Clôture du 34e Congrès de la FTQ: Magali Picard élue par acclamation pour un deuxième mandat

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) clôture le 34e Congrès de son histoire par un mandat clair de poursuivre la lutte contre les gouvernements qui s’attaquent aux travailleurs et travailleuses du Québec.

« Je suis fière du travail accompli par les militants et militantes à ce 34e Congrès. Notre défi maintenant est de faire comprendre à ce gouvernement que ce n’est pas vrai que nous allons le laisser saccager nos droits, notre filet social qui est le résultat de batailles et de luttes qui, au fil des ans, ont profité non seulement aux travailleurs et travailleuses syndiqués, mais à toute la population du Québec », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

Lors de ce Congrès, les personnes déléguées, en plus de d’élire par acclamation Magali Picard pour un deuxième mandat, ont élu au poste de secrétaire général, Olivier Carrière du syndicat Unifor. « Je suis honoré de la confiance que me portent les personnes déléguées. Je crois profondément à notre démocratie syndicale. Une démocratie qui est vraie, pas théorique. Ça brasse, ça discute, ça prend du temps, mais c’est fait ensemble. Et c’est ce qui dérange les gouvernements. Eux, ils sont élus, mais après, ils font ce qu’ils veulent sans nous consulter. Nous, on retourne toujours à la base. On demande des mandats, on valide, on consulte, on rend des comptes. Nous sommes un des rares milieux où la démocratie se vit pour vrai, et ça dérange toujours un peu ceux qui aimeraient décider tout seul », déclare le nouveau secrétaire général, Olivier Carrière.

Maryève Boyer élue

Notre collègue Maryève Boyer (SEPB-573) a également été élue par acclamation au poste de vice présidente représentant les femmes au bureau de direction de la FTQ. Il s’agit d’un deuxième mandat pour Maryève.

Enfin, tout au long de la semaine, ensemble, nous avons débattu plusieurs dizaines de résolutions touchantes, entre autres, la crise du logement, les emplois, le secteur de la construction, les changements climatiques, le transport collectif, la santé et sécurité du travail, le droit des femmes. Le Congrès a aussi adopté une résolution d’urgence dénonçant les attaques antisyndicales du gouvernement de François Legault. « Les syndicats appartiennent à leurs membres. Ce gouvernement plonge volontairement le Québec dans le chaos social, au lieu de s’attaquer aux véritables problèmes vécus par la population québécoise, on désigne des boucs émissaires pour détourner le regard du bilan désastreux de la CAQ. Un gouvernement qui va marquer l’histoire comme étant un des pires gouvernements que le Québec ait connu », concluent les leaders syndicaux.

Réaction de la FTQ au budget fédéral

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) prend acte du budget fédéral présenté par le gouvernement et accueille positivement les investissements annoncés pour les entreprises, les infrastructures et le domaine de la science qui doivent créer et maintenir des emplois. Cependant, elle s’inquiète des compressions prévues dans la fonction publique fédérale.

« Nous le savons tous, les travailleurs et travailleuses souffrent des caprices de notre voisin du sud avec sa guerre commerciale sur les tarifs douaniers. La dernière chose que souhaite le Québec en ce moment, c’est une élection fédérale. La FTQ invite donc le gouvernement et les partis d’opposition à trouver des voies de passage pour assurer la stabilité politique afin de mieux répondre aux besoins des travailleurs et travailleuses et de toute la population », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Il ne faut surtout pas oublier que pour Bâtir un Canada fort comme le souhaite le gouvernement fédéral, cela ne peut se faire sans les travailleurs et travailleuses qui sont appelés à livrer les services à la population, surtout en période de crise », conclut le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Statement from COPE President Annette Toth on Alberta government’s strike busting

Annette Toth, President of the Canadian Office and Professional Employees Union (COPE), has released this statement in response to the Government of Alberta’s use of the notwithstanding clause to attack the rights of teachers and to end the teachers’ strike. COPE represents tens of thousands of union workers in both the public and private sector across Canada:

COPE strongly condemns the Government of Alberta and Premier Danielle Smith’s assault on the rights of the striking teachers in Alberta by invoking the notwithstanding clause to force teachers back to work.

No matter how the Government of Alberta attempts to frame it, this is nothing but an attack on the fundamental rights of teachers who are exercising their rights as workers and doing their part to defend public education and students in Alberta by asking the government to address critical issues that are affecting the educational experience, including class sizes and the need for student support.

By taking this action, the Government of Alberta is also showing they have little regard for workers’ rights in general and would be willing to use this method to attack workers and union members in any sector as they see fit.

Our union, and our tens of thousands of members across the country, stands in solidarity with the teachers in Alberta, and with the Alberta Teachers’ Association, in their continued efforts to defend public education and workers’ rights in the face of a government that has shown little regard for either.

Les syndicats appellent le gouvernement à cesser de faire diversion

À la veille du discours d’ouverture à l’Assemblée nationale, les organisations syndicales interpellent le premier ministre, François Legault. Il est temps pour lui de retrouver sa boussole, de cesser les diversions et de s’attaquer aux véritables défis qui touchent la population québécoise.

Alors que le gouvernement évoque des réformes du « régime syndical » et la poursuite des compressions budgétaires dans les services publics, les syndicats rappellent que les Québécoises et Québécois attendent des solutions concrètes à des problèmes bien réels : la crise du logement, l’augmentation du coût de la vie, l’accès aux soins de santé et aux services sociaux ainsi qu’aux services en éducation.

« Ce n’est pas en sabrant dans les services et nos réseaux publics qu’on va répondre aux besoins croissants de la population. Il faut renforcer l’État, pas l’affaiblir. Le gouvernement met à pied du personnel – se privant ainsi d’une expertise importante – au profit de la sous-traitance, qui coûte bien souvent le double. Et ce, sans compter les nombreux dépassements de coûts comme on a pu le voir avec SAAQclic et le dossier de santé numérique », ont prévenu les porte-paroles Robert Comeau, de l’APTS, Luc Vachon, de la CSD, Caroline Senneville, de la CSN, Éric Gingras, de la CSQ, Mélanie Hubert, de la FAE, Julie Daignault, de la FIQ, Magali Picard, de la FTQ, Michel Girard, du SFPQ et Guillaume Bouvrette, du SPGQ, réunis en conférence de presse.

La commande de François Legault de donner un traitement choc à l’État québécois entraînera de nouvelles réductions de services pour les élèves dans les écoles et les étudiants dans les cégeps, pour les personnes usagères des services sociaux ou dans les hôpitaux, en plus d’augmenter le temps d’attente dans les services gouvernementaux, particulièrement pour les personnes vulnérables et moins nanties.

« La capacité de l’État à remplir ses missions est déjà mise à rude épreuve. Couper davantage, c’est foncer droit dans un mur. Si on veut vraiment réduire les dépenses, il faut commencer par cesser de multiplier les structures comme Mobilité Infra Québec et Santé Québec, ou de gaspiller des fonds publics dans des investissements à perte comme dans le cas de Northvolt », déplorent les porte-paroles.

À travers ces mesures d’austérité et les attaques répétées contre les organisations syndicales, le gouvernement semble vouloir affaiblir les contre-pouvoirs qui jouent un rôle essentiel en démocratie. L’exemple de l’adoption du projet de loi nº 89 (la Loi Boulet), qui limite le droit de grève, parle de lui-même. Les organisations syndicales rappellent qu’elles sont des agentes de progrès social, porteuses de solutions, de dialogue et, surtout, la voix des travailleuses et des travailleurs. Tenter de les museler, c’est refuser le débat et la participation citoyenne.

« Est-ce vraiment la direction que les Québécoises et les Québécois souhaitent prendre? Nous sommes convaincus que non. Pointer du doigt les syndicats est une stratégie de diversion. Le gouvernement Legault, en déroute populaire, cherche à consolider sa base avec ce discours, tout en muselant les critiques. Mais sur le fond, ce n’est rien pour améliorer le quotidien des gens, ce n’est porteur d’aucune solution et ça mine à la fois le dialogue et la paix sociale. »

Les États généraux du syndicalisme : déjà en mode solution

Les organisations syndicales réitèrent leur volonté de moderniser notre modèle de relations de travail pour mieux répondre aux attentes des travailleuses et des travailleurs ainsi que pour renforcer leur pouvoir d’action face aux nouvelles réalités du monde du travail. Les États généraux du syndicalisme, lancés le 31 mars dernier, témoignent concrètement de ces intentions.

« Plutôt que de chercher des boucs émissaires, le premier ministre devrait s’engager dans un dialogue social sérieux. Nous, ce qu’on propose, c’est une discussion franche avec nos membres et la société civile, car ce sont les travailleuses et les travailleurs qui font fonctionner le Québec au quotidien. »

Les organisations syndicales souhaitent que le discours d’ouverture qui sera prononcé le 30 septembre marque un tournant et soit un appel à la responsabilité, à la cohésion sociale et à une vision ambitieuse pour le Québec. Elles seront au rendez-vous pour défendre les droits des travailleuses et des travailleurs, mais aussi ceux de toute la population du Québec.

Pay Equity Maintenance 2020-2025: Now Guided by a Joint Committee

For the first time in more than 20 years, the 2020-2025 pay equity maintenance exercise will be carried out by a joint maintenance committee, as outlined in the Pay Equity Act, bringing together the employer and labour unions representing the workers. This type of collaborative approach has not been used since the initial assessment in the early 2000s.

Since then, the government has carried out the 2010, 2015 and 2020 maintenance exercises unilaterally. The result? Disputed postings, followed by years of legal proceedings – still ongoing for some complaints – before corrections were applied. This time, the outcome will be determined by the joint efforts of the maintenance committee.

The first official meeting of the maintenance committee was held on September 17. Represented at the table, as an inter-union coalition, were the CSN, the CSQ, the FTQ, the FIQ, the APTS, the FAE and the SPGQ, as well as the Secrétariat du Conseil du trésor (SCT). Together, we will review changes in job roles and determine if any salary adjustments are warranted.

Given the scope of the work, the results, originally scheduled to be posted by December 20, 2025, will be delayed. However, any adjustments will be applied retroactively, including statutory interest. Overall, we are confident that this collaborative working method will avoid prolonged legal disputes.
We will continue to keep you informed as the work progresses.

Réaction de la FTQ aux grands projets du gouvernement fédéral

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), en cette période d’incertitude économique, est rassurée par les annonces d’investissements du gouvernement fédéral qui doit créer de bons emplois, notamment en infrastructures, dont des investissements dans le développement du terminal portuaire Contrecœur et le développement d’un TGV entre Québec et Toronto. Plus récemment, l’annonce du prolongement du programme d’assurance-emploi avec, entre autres, l’abolition du délai de carence et le prolongement de 20 semaines des prestations pour certaines catégories de travailleurs et travailleuses ne peuvent qu’être positifs.

Présente à Edmonton, la présidente de la FTQ, Magali Picard, souligne l’importance de bien soutenir les travailleurs et travailleuses et les industries impactées par la guerre tarifaire. « Les assouplissements au programme d’assurance-emploi, les mesures de requalification des travailleurs et travailleuses, la souplesse annoncée pour l’aide aux entreprises sont des actions positives. Bien sûr, c’est dans l’exécution de ces programmes et de ces investissements que nous pourrons en évaluer leur efficacité, mais nous devons laisser la chance au coureur comme le dit si bien le dicton. À ce chapitre, il faut saluer l’ouverture du gouvernement fédéral qui est à l’écoute des préoccupations des travailleurs et travailleuses. Aussi, la FTQ sera toujours au rendez-vous pour bonifier les mesures annoncées ».

« Une économie en santé est une économie où tous et toutes peuvent travailler dans de bonnes conditions dans des emplois de qualité. Contrairement au gouvernement du Québec de François Legault, qui a choisi l’affrontement et la confrontation, le gouvernement fédéral, lui, a choisi le dialogue et l’ouverture dans ses relations avec la société civile et il faut s’en féliciter », ajoute la présidente de la FTQ.

« Par ailleurs, la FTQ attend avec impatience le budget d’octobre prochain du gouvernement fédéral. Ottawa doit bien réfléchir à l’impact sur les services à la population d’un plan d’austérité et de coupe budgétaire », de conclure la présidente.

Protest Today in Front of the Premier’s Office: Education Cuts, Another Failure of the CAQ

The Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) strongly condemns the announced cuts of more than half a billion dollars in education by the Legault government and its Minister of Education, Bernard Drainville, which further weaken an already exhausted network. Today, as workers and dozens of concerned parents protest in front of the Prime Minister’s office, the FTQ expresses its full solidarity with them and invites its members to mobilize.

« What we are experiencing now is the result of the CAQ’s incompetence. Since coming to power, we have seen the degradation of all our public services. This is what happens when a government votes itself a 30% salary increase while failing in its economic projects like Northvolt. It is a government at the end of its life that fails to right the ship and is ready to mortgage the future of an entire generation. Not to mention all the already exhausted people who will be asked to do even more with even less, » says FTQ General Secretary Denis Bolduc.

The announced budget cuts will have direct consequences on student success, particularly the most vulnerable, and on the already precarious working conditions of thousands of workers. Essential positions in special education and support staff are threatened, while the CAQ claims to value education. For the FTQ, these budgetary choices illustrate a deep contempt for public services and the people who carry them on their shoulders. Education should never be the accounting adjustment variable of a struggling government’s budget.

« All this is the result of the bad choices and lack of vision of this business-oriented government that chose to lower taxes, empty the state’s coffers with gift checks to get elected, and now announces it wants to build a third link costing more than 10 billion dollars, while ending social dialogue by hastily adopting Bill No. 89, which limits the right to strike, thus directly attacking Quebec workers. Frankly, if it weren’t pathetic, it would be laughable. In education, people in our schools live the reality on the ground: it is a climate of uncertainty and exhaustion. Every cut, every non-renewed contract, is one less service for a student and an additional burden for the remaining staff. It is unacceptable. We stand in solidarity with the members who are protesting today in front of François Legault’s office. The CAQ must come to its senses and offer accessible, quality public services that meet the needs of the population, » concludes Denis Bolduc.

A citizen rally against the cuts announced by Minister Bernard Drainville and in defense of our public education network will take place from 4:30 PM to 6:30 PM in front of François Legault’s office in L’Assomption.

Budget Cuts in Education: An Odious and Irresponsible Decision

The Conseil national du soutien scolaire (CNSS-SEPB) strongly condemns the budget cuts of half a billion dollars announced by the CAQ last week. « This is an odious and irresponsible decision, » says CNSS President Manon Cholette.

The CNSS represents nearly 8,000 support staff employees affiliated with the Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau – (SEPB-Québec–FTQ). « Among our members, there is confusion and indignation. More than ever, our students need support, and more than ever, our infrastructures need repair. Our members have been holding the school network together for too long, and now the CAQ chooses this moment to announce massive cuts that will bring the entire network to its knees. It is not only irresponsible, it is downright cruel, » says Ms. Cholette bluntly.

Students Will Be the First to Pay the Price 

It is false to believe that the school system can do more with less and that by improving our processes, it is possible to gain half a billion in efficiency. In fact, the reality is quite different. With the various problems in our schools, including violence, we need massive reinvestment, not the opposite.

« We are already doubling our ingenuity to provide acceptable service to children, but there are limits to placing the responsibility on our members’ shoulders. The first to be affected are the most vulnerable students. Disabled students or those with adaptation or learning difficulties will be the first to feel the effects of the cuts. Is this the kind of society we want to live in? A society where we abandon the most vulnerable for the sake of a number in an Excel column? Bernard Drainville increasingly reminds us of Elon Musk in the United States, who started cutting for the sake of cutting without evaluating the impacts. All he needs is a chainsaw, » concludes Ms. Cholette.

In this context, the CNSS and the SEPB school unions join the movement Together, united for the school (Ensemble, unis pour l’école).

Adoption du projet de loi 89: un bouleversement aux lourdes conséquences pour le Québec

Le projet de loi 89, adopté aujourd’hui, aura de lourdes conséquences pour l’ensemble de la main-d’œuvre du Québec. « Le premier ministre et son ministre du Travail n’ont vraisemblablement pas saisi l’ampleur des dégâts qu’occasionnera sa nouvelle législation. Il s’agit d’une journée sombre pour les travailleuses et les travailleurs », dénoncent les porte-paroles Robert Comeau de l’APTS, Luc Vachon de la CSD, Caroline Senneville de la CSN, Éric Gingras de la CSQ, Mélanie Hubert de la FAE, Julie Bouchard de la FIQ, Magali Picard de la FTQ, Christian Daigle du SFPQ et Guillaume Bouvrette du SPGQ.

Des conséquences pour toutes les personnes salariées du Québec

Il ne fait aucun doute pour les organisations syndicales que les impacts du projet de loi se feront sentir bien au-delà des personnes syndiquées. « Nous le répétons, les gains obtenus par la négociation exercent une pression positive sur les milieux non syndiqués, obligeant les employeurs à s’ajuster pour demeurer compétitifs. C’est à l’ensemble de la main-d’œuvre québécoise que le gouvernement s’attaque en limitant la capacité des travailleuses et des travailleurs à défendre et à améliorer leurs conditions de travail », déplorent les porte-paroles.

Une menace à la paix industrielle

Les règles entourant le recours et l’exercice de la grève permettaient jusqu’ici de maintenir l’équilibre fragile, mais essentiel entre les travailleuses, les travailleurs et les patrons. Les organisations syndicales ne s’expliquent pas pourquoi Jean Boulet a voulu tout bouleverser, si ce n’est pour assujettir l’ensemble des personnes salariées au bon vouloir des employeurs et pour faire plaisir au patronat ainsi qu’à un conseil des ministres aux tendances antisyndicales. « L’encadrement entourant l’exercice du droit de grève, qui était somme toute limitatif, offrait aux travailleuses et aux travailleurs la possibilité d’améliorer leurs conditions à l’intérieur de balises claires. Le ministre semble s’être trouvé des prétextes pour bafouer leurs droits et, de ce fait, il menace la paix industrielle », évoquent les représentants syndicaux. « Il nous semble clair que les limitations au droit de grève contenues dans cette législation ne passeront pas le test des tribunaux. Les constitutions, tant canadienne que québécoise, ainsi que l’arrêt Saskatchewan sont sans équivoque à ce propos. Les droits syndicaux sont aussi des droits humains. »

Des gains obtenus grâce aux luttes

Au fil des décennies, de nombreuses avancées sociales bénéficiant à l’ensemble de la société ont été obtenues grâce aux luttes menées par les travailleuses et les travailleurs syndiqués. L’équité salariale, l’implantation du réseau des CPE, le salaire minimum, les congés parentaux sont quelques-uns des gains obtenus grâce à la mobilisation syndicale. « Ce sont nos moyens de pression et nos grèves qui ont permis à des millions de Québécoises et de Québécois de bénéficier de ces droits. Priver les travailleuses et les travailleurs de leur capacité à lutter, c’est freiner les progrès de toute la société québécoise », insistent les porte-paroles.

« Le lien de confiance est rompu »

Dès l’évocation par Jean Boulet de ses intentions, à la fin 2024, les organisations syndicales ont invité le ministre du Travail à la prudence. « Nous avons rapidement saisi que le ministre ne serait pas ouvert à la discussion afin de trouver des solutions satisfaisantes pour tous. D’ailleurs, nous nous expliquons mal cette volte-face complète de la part du ministre du Travail, qui a drastiquement

changé de ton à partir de ce moment : il a choisi de rompre le dialogue avec les travailleuses et les travailleurs du Québec. Le lien de confiance est rompu », concluent les porte-paroles.

Le 28 avril, ne les oublions pas: la FTQ souligne le Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) souligne le Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail ce 28 avril. Encore une fois, il faut dénoncer le trop grand nombre de victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles. En 2024, c’est 246 travailleurs et travailleuses qui ont perdu la vie en pratiquant leur profession, c’est 36 victimes de plus qu’en 2023.

« Encore cette année, le monde du travail est en deuil. On ne peut comprendre nos gouvernements qui font la sourde oreille aux revendications des travailleurs et travailleuses dans le but de mieux les protéger dans leurs milieux de travail. On ne le répètera pas assez souvent, la prévention doit être au cœur de nos préoccupations », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

« 246 décès, c’est le plus grand nombre de personnes décédées depuis les 10 dernières années. Pour la FTQ, plus ça change, plus c’est pareil. En 2021, le gouvernement de la CAQ nous a imposé un nouveau régime en santé et sécurité au travail qui devait agir sur la prévention, mais on attend toujours que les mécanismes censés protéger les travailleurs et travailleuses soient mis en place. Combien faudra-t-il encore de victimes pour que ce gouvernement se réveille ? », questionne le secrétaire général