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« Le nouveau gouvernement et l’ensemble des élus doivent travailler ensemble pour le bien commun » ‒ Magali Picard, présidente de la FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) prend acte de l’élection d’un gouvernement minoritaire du Parti québécois et invite l’ensemble des élus, les oppositions, à se mettre au travail rapidement et à oeuvrer ensemble pour le bien commun de tous les Québécois et Québécoises, et ce, peu importe les allégeances politiques. La guerre tarifaire, la hausse du coût de la vie, la crise du logement et de l’itinérance, la violence envers les femmes, les changements climatiques et les défis démographiques ne sont que quelques-uns des dossiers qui doivent faire l’objet d’une attention immédiate.

« Les Québécoises et Québécois restent profondément attachés à une société qui prend soin de son monde dans un Québec où tout le monde peut vivre dignement. Nos réseaux publics ont certainement besoin d’attention, mais ce n’est pas une surenchère de coupes qui fera en sorte que la population obtiendra de meilleurs services à un meilleur coût », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.

Pour ce faire, le gouvernement québécois doit reprendre le dialogue social avec la société civile incluant les organisations syndicales. « Le verdict de cette élection démontre clairement que les politiques de division et d’opposition de l’ancien gouvernement ont été rejetées par les Québécoises et les Québécois. La FTQ rappelle que les sociétés les plus démocratiques sont les sociétés qui ont les plus hauts taux de syndicalisation. C’est entre autres grâce à la qualité du dialogue social que le Québec moderne s’est construit et c’est en poursuivant dans cette veine que nous pourrons relever les défis devant nous », ajoute la présidente de la FTQ, Magali Picard.

La FTQ demande aux élus de se mettre au travail rapidement. « Le nouveau gouvernement doit abroger les lois adoptées sans consultations et qui s’attaquent aux travailleuses et travailleurs. Ici, on parle plus particulièrement de la Loi 14, qui brise l’équilibre des forces lors de négociations de conventions collectives en limitant le droit de grève, et la Loi 4 sur la gouvernance, qui s’ingère dans la vie démocratique des syndicats », réclame le secrétaire général de la FTQ, Olivier Carrière.

Le gouvernement doit également s’attaquer, en collaboration avec l’ensemble des acteurs de la société civile, à la mise en place d’une véritable politique industrielle québécoise misant sur nos forces et nos valeurs. Pour la FTQ, le gouvernement du Québec doit agir comme chef d’orchestre et miser sur les ressources et les atouts du Québec afin de nous affranchir de notre dépendance envers les États-Unis.

« Le résultat de cette élection confirme également qu’il est grand temps de réformer le mode de scrutin afin que tous et toutes puissent être représentés équitablement à l’Assemblée nationale selon le pourcentage des votes obtenus par chacune des formations. Lorsqu’un gouvernement renie sa parole, comme ce fut trop souvent le cas dans ce dossier, c’est le cynisme de la population à l’endroit des élus qu’il entretient », concluent les leaders syndicaux.