Projet de loi no 1 sur la Constitution québécoise: réaction de la FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) s’étonne du projet de loi sur la Constitution québécoise considérant l’absence de consultations et son importance pour le Québec. De plus, ce n’est pas comme s’il n’y avait pas d’autres priorités. « Entendons-nous bien, la FTQ n’est pas contre un projet de Constitution pour le Québec, mais cela ne doit pas se dessiner sur un coin de table. Cela doit faire l’objet d’une vaste consultation publique et populaire. Cela ne doit pas être le stratagème d’un gouvernement en fin de mandat et qui a lamentablement échoué après sept années au pouvoir en ce qui a trait à la gouvernance de l’État », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Aussi, la FTQ s’interroge sur les véritables intentions de la CAQ avec son projet de loi sur la Constitution du Québec. Est-ce que ce gouvernement se prépare à bâillonner et à faire taire la société civile afin qu’elle ne puisse plus contester certaines lois ? Nous posons la question. À sa lecture, le projet de loi semble poser des limites aux organismes de la société civile pour faire valoir leurs droits devant les tribunaux », ajoute le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

« On se demande également pourquoi la CAQ veut transformer la Commission des droits de la personne et des droits la jeunesse (CDPDJ) en Commission des droits de la Nation. Nous savons que la CAQ et le premier ministre n’aiment pas la dissidence, mais le projet de loi dénature sa mission, qui doit servir à protéger les droits et libertés des individus. Ce projet de loi soulève tellement de questions sans réponse qu’il y a obligation de débats, et pas seulement en vase clos », ajoute la présidente.

« Comme à son habitude, lors de dépôt de projets de loi, et en respect de son mandat donné par ses membres, la FTQ va étudier attentivement le projet de loi no 1 afin de déterminer ses impacts pour les travailleurs et travailleuses du Québec et demandera à être entendue par le gouvernement », concluent les leaders syndicaux.

« Sous-traiter, c’est sur-payer » dit le Syndicat des professionnelles et professionnels de la STM

Le syndicat des professionnelles et professionnels de la STM (SEPB-610) déploie aujourd’hui une campagne s’inspirant des publicités de la STM pour dénoncer le recours à la sous-traitance et mettre en lumière les nombreux avantages à conserver l’expertise interne.

« Il n’existe au Québec qu’un seul métro et qu’un seul réseau de transport en commun urbain de 2 000 autobus. Il va sans dire que les seuls véritables experts sont celles et ceux qui y travaillent déjà, » dit Benoit Tessier, vice-président du SEPB-610. « C’est la même chose avec tous les autres corps professionnels de la STM qui y dédient leur expertise depuis 150 ans. Cette richesse institutionnelle, ça ne s’achète pas et il faut continuer de la cultiver en gardant notre expertise en vie. »

Le maintien des compétences au sein de l’organisation n’est pas seulement une question de saine gestion des fonds publics : c’est un gage de qualité, de fiabilité et d’efficacité des services offerts aux Montréalaises et Montréalais. Investir dans nos talents, c’est investir dans l’avenir de la STM et contribuer à faire de Montréal une métropole digne de ce nom.

Nous vous invitons à signer et envoyer une lettre aux élu.es de la ville par le biais de ce site: https://www.finidesurpayer.ca/

À propos

Le SEPB-610 est le syndicat représentant les employé.e.s professionnel.le.s de la Société de transport de Montréal (STM). Il regroupe 800 membres qui œuvrent à la STM dans de multiples secteurs tels que la planification, l’urbanisme, le droit, l’ingénierie, l’architecture, la comptabilité, l’approvisionnement, les communications, la formation et l’immobilier. Ensemble, ils offrent une expertise essentielle à la mobilité urbaine, à son développement et au maintien de ses actifs.

Les syndicats appellent le gouvernement à cesser de faire diversion

À la veille du discours d’ouverture à l’Assemblée nationale, les organisations syndicales interpellent le premier ministre, François Legault. Il est temps pour lui de retrouver sa boussole, de cesser les diversions et de s’attaquer aux véritables défis qui touchent la population québécoise.

Alors que le gouvernement évoque des réformes du « régime syndical » et la poursuite des compressions budgétaires dans les services publics, les syndicats rappellent que les Québécoises et Québécois attendent des solutions concrètes à des problèmes bien réels : la crise du logement, l’augmentation du coût de la vie, l’accès aux soins de santé et aux services sociaux ainsi qu’aux services en éducation.

« Ce n’est pas en sabrant dans les services et nos réseaux publics qu’on va répondre aux besoins croissants de la population. Il faut renforcer l’État, pas l’affaiblir. Le gouvernement met à pied du personnel – se privant ainsi d’une expertise importante – au profit de la sous-traitance, qui coûte bien souvent le double. Et ce, sans compter les nombreux dépassements de coûts comme on a pu le voir avec SAAQclic et le dossier de santé numérique », ont prévenu les porte-paroles Robert Comeau, de l’APTS, Luc Vachon, de la CSD, Caroline Senneville, de la CSN, Éric Gingras, de la CSQ, Mélanie Hubert, de la FAE, Julie Daignault, de la FIQ, Magali Picard, de la FTQ, Michel Girard, du SFPQ et Guillaume Bouvrette, du SPGQ, réunis en conférence de presse.

La commande de François Legault de donner un traitement choc à l’État québécois entraînera de nouvelles réductions de services pour les élèves dans les écoles et les étudiants dans les cégeps, pour les personnes usagères des services sociaux ou dans les hôpitaux, en plus d’augmenter le temps d’attente dans les services gouvernementaux, particulièrement pour les personnes vulnérables et moins nanties.

« La capacité de l’État à remplir ses missions est déjà mise à rude épreuve. Couper davantage, c’est foncer droit dans un mur. Si on veut vraiment réduire les dépenses, il faut commencer par cesser de multiplier les structures comme Mobilité Infra Québec et Santé Québec, ou de gaspiller des fonds publics dans des investissements à perte comme dans le cas de Northvolt », déplorent les porte-paroles.

À travers ces mesures d’austérité et les attaques répétées contre les organisations syndicales, le gouvernement semble vouloir affaiblir les contre-pouvoirs qui jouent un rôle essentiel en démocratie. L’exemple de l’adoption du projet de loi nº 89 (la Loi Boulet), qui limite le droit de grève, parle de lui-même. Les organisations syndicales rappellent qu’elles sont des agentes de progrès social, porteuses de solutions, de dialogue et, surtout, la voix des travailleuses et des travailleurs. Tenter de les museler, c’est refuser le débat et la participation citoyenne.

« Est-ce vraiment la direction que les Québécoises et les Québécois souhaitent prendre? Nous sommes convaincus que non. Pointer du doigt les syndicats est une stratégie de diversion. Le gouvernement Legault, en déroute populaire, cherche à consolider sa base avec ce discours, tout en muselant les critiques. Mais sur le fond, ce n’est rien pour améliorer le quotidien des gens, ce n’est porteur d’aucune solution et ça mine à la fois le dialogue et la paix sociale. »

Les États généraux du syndicalisme : déjà en mode solution

Les organisations syndicales réitèrent leur volonté de moderniser notre modèle de relations de travail pour mieux répondre aux attentes des travailleuses et des travailleurs ainsi que pour renforcer leur pouvoir d’action face aux nouvelles réalités du monde du travail. Les États généraux du syndicalisme, lancés le 31 mars dernier, témoignent concrètement de ces intentions.

« Plutôt que de chercher des boucs émissaires, le premier ministre devrait s’engager dans un dialogue social sérieux. Nous, ce qu’on propose, c’est une discussion franche avec nos membres et la société civile, car ce sont les travailleuses et les travailleurs qui font fonctionner le Québec au quotidien. »

Les organisations syndicales souhaitent que le discours d’ouverture qui sera prononcé le 30 septembre marque un tournant et soit un appel à la responsabilité, à la cohésion sociale et à une vision ambitieuse pour le Québec. Elles seront au rendez-vous pour défendre les droits des travailleuses et des travailleurs, mais aussi ceux de toute la population du Québec.

Maintien de l’équité salariale 2020-2025: le maintien se fera en comité

Pour la première fois en plus de 20 ans, l’exercice de maintien de l’équité salariale 2020-2025 sera réalisé par un comité de maintien, tel qu’il est prévu par la Loi sur l’équité salariale, réunissant l’employeur et les organisations syndicales représentant les travailleuses et les travailleurs. La dernière fois qu’un tel exercice a été mené conjointement remonte à l’évaluation initiale, soit au début des années 2000.

Depuis, le gouvernement a réalisé seul les exercices de maintien 2010, 2015 et 2020. Le résultat ? Des affichages contestés, suivis de longues années de judiciarisation — qui ont toujours cours pour certaines plaintes — avant que les correctifs ne soient appliqués. Cette fois-ci, le travail se fera en comité de maintien paritaire, lequel déterminera les résultats des travaux.

Le 17 septembre dernier s’est tenue la première rencontre officielle du comité de maintien. Autour de la table, la CSN, la CSQ, la FTQ, la FIQ, l’APTS, la FAE et le SPGQ (tous réunis en intersyndicale), ainsi que le Secrétariat du Conseil du trésor (SCT). Ensemble, nous analyserons les changements survenus dans les emplois et déterminerons s’il y a des correctifs salariaux requis.

Considérant l’ampleur des travaux, il y aura un retard dans l’affichage des résultats du maintien 2025, dont l’affichage est dû le 20 décembre 2025. Toutefois, les correctifs, s’il y a lieu, seraient versés rétroactivement, incluant les intérêts légaux. Globalement, nous sommes convaincus que ce mode de travail paritaire permettra d’éviter de longues batailles juridiques.

Nous vous tiendrons informés de l’évolution des travaux.

Cotisations syndicales facultatives « Ce gouvernement est en train de perdre la tête ! » ‒ Magali Picard, présidente de la FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut que dénoncer la nouvelle attaque du gouvernement de François Legault contre le monde du travail. « On apprend que la CAQ songerait à rendre une partie des cotisations syndicales facultatives afin de tenter de museler les organisations syndicales pour les empêcher de faire de l’action politique. Franchement, François Legault et son gouvernement sont en train de perdre la tête après avoir perdu leur boussole », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Les cotisations syndicales servent entre autres à représenter les travailleurs et travailleuses auprès de leurs employeurs, mais aussi pour faire pression sur les gouvernements pour défendre le filet social de toute la population du Québec, syndiquée ou non. Ça fait des semaines que ce gouvernement se cherche des boucs émissaires pour tenter de justifier tous ses échecs. Crise du logement, crise en santé, crise en éducation, crise de l’itinérance, crise de la vie chère, et tout ce que la CAQ est capable d’imaginer c’est de diviser le Québec en semant le chaos », ajoute la présidente de la FTQ.

« Pour la CAQ et Francois Legault, les responsables de leurs incompétences, ce sont les syndicats et les personnes immigrantes. Eh bien, ça ne passe pas.  Jamais la FTQ ne se laissera bâillonner par un gouvernement qui méprise l’héritage de ceux et celles qui ont construit le Québec, qui méprise les travailleurs et travailleuses qui œuvrent chaque jour pour faire du Québec une société plus libre, plus démocratique. Ce gouvernement n’a plus aucune crédibilité, il va falloir que le gouvernement de la CAQ retrouve la raison », conclut la présidente de la FTQ.

Lancement de la vente de tuques 5 en I en support à la marche mondiale des femmes

Dans le cadre de son mandat, le Comité action féministe du Conseil régional FTQ Bas-Saint­ Laurent – Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine lance avec fierté sa campagne de prévente de tuques militantes, en appui à la Marche mondiale des femmes d’octobre 2025 – à laquelle le Conseil régional prendra part. Depuis plus de deux décennies, la Marche Mondiale des Femmes incarne une force incontournable dans la lutte pour l’égalité et la justice. Une invitation aux membres, ainsi que les modalités d’inscription pour participer à la marche, seront communiquées sous peu.

UNE TUQUE. UN SYMBOLE. UNE LUTTE.

Dans un contexte où les droits des femmes sont encore trop souvent fragilisés, attaqués ou remis en question, nous portons haut et fort notre engagement. À travers cette campagne de prévente, le Comité action féministe vous invite à poser un geste concret et visible de solidarité féministe et syndicale.

La Marche mondiale des femmes 2025 (MMF), c’est plus qu’un événement. C’est un moment de convergence des luttes contre les inégalités systémiques, les violences faites aux femmes, pour la justice sociale, économique, etc. C’est aussi un cri collectif, porté par des femmes d’ici et d’ailleurs, uni dans la sororité et la résistance.

PORTER LA LUTTE SUR LA TÊTE ET DANS LE COEUR

Nous avons toutes et tous dans nos vies une mère, une sœur, une collègue, une amie, une conjointe, une fille, pour qui nous voulons un monde plus juste, plus égalitaire, plus sécuritaire. C’est POUR elles, AVEC elles et grâce à elles que nous marchons. Cette tuque, elle se veut être UN SYMBOLE FORT:

  • Parce qu’elle porte un MESSAGE clair et SOLIDAIRE;
  • Parce qu’elle affirme que les DROITS des femmes ne sont pas à vendre ni à négocier;
  • Parce qu’elle dit NON aux reculs, aux silences et à la complaisance;
  • Elle est une réponse tangible aux violences, à la discrimination et à l’injustice;
  • Elle est un APPEL à la vigilance, à l’unité et à l’action;
  • Parce qu’elle PARLE SANS MOT;
  • Et surtout, parce qu’elle dit:« JE ME TIENS JE NE LÂCHE PAS. JE LUTTE AVEC VOUS.»

Parce que les luttes féministes sont aussi syndicales. Parce que les attaques contre les droits des femmes se multiplient, ici comme ailleurs. Porter cette tuque, c’est bien plus que se couvrir la tête: c’est faire front commun contre les reculs, les injustices, les violences. 

UNE COLLABORATION LOCALE ET SOLIDAIRE

Dans un esprit de durabilité, elles ont été pensées pour traverser les saisons comme les combats à venir. Elles sont le fruit d’une démarche engagée, qui incarne nos valeurs féministes, syndicales, locales et environnementales et empreintes de sororité:

  • Un design réfléchi, produit par Metatuq, une entreprise locale, conçue et dirigée par une femme, enracinée dans sa communauté;
  • Quatres modèles polyvalents, pensés pour convenir à différents styles et besoins;
  • Cinq façons de les porter, pour multiplier les occasions de faire rayonner notre message;
  • Un geste porteur de sens à offrir à tes membres, ton équipe ou ta famille – pour souligner leur engagement, célébrer les fêtes ou affirmer les valeurs qui nous rassemblent;
  • Une tuque à porter AVANT, PENDANT, et bien APRÈS la Marche, parce que notre engagement ne dure pas qu’une journée.

COÛT ET ENGAGEMENT SOLIDAIRE:

  • Les tuques se vendront au coût de 25 $ chacune (n’incluant aucune livraison);
  • 10 $ par tuque vendue seront remis à un organisme local qui lutte contre les violences faites aux femmes;
  • Aucun profit ne sera réalisé par le Conseil régional- cette initiative est 100 % militante et solidaire.

COMMENT COMMANDER:

  1. Formulaire en ligne: Remplis ton bon de commande via le lien suivant: 
  1. Site de Metatuq: Commande directement sur https:llwww.metatuq.com/categorie­ produitlcauses/ (Prix légèrement plus élevé, incluant la livraison).

Tous les détails concernant les méthodes de paiements et livraisons possibles sont détaillés dans le formulaire à remplir. Pour toute question ou pour plus d’information, vous pouvez communiquer avec Andrée-Anne Guertin à l’adresse suivante: aguertin@ftq.qc.ca ou au 418-722-8232.

Nous remercions toutes les personnes qui prendront part à cette action. Plus nous serons nombreuses et nombreux à afficher nos couleurs, plus notre message sera fort.

Réaction de la FTQ aux grands projets du gouvernement fédéral

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), en cette période d’incertitude économique, est rassurée par les annonces d’investissements du gouvernement fédéral qui doit créer de bons emplois, notamment en infrastructures, dont des investissements dans le développement du terminal portuaire Contrecœur et le développement d’un TGV entre Québec et Toronto. Plus récemment, l’annonce du prolongement du programme d’assurance-emploi avec, entre autres, l’abolition du délai de carence et le prolongement de 20 semaines des prestations pour certaines catégories de travailleurs et travailleuses ne peuvent qu’être positifs.

Présente à Edmonton, la présidente de la FTQ, Magali Picard, souligne l’importance de bien soutenir les travailleurs et travailleuses et les industries impactées par la guerre tarifaire. « Les assouplissements au programme d’assurance-emploi, les mesures de requalification des travailleurs et travailleuses, la souplesse annoncée pour l’aide aux entreprises sont des actions positives. Bien sûr, c’est dans l’exécution de ces programmes et de ces investissements que nous pourrons en évaluer leur efficacité, mais nous devons laisser la chance au coureur comme le dit si bien le dicton. À ce chapitre, il faut saluer l’ouverture du gouvernement fédéral qui est à l’écoute des préoccupations des travailleurs et travailleuses. Aussi, la FTQ sera toujours au rendez-vous pour bonifier les mesures annoncées ».

« Une économie en santé est une économie où tous et toutes peuvent travailler dans de bonnes conditions dans des emplois de qualité. Contrairement au gouvernement du Québec de François Legault, qui a choisi l’affrontement et la confrontation, le gouvernement fédéral, lui, a choisi le dialogue et l’ouverture dans ses relations avec la société civile et il faut s’en féliciter », ajoute la présidente de la FTQ.

« Par ailleurs, la FTQ attend avec impatience le budget d’octobre prochain du gouvernement fédéral. Ottawa doit bien réfléchir à l’impact sur les services à la population d’un plan d’austérité et de coupe budgétaire », de conclure la présidente.

Réaction de la FTQ à la formation du nouveau Conseil des ministres: François Legault tente de refaire son image en s’attaquant aux travailleurs et travailleuses

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut que dénoncer l’attaque frontale de François Legault contre les travailleurs et travailleuses du Québec en déchirant ce qui reste du modèle québécois. « C’est clair, François Legault, l’homme politique le plus impopulaire que le Québec ait connu, veut masquer tous les échecs de son gouvernement en voulant s’en prendre à ceux et celles qui ont bâti le Québec moderne. François Legault se cherche des boucs émissaires. Ce remaniement ne change rien au fait que la CAQ, tout au long de ses actions, n’a fait que briser le dialogue social, semé la discorde dans la société québécoise pour finalement nous annoncer le chaos », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

« Ce gouvernement peut encore faire marche arrière en ce qui a trait aux relations de travail. Le ministre du Travail, Jean Boulet, a le choix de rebâtir les ponts avec les travailleurs et travailleuses en abrogeant entre autres sa Loi 14, la “Loi Boulet”, qui donne le droit au gouvernement de mettre fin à une grève légitime. En tant qu’ancien avocat patronal, le ministre sait très bien que cette loi brise le rapport de force de la négociation. Il sait également que les employeurs refuseront de négocier de bonne foi de façon à provoquer des conflits pour supplier, après coup, les gouvernements d’intervenir. D’ailleurs, la FTQ demande aux formations politiques qui aspirent à diriger le Québec à s’engager fermement et publiquement à abroger cette loi qui brise l’équilibre déjà fragile de la négociation et à l’inscrire dans leurs plateformes électorales. Les travailleurs et travailleuses doivent pouvoir négocier leur convention collective d’égal à égal avec leur employeur », ajoute la présidente.

« Par ailleurs, le premier ministre déclare vouloir moderniser le régime syndical sans doute parce ce que notre parole dérange. Oui, notre parole dérange parce que lorsqu’un gouvernement s’attaque aux droits légitimes des travailleurs et travailleuses, s’attaque au filet social, et regarde la population s’appauvrir, oui, la FTQ va dénoncer, prendre action et revendiquer. Pour la FTQ, le message est clair : quand tu ne défends pas tes droits, tu les perds ! La FTQ sera sur toutes les tribunes pour faire entendre la voix des travailleurs et travailleuses », déclare la présidente.

« Quant à l’environnement, la FTQ trouve peu judicieux de confier cet important ministère à l’ancien ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, un élu qui ne jure que par le 3e lien entre Québec et Lévis et qui semble peu préoccupé par les émissions des gaz à effet de serre. Mais, on comprend que la CAQ n’en est pas à une contradiction près », conclut le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Le réseau d’éducation a besoin de prévisibilité, pas de surprises

(Lettre ouverte de la Coalition des partenaires en éducation, dont fait partie la FTQ, parue dans Le Journal de Montréal, le 28 août 2025.)

L’éducation est une forme de contrat social, celui qui fait de l’égalité des chances un socle commun. C’est un pilier fondamental de notre société, une promesse faite à chaque enfant, à chaque famille, à chaque génération. Pourtant, année après année, notre réseau d’éducation est contraint de fonctionner dans un climat d’incertitude budgétaire qui varie selon les aléas et les choix politiques et qui fragilise tout le système. C’est ce que nous dénonçons aujourd’hui d’une voix commune. Il faut faire les choses autrement. Pour nos jeunes, leurs parents; pour l’avenir du Québec.

En cette rentrée scolaire 2025, un moment central dans la vie de nos jeunes, de centaines de milliers de familles et du personnel à pied d’œuvre dans le réseau, tout le monde travaille avec ardeur pour que tout se déroule bien. Mais à quel prix? Nous posons sérieusement la question.

Impossible d’entamer cette nouvelle année scolaire sans revenir sur la saga des coupes budgétaires du début de l’été.

D’une part, la marche arrière du gouvernement demeure partielle et ne règle en rien les problèmes déjà présents dans le réseau. Plus encore, les conditions imposées avec ce retour d’investissements budgétaires – telles que la reddition de comptes accrue et le resserrement administratif – accentuent le manque de prévisibilité dans le financement du réseau et constituent un écueil pour une planification stratégique. C’est vrai pour l’année qui débute, alors inutile de parler à moyen et long terme.

Une chose est claire pour nous : il faut garantir plus de prévisibilité au réseau d’éducation.
À quand des investissements cohérents et prévisibles en éducation qui ne se retrouvent pas, année après année, à la merci des budgets et des agendas politiques?

La prévisibilité budgétaire n’est pas un caprice administratif : c’est une condition de base pour garantir la cohérence, la continuité et la qualité des services éducatifs. On demande beaucoup de choses à l’école, mais on ne lui donne pas les moyens d’y arriver.

Cette incertitude génère également un stress inutile sur les différentes équipes et mobilise des énergies précieuses. Elle mine la confiance et l’efficacité du réseau. Le personnel en subit les contrecoups et les élèves en paient le prix, alors qu’ils devraient être au cœur de toutes les décisions.

En juin dernier, les réactions aux coupes ont été vives et promptes. Les voix se sont multipliées pour dénoncer ces décisions insensées. La pression était forte, le gouvernement a senti l’opposition de la population et c’est ce qui l’a fait reculer. Mais comment en est-on arrivé là?

Pour un gouvernement qui a dit, à maintes reprises, que l’éducation est une priorité, comment se fait-il qu’il ne ressente pas toute l’importance que revêt l’éducation pour les Québécoises et les Québécois?

Non seulement les compressions et les coupes en éducation sont inacceptables, mais les investissements actuels restent insuffisants pour couvrir les coûts réels engendrés par la hausse du nombre de jeunes dans nos écoles et nos centres, par les besoins des élèves en situation de handicap ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (HDAA), par l’état de vétusté de nombreux établissements, et par les dépenses de fonctionnement qui continuent de peser lourdement sur le financement et le fonctionnement de nos écoles et centres. Après des années de compressions par les gouvernements précédents, les dommages sont tangibles et préoccupants, ce qui souligne l’urgence de maintenir des investissements à la hauteur des besoins, de façon constante, année après année.

Cessons de jouer sur les mots et avec les chiffres : diminuer les investissements, c’est couper. L’éducation mérite mieux.

Nous demandons donc aujourd’hui au gouvernement qu’il réaffirme clairement la place centrale qu’elle occupe dans notre société. C’est une chose de le dire, ce que nous demandons, ce sont des décisions cohérentes, cesser la gestion au jour le jour et un engagement à offrir plus de prévisibilité pour le réseau.

Coalition des partenaires en éducation

  • Éric Gingras, CSQ
  • Richard Bergevin, Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ)
  • Éric Pronovost, Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ)
  • Carolane Desmarais, Fédération du personnel professionnel de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ)
  • Magali Picard, FTQ
  • Caroline Senneville, Confédération des Syndicats Nationaux (CSN)
  • Heidi Yetman, Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ)
  • Francis Côté, Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE)
  • André Bernier, Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE)
  • Sylvain Martel, Regroupement des comités de parents autonomes du Québec (RCPAQ)
  • David Meloche, Association des commissions scolaires anglophones du Québec (ACSAQ)
  • Amélie Duranleau, Société québécoise de la déficience intellectuelle (SQDI)
  • Kathleen Legault, Association montréalaise des directions d’établissement scolaire (Amdes)
  • Bianca Nugent, Coalition de parents d’enfants à besoins particuliers du Québec (CPEBPQ)
  • Lili Plourde, Fédération québécoise de l’autisme (FQA)
  • Evelyne Alfonsi, Association des administrateurs des écoles anglophones du Québec (AAEAQ)
  • Mélanie Laviolette, Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ)
  • Katherine Korakakis, Association des comités de parent anglophone du Québec (ACPA) Jean Trudelle, Debout pour l’école
  • Patrick Gloutney, SCFP-Québec
  • Michelle Poulin, secteur de l’éducation du SCFP-Québec.
  • Manon Cholette, Conseil national du soutien scolaire (CNSS-SEPB)
  • Marie Deschênes, Union des employés et employées de service, section locale 800 (UES800–FTQ)
  • Frédéric Brun, Fédération des employées et employés de la Fédération des services publics – CSN (FEESP-CSN)
  • Benoit Lacoursière, Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)

Manifestation d’employé.e.s syndiqué.e.s de la STM: il est temps de mettre l’expertise interne au cœur de la solution

Des centaines d’employé.e.s syndiqué.e.s de la Société de transport de Montréal (STM) ont manifesté ce midi devant les bureaux administratifs de la Société, à la Place Bonaventure, pour dénoncer les demandes patronales et la volonté de la direction de fragiliser son expertise interne.

Ces employé.e.s sont sans convention collective depuis huit mois et réclament de l’employeur qu’il adoucisse ses positions pour permettre d’en arriver à des ententes. Il s’agit de membres du personnel technique, administratif et professionnel représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique section locale 2850 (SCFP 2850 – FTQ) ainsi que de professionnel.le.s du Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau section locale 610 (SEPB-610–FTQ).

 

 

« La direction doit négocier avec une réelle volonté d’en arriver à un règlement avantageux pour la STM, ses professionnel.le.s et les usagers. Nous avons proposé plusieurs solutions innovantes pour lesquelles on attend encore des retours. À la place, on nous demande des reculs inacceptables qui augmenteront inutilement les coûts d’opération de la STM. Ce qu’on veut, c’est que les Montréalais puissent continuer à compter sur une expertise forte qui œuvre pour le bien du transport collectif et des usagers », explique Marc Glogowski, président du SEPB-610.

« Avec l’explosion des coûts de la sous-traitance au Québec et des scandales comme SAAQclic, il est clair que le travail à l’interne est un gage de saine gestion. Nous sommes inquiets du fait que des grandes firmes mises en cause dans ce scandale sont présentes à la STM. La négociation en cours est cruciale pour prendre le bon cap : offrir des conditions salariales qui permettent de recruter et de garder le personnel », selon Stéphane Lamont, président du SCFP 2850.

Offres dérisoires et perte d’expertise 

Au niveau salarial, les offres de la STM sont dérisoires et ne permettraient pas de prétendre à une rémunération compétitive par rapport à ce qu’offrent des employeurs comparables sur le marché. La STM demande aussi des reculs importants aux syndicats, principalement en matière de sécurité d’emploi.