La FTQ commente le résultat des élections au Québec

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) prend acte du résultat du scrutin qui porte au pouvoir pour un second mandat largement majoritaire la Coalition avenir Québec. « La CAQ devra faire preuve d’humilité, ce n’est pas vrai que la CAQ peut se vanter d’être le gouvernement de tous les Québécois et Québécoises. Il y a là un grave problème de représentation démocratique. Cela nous rappelle l’importance de réformer rapidement le mode de scrutin qui pourtant a déjà fait l’objet d’une promesse reniée par la Coalition avenir Québec », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Plusieurs dossiers importants attendent ce nouveau gouvernement. « Les prochaines négociations dans le secteur public, l’avenir du réseau de la santé, la mise en place d’un véritable programme d’assurance médicaments public et universel, et d’un réel plan de lutte aux changements climatiques, ainsi que la hausse du salaire minimum au plus tôt, minimalement à 18 $ l’heure ne sont que quelques-uns des dossiers qui devront être sur le haut de la pile des priorités du gouvernement de la CAQ », ajoute le secrétaire général Denis Bolduc.

« Une société véritablement démocratique ne peut être dirigée par un seul parti qui décide de tout. La CAQ devra avoir suffisamment d’ouverture d’esprit pour engager un véritable dialogue social avec la société civile, dont les représentants des travailleurs et travailleuses », conclut les leaders syndicaux.

 

Le gouvernement et l’immigration: la CAQ doit cesser de stigmatiser les personnes immigrantes!

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) juge déplorable toute la série de déclarations et commentaires de la Coalition avenir Québec (CAQ) au sujet de l’immigration.  « Les propos blessants entendus depuis plusieurs semaines ne font qu’alimenter les préjugés non fondés face aux personnes immigrantes qui sont essentielles pour la société québécoise. Leur dire qu’il serait suicidaire d’en accueillir davantage pour l’avenir du français au Québec est insultant et décourageant.  Les politiciens devraient se garder d’utiliser un discours polarisant qui ne fait qu’exacerber les tensions sociales.  Ce n’est pas ça le Québec », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

« Ce qu’il faut c’est, oui de bien les accueillir mais également leur donner la chance de bien s’intégrer. Et ça passe par un travail décent, la reconnaissance des acquis et aussi, et surtout, leur offrir l’apprentissage du français dans un environnement qui leur permet de bien apprendre.  Pour la FTQ, offrir des cours de français sur les lieux de travail devrait faire partie de l’ADN d’une véritable politique d’intégration », ajoute le secrétaire général de la FTQ.

« Grâce à l’ouverture d’esprit de plusieurs employeurs, la FTQ et ses syndicats affiliés ont fait la preuve que l’apprentissage du français sur les lieux de travail est un succès.  Les travailleuses et travailleurs immigrants n’ont pas à se déplacer après leur quart de travail et profitent d’une formation qui leur permet de bien comprendre et de s’exprimer dans la langue de leur pays d’accueil.  C’est tellement évident comme solution qu’on ne saisit toujours pas pourquoi les gouvernements n’en ont pas encore fait une véritable politique d’accueil et d’intégration », conclut Denis Bolduc.

Négociations du secteur public: le Front commun s’élargit avec l’adhésion de l’APTS

Alors qu’une nouvelle ronde de négociations pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public s’amorce, le Front commun est fier d’annoncer que l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) joint ses rangs aux côtés de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ). Le Front commun représente maintenant plus de 420 000 travailleuses et travailleurs pour négocier d’une seule voix avec le prochain gouvernement.

« L’arrivée de l’APTS au sein du Front commun démontre la vigueur des liens de solidarité qui unissent nos organisations ainsi que notre détermination à obtenir de meilleures conditions salariales et de travail afin d’améliorer le niveau de vie de nos membres et d’assurer à la population québécoise des services publics accessibles et de qualité », annonce Robert Comeau, président de l’APTS.

« Nous sommes fiers de l’adhésion des travailleuses et travailleurs de l’APTS au Front commun. Pour nos organisations, cette nouvelle ronde de négociations sera la première occasion pour le prochain gouvernement du Québec de donner un nouveau souffle à tous nos réseaux publics, gravement mis sous pression par la pénurie de main-d’œuvre et par la pandémie. Des salaires largement bonifiés ainsi que de meilleures conditions de travail et de pratique seront des éléments clés pour attirer la relève et retenir l’expertise des personnes salariées », poursuivent les chefs syndicaux, François Enault, premier vice-président de la CSN et responsable de la négociation du secteur public et parapublic, Éric Gingras, président de la CSQ et Daniel Boyer, président de la FTQ.

Le Front commun dévoilera ses revendications pour relever ces défis au moment de les déposer au Conseil du trésor cet automne. Rappelons que les conventions collectives viendront à échéance le 31 mars 2023.

À propos du Front commun

Ensemble, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS représentent plus de 420 000 travailleuses et travailleurs de l’État québécois dans les secteurs publics, en éducation, en santé et dans les services sociaux ainsi qu’en enseignement supérieur.

Mesures sanitaires de la COVID-19 Le ministre de l’Éducation doit revoir ses positions rapidement quant à la rémunération du personnel déclaré positif et absent

Le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) Denis Bolduc demande au ministre de l’Éducation Jean-François Roberge de revoir sa position en ce qui a trait à la rémunération des employées du soutien scolaire qui se retrouvent en isolement parce qu’ils présentent des symptômes de la COVID-19.

Actuellement, une ou un employé du secteur scolaire qui présente des symptômes de COVID-19 doit effectuer un isolement de cinq jours afin d’éviter toute contamination. Or, pendant la pandémie, ces travailleuses et travailleurs conservaient leur plein salaire. En ce début d’année scolaire, le ministère de l’Éducation a donné la responsabilité aux Centres de services et aux commissions scolaires de gérer la rémunération des employées absentes en raison de la COVID.

« Le ministre a remis la patate chaude dans les mains des Centres de services. Or, certains Centres de service ont décidé que les employés en isolement seraient en congé maladie. La plupart de nos membres sont à statut précaire, plusieurs n’ont même pas de congés maladie. Certains ne peuvent avoir qu’un des symptômes de la COVID, même sans être malade et pour ceux et celles qui ont des congés maladie, au bout de cinq jours d’isolement, la banque de maladie est presque épuisée pour l’année. C’est inacceptable », affirme Denis Bolduc.

Géométrie variable

Comme le ministère a remis l’odieux de la gestion de la rémunération aux différents Centres de services, la situation est différente d’un endroit à l’autre. Certains Centres de services ont accepté que les employés qui sont positifs à la COVID puissent faire du télétravail. Toutefois, plusieurs catégories d’emploi ne peuvent pas s’exercer à distance, comme le travail d’éducatrice en service de garde, concierge ou surveillante d’élève. D’autres Centres de services offrent de récupérer les congés maladie utilisés en travaillant l’équivalent des heures passées en isolement. Dans tous les cas, la situation est rarement idéale pour les travailleuses et les travailleurs.

« Le gouvernement se débarrasse d’un problème tout en refilant la facture aux plus bas salariés de sa fonction publique. Le ministre Roberge doit corriger cette injustice rapidement et payer le plein salaire à tous ses employés qui doivent s’absenter en raison de la COVID sans amputer la banque de congés maladie », conclut M. Bolduc.

Les trois affiliés de la FTQ, le SCFP, le SEPB et le UES-800 représentent près de 15 000 travailleuses et travailleurs du soutien scolaire tant dans des Centres de services francophones que dans des Commissions scolaires anglophones.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Joignez une équipe stimulante!

Le SEPB-Québec a un poste à combler à Québec ou Rimouski (à déterminer). Il s’agit d’un défi stimulant dans une équipe de feu et un environnement d’entraide. En plus, on va se le dire, on est tous très sympathique.

Si vous êtes sélectionnez ce sera votre dernière job, celles et ceux qui entrent au SEPB aime tellement leur travail qu’ils-elles ne veulent pas quitter.

Voici l’offre d’emploi:

AVIS DE POSTE VACANT: Conseillère ou conseiller syndical

SOMMAIRE DES ACTIVITÉS
▪ Conseiller les membres pour la préparation de leur projet de convention collective et agir à
titre de porte-parole dans les négociations de l’unité syndicale ou de la section locale;
▪ Conseiller les exécutifs, les membres et les personnes salariées sur l’interprétation et
l’application des conventions collectives de même que sur les lois et règlements touchant les
relations de travail et l’emploi en général;
▪ Agir à titre de procureur(e) devant les tribunaux administratifs tels qu’assurance-emploi,
arbitrage de grief, Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail,
Tribunal administratif du travail, etc.;
▪ Initier et agir dans des campagnes de recrutement afin de former de nouvelles unités
syndicales ou sections locales;
▪ Conseiller et aider ces nouveaux membres dans l’organisation de leur unité syndicale ou
section locale;
▪ Collaborer à la production de bulletins de même qu’aux diverses publications du SEPBQuébec;
▪ Élaborer ou participer à l’élaboration ainsi que donner des sessions de formation syndicale;
▪ Assister les membres pour l’ensemble de leurs activités syndicales.

EXIGENCES REQUISES
▪ Solide expérience syndicale, tant au plan de la défense professionnelle qu’au plan social;
▪ Une formation universitaire en relations industrielles ou en droit est un atout;
▪ Capacité d’agir à titre de porte-parole du syndicat lors de négociations de conventions
collectives;
▪ Capacité d’agir comme procureur(e) devant différents tribunaux administratifs;
▪ Facilité de communication verbale et écrite;
▪ Capacité d’adaptation aux divers types d’effectifs des unités syndicales ou sections locales;
▪ Capacité d’organisation et aptitudes à fonctionner de manière autonome;
▪ Être prêt(e) à voyager et à travailler fréquemment le soir et les fins de semaine.

AFFECTATION ET CONDITIONS DE TRAVAIL
▪ Le poste est à combler en septembre 2022.
▪ Le lieu de travail de ce conseiller ou de cette conseillère sera à Québec ou Rimouski, à
déterminer.
▪ Le statut rattaché à ce poste est permanent.
▪ La rémunération et les avantages reliés à ce poste sont conformes à la convention collective
de travail des conseillers et des conseillères.

CANDIDATURE
▪ Toute personne intéressée à poser sa candidature doit le faire par écrit en adressant une
lettre à cet effet à Me Pierrick Choinière-Lapointe, directeur exécutif du SEPB-Québec, au
plus tard le 29 juillet 2022 à l’adresse courriel suivante : mpbedard@sepb.qc.ca.

Nouvelle réalité du télétravail: un guide pour s’y retrouver

La nouvelle réalité du télétravail pourrait bien perdurer au-delà de la pandémie et c’est avec cette possibilité en tête que le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau – (SEPB-Québec–FTQ) a produit un guide légal afin de s’y retrouver tant pour les travailleur-ses syndiqués que pour les employé-es non syndiqués.

Le guide de 52 pages couvre l’ensemble des situations engendrées par cette nouvelle réalité, que ce soit la vie privée, le droit à la déconnexion en passant par la fiscalité, les accidents de travail et les assurances habitation.

Les avocates spécialisées dans les relations de travail Helena P. Oliveira et Aude Vaugeois ont travaillé sur ce guide avec l’aide d’autres collègues du SEPB-Québec

« On entend souvent les gens dire que le télétravail c’est merveilleux, on n’est plus coincé dans les bouchons de circulation, on est dans le confort de la maison, etc. Toutefois, un employeur qui voudrait faire de cette mesure extraordinaire une situation permanente doit prendre en considération plusieurs variantes auxquelles on ne pense pas nécessairement de prime abord, d’où l’écriture de ce guide qui pourra être consulté autant par les employé-es que les patrons », explique Pierrick Choinière-Lapointe, directeur exécutif du SEPB.

Pas pour tout le monde

Cela fait tout près d’un an que le confinement a été déclenché au Québec et que plusieurs des membres du SEPB-Québec se sont retrouvés du jour au lendemain en télétravail. Certes, il y a eu une accalmie à l’été 2020, mais l’expérience est suffisamment probante pour faire des constats importants sur le télétravail.

« Ce n’est pas pour tout le monde. Certains de nos membres ont besoin d’aller au bureau, de côtoyer des collègues et de changer d’air. D’autres ne sont tout simplement pas équipés pour travailler de la maison, ce n’est pas tout le monde qui a un bureau personnel dans sa résidence, une bonne chaise ou Internet haute vitesse », ajoute Helena P. Oliveira, avocate, conseillère syndicale au SEPB et co-auteure du guide.

« Un patron qui voudrait faire du mur-à-mur avec le télétravail au lendemain de la pandémie fera face à des problèmes majeurs de santé physique et psychologique au sein de ses travailleuses et travailleurs s’il n’est pas à l’écoute des besoins différents de ses employé-es. Il doit également prendre en considération des enjeux légaux importants. C’est un nouveau sentier qui n’est pas parfaitement balisé, il faut y avancer avec prudence », conclut Aude Vaugeois, avocate, conseillère syndicale et co-auteure du guide.

Pour consulter le guide, cliquez ici.