Adoption du projet de loi 89: un bouleversement aux lourdes conséquences pour le Québec

Le projet de loi 89, adopté aujourd’hui, aura de lourdes conséquences pour l’ensemble de la main-d’œuvre du Québec. « Le premier ministre et son ministre du Travail n’ont vraisemblablement pas saisi l’ampleur des dégâts qu’occasionnera sa nouvelle législation. Il s’agit d’une journée sombre pour les travailleuses et les travailleurs », dénoncent les porte-paroles Robert Comeau de l’APTS, Luc Vachon de la CSD, Caroline Senneville de la CSN, Éric Gingras de la CSQ, Mélanie Hubert de la FAE, Julie Bouchard de la FIQ, Magali Picard de la FTQ, Christian Daigle du SFPQ et Guillaume Bouvrette du SPGQ.

Des conséquences pour toutes les personnes salariées du Québec

Il ne fait aucun doute pour les organisations syndicales que les impacts du projet de loi se feront sentir bien au-delà des personnes syndiquées. « Nous le répétons, les gains obtenus par la négociation exercent une pression positive sur les milieux non syndiqués, obligeant les employeurs à s’ajuster pour demeurer compétitifs. C’est à l’ensemble de la main-d’œuvre québécoise que le gouvernement s’attaque en limitant la capacité des travailleuses et des travailleurs à défendre et à améliorer leurs conditions de travail », déplorent les porte-paroles.

Une menace à la paix industrielle

Les règles entourant le recours et l’exercice de la grève permettaient jusqu’ici de maintenir l’équilibre fragile, mais essentiel entre les travailleuses, les travailleurs et les patrons. Les organisations syndicales ne s’expliquent pas pourquoi Jean Boulet a voulu tout bouleverser, si ce n’est pour assujettir l’ensemble des personnes salariées au bon vouloir des employeurs et pour faire plaisir au patronat ainsi qu’à un conseil des ministres aux tendances antisyndicales. « L’encadrement entourant l’exercice du droit de grève, qui était somme toute limitatif, offrait aux travailleuses et aux travailleurs la possibilité d’améliorer leurs conditions à l’intérieur de balises claires. Le ministre semble s’être trouvé des prétextes pour bafouer leurs droits et, de ce fait, il menace la paix industrielle », évoquent les représentants syndicaux. « Il nous semble clair que les limitations au droit de grève contenues dans cette législation ne passeront pas le test des tribunaux. Les constitutions, tant canadienne que québécoise, ainsi que l’arrêt Saskatchewan sont sans équivoque à ce propos. Les droits syndicaux sont aussi des droits humains. »

Des gains obtenus grâce aux luttes

Au fil des décennies, de nombreuses avancées sociales bénéficiant à l’ensemble de la société ont été obtenues grâce aux luttes menées par les travailleuses et les travailleurs syndiqués. L’équité salariale, l’implantation du réseau des CPE, le salaire minimum, les congés parentaux sont quelques-uns des gains obtenus grâce à la mobilisation syndicale. « Ce sont nos moyens de pression et nos grèves qui ont permis à des millions de Québécoises et de Québécois de bénéficier de ces droits. Priver les travailleuses et les travailleurs de leur capacité à lutter, c’est freiner les progrès de toute la société québécoise », insistent les porte-paroles.

« Le lien de confiance est rompu »

Dès l’évocation par Jean Boulet de ses intentions, à la fin 2024, les organisations syndicales ont invité le ministre du Travail à la prudence. « Nous avons rapidement saisi que le ministre ne serait pas ouvert à la discussion afin de trouver des solutions satisfaisantes pour tous. D’ailleurs, nous nous expliquons mal cette volte-face complète de la part du ministre du Travail, qui a drastiquement

changé de ton à partir de ce moment : il a choisi de rompre le dialogue avec les travailleuses et les travailleurs du Québec. Le lien de confiance est rompu », concluent les porte-paroles.

Inscription en ligne aux séances d’affectations (Bassins)

Bonjour,

L’inscription en ligne aux séances d’affectation (« bassins ») pour le personnel de soutien administratif, technique et paratechnique se termine aujourd’hui, le 1er mai 2025. Il est donc encore temps de vous inscrire sur le portail Clic de l’employeur :

https://elevescsmbqc.sharepoint.com/sites/dotation/SitePages/seance-affectation-soutien.aspx

Si vous n’êtes pas inscrit·e, vous ne pourrez pas participer au bassin, et donc vous ne pourrez pas changer s’il y a lieu de corps d’emploi, de poste (taux horaire) ou de milieu de travail.

Vous n’êtes en aucun cas tenu de participer au bassin même si vous y êtes inscrit·e.

Bref, ça ne vous engage à rien sauf à vous permettre une certaine mobilité s’il y a lieu. C’est simple et ça vous prendra moins d’une minute. Si vous ne pouvez pas vous déplacer au bassin, vous pouvez toujours remplir une procuration à un·e collègue.

Solidairement,

Votre comité exécutif.

Le 28 avril, ne les oublions pas: la FTQ souligne le Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) souligne le Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail ce 28 avril. Encore une fois, il faut dénoncer le trop grand nombre de victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles. En 2024, c’est 246 travailleurs et travailleuses qui ont perdu la vie en pratiquant leur profession, c’est 36 victimes de plus qu’en 2023.

« Encore cette année, le monde du travail est en deuil. On ne peut comprendre nos gouvernements qui font la sourde oreille aux revendications des travailleurs et travailleuses dans le but de mieux les protéger dans leurs milieux de travail. On ne le répètera pas assez souvent, la prévention doit être au cœur de nos préoccupations », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

« 246 décès, c’est le plus grand nombre de personnes décédées depuis les 10 dernières années. Pour la FTQ, plus ça change, plus c’est pareil. En 2021, le gouvernement de la CAQ nous a imposé un nouveau régime en santé et sécurité au travail qui devait agir sur la prévention, mais on attend toujours que les mécanismes censés protéger les travailleurs et travailleuses soient mis en place. Combien faudra-t-il encore de victimes pour que ce gouvernement se réveille ? », questionne le secrétaire général

Réforme du régime de négociation dans le secteur public: réaction de la FTQ au projet de loi no 100

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) accueille positivement le projet de loi no 100 sur la réforme du régime de négociation dans le secteur public et compte bien participer aux consultations à venir afin de bonifier le texte de loi.

« Cela fait plus de 20 ans que la FTQ réclame une réforme du régime de négociation actuel et nous saluons l’ouverture de la présidente du Conseil du trésor qui a bien compris les enjeux et l’importance d’une telle réforme. Bien sûr, tout n’est pas parfait et nous allons prendre le temps d’étudier ce projet de loi avant de commenter plus à fond », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Aussi, nous devons souligner que, par ce projet de loi, la présidente du Conseil du trésor confirme qu’il n’y aura pas fusion d’accréditations syndicales dans le secteur de la santé à la suite de la création de Santé Québec, ce qui n’aurait pas été souhaitable en plus d’être catastrophique pour le réseau et la population », conclut la présidente.

Maintient de l’équité salariale 2025

Bonjour à toutes et à tous,
Le comité de l’équité salariale, qui rassemble quatre syndicats affiliés à la FTQ (SEPB,SCFP,SQESS, UES800), se prépare en vue du maintien de l’équité salariale pour l’année 2025.
Afin d’amorcer notre travail, nous vous invitons à répondre à un court sondage qui nous aidera à établir un premier pas vers le travail qui sera effectué pour la suite des choses.
Nous vous remercions de votre collaboration et espérons une grande implication de votre part.
Voici le lien pour accéder au sondage :
Merci de votre participation et bonne journée !
Votre comité à l’équité salariale de la FTQ

Le jour de la terre

Bonjour chère personne membre du SEPB-579,

Par ce communiqué, nous souhaitons prendre un moment pour vous souhaiter une excellente Journée de la Terre.

Nous vous invitons à réfléchir à vos habitudes de vie et à envisager les gestes à poser pour réduire votre empreinte carbone. À cet effet, nous vous encourageons à visiter la section AUTRES INFORMATIONS PERTINENTES de notre site internet, où vous pourrez calculer votre empreinte carbone. Cet exercice peut nourrir une réflexion constructive sur l’impact de vos choix quotidiens sur notre planète.

Nous vous invitons également à vous joindre à nous pour une manifestation organisée dans le cadre de la Journée de la Terre, le 26 avril 2025. Pour plus d’informations cliquez ici.

Enfin, nous sommes heureux de profiter de cette occasion pour vous annoncer la création du comité environnement du SEPB-579. Pour plus d’informations cliquez ici.

Nous vous remercions de votre attention et vous souhaitons une belle et inspirante Journée internationale de la Terre.

Votre exécutif

La CAQ : un Boulet contre les travailleuses et les travailleurs

Les centrales syndicales du Québec – la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) –, en collaboration avec l’Union des travailleurs et travailleuses accidenté(e)s de Montréal (UTTAM) et leurs alliés, ont émis la déclaration commune suivante à la suite de la manifestation tenue ce midi, sur le parvis de l’Assemblée nationale.

« Au plus grand bonheur de tous les patrons québécois, le ministre du Travail Jean Boulet et le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) ont déposé l’infâme projet de loi 89 (PL-89), qui vise clairement à casser le droit de grève de tous les salarié-es syndiqués du Québec.

« En commission parlementaire, des experts neutres et réputés ont unanimement mis en garde le ministre contre les dangers que représentent son projet de loi pour l’équilibre des relations de travail et pour le maintien de la paix industrielle. Aucun de ces experts indépendants n’a d’ailleurs trouvé de mérites au PL-89. Pourtant, que ce soit devant l’unanimité des experts ou devant les répétés appels au dialogue lancés par le monde syndical, le ministre Boulet et la CAQ persistent et signent. Leur refus d’entendre les critiques et de rencontrer les centrales syndicales dans ce dossier est incompréhensible et troublant : le mouvement syndical ne peut pas participer seul au dialogue social.

« Alors que les associations patronales applaudissent le PL-89, le mouvement syndical demande unanimement son retrait. Cette seule donnée devrait suffire à faire la démonstration au ministre que son projet de loi est déséquilibré et met en péril le délicat équilibre des relations du travail au Québec.

« Puisque la manifestation a été tenue en marge du Sommet SST 2025, ajoutons que, malgré une adoption unanime de la version finale du Règlement sur les mécanismes de prévention et de participation en établissement en septembre 2024 par le conseil d’administration de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), le gouvernement refuse toujours d’entériner ce règlement afin qu’il entre en vigueur. Ce faisant, il refuse de reconnaître la réussite d’un dialogue social entre les syndicats et les associations patronales, et prive tous les milieux de travail d’un règlement essentiel pour bien protéger celles et ceux qui enrichissent le Québec.

« Pour nous, il n’y a pas mille et une solutions : le ministre Boulet et la CAQ doivent changer de cap. »