Le 12 novembre, une pause en hommage aux travailleurs et travailleuses de première ligne

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses syndicats affiliés en négociation pour le renouvellement de leur convention collective de travail dans le secteur public invitent les militantes et militants, les travailleurs et travailleuses, ainsi que la population à prendre leur pause le jeudi 12 novembre prochain, à 10 heures, pendant 15 minutes, pour rendre hommage aux travailleuses et travailleurs de première ligne qui luttent contre la pandémie.

« Depuis mars dernier, au Québec, nous sommes tous mobilisés dans la lutte contre la COVID-19, particulièrement en santé et en éducation. Dans ces secteurs, à ce jour, au moins 18 000 personnes ont été contaminées, principalement en santé; 11 sont décédées. Nous ne pouvons rester indifférents à leur sacrifice. Il faut également saluer ceux et celles qui, dans tous les milieux de travail, se sont dévoués, bien souvent au risque de leur santé, pour prendre soin de notre population. C’est ensemble et solidaire que nous combattons la pandémie ! », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

« C’est dans cet esprit que nous invitons les travailleurs et travailleuses ainsi que la population à prendre leur pause pour saluer le sacrifice des personnes décédées des suites de la COVID-19 ou ayant contracté le virus. Cette pause, tout en assurant la continuité des services, est aussi l’occasion d’envoyer un message de remerciement aux personnes travaillant en éducation, en santé ou dans les services sociaux ou encore d’exprimer nos remerciements à tout le personnel de première ligne sur les réseaux sociaux », ajoute le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Reconnaitre le dévouement et le travail des hommes et des femmes du secteur public, c’est aussi, entre autres, leur donner de bonnes conditions d’exercice d’emploi et bonifier leur rémunération. Les travailleurs et travailleuses ont répondu à l’appel du premier ministre pour lutter contre la pandémie. « Malheureusement, il n’y a pas encore de règlement alors que nous avons proposé des solutions concrètes pour améliorer les services publics. Québec se prépare à investir 14 milliards de dollars dans le béton. On ne laisse pas les infrastructures se dégrader, alors pourquoi on laisse les services publics s’effondrer ? », conclut les leaders syndicaux.

Vidéo: grande manifestation du secteur public à Montréal

Plusieurs dizaines de manifestants ont envahi la rue Sherbrooke à Montréal afin de dénoncer la lenteur, voir même l’absence de négociation dans le secteur public.

Les employé-es de soutien scolaire et du secteur de la santé affiliés à la FTQ s’étaient donné rendez-vous devant les bureaux montréalais du premier ministre François Legault afin de dénoncer le manque de considération du gouvernement envers les travailleuses et travailleurs du secteur public.

                                                           

En ce jour de l’halloween, la thématique du monde des licornes était tout à fait à propos, puisque ce gouvernement ne semble pas connaître la réalité quotidienne de ses employé-es et il semble vivre dans un monde imaginaire où tout est parfait dans le secteur public.

Voyez l’entrevue du directeur exécutif du SEPB-Québec, Pierrick Choinière-Lapointe une heure avant la manifestation sur les ondes de LCN.

Également le reportage au bulletin de 18h de TVA Nouvelles.

Ajout de trois journées pédagogiques: le personnel de soutien scolaire exige du répit, de l’écoute et de la reconnaissance

Les employés et employées de soutien scolaire membres de la FTQ réagissent avec colère et découragement à l’ajout de trois journées pédagogiques annoncé par le ministre de l’Éducation mardi dernier. Alors qu’ils sont épuisés par les nombreux bouleversements de la pandémie, notamment dans les services de garde, on alourdit ainsi leur tâche, par surprise et sans consultation. Une fois de plus, les employés et employées de soutien des écoles sont laissés dans l’ombre par le gouvernement Legault.

En effet, l’ajout de ces trois journées voudrait dire que les services de garde seraient ouverts toute la journée et sans frais. Leur personnel devrait donc prendre en charge une grande partie des élèves normalement en classe.

Ils réclament donc une rencontre d’urgence entre leurs représentants de la FTQ et le ministre pour trouver des solutions.

«Accorder du répit aux enseignants, c’est très bien, mais le faire en surchargeant du personnel déjà à bout, quelle erreur! Il n’est pas trop tard pour bien faire, il faut convertir ces trois journées en moment de préparation et planification également pour ces membres du personnel, qui en ont cruellement manqué depuis le début de la pandémie», a déclaré le vice-président du SCFP-Québec responsable du secteur de l’Éducation, Guillaume Bégin.

«Nous étions déjà en première ligne au printemps dans les services de garde d’urgence sans les équipements de protection individuelle adéquats. Encore aujourd’hui, les équipements sont excessivement rationnés par endroit. De tout le personnel essentiel, nous sommes parmi les seuls à n’avoir touché aucune prime au printemps, alors que même le personnel des supermarchés en a touché et que nous rendions possibles les services de garde d’urgence. Ça en dit long sur notre dévalorisation chronique», selon la présidente du Conseil national du soutien scolaire (CNSS) du SEPB-Québec, Marie-Claude Éthier.

«Hier, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, sans doute pour tenter de réparer le pot qu’il venait de casser, nous a adressé des remerciements sur Twitter et s’est dit ouvert à la discussion. Nous nous attendons donc à des pourparlers rapides et constructifs pour concrétiser ces bonnes intentions. Il faudra aussi voir au-delà des services de garde et venir en aide aux autres employés de soutien, dont plusieurs vivent une grande détresse», de réclamer le président du Syndicat des employés de soutien de la Commission scolaire Central Québec (UES 800), Pierre-Paul Binet.

Soutien scolaire: une mobilisation impressionnante

Au cours des trois derniers samedis, les employé-es du soutien scolaire membre du SEPB-Québec ont manifesté afin de faire entendre leur mécontentement face à leurs conditions de travail exécrables et à l’immobilisme du gouvernement dans le cadre des négociations pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public.

Il s’agit d’une mobilisation impressionnante.

Voyez le résumé vidéo des trois premières manifestations:

Ne manquez pas également notre 4e manifestation, le samedi 31 octobre à 13h30 devant les bureaux montréalais du premier ministre François Legault, au 770 Sherbrooke Ouest. Nos collègues des autres affiliés de la FTQ (santé et éducation) seront de la partie.

Communiqué changement d’heure

Communiqué changement d’heure

 

La présente est une autre invitation pour continuer notre série de manifestations respectant les règles sécuritaires devant différents lieux symboliques.

Samedi prochain, le 31 octobre 2020, le jour de l’Halloween, à 13 h 30, nous vous invitons à rendre visite au :

Bureau du premier ministre

770, rue Sherbrooke Ouest,

Montréal (Québec) H3A 1G1

Ce sera une autre manifestation festive afin de souligner que le premier ministre vit dans un « monde de licornes ».

Pourquoi manifester dans le contexte actuel de COVID-19? La réponse est simple : le gouvernement ne nous offre pas d’autre alternative, puisque la négociation du renouvellement de notre convention collective n’avance pas. Si nous n’améliorons pas nos conditions de travail et notre salaire, la pénurie de main-d’œuvre va s’aggraver et la qualité des services aux élèves sera compromise. Le gouvernement doit vite retirer ses lunettes roses et cesser de vivre dans son « monde de licornes ».

Nous vous attendons en grand nombre!

 

Votre exécutif syndical

Voici quelques photos des autres manifestations :

Négociations du secteur public: un sondage CROP révèle que les trois quarts des Québécois estiment qu’un règlement aiderait à lutter contre la COVID-19

Un sondage CROP commandé par la FTQ et ses syndicats affiliés impliqués dans la négociation du secteur public (SEPB-Québec, SCFP-Québec, SQEES 298, UES 800) révèle clairement que la grande majorité des Québécois et Québécoises considèrent qu’un accord sur le renouvellement des conventions collectives des travailleurs et travailleuses de l’état contribuerait à lutter contre la COVID-19. En effet, 75% des personnes interrogées ont répondu oui à la question voulant qu’un règlement aiderait à faire face à la pandémie.

« Il est temps de mettre cette négociation derrière nous et de concentrer tous nos efforts à lutter contre la crise que nous traversons. Nous avons déposé des demandes raisonnables et proposé des pistes de solutions gagnant/gagnant pour le gouvernement, les travailleuses et les travailleurs et pour la population du Québec. Nos gens sont épuisés, ils ont besoin de reconnaissance, de meilleures conditions d’exercice d’emploi et de meilleurs salaires », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

« On ne va jamais réussir à recruter et à maintenir en emploi des travailleurs et travailleuses dans le secteur public tant que cette situation ne sera pas réglée. D’ailleurs, la population le comprend bien. Le message est clair : 84% des répondants estiment que la trop grande charge de travail et les salaires trop bas sont les principales causes de la pénurie de personnel », ajoute le président de la FTQ.

D’ailleurs, 77% des répondants au sondage estiment que les salaires versés sont un investissement plutôt qu’une dépense.

Les résultats du sondage, effectué entre le 15 et le 20 octobre auprès de 1500 répondants, sont également très inquiétants pour l’avenir des services publics. Chez les personnes interrogées qui oeuvrent dans le secteur public, 41% ont déclaré, dans la situation actuelle, songer à un changement de carrière, cette proportion grimpe à 56 % chez les jeunes travailleurs et travailleuses de 18 à 34 ans.

« En laissant traîner la négociation, c’est clair que plusieurs travailleurs et travailleuses vont quitter le réseau, d’ailleurs c’est déjà commencé. Nous sommes en train de perdre
des gens d’expérience ainsi que la relève. Le gouvernement doit se réveiller et donner le mandat à ses négociateurs de régler, et rapidement », conclut Daniel Boyer.

Pour consulter le sondage cliquez ici

Statistiques pour déboulonner quelques mythes et mieux comprendre les enjeux de cette négociation :

• Moyenne salariale des employés du secteur public (FTQ) : 36 155,49 $ ;
• Moyenne salariale des employés occasionnels et temporaires (FTQ) du secteur public (autres que réguliers) : 28 490,15 $ ;
• Retard salarial du secteur public (FTQ) : 6,2 % ;
• Pourcentage de femmes que nous représentons (FTQ) : 73,7 % ;
• Pourcentage de travailleurs et travailleuses qui n’ont pas de permanence ou de poste à temps complet (FTQ) : 43,2 %.

La mobilisation se poursuit

Chères consœurs,

Chers confrères,

La présente est une invitation pour continuer notre série de manifestations pacifiques, familiales et le tout en respectant les règles sécuritaires devant différents lieux symboliques.

Pourquoi manifester dans le contexte actuel de COVID-19? La réponse est simple : le personnel de soutien scolaire a besoin d’aide. Il est au bout du rouleau. Le gouvernement ne nous offre pas d’autre alternative, puisque la négociation du renouvellement de notre convention collective n’avance pas. Et il n’en va pas seulement de leur avenir, mais aussi de celui de nos enfants et des services publics tout entiers. Si nous n’améliorons pas nos conditions de travail et notre salaire, la pénurie de main-d’œuvre va s’aggraver, notre santé mentale va continuer à se dégrader et nos écoles n’auront plus assez de personnel pour offrir une éducation égalitaire et de qualité dans un avenir proche. Le gouvernement doit vite retirer ses lunettes roses et cesser de vivre dans son « Monde de licornes ».

Lors de ces manifestations, nous vous invitons à vous costumer en licorne!

Voici les informations pour les prochains rassemblements :

date et heure Adresse Lieu du rassemblement
Samedi 17 octobre 2020
à 13 h
26, boul. Taschereau,
bureau 306

La Prairie (Québec) J5R 0R9

Bureau de Christian Dubé, débuté de La Prairie et ministre de la Santé et des services sociaux (ancien président du Conseil du trésor)
Samedi 24 octobre 2020
à 13 h
2028, avenue Bourgogne

Chambly (Québec) J3L 1Z6

Bureau de Jean-François Roberge, député de Chambly et ministre de l’Éducation
Samedi 31 octobre 2020
à 13 h
Conseil exécutif

770, rue Sherbrooke Ouest, 4étage

Montréal (Québec) H3A 1G1

Bureau de François Legault, député de l’assomption et Premier Ministre
Samedi 7 novembre 2020
à 13 h
580, rue Barkoff, bureau 210

Trois-Rivières (Québec) G8T 9T7

Bureau de Sonia Lebel, députée de Champlain et présidente du Conseil du trésor

 

Ces rassemblements seront d’une courte durée et l’ensemble des règles sanitaires devront obligatoirement être respectées (distanciation sociale, port du masque et lavage de main). Une table « sanitaire » et un service d’ordre seront sur place.

Nous comprenons que certain(e)s d’entre-vous ne soient pas à l’aise de venir manifester. Pas de problème, chacun(e) doit pouvoir se sentir à l’aise et se respecter. Nous diffuserons donc la manifestation en direct sur la page Facebook du
SEPB-Québec : https://www.facebook.com/sepbquebec. Vous pourrez montrer votre solidarité en restant en ligne et en envoyant des commentaires de soutien ou des témoignages.

Si vous avez des questions, vous pouvez contacter votre section locale syndicale.

Je réponds PRÉSENT. Et vous, M. Roberge?

Le syndicat des employées de soutien de deux centres de services scolaire estime que le ministre de l’Éducation met la charrue devant les bœufs en disant vouloir embaucher du personnel pour venir à la rescousse du réseau de l’éducation. Il faut d’abord des conditions de travail décentes pour attirer et retenir de nouveaux candidats, croit le syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau – (SEPB-Québec–FTQ).

Cette semaine, le ministre Roberge a dit être à la recherche de 2000 personnes pour venir en aide au réseau de l’Éducation en embauchant, entre autres, des éducatrices en service de garde et des surveillantes d’élèves.

« Le seul fait d’injecter 25 millions ne fera pas apparaître les acteurs tant recherchés », estime Marie-Claude Éthier, présidente du Conseil National du Soutien scolaire (CNSS) du SEPB-Québec. C’est également le sentiment observé auprès de ses 7000 membres du personnel de soutien scolaire.

Le ministre est-il au courant des piètres conditions de travail du personnel de soutien, les GRANDS OUBLIÉS du système scolaire?

 « Plus de 70 % de ces types d’emploi recherchés par le ministre sont à statut précaire, pour lesquels 96% sont occupés par des femmes. Bien souvent, ces emplois sont sur appel, à temps partiel et avec des mises à pied variant de 5 à 9 semaines par année. Contrairement aux enseignants, l’été c’est du chômage pour la majorité des emplois, dont ceux d’éducatrices et de surveillantes d’élèves » dénonce Marie-Claude Éthier.

« Le salaire médian de ces catégories d’emploi se situe entre 6 000 $ et 21 400 $ par an. De plus, la plupart des femmes qui occupent ces emplois doivent faire entre 3 et 5 heures de bénévolat par semaine, afin de s’assurer de bien répondre aux besoins de leurs élèves. Celles qui ont l’extraordinaire chance de travailler plus d’heures doivent souvent composer avec un horaire de travail discontinu » explique Jean-François Labonté, président du SEPB-578 pour le syndicat du personnel de soutien du centre de service scolaire Marie-Victorin.

À titre d’exemple, une éducatrice en service de garde doit souvent travailler sur trois plages horaires sur une période de près de 12 heures et être rémunérée en moyenne 5 heures par jour. Comme prime d’inconvénient résultant d’un horaire brisé, la personne reçoit une maigre compensation de 4,05$ par jour.

« Qui voudrait travailler dans ces conditions, lorsqu’en plus, les ratios d’élèves sont constamment dépassés? En raison de la pénurie de main-d’œuvre, plusieurs éducatrices ou surveillantes peuvent se retrouver avec 35 à 60 enfants par groupe. Il faut imaginer, de surcroît, ce volume d’élèves à gérer dans le contexte sanitaire actuel », ajoute. le président du SEPB-578.

« Les conditions de travail actuelles ne permettent même pas de dépasser le seuil de la pauvreté. De plus, le manque flagrant de valorisation et de reconnaissance de ces professions dans la société n’invite pas les gens à poser leur candidature » s’indigne la présidente du SEPB-579, Manon Cholette qui oeuvre pour le personnel de soutien du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSSMB).

Seulement au CSSMB, nous avons compilé 22 démissions depuis le début de l’année. Le personnel est découragé de devoir en faire toujours plus. Les salaires ne sont pas compétitifs et on demande l’impossible au personnel qui étant en première ligne, vit un stress sanitaire considérable.

« C’est exactement ce que nous avons connu dans le réseau de la santé au printemps dernier. Les conditions de travail avec la Covid sont de plus en plus exigeantes, et les demandes du ministre Roberge mettent de plus en plus de pression sur le système et son personnel. De plus, les problèmes de santé mentale de ce personnel ont fait un bon énorme en quelques mois. Cela va continuer de fragiliser un réseau de l’éducation en mode survie. Le ministre Roberge doit retirer ses lunettes roses, et venir voir la réalité dans les écoles », ajoute Manon Cholette.

« Présentement, c’est dans tous les Centres de services scolaire que nous représentons que nos membres démissionnent ou pensent démissionner en raison de la détérioration de leurs conditions de travail. À la rentrée scolaire, afin de prendre le pouls des milieux de travail, nous avons distribué un sondage pour relever les commentaires de nos membres », affirme la présidente du CNSS, Marie-Claude Éthier. Voici certaines réponses :

Éducatrices en service de garde :

 « C’est malheureux, car nous n’avons pas la même reconnaissance en étant éducatrice, surveillante ou préposée aux élèves handicapés comme les autres membres de l’école. C’est comme s’il y avait deux clans, mais pourtant nous travaillons tous pour les enfants… »

 « Les services de garde sont toujours oubliés quand le ministre de l’Éducation parle ou met des mesures en place sauf qu’il était content quand on a fait les services de garde d’urgence. »

 « Beaucoup d’éducatrices pleurent et parlent chaque jour de vouloir partir ou quitter l’emploi. »

 Surveillante d’élèves :

« Pas facile pour les surveillants au secondaire plus de tâches… plus dur de prendre nos pauses et dîners... »

 Il est grand temps de valoriser les emplois de plus de 40 corps de métier du personnel de soutien scolaire.

« Dans une publicité, le gouvernement demande à la population de répondre PRÉSENT, afin de recruter du personnel au sein du réseau scolaire. Pour notre part, nous demandons au gouvernement d’être PRÉSENT dans les milieux pour constater la dégradation des conditions de travail impliquant une diminution de la qualité des services aux élèves et de prendre les moyens nécessaires pour remédier à ce fléau », concluent Marie-Claude Éthier, Manon Cholette et Jean-François Labonté.

La FTQ dénonce les violences et les discriminations vécues par les peuples autochtones

Solidaire avec les peuples autochtones, et à la veille de la Journée nationale de commémoration des femmes, filles, personnes trans et bispirituelles autochtones disparues et assassinées, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) invite la population à participer en grand nombre à deux événements importants qui auront lieu cette fin de semaine.

Aujourd’hui à 13 h se tiendra un rassemblement à la place Émilie-Gamelin suivi d’une marche pour rendre hommage à Joyce Echaquan, tragiquement décédée lundi dernier. L’événement a aussi pour objectif de sensibiliser la population au racisme systémique vécu par les peuples des Premières Nations et des Inuits dans les services publics. Les règles de distanciation et le port du masque seront obligatoires tout au long de la marche.

« J’aimerais d’abord offrir mes plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Mme Echaquan. C’est une tragédie qui secoue le Québec en entier et qui met en lumière le travail qu’il reste à faire pour que les membres des communautés autochtones aient un accès égalitaire et en pleine confiance aux services de l’État. Déjà un an que le rapport Viens mettait en évidence les discriminations systémiques faites à l’endroit des Premières Nations et des Inuits dans les services publics et voilà une autre victime. Une de trop ! Il faudra plus que des excuses cette fois. Il va falloir que le gouvernement agisse et adopte des mesures concrètes pour que ce genre de drame ne se reproduise plus jamais ! », s’indigne le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

La FTQ invite également la population à participer en grand nombre, ce dimanche 4 octobre, à la vigile commémorative annuelle pour les femmes, les filles, les personnes trans et bispirituelles autochtones disparues ou assassinées. Cette année, en raison de la pandémie, l’événement aura lieu en ligne de 18 h 30 à 20 h.

« Il faut se rappeler que les dénonciations de femmes autochtones de Val-d’Or alléguant avoir été victimes de violences policières est à l’origine du rapport Viens. Les violences faites aux femmes et aux filles autochtones ne sont pas des vues de l’esprit ! Une enquête de la GRC a déjà révélé que le taux d’homicides des femmes autochtones est au moins quatre fois supérieur à celui de toutes les autres femmes. De plus, des études révèlent que 75 % des filles autochtones âgées de moins de 18 ans ont déjà été victimes d’agression sexuelle. Cela est intolérable et doit changer », souligne la vice-présidente représentant les femmes de la FTQ, Joëlle Ravary.