métro ou autobus) obligeant l’immobilisation de la flotte, lors de bris ou d’enjeux critiques des infrastructures ou autres évènements qui mettent à risque la santé ou la sécurité de la population ou des employés. »

Pendant notre grève, tout ce qui ne répond pas à cette définition d’urgence ne peut être exigé à l’extérieur de nos heures régulières de travail.

 

Deux niveaux de disponibilité

« Astreinte » : Correspond à la disponibilité obligatoire prévue à la convention collective. Vous êtes personnellement désigné pendant une période pour répondre aux appels, s’il y en a. Vous recevez à cette fin une prime de disponibilité correspondant à une heure de salaire à taux simple pour chaque période de huit heures ou moins de disponibilité. Toute intervention que vous devez faire à la suite d’un appel est payée en temps supplémentaire.

 

« Peuvent être appelés pour urgence » : Vous n’êtes pas tenus d’être disponibles. Il pourrait toutefois être possible qu’un gestionnaire vous appelle pour intervenir par rapport à une situation d’urgence. Si vous n’êtes pas en mesure de prendre l’appel ou d’intervenir, il n’y a aucune conséquence.

 

Les services essentiels et rien d’autre

Toute autre mesure qui pourrait être imposée par des gestionnaires pour assurer une disponibilité des professionnel.le.s pendant notre grève n’a pas lieu d’être! L’entente approuvée par le tribunal détermine clairement les ressources qui peuvent être requises pour assurer la santé et la sécurité de la population et des employés.

Le refus de congés, l’obligation de cumuler du temps, la demande de demeurer disponible, pour les secteurs qui ne sont pas identifiés dans l’entente, ne sont pas recevables. Ce ne sont pas des mesures que la STM a demandées pour assurer les services essentiels.

Les changements de quart sont encore possibles, en autant que le nombre d’heures régulières de votre semaine se limite à 36 heures, incluant les heures en changement de quart.

Vous avez donc le droit de prendre vos congés et vous ne faîtes pas de temps supplémentaire. Vous aviez du temps supplémentaire de prévu pendant les Fêtes, vous n’êtes pas nommé dans l’entente? Votre TS est annulé! Nous sommes en grève.

C’est en respectant le mandat que nous nous sommes donnés que notre grève aura l’impact qu’elle doit avoir.

 

Notre grève a un impact

Notre grève ne causera pas une réduction immédiate des services de bus et de métro, mais elle a déjà un impact. Dans plusieurs secteurs, des gestionnaires devront prendre le relai. Vous êtes plusieurs à nous le dire! Des livrables importants liés à la fin d’année prendront du retard, la communication sera réduite au minimum, des projets seront ralentis, le soutien à l’exploitation sera paralysé.

Si la STM avait voulu éviter cette grève, elle nous aurait proposé de reconduire la garantie de non-mise à pied, comme elle l’a fait avec les chauffeurs et opérateurs de métro.

Le comité de négociation reste disponible tous les jours, si l’employeur a une proposition à nous faire pour mettre fin à ce conflit de travail.

 

SEPB 610

17 décembre : rassemblement pour le premier jour de grève

Mercredi prochain le 17 décembre, et ce jusqu’au 11 janvier, nous serons en grève du temps supplémentaire.

Pour souligner le début de cette mobilisation historique, on se donne rendez-vous tous et toutes pour un rassemblement devant la Tour GR le 17 décembre entre 11h30 et 13h30.

Nous serons sur place aux couleurs du SEPB 610 avec le nécessaire pour faire du bruit et rappeler l’importance de maintenir une vraie sécurité d’emploi pour les professionnel.le.s.

Si c’est une journée de travail pour vous, profitez-en pour venir travailler à la Tour GR ou au Complexe Crémazie et venir prendre votre pause dîner avec nous. Vos collègues qui y ont leur bureau habituel vous aideront à trouver des espaces libres le temps d’une journée.

Si vous êtes en congé, prenez un court moment dans votre journée pour venir saluer vos collègues et prendre un café avec nous en l’honneur de la première grève de l’histoire du SEPB 610.

Marquons en force le début de cette grève! On se voit dehors à la Tour GR le 17 décembre!

 

SEPB 610

Une grève du temps supplémentaire, ça veut dire pas de temps supplémentaire!

Dès mercredi prochain 17 décembre, nous sommes en grève du temps supplémentaire.

Ce que ça signifie pour chacun d’entre nous, sauf ceux et celles qui pourraient être soumis aux services essentiels (liste encore à déterminer) :

  • On refuse tout travail au-delà de nos heures régulières.
  • On continue d’être payés 36 heures par semaine.
  • Aucune heure supplémentaire, ni aucune prime de disponibilité ne sera payée. Donc on n’offre aucune disponibilité!
  • Notre droit à un horaire flexible demeure. Cumuler et reprendre du temps, pour notre aménagement de temps personnel est toujours possible, mais jamais pour répondre à une demande de notre gestionnaire! Il n’y a non plus aucune obligation à reprendre votre temps pendant la période de grève, même si votre banque de temps est en déficit de quelques heures.

 

Qui va s’occuper de la disponibilité et des urgences pendant la grève?

Les gestionnaires à l’emploi de la STM, qui l’étaient déjà au début de la négo, ont le droit de faire votre travail pendant la grève, au-delà de vos 36 heures régulières par semaine.

La direction va devoir répartir le travail de disponibilité obligatoire et les demandes urgentes entre les gestionnaires ayant les compétences nécessaires pour le faire. Ce n’est pas nécessairement votre gestionnaire qui sera appelé à le faire. La tâche peut être répartie.

Si la STM confiait le travail à toute autre personne (salarié.e membre d’un autre syndicat, consultant.e, etc.), elle se placerait en violation de la loi. Avisez-nous si vous êtes témoin d’une telle situation!

 

Services essentiels

Les échanges se poursuivent avec l’employeur concernant la liste des postes devant être maintenus en services essentiels. Nous communiquerons avec les personnes concernées.

 

Démonstration d’unité

C’est très important que nous soyons tous et toutes solidaires en cette période cruciale de la négociation. C’est ainsi que nous réussirons à obtenir un contrat de travail qui soit à la hauteur de nos attentes!

Céder à l’employeur une carte blanche pour nous mettre à pied serait bien pire que ces quelques semaines sans heure supplémentaire.

 

SEPB 610

Grève du temps supplémentaire pour les professionnels et professionnelles de la STM (SEPB-610)

Les professionnel.les de la STM, représentés par le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau, section locale 610 (SEPB-610), ont déposé aujourd’hui un avis de grève au Tribunal administratif du travail (TAT). Ainsi, les 800 professionnel.les feront la grève du temps supplémentaire du 17 décembre au 11 janvier inclusivement.

Rappelons que le 13 novembre dernier, les syndiqués du SEPB-610 ont voté à 91% en faveur d’un mandat de grève à exercer au moment jugé opportun.

Les négociations stagnent depuis ce temps. Après une pause de deux semaines demandée par l’employeur, ce dernier est revenu à la table de négociation en continuant d’exiger l’abandon de la sécurité d’emploi par ses professionnel.les embauché.es sur des postes permanents.

« Pour nos membres, c’est un bris de confiance fondamental envers la direction. L’employeur veut avoir l’option de montrer la porte à ses professionnels à sa guise, sans justification et sans limites. C’est inacceptable. La grève du temps supplémentaire n’est qu’une première étape. Nous évaluerons nos autres options en janvier, sachant que nous avons obtenu un mandat fort de nos membres. Rien ne nous empêche de faire monter la pression d’un cran, si la direction de la STM demeure aussi intraitable au début 2026 », explique Benoit Tessier, vice-président du SEPB-610.

Une question de sécurité 

Pour les professionnel.les de la STM, dont la majorité est membres d’un ordre professionnel et soumis à un code de déontologie, ce combat pour la sécurité d’emploi est directement lié à leur devoir de protection de la sécurité du public.

« Les professionnel.les comme les ingénieurs et les architectes ont le devoir déontologique dans leur travail d’assurer la sécurité du public. Ils doivent ainsi avoir les coudées franches face à leur employeur pour remettre en question des décisions de gestion qui prioriseraient des solutions « économiques » qui pourraient affecter la sécurité du public. Pour assumer pleinement leur autonomie professionnelle et leur responsabilité déontologique de protection du public, les professionnel.les d’une société parapublique comme la STM, doivent être immunisé.es contre les éventuelles pressions indues de leurs gestionnaires en étant protégés par une véritable sécurité d’emploi », explique M. Tessier.

« Nous négocions depuis plus d’un an et l’employeur n’a jamais été en mesure de préciser ses besoins ou de chiffrer ses demandes, poursuit le représentant syndical. C’est la première fois en 31 ans d’existence que notre syndicat doit faire la grève. C’est la preuve que cette direction est déconnectée et refuse de travailler en collaboration avec ses employés. Elle persiste avec sa demande idéologique et non fondée que nos membres jugent inacceptable. Nous sommes prêts à travailler en mode solution si l’employeur laisse tomber son discours idéologique et accepte de travailler sur des scénarios concrets. »

EN GRÈVE !

Le SEPB 610 a déposé cet après-midi au Tribunal administratif du travail (TAT) un avis de grève du temps supplémentaire qui sera effectif du mercredi 17 décembre 2025 à 0h01 au dimanche 11 janvier 2026 à 23h59.

La décision a été prise ce matin par vos délégués syndicaux réunis en comité central de négociation, suivant le mandat de grève adopté en assemblée générale le 13 novembre dernier.

 

Pourquoi?

Après avoir imposé une pause inexpliquée de deux semaines dans les négociations, la STM est revenue hier à la table de négo en réitérant sa demande de mettre fin à toute forme de garantie de non-mise à pied pour les professionnel.le.s.

Selon leur proposition, un professionnel dont le poste est aboli pourrait demeurer jusqu’à deux ans en relocalisation, sans que l’employeur n’ait l’obligation de lui offrir de nouveau poste, après quoi le professionnel se retrouverait au chômage et sur une liste de rappel pendant 12 mois.

Dans ce scénario, des abolitions de postes massives assorties d’un gel de dotation strict nous mettraient tous et toutes à risque d’une perte d’emploi dans les prochaines années.

Le mandat que vous nous avez donné est clair, ce n’est pas un scénario que nous accepterons. Or, la STM demeure fermée à tout compromis.

Face au fossé inconciliable qui sépare les deux parties, la journée de négociation d’hier s’est terminée abruptement en après-midi.

Devant cette situation sans précédent, nous déclenchons la grève.

 

Comment se passe une grève du temps supplémentaire?

Pendant les semaines où vous travaillez, vous vous en tenez à votre horaire régulier : 36 heures par semaine, du lundi au vendredi, point final. Vous refusez tout travail qui va au-delà de votre horaire régulier, peu importe les urgences, peu importe les conséquences et peu importe l’insistance de votre gestionnaire.

 

Cumul de temps?

Vous conservez la flexibilité d’aménager votre horaire de travail à votre guise, selon vos besoins. Vous pouvez cumuler et reprendre du temps si vous le souhaitez. Mais s’il s’agit de travailler plus d’heures pour avancer un travail urgent, vous ne le faîtes pas.

Le contraire signifierait de ne pas être payé pour le travail effectué, en plus de briser notre grève, de nuire à la bataille que nous menons ensemble et de s’exposer à des sanctions.

 

Et pendant les congés?

En dehors de vos heures régulières, la fin de semaine et pendant les vacances des Fêtes, vous n’offrez aucune disponibilité. Vous pratiquez une déconnexion complète, vous ne répondez à aucun message, ni aucun appel.

 

Disponibilités de garde annulées

Pour ceux et celles en disponibilité obligatoire, celles-ci sont annulées. Les gestionnaires assumeront eux-mêmes les gardes pendant toute la durée de notre grève.

 

J’ai du travail urgent, qui va le faire?

Seuls les gestionnaires à l’emploi de la STM, qui l’étaient déjà au début de la négo, fin septembre 2024, ont le droit de faire votre travail pendant la grève, au-delà de vos 36 heures régulières par semaine. Aucun consultant, ni aucun collègue membre d’un autre syndicat n’a le droit de faire votre travail à votre place.

Aucun gestionnaire n’a les connaissances pour compléter votre travail? Laisser le travail inachevé aura des conséquences? C’est précisément le but de la grève. C’est ainsi que nous exerçons notre rapport de force et accentuons la pression sur la direction de la STM.

 

Briseurs de grève?

Vous avez connaissance que des personnes violent notre grève? Gestionnaires, consultants, collègues? Contactez-nous sans tarder. Vous êtes probablement témoin d’une pratique interdite par le Code du travail. Nous ferons le nécessaire auprès du Tribunal administratif du travail (TAT), qui pourrait condamner la STM en vertu de loi.

 

Services essentiels

Nous négocierons avec la STM dans les prochains jours la liste des postes soumis aux dispositions de la Loi sur les services essentiels. Les professionnel.le.s concerné.e.s par une éventuelle décision sur les services essentiels seront contactés directement par nous.

 

Le syndicat reste alerte et disponible

Nous prendrons nos messages et nos appels pendant toute la durée de la grève. Nous nous déplacerons sur les lieux de travail, même le 25 décembre s’il le faut. Respectez votre mandat de grève. Votre syndicat sera là pour vous soutenir.

 

Nous sommes les pros

Nous l’avons démontré depuis plusieurs semaines. Nous sommes un groupe uni, déterminé et qui connaît sa valeur. Nos revendications sont légitimes et en phase avec l’intérêt public. Nos moyens de pression, notre grève, ont un impact sur la direction de la STM.

Nous pouvons réussir à faire bouger l’employeur à la table de négo.

Nous continuons. Pour la sécurité. Et parce qu’on se tient debout.

 

En toute solidarité,

Votre comité de négociation
SEPB 610

Clôture du 34e Congrès de la FTQ: Magali Picard élue par acclamation pour un deuxième mandat

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) clôture le 34e Congrès de son histoire par un mandat clair de poursuivre la lutte contre les gouvernements qui s’attaquent aux travailleurs et travailleuses du Québec.

« Je suis fière du travail accompli par les militants et militantes à ce 34e Congrès. Notre défi maintenant est de faire comprendre à ce gouvernement que ce n’est pas vrai que nous allons le laisser saccager nos droits, notre filet social qui est le résultat de batailles et de luttes qui, au fil des ans, ont profité non seulement aux travailleurs et travailleuses syndiqués, mais à toute la population du Québec », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

Lors de ce Congrès, les personnes déléguées, en plus de d’élire par acclamation Magali Picard pour un deuxième mandat, ont élu au poste de secrétaire général, Olivier Carrière du syndicat Unifor. « Je suis honoré de la confiance que me portent les personnes déléguées. Je crois profondément à notre démocratie syndicale. Une démocratie qui est vraie, pas théorique. Ça brasse, ça discute, ça prend du temps, mais c’est fait ensemble. Et c’est ce qui dérange les gouvernements. Eux, ils sont élus, mais après, ils font ce qu’ils veulent sans nous consulter. Nous, on retourne toujours à la base. On demande des mandats, on valide, on consulte, on rend des comptes. Nous sommes un des rares milieux où la démocratie se vit pour vrai, et ça dérange toujours un peu ceux qui aimeraient décider tout seul », déclare le nouveau secrétaire général, Olivier Carrière.

Maryève Boyer élue

Notre collègue Maryève Boyer (SEPB-573) a également été élue par acclamation au poste de vice présidente représentant les femmes au bureau de direction de la FTQ. Il s’agit d’un deuxième mandat pour Maryève.

Enfin, tout au long de la semaine, ensemble, nous avons débattu plusieurs dizaines de résolutions touchantes, entre autres, la crise du logement, les emplois, le secteur de la construction, les changements climatiques, le transport collectif, la santé et sécurité du travail, le droit des femmes. Le Congrès a aussi adopté une résolution d’urgence dénonçant les attaques antisyndicales du gouvernement de François Legault. « Les syndicats appartiennent à leurs membres. Ce gouvernement plonge volontairement le Québec dans le chaos social, au lieu de s’attaquer aux véritables problèmes vécus par la population québécoise, on désigne des boucs émissaires pour détourner le regard du bilan désastreux de la CAQ. Un gouvernement qui va marquer l’histoire comme étant un des pires gouvernements que le Québec ait connu », concluent les leaders syndicaux.

Forts d’un mandat de grève historique, on poursuit la négo

Nous sommes encore galvanisés par le mandat très, très fort que vous nous avez confiés le 13 novembre. Si le résultat de 91% des voix en faveur du mandat de grève est en soi impressionnant, le taux de participation de 80% rend votre voix encore plus impossible à ignorer par la STM. Le message est sans équivoque.

L’obtention de notre mandat de grève a été mentionné notamment dans Le Devoir et dans La Presse, en plus de cette entrevue que nous avons accordée à Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez au 98,5 FM le lendemain du vote.

La semaine dernière, nous sommes retournés à la table de négociation, avec toute la détermination du 91% des membres qui ont voté en faveur du mandat de grève. Nous avons été très fermes face à l’employeur. Ce sont 589 professionnels qui ont dit oui à la grève car ils tiennent à la sécurité d’emploi.

Notre dépôt sur ce sujet a été très simple et très clair. Nous voulons la reconduction de la garantie de non-mise à pied jusqu’au 5 janvier 2030.

À la fin de la journée jeudi dernier, la STM a demandé à nous revoir… dans deux semaines! Ils n’auront aucun retour à nous faire avant le 4 décembre. Nous avons réitéré que nous sommes disponibles tous les jours d’ici là, s’ils changeaient d’idée.

 

De nouveaux fonds d’écran « Bientôt en grève »

D’ici là, on ne se croise pas les bras. Nous vous distribuons aujourd’hui de nouveaux fonds d’écran Teams avec la mention « Bientôt en grève » pour maintenir la pression. Nous vous demandons de remplacer vos fonds d’écran actuels par ceux-ci.

Si la STM veut éviter que nous ayons à déclencher une grève, elle sait quoi faire. Une carte blanche pour mettre à pied les professionnel.le.s permanent.e.s, ça ne passe pas!

 

SEPB 610

Travail d’influence pour le financement de la STM: un front qu’on ne néglige pas

Quelques nouvelles d’abord de notre mission à la Conférence de l’ONU sur les changements climatiques (COP30), qui s’est terminée jeudi dernier à Belém, au Brésil.

En plus de notre mandat principal, qui est de positionner le transport collectif comme un secteur à soutenir et à développer dans la lutte aux changements climatiques, nos efforts visant à orienter, vers le transport collectif, les surplus du Fonds vert du gouvernement du Québec font du chemin. La FTQ dépose d’ailleurs un mémoire cette semaine en commission parlementaire pour demander que le Québec maintienne des cibles ambitieuses pour la réduction des GES, en rappelant que le transport collectif doit faire partie de la solution.

Le ministre de l’Environnement, Bernard Drainville, s’étant récemment montré favorable à ce que ces surplus soient utilisées pour financer le transport collectif, nous avons établi des contacts avec des personnes clés du ministère de l’Environnement présentes là-bas. Une demande formelle de rencontre avec le ministre, pour traiter expressément de l’usage du Fonds vert, a été exigée par plusieurs organismes et nous y participerons. Nos partenaires de la FTQ et du Congrès du travail du Canada (CTC) ont également fait passer notre message auprès de la Ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada, Julie Dabrusin.

À consulter aussi, quelques reportages média faisant mention de notre travail à la COP30 : Journal de Montréal, Radio-Canada (article écrit), Radio-Canada (reportage radio), La Presse (projet d’accord sur la transition juste), La Presse (commentaires sur l’accord final), de même que ce topo produit par la FTQ et publié dans Le Devoir samedi dernier.

 

Au congrès de la FTQ pour défendre le transport collectif

Parallèlement, nous continuons à nous assurer que la question du transport collectif soit priorisée par la FTQ au cours de la prochaine année. En marge du congrès de la centrale syndicale qui se tient jusqu’à jeudi à Québec, nous faisons avancer un projet de résolution réclamant que la FTQ investisse les ressources nécessaires pour influencer, en faveur d’un meilleur financement du transport collectif, les plateformes des partis politiques d’ici les élections provinciales d’octobre 2026.

Sur pas moins de 49 projets de résolution déposées par les sections locales du SEPB-Québec, trois ont été priorisées, dont la nôtre! Nous poursuivons nos efforts pour que notre résolution soit adoptée et que ce travail soit rapidement enclenché.

Un meilleur financement se traduit par un meilleur service aux usagers, davantage de projets dans nos carnets et de meilleures conditions de travail pour les professionnel.le.s membres du SEPB 610. Nous continuerons à travailler en ce sens.

 

SEPB 610

Le SEPB-610 se dote d’un mandat de grève

Les professionnel.les de la STM, représentés par le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau, section locale 610 (SEPB-610), ont voté ce soir à 91% en faveur d’un mandat de grève à exercer au moment jugé opportun. Quatre-vingts pour cent des membres ont exercé leur droit de vote. Le SEPB-610 est le dernier syndicat à voter sur un mandat de grève, après un an de négociation, signe que la direction de la STM a adopté la ligne dure avec ses employé.es.

« Nos membres ont voté pour des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève, avec un maximum de 10 jours de grève générale, à exercer au moment opportun. C’est un résultat fort. Clairement nos membres en ont assez de voir la STM persister dans sa demande inacceptable de sabrer dans son expertise interne. C’est le cœur de la négociation, la STM veut mettre la hache dans la sécurité d’emploi de nos membres. Elle veut avoir les coudées franches pour nous mettre à pied à sa guise. Nous croyons que ça va à l’encontre des intérêts des contribuables et des usagers du transport collectif », explique Benoit Tessier, vice-président du SEPB-610.

À quand la grève? 

Dans les 30 dernières années, le SEPB-610 a toujours favorisé la négociation et encore aujourd’hui il tend la main à la direction de la STM afin d’en arriver à une solution négociée rapidement.

« Nous demandons aussi à la nouvelle mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, de donner le mandat à la STM d’abandonner la ligne dure. Nous avons maintenant un mandat clair de nos membres : aller jusqu’à la grève s’il le faut. Nous ne sommes pas prêts à dévoiler à quel moment ni de quelle manière nous allons exercer ce mandat, mais nous n’hésiterons pas à aller de l’avant s’il le faut », ajoute M. Tessier.

Pas d’impact direct sur les usagers

L’impact éventuel de l’exercice de la grève par les professionnels serait davantage sur la direction de la STM que sur les usagers. On peut penser à des appels d’offres qui ne seraient pas publiés à temps, des chantiers arrêtés, du retard dans l’approvisionnement, tous des éléments qui pourraient avoir un impact financier sur la STM, sans toutefois arrêter le service aux usagers.

Dépôt du projet de loi imposant le retour au travail à la STM; réaction de la FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) déplore encore une fois l’intervention du gouvernement de la CAQ dans le dossier des négociations à la STM qui, au lieu de laisser les parties négociées, veut imposer la fin des moyens de pression. « C’était écrit dans le ciel que la Loi Boulet, la Loi 14, allait torpiller les négociations et c’est exactement ce qui arrive dans le dossier du transport en commun à Montréal. Avec cette loi matraque, quel est l’intérêt des employeurs de négocier de bonne foi en sachant très bien que le gouvernement a le pouvoir d’intervenir en tout temps ? Poser la question, c’est y répondre », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Plus tôt cette semaine, le gouvernement de la CAQ en a ajouté une couche avec sa menace du ministre Boulet de devancer la mise en œuvre de sa Loi, qui doit entrer en vigueur le 1er décembre. Cela a tout simplement eu pour effet de ralentir les négociations, surtout que nos travailleurs et travailleuses sont toujours aux tables de discussion dans l’espoir de trouver un règlement à la satisfaction de tous et toutes. On le constate, la Loi Boulet contamine tout le processus d’équilibre fragile de négociation », ajoute la présidente.

« Le dépôt du projet de loi no 8 par le ministre Jean Boulet illustre bien, encore une fois, que ce gouvernement en fin de régime, qui s’attaque encore une fois aux travailleurs et travailleuses du Québec, tente le tout pour le tout pour de se refaire une image publique présentable. La population du Québec n’est pas dupe et c’est l’ensemble du bilan de ce gouvernement qui sera jugé aux prochaines élections », conclut Magali Picard.