Les professionnel.le.s du 2000 Berri et leurs collègues ont commencé ces derniers jours à prendre connaissance du projet de « dépersonnalisation » de leurs bureaux que la direction prépare – a-t-on appris – depuis plus d’un an!
L’équipe de projet, qui a la tâche de mettre en œuvre cette vision de « dépersonnalisation », poursuit cette semaine la rencontre des équipes touchées. Les professionnel.le.s y expriment plusieurs questionnements et préoccupations, à commencer par le manque de raisons qui justifient le projet.
Il s’agit d’un élément important puisqu’on entend parler que d’autres projets de réaménagement, de partage de bureaux ou de transition vers un mode non-assigné seraient dans les intentions de certaines directions. Nulle part, il ne semble manquer d’espaces de bureau. Donc pourquoi cette fixation de la part de la direction? On a ici toutes les apparences d’une solution en quête d’un problème.
Au 2000 Berri, les commentaires exprimés concernent le manque d’espaces de rangement sécurisés pour les effets personnels et pour les EPI, le fait que leurs bureaux sont déjà partagés ou occupés au moins quatre jours sur cinq, les questions d’ergonomie et d’utilisation des outils de travail ainsi que la démobilisation causée par le retrait, sans justification claire, d’un espace leur étant réservé.
Parallèlement, nos représentants SST demandent des comptes à leurs vis-à-vis de la STM concernant les enjeux de santé et sécurité au travail que soulève ce projet, en matière d’ergonomie des stations de travail et de bien-être psychologique.
Le syndicat espère que la présente tournée des équipes permettra minimalement de proposer un projet final qui tienne compte des besoins des principaux intéressés et que les ajustements nécessaires seront apportés.
Un pari risqué à transformer en opportunité
Le concept de bureaux non-assignés demeure risqué et controversé. Plusieurs références scientifiques avancent que le retrait d’un espace de bureau personnalisé est perçu par les employés comme une perte de contrôle sur leur environnement. Devoir quotidiennement s’adapter à un nouvel environnement tend à augmenter le stress au travail et peut avoir des effets néfastes sur la cohésion d’équipe, la satisfaction au travail, la productivité et le sentiment d’appartenance.
Pour éviter ces conséquences, les employeurs ont avantage à profiter d’une telle transformation – lorsqu’elle s’avère nécessaire (ce qui, rappelons-le, n’a pas encore été démontré ici) – pour impliquer les employés eux-mêmes dans la conception des nouveaux espaces.
Une telle démarche passe par des consultations dans lesquelles les employés ressentent qu’ils ont une véritable emprise sur leur environnement. Une telle façon de faire donne du sens au projet, crée de la mobilisation, accroît le sentiment d’appartenance et contribue à améliorer la productivité lors des journées en présentiel.
Nous appelons la direction à prendre en considération ces réalités et à présenter des propositions qui tiennent compte de ce qu’expriment les employés lors des rencontres qui ont lieu ces jours-ci.
SEPB 610
