Manifestation aujourd’hui devant le bureau du premier ministre: coupes en éducation, un autre échec de la CAQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénonce fermement les coupes annoncées de plus d’un demi-milliard de dollars en éducation par le gouvernement Legault et son ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, qui fragilisent encore davantage un réseau déjà à bout de souffle. Aujourd’hui, alors que des travailleurs et travailleuses, tout comme des dizaines de parents inquiets, manifestent devant le bureau du premier ministre, la FTQ tient à leur exprimer toute sa solidarité et invite ses membres à se mobiliser.

« Ce qu’on vit présentement, c’est le résultat de l’incompétence de la CAQ. Depuis son arrivée au pouvoir, on voit la dégradation de l’ensemble de nos services publics. C’est ce qui arrive quand un gouvernement se vote une augmentation de salaire de 30 % tout en échouant dans ses projets économiques comme Northvolt. C’est un gouvernement en fin de vie qui échoue à redresser la barre et qui est prêt à hypothéquer l’avenir d’une génération entière. Sans oublier toutes les personnes déjà épuisées à qui on demandera encore plus avec encore moins », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Les compressions budgétaires annoncées auront des conséquences directes sur la réussite des élèves, particulièrement les plus vulnérables, et sur les conditions de travail déjà précaires de milliers de travailleuses et travailleurs. Des postes essentiels en éducation spécialisée et en soutien scolaire sont menacés, alors que la CAQ prétend valoriser l’éducation. Pour la FTQ, ces choix budgétaires illustrent un profond mépris envers les services publics et les personnes qui les portent à bout de bras. L’éducation ne devrait jamais être la variable d’ajustement comptable d’un budget en souffrance d’un gouvernement.

« Tout cela est le résultat des mauvais choix et du manque de vision de ce gouvernement d’affairistes qui a choisi de baisser les impôts, de vider les coffres de l’État avec des chèques-cadeaux pour se faire élire et qui nous annonce vouloir se payer un troisième lien de plus de 10 milliards de dollars, tout en mettant fin au dialogue social en adoptant à la va-vite le projet de loi no 89 qui limite le droit de grève, attaquant ainsi directement les travailleurs et travailleuses du Québec. Franchement, si ce n’était pas pathétique, c’en serait risible. En éducation, les gens dans nos écoles vivent la réalité sur le terrain : c’est un climat d’incertitude et d’épuisement. Chaque coupe, chaque contrat non renouvelé, c’est un service de moins pour un élève et une surcharge pour le personnel qui reste. C’est inacceptable. Nous sommes solidaires des membres qui manifestent aujourd’hui devant le bureau de François Legault. La CAQ doit entendre raison et offrir des services publics accessibles, de qualité et à la hauteur des besoins de la population », conclut Denis Bolduc.

Un rassemblement citoyen contre les coupes annoncées par le ministre Bernard Drainville et pour la défense de notre réseau public d’éducation aura lieu de 16 h 30 à 18 h 30 devant le bureau du premier ministre François Legault à L’Assomption.

Restrictions budgétaires en éducation: une décision odieuse et irresponsable

Le Conseil national du soutien scolaire (CNSS-SEPB) dénonce avec vigueur les restrictions budgétaires d’un demi-milliard annoncées par la CAQ la semaine dernière. « C’est une décision odieuse et irresponsable », affirme la présidente du CNSS, Manon Cholette.

Le CNSS représente près de 8000 employé-es de soutien scolaire affiliés au Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau – (SEPB-Québec–FTQ). « Chez nos membres, c’est l’incompréhension et l’indignation. Plus que jamais nos élèves ont besoin de soutien, plus que jamais nos infrastructures ont besoin de réparation. Nos membres tiennent le réseau scolaire à bout de bras depuis trop longtemps et c’est en ce moment que choisit la CAQ pour annoncer des coupures massives qui vont jeter au tapis tout le réseau. C’est non seulement irresponsable, c’est carrément cruel », lance sans détour, Mme Cholette.

Les élèves seront les premiers à payer le prix 

Il est faux de croire que le milieu scolaire peut faire plus avec moins et qu’en améliorant nos procédés, il est possible de gagner un demi-milliard en efficacité. En fait la réalité est tout autre, avec les différents problèmes dans nos écoles, dont la violence, nous avons besoin d’un réinvestissement massif et non l’inverse.

« Nous redoublons déjà d’ingéniosité pour offrir un service acceptable aux enfants, il y a des limites à mettre la responsabilité sur les épaules de nos membres. Les premiers qui seront touchés sont les élèves les plus vulnérables. Les élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage seront les premiers à ressentir les effets des compressions. Est-ce le genre de société dans laquelle on veut vivre? Une société où on délaisse les plus vulnérables pour une question de chiffre dans une colonne d’un fichier Excel? Bernard Drainville nous fait de plus en plus penser à Elon Musk aux États-Unis qui s’est mis à couper pour couper sans évaluer les impacts. Il ne lui manque que la tronçonneuse », conclut Mme Cholette.

Dans le contexte, le CNSS et les syndicats du scolaire du SEPB se joignent au mouvement Ensemble, unis pour l’école.

Les architectes de la Ville de Montréal se dotent d’un mandat de grève

Sans contrat de travail depuis décembre 2023, les Architectes de la Ville de Montréal se sont dotés d’un mandat de grève en assemblée générale mercredi soir.

La cinquantaine de membres du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau – unité des Architectes de la Ville de Montréal (SEPB-571 – UAVM) ont voté à 96% en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

« La Ville ne semble pas avoir une réelle volonté de régler. La dernière négociation a duré 5 ans, nous ne voulons pas rejouer dans le même film. Comme nous sommes le groupe de professionnels le moins nombreux, on a l’impression que la Ville ne priorise pas la négociation de ses Architectes.  Nous voulons être reconnus, valorisés et respectés », explique Louis Philippe Lauzé, président de l’unité des architectes de la Ville de Montréal (SEPB-571).

Reconnaissance de l’expertise

La reconnaissance du parcours professionnel et de l’expertise ainsi que la rémunération globale sont les enjeux principaux de cette négociation. Le syndicat souhaite valoriser l’expertise interne.

« Nos architectes ont une expertise exceptionnelle, rien ne justifie que la Ville donne autant de mandats à des firmes externes. Il est temps d’arrêter ces dépenses excessives », ajoute M. Lauzé.

L’unité des architectes regroupe une cinquantaine de membres aux expertises variées, dont le champ d’action couvre plusieurs sphères d’activité, notamment: le développement durable, la protection du patrimoine culturel, la rédaction et la gestion de la réglementation liées aux bâtiments, l’accompagnement aux citoyens lors des demandes de permis et le rôle-conseil auprès de la Ville.

Adoption du projet de loi 89: un bouleversement aux lourdes conséquences pour le Québec

Le projet de loi 89, adopté aujourd’hui, aura de lourdes conséquences pour l’ensemble de la main-d’œuvre du Québec. « Le premier ministre et son ministre du Travail n’ont vraisemblablement pas saisi l’ampleur des dégâts qu’occasionnera sa nouvelle législation. Il s’agit d’une journée sombre pour les travailleuses et les travailleurs », dénoncent les porte-paroles Robert Comeau de l’APTS, Luc Vachon de la CSD, Caroline Senneville de la CSN, Éric Gingras de la CSQ, Mélanie Hubert de la FAE, Julie Bouchard de la FIQ, Magali Picard de la FTQ, Christian Daigle du SFPQ et Guillaume Bouvrette du SPGQ.

Des conséquences pour toutes les personnes salariées du Québec

Il ne fait aucun doute pour les organisations syndicales que les impacts du projet de loi se feront sentir bien au-delà des personnes syndiquées. « Nous le répétons, les gains obtenus par la négociation exercent une pression positive sur les milieux non syndiqués, obligeant les employeurs à s’ajuster pour demeurer compétitifs. C’est à l’ensemble de la main-d’œuvre québécoise que le gouvernement s’attaque en limitant la capacité des travailleuses et des travailleurs à défendre et à améliorer leurs conditions de travail », déplorent les porte-paroles.

Une menace à la paix industrielle

Les règles entourant le recours et l’exercice de la grève permettaient jusqu’ici de maintenir l’équilibre fragile, mais essentiel entre les travailleuses, les travailleurs et les patrons. Les organisations syndicales ne s’expliquent pas pourquoi Jean Boulet a voulu tout bouleverser, si ce n’est pour assujettir l’ensemble des personnes salariées au bon vouloir des employeurs et pour faire plaisir au patronat ainsi qu’à un conseil des ministres aux tendances antisyndicales. « L’encadrement entourant l’exercice du droit de grève, qui était somme toute limitatif, offrait aux travailleuses et aux travailleurs la possibilité d’améliorer leurs conditions à l’intérieur de balises claires. Le ministre semble s’être trouvé des prétextes pour bafouer leurs droits et, de ce fait, il menace la paix industrielle », évoquent les représentants syndicaux. « Il nous semble clair que les limitations au droit de grève contenues dans cette législation ne passeront pas le test des tribunaux. Les constitutions, tant canadienne que québécoise, ainsi que l’arrêt Saskatchewan sont sans équivoque à ce propos. Les droits syndicaux sont aussi des droits humains. »

Des gains obtenus grâce aux luttes

Au fil des décennies, de nombreuses avancées sociales bénéficiant à l’ensemble de la société ont été obtenues grâce aux luttes menées par les travailleuses et les travailleurs syndiqués. L’équité salariale, l’implantation du réseau des CPE, le salaire minimum, les congés parentaux sont quelques-uns des gains obtenus grâce à la mobilisation syndicale. « Ce sont nos moyens de pression et nos grèves qui ont permis à des millions de Québécoises et de Québécois de bénéficier de ces droits. Priver les travailleuses et les travailleurs de leur capacité à lutter, c’est freiner les progrès de toute la société québécoise », insistent les porte-paroles.

« Le lien de confiance est rompu »

Dès l’évocation par Jean Boulet de ses intentions, à la fin 2024, les organisations syndicales ont invité le ministre du Travail à la prudence. « Nous avons rapidement saisi que le ministre ne serait pas ouvert à la discussion afin de trouver des solutions satisfaisantes pour tous. D’ailleurs, nous nous expliquons mal cette volte-face complète de la part du ministre du Travail, qui a drastiquement

changé de ton à partir de ce moment : il a choisi de rompre le dialogue avec les travailleuses et les travailleurs du Québec. Le lien de confiance est rompu », concluent les porte-paroles.

Les syndiqué.es du Barreau acceptent la recommandation du conciliateur

Les négociations difficiles au Barreau (SEPB-571) ont pris fin le 9 mai dernier alors que la quarantaine de syndiqué.es a voté à 84% en faveur de la recommandation du conciliateur, mettant ainsi un terme à plus d’un an de pourparlers.

Une des demandes principales du syndicat concerne la surcharge de travail et l’embauche de plus de personnel afin de traiter les nombreux dossiers qui s’accumulent.

Un comité paritaire sera créé pour trouver des solutions à cette problématique. Le syndicat aurait souhaité des mesures plus concrètes, mais il compte bien s’impliquer dans ce comité afin de faire avancer le dossier.

La rémunération et la gestion du fonds de pension étaient aussi des enjeux de la négociation.

Au niveau salarial, les syndiqué.es ont obtenu 14% sur 4 ans.

Une journée de grève

Les avocats qui travaillent pour le Barreau du Québec se sont donné un mandat de deux jours de grève à exercer au moment jugé opportun en décembre dernier. Ils ont utilisé une de ces journées de grève le 26 mars.

La quarantaine de membres était sans contrat de travail depuis le 31 mars 2024.

Le 28 avril, ne les oublions pas: la FTQ souligne le Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) souligne le Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail ce 28 avril. Encore une fois, il faut dénoncer le trop grand nombre de victimes d’accidents du travail ou de maladies professionnelles. En 2024, c’est 246 travailleurs et travailleuses qui ont perdu la vie en pratiquant leur profession, c’est 36 victimes de plus qu’en 2023.

« Encore cette année, le monde du travail est en deuil. On ne peut comprendre nos gouvernements qui font la sourde oreille aux revendications des travailleurs et travailleuses dans le but de mieux les protéger dans leurs milieux de travail. On ne le répètera pas assez souvent, la prévention doit être au cœur de nos préoccupations », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

« 246 décès, c’est le plus grand nombre de personnes décédées depuis les 10 dernières années. Pour la FTQ, plus ça change, plus c’est pareil. En 2021, le gouvernement de la CAQ nous a imposé un nouveau régime en santé et sécurité au travail qui devait agir sur la prévention, mais on attend toujours que les mécanismes censés protéger les travailleurs et travailleuses soient mis en place. Combien faudra-t-il encore de victimes pour que ce gouvernement se réveille ? », questionne le secrétaire général

Réforme du régime de négociation dans le secteur public: réaction de la FTQ au projet de loi no 100

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) accueille positivement le projet de loi no 100 sur la réforme du régime de négociation dans le secteur public et compte bien participer aux consultations à venir afin de bonifier le texte de loi.

« Cela fait plus de 20 ans que la FTQ réclame une réforme du régime de négociation actuel et nous saluons l’ouverture de la présidente du Conseil du trésor qui a bien compris les enjeux et l’importance d’une telle réforme. Bien sûr, tout n’est pas parfait et nous allons prendre le temps d’étudier ce projet de loi avant de commenter plus à fond », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Aussi, nous devons souligner que, par ce projet de loi, la présidente du Conseil du trésor confirme qu’il n’y aura pas fusion d’accréditations syndicales dans le secteur de la santé à la suite de la création de Santé Québec, ce qui n’aurait pas été souhaitable en plus d’être catastrophique pour le réseau et la population », conclut la présidente.

La CAQ : un Boulet contre les travailleuses et les travailleurs

Les centrales syndicales du Québec – la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) –, en collaboration avec l’Union des travailleurs et travailleuses accidenté(e)s de Montréal (UTTAM) et leurs alliés, ont émis la déclaration commune suivante à la suite de la manifestation tenue ce midi, sur le parvis de l’Assemblée nationale.

« Au plus grand bonheur de tous les patrons québécois, le ministre du Travail Jean Boulet et le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) ont déposé l’infâme projet de loi 89 (PL-89), qui vise clairement à casser le droit de grève de tous les salarié-es syndiqués du Québec.

« En commission parlementaire, des experts neutres et réputés ont unanimement mis en garde le ministre contre les dangers que représentent son projet de loi pour l’équilibre des relations de travail et pour le maintien de la paix industrielle. Aucun de ces experts indépendants n’a d’ailleurs trouvé de mérites au PL-89. Pourtant, que ce soit devant l’unanimité des experts ou devant les répétés appels au dialogue lancés par le monde syndical, le ministre Boulet et la CAQ persistent et signent. Leur refus d’entendre les critiques et de rencontrer les centrales syndicales dans ce dossier est incompréhensible et troublant : le mouvement syndical ne peut pas participer seul au dialogue social.

« Alors que les associations patronales applaudissent le PL-89, le mouvement syndical demande unanimement son retrait. Cette seule donnée devrait suffire à faire la démonstration au ministre que son projet de loi est déséquilibré et met en péril le délicat équilibre des relations du travail au Québec.

« Puisque la manifestation a été tenue en marge du Sommet SST 2025, ajoutons que, malgré une adoption unanime de la version finale du Règlement sur les mécanismes de prévention et de participation en établissement en septembre 2024 par le conseil d’administration de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), le gouvernement refuse toujours d’entériner ce règlement afin qu’il entre en vigueur. Ce faisant, il refuse de reconnaître la réussite d’un dialogue social entre les syndicats et les associations patronales, et prive tous les milieux de travail d’un règlement essentiel pour bien protéger celles et ceux qui enrichissent le Québec.

« Pour nous, il n’y a pas mille et une solutions : le ministre Boulet et la CAQ doivent changer de cap. »

Négo 2025 : Une offre salariale et des demandes de recul qui s’attaquent à l’expertise des professionnel.le.s

La STM a déposé la semaine dernière ses offres salariales à la table de négo. Votre comité de négociation s’est dit très déçu des offres déposées.

Alors qu’elle ne cesse de répéter qu’elle souhaite valoriser son expertise, la STM offre à ses professionnel.le.s des augmentations de 11% sur 5 ans, avec une possibilité de 1,5% supplémentaire, selon l’IPC, sur les 3 dernières années de la prochaine convention. C’est nettement insuffisant pour que la STM demeure compétitive sur le marché, face aux autres employeurs en quête d’expertises poussées comme les nôtres.

L’offre de la STM, en détails :

2025 2026 2027 2028 2029
2,5% 2,5% Min : 2%
Max : 2,5%
Min : 2%
Max : 2,5%
Min : 2%
Max : 2,5%

 

Aucune bonification n’est offerte quant aux vacances, aux congés, au régime d’assurance, ni à toute autre disposition monétaire de la convention collective.

Rappelons que nos demandes salariales, qui ont été adoptées à 99% en assemblée générale en juin 2024, se chiffrent à 4% par année, pendant 5 ans, en y ajoutant, dès 2025, une intégration dans les échelles salariales des forfaitaires expérience-client de 0,8% et PRPI de 0,5%, en plus d’un rattrapage de 0,7% pour rétablir l’équité avec les échelles salariales des employés non-syndiqués. Nous demandons également, pour l’année 2029, une protection contre l’inflation avec des augmentations entre 4% et 5%, selon l’IPC.

Nous avons également déposé à l’employeur nos autres demandes à incidence monétaire, à savoir notamment une bonification au niveau des vacances, de certains congés, du régime d’assurance collective et de l’horaire de travail.

 

La STM tourne le dos à ses pros

En plus de proposer des offres nettement insuffisantes pour attirer et retenir son expertise professionnelle, la STM aborde cette négociation avec des demandes de recul majeures et injustifiables.

La fin souhaitée de la garantie de non-mise à pied est une posture insultante que nous offre la STM. Ce qu’elle nous dit en défendant cette position, c’est qu’elle ne tient pas tant que ça à conserver son expertise. Elle souhaite pouvoir s’en débarrasser de manière plus facile, plus agile et, sans doute, plus humaine.

C’est sans compter leur souhait de pouvoir contourner les processus de dotation lorsque bon leur semblera, permettant aux gestionnaires de choisir arbitrairement les membres de leur équipe de projet. Tout ceci pendant que la porte reste grande ouverte aux firmes d’ingénierie pour facturer à la STM des taux horaires nettement supérieurs aux nôtres pour le travail de « consultants », au GMA et au PLB, qui devraient eux aussi être des employés de la STM.

 

Démontrez votre soutien!

Vous êtes de plus en plus nombreux à avoir changé votre pastille d’identification Teams par notre logo négo. On continue!

Les offres décevantes et les reculs demandés par la STM vous interpellent? Dîtes-le à l’employeur! Ajoutez ce logo à votre signature courriel et changez votre pastille d’identification dans Teams.

Vous pouvez aussi choisir parmi sept fonds d’écran pour vos rencontres Teams (les fichiers vous ont été transmis par courriel). Ce geste simple en dit beaucoup. Exprimez clairement votre soutien à notre comité de négo en affichant vos couleurs!

 

Un plan de moyens de pression

Notre comité de mobilisation travaille à l’élaboration d’un plan de moyens de pression qui vous sera présenté dans une assemblée générale que nous prévoyons convoquer pour le lundi 28 avril à midi. Nous solliciterons lors de cette assemblée le mandat de déployer les actions prévues dans ce plan au cours des semaines suivantes.

Les reculs demandés par l’employeur sont importants. Notre réponse doit l’être tout autant.

Entretemps, le comité de négociation continue son travail et demeurera ferme face à la partie patronale, surtout sur les sujets qui s’attaquent directement à la valeur de l’expertise des professionnel.le.s : la rémunération, la sécurité d’emploi, l’équité, l’autonomie professionnelle et la reconnaissance.

 

SEPB 610