Mesures sanitaires de la COVID-19 Le ministre de l’Éducation doit revoir ses positions rapidement quant à la rémunération du personnel déclaré positif et absent

Le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) Denis Bolduc demande au ministre de l’Éducation Jean-François Roberge de revoir sa position en ce qui a trait à la rémunération des employées du soutien scolaire qui se retrouvent en isolement parce qu’ils présentent des symptômes de la COVID-19.

Actuellement, une ou un employé du secteur scolaire qui présente des symptômes de COVID-19 doit effectuer un isolement de cinq jours afin d’éviter toute contamination. Or, pendant la pandémie, ces travailleuses et travailleurs conservaient leur plein salaire. En ce début d’année scolaire, le ministère de l’Éducation a donné la responsabilité aux Centres de services et aux commissions scolaires de gérer la rémunération des employées absentes en raison de la COVID.

« Le ministre a remis la patate chaude dans les mains des Centres de services. Or, certains Centres de service ont décidé que les employés en isolement seraient en congé maladie. La plupart de nos membres sont à statut précaire, plusieurs n’ont même pas de congés maladie. Certains ne peuvent avoir qu’un des symptômes de la COVID, même sans être malade et pour ceux et celles qui ont des congés maladie, au bout de cinq jours d’isolement, la banque de maladie est presque épuisée pour l’année. C’est inacceptable », affirme Denis Bolduc.

Géométrie variable

Comme le ministère a remis l’odieux de la gestion de la rémunération aux différents Centres de services, la situation est différente d’un endroit à l’autre. Certains Centres de services ont accepté que les employés qui sont positifs à la COVID puissent faire du télétravail. Toutefois, plusieurs catégories d’emploi ne peuvent pas s’exercer à distance, comme le travail d’éducatrice en service de garde, concierge ou surveillante d’élève. D’autres Centres de services offrent de récupérer les congés maladie utilisés en travaillant l’équivalent des heures passées en isolement. Dans tous les cas, la situation est rarement idéale pour les travailleuses et les travailleurs.

« Le gouvernement se débarrasse d’un problème tout en refilant la facture aux plus bas salariés de sa fonction publique. Le ministre Roberge doit corriger cette injustice rapidement et payer le plein salaire à tous ses employés qui doivent s’absenter en raison de la COVID sans amputer la banque de congés maladie », conclut M. Bolduc.

Les trois affiliés de la FTQ, le SCFP, le SEPB et le UES-800 représentent près de 15 000 travailleuses et travailleurs du soutien scolaire tant dans des Centres de services francophones que dans des Commissions scolaires anglophones.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Les élections d’octobre prochain au Québec: la FTQ fait connaitre ses priorités

En prévision de la prochaine campagne électorale et des élections du 3 octobre prochain, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) lance aujourd’hui une campagne afin de faire connaitre ses priorités. Deux récents sondages commandés par la FTQ à la firme Léger, démontrent que les enjeux mis de l’avant par la centrale font aussi écho aux priorités des Québécois et des Québécoises à savoir : un réinvestissement en santé, une lutte contre les changements climatiques à la hauteur de la crise actuelle et l’amélioration du réseau de l’éducation.

Le sondage, réalisé au cours des dernières semaines, confirme que, malgré les intentions de vote favorables à la CAQ, les Québécois et les Québécoises sont plutôt insatisfaits du bilan du gouvernement en santé, en environnement et en éducation. Il est donc important de remettre ces sujets dans l’espace public pour qu’ils soient entendus par les formations politiques et, en particulier, par le parti au pouvoir.

La FTQ rencontre les partis politiques

C’est dans cet esprit que FTQ et ses syndicats affiliés, qui représentent ensemble plus de 600 000 travailleurs et travailleuses dans toutes les régions du Québec, ont décidé d’interpeller les partis politiques à l’aide d’une plateforme électorale adoptée par les personnes déléguées de son Conseil général.

Comme c’est maintenant la tradition à chaque élection, les membres du Bureau de direction de la FTQ invitent les différents chefs de parti à les rencontrer afin d’échanger sur leur programme politique. Déjà, ils ont pu échanger avec le chef de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, et celui du Parti Québécois, Paul Saint-Pierre Plamondon afin de connaitre leurs positions sur nos revendications. Des invitations ont également été lancées aux autres formations politiques pour rencontrer leurs leaders dans les prochaines semaines. Cela permet de produire un tableau comparatif des engagements des partis qui sera mis à jour sur le site Internet de la FTQ. Ce tableau comparatif peut être consulté par les travailleurs et travailleuses que nous représentons.

« Les élections sont toujours une occasion pour le mouvement syndical d’exprimer ses attentes et sa vision de la société. Notre intention est évidemment de le faire à nouveau cette année et de défendre nos valeurs et nos idées. C’est généralement dans cette période frénétique que les orientations les plus décisives sont prises par les formations politiques, et qui se traduisent par la suite en engagements électoraux qui influenceront en retour les décisions des gouvernements », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

 « Il faut faire entendre notre voix partout au Québec et le sondage effectué nous donne les coudées franches pour le faire! L’un des objectifs de notre campagne n’est pas de dire aux travailleurs et travailleuses pour qui voter, mais plutôt de mettre les projecteurs sur les décisions du gouvernement qui ne répondent pas aux priorités des Québécois et Québécoises, et sur les enjeux sur lesquels nous voulons les voir prendre de réels engagements ». Depuis sa création, la FTQ est toujours intervenue dans le débat public pour défendre les travailleurs et travailleuses, le bien public et la justice sociale afin de vivre dans une société plus juste et plus égalitaire.  D’ailleurs, c’est ce que souhaite la population du Québec qui majoritairement est favorable à l’intervention des organisations syndicales dans l’espace public », ajoute le secrétaire général, Denis Bolduc.

En plus de la campagne publicitaire, la FTQ publiera dans les prochains jours un cahier spécial sur les élections dans son journal Le Monde ouvrier qui inclura un bilan du dernier mandat de la CAQ.

Pour en savoir plus : https://ftq.qc.ca/elections-2022/

Le SEPB à Québec pour faire entendre raison aux politiciens

Comme chaque année, le SEPB-Québec a participé à la journée lobbying organisée par la FTQ afin de faire avancer les causes qui sont chères aux travailleuses et travailleurs membres du SEPB et affiliés à la plus grande centrale syndicale au Québec.

Plusieurs équipes du SEPB ont rencontré des députés et des ministres afin de les sensibiliser à différents enjeux sociétaux.

Le salaire minimum à 18$ de l’heure, le régime public d’assurance médicaments et les changements climatiques étaient, entre autres, au cœur des discussions.

Les équipes comptant des membres du SEPB ont rencontré le ministre de l’Immigration, de la francisation et de l’Intégration, Jean Boulet, la chef du Parti libéral Dominique Anglade, le député libéral Carlos Leitao, le député de la CAQ Youri Chassin et le député de Québec Solidaire Alexandre Leduc pour ne nommer que ceux-là.

Ne reste plus qu’à souhaiter que nos idées et la volonté des travailleuses et travailleurs fassent leur chemin dans l’esprit des politiciens.

     

La CSQ, la CSN et la FTQ annoncent la formation d’un front commun

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) annoncent la constitution du Front commun en vue des négociations pour le renouvellement des conventions collectives des travailleuses et des travailleurs du secteur public. Les trois centrales soulignent également que cette annonce coïncide avec le 50e anniversaire de la formation du premier front commun de 1972.

« Il y a de quoi être fiers aujourd’hui! Unir nos voix et joindre nos forces en formant un front commun, une demande qui vient des membres. C’est ce qui est notamment ressorti des consultations menées : les membres ont exprimé leur volonté que l’on travaille en alliance pour envoyer un message clair au gouvernement devant l’ampleur de la tâche à venir », de déclarer Éric Gingras, président de la CSQ, François Enault, premier vice-président de la CSN et responsable de la négociation du secteur public et parapublic, et Daniel Boyer, président de la FTQ.

« Nous avons à peine terminé une négociation hier que déjà, demain, nous en entamerons une autre, mais le contexte est bien différent, cette fois!, poursuivent les leaders syndicaux. Pour nous, il est clair que les résultats de la dernière négociation, menée dans un contexte extraordinairement difficile, ne sont qu’un tremplin pour celle qui vient. Cette fois, il faut s’attaquer aux problèmes de fond, nos membres ont été très clairs là-dessus. On en parle beaucoup, et depuis longtemps; c’est le temps d’agir concrètement, et des solutions, nous en avons. Et à ce chapitre, nous rappelons au gouvernement que ça passe nécessairement par les négociations! »

Au nombre des différents défis à relever, notons l’amélioration des conditions de travail et de pratique, l’attraction et la rétention du personnel et l’amélioration des conditions salariales – pour tenir compte notamment de l’inflation qui frappe durement les travailleuses et les travailleurs –, qui feront évidemment partie des éléments soulevés par le Front commun. De façon plus précise, les revendications syndicales du Front commun seront constituées à partir des consultations menées auprès des membres, un processus qui s’enclenchera au cours des prochains mois.

Ces problèmes, déjà présents avant la pandémie, se sont exacerbés au cours des deux dernières années, tout particulièrement dans le contexte de la crise sanitaire qui a secoué davantage les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux, de l’enseignement supérieur et des organismes gouvernementaux. Sans compter les enjeux liés à la pénurie de main-d’œuvre qui frappe de plein fouet les réseaux publics, notamment en raison des conditions de travail non concurrentielles et difficiles.

« C’est un message de solidarité et d’unité qui émane de ce front commun. Au cours des derniers mois, nos trois organisations ont parlé à plusieurs reprises de l’importance du dialogue social afin de trouver, ensemble, des solutions qui amélioreront les conditions de travail et d’exercice d’emplois de celles et de ceux qui œuvrent au quotidien dans les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux et de l’enseignement supérieur. Nous sommes les porte-parole de celles et ceux qui offrent les services et les soins à la population et nous allons nous assurer qu’on les écoute et qu’on prend en considération leurs besoins. Bref, ces solutions sont urgentes pour donner de l’air à notre monde, qui en a besoin, et pour pérenniser nos réseaux à long terme. On a largement dépassé l’étape des mesures temporaires », lancent les chefs syndicaux, en conclusion.

Après avoir mené des consultations auprès des membres, le Front commun déposera ses demandes au Conseil du trésor à l’automne prochain. Rappelons également que les conventions collectives viendront déjà à échéance dans un an, soit le 31 mars 2023.

Profil du Front commun

Ensemble, la CSQ, la CSN et la FTQ représentent plus de 355 000 travailleuses et travailleurs de l’État québécois dans les secteurs publics, en éducation, en santé et dans les services sociaux ainsi qu’en enseignement supérieur.

Le SEPB-Québec à la COP26

Depuis le 31 octobre et jusqu’à ce vendredi, le président du SEPB 610, Marc Glogowski, est à Glasgow en Écosse afin de participer à la Conférence annuelle de l’ONU sur les changements climatiques. Il fait partie de la délégation de la FTQ à cet événement de la plus grande importance. Le fonds de relations internationales du SEPB-Québec a subventionné les frais de déplacement et d’hébergement de Marc.

Marc Glogowski, Président SEPB 610, qu’est-ce qui t’amène à la COP ?

Le domaine qui m’intéresse à la COP est l’électrification des transports et bien entendu le transport en collectif. Mon mandat spécifique ici à Glasgow est d’exercer une pression presque constante auprès des élus canadiens et québécois concernant le problème du financement du transport en commun.

Je n’en suis pas à ma première COP et, toutes les fois, je réalise à quel point notre présence syndicale, presque systématique à ces conférences, fait que nous sommes devenus des acteurs incontournables dans le dossier environnemental.

Soutien fédéral au transport collectif : rencontre avec Jagmeet Singh

J’ai abordé avec le chef du NPD, Jagmeet Singh, le problème de financement des sociétés de transport au Québec. Le gouvernement fédéral finance une partie du développement et du maintien des infrastructures de transport collectif, mais l’argent manque pour offrir un niveau de service qui soit à la hauteur des besoins et des attentes. Le transport en commun est une solution importante pour la réduction des GES et c’est un secteur que le fédéral devrait soutenir dans sa stratégie de lutte aux changements climatiques.

L’électrification : la priorité du Premier ministre François Legault

Notre délégation a pu rencontrer le Premier ministre François Legault à l’occasion de son passage à la COP26. C’était quelques heures après son annonce sur les fonds supplémentaires qu’il compte investir dans l’électrification du transport collectif au Québec. Le Premier ministre a bien entendu vanté les investissements déjà prévus dans les infrastructures de transport collectif, mais je voulais aussi l’entendre sur le budget de fonctionnement, dont le manque à gagner de 62 millions $ à la STM pour 2022. Il m’a répondu que son gouvernement n’allait pas nous laisser tomber, sans aller dans les détails. « On va s’arranger », qu’il m’a dit. À suivre!

Le ministre québécois de l’Environnement, Benoît Charette, est questionné sur les sources de financement

Samedi, c’était au tour du ministre de l’Environnement Benoît Charrette de s’entretenir avec nous. Puisqu’il est le porteur du Plan pour une économie verte du Québec, nous l’avons interpellé sur les sources de financement du transport en commun.

Malheureusement, le gouvernement se dit encore en réflexion sur le sujet. Il n’a pas encore statué sur une formule de taxation pour mieux financer le transport en commun et ce, même s’il reconnaît que les revenus tirés de la taxe sur l’essence vont éventuellement décliner en raison de l’électrification du parc de véhicules.

Aussi, le gouvernement reconnaît que l’augmentation fulgurante des ventes de camions légers est problématique, puisque ceux-ci émettent plus de GES et endommagent plus rapidement les routes. Cependant, le gouvernement n’a pas l’intention de pénaliser les propriétaires de camions légers. Le ministre nous a parlé d’une campagne de sensibilisation sur les impacts des camions légers, sans exclure – éventuellement – de les taxer davantage.

Encore une semaine

Notre programme est tout aussi chargé pour les prochains jours. Pour plus de détails sur le programme de notre délégation à la COP26, vous pouvez consulter les résumés journaliers sur Le Monde Ouvrier.

Sur le même sujet :

La FTQ à la COP 26 pour une transition juste

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) profitera de sa présence à la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP26) qui aura lieu du 1er au 12 novembre à Glasgow en Écosse pour rappeler aux leaders mondiaux qu’une transition verte doit être axée sur le bien-être des personnes et des communautés. La centrale souhaite que les gouvernements du Québec et du Canada saisissent l’occasion de la Conférence pour s’engager de façon plus ambitieuse dans la lutte contre les changements climatiques. La centrale fera également valoir les intérêts des travailleurs et des travailleuses et rappellera que le dialogue social représente une approche incontournable pour réaliser une transition verte, harmonieuse et inclusive.

« À la COP, la transition juste sera notre cheval de bataille. Nous avons des solutions à proposer et nous voulons être entendus. La FTQ va maintenir la pression sur les gouvernements afin qu’ils s’engagent à mettre sur pied un véritable plan de transition en collaboration avec le mouvement syndical, et nous espérons une ouverture des gouvernements du Québec et du Canada dans ce dossier. De notre côté, nous sommes prêts à nous mettre au travail dès maintenant », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Pour ce qui est des bilans climatiques québécois et canadien, il reste beaucoup à faire pour parler de réelle ambition climatique. « Le Canada et le Québec se sont engagés à faire les efforts nécessaires pour respecter l’Accord de Paris pour que l’augmentation de la température moyenne mondiale reste sous le seuil de 1,5 °C. Or, pour la FTQ, les engagements prévus ratent la cible. Nous devons réduire nos émissions de GES domestiques de manière plus importantes que ce qui est proposé actuellement par nos gouvernements si on veut atteindre la carboneutralité avant 2050 ! L’arrivée d’un nouveau ministre de l’Environnement au fédéral envoie un message important, la FTQ s’attend donc à des actions concrètes et ce, rapidement », ajoute Denis Bolduc.

Les propositions de la FTQ pour une transition juste réussie :

  • Mettre en place un groupe de travail paritaire sur la transition juste ayant comme mandat de définir le concept, le financement et les indicateurs de réussite
  • Créer des pôles de discussion pour un développement socio-économique des régions basé sur le dialogue social et les besoins des communautés
  • Déployer des programmes adéquats de protection sociale, d’éducation et de renforcement des compétences, de réemploi et de mobilité destinés aux travailleurs et aux travailleuses et en assurer l’inclusivité.
  • Poser des diagnostics sur les besoins du marché de l’emploi en matière de main-d’œuvre.

La délégation de la FTQ à Glasgow est composée du secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc, ainsi que plusieurs membres des syndicats affiliés de la FTQ, dont le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB), le Syndicat des Métallos et le Syndicat des travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC).

Un premier Conseil général de la FTQ en présentiel depuis la pandémie

C’est avec comme sujet principal les changements climatiques que s’est tenu le tout premier Conseil général de la FTQ en mode présentiel depuis le début de la pandémie.

En lien avec la COP26 qui se tiendra à Glasgow dans une semaine, le conseiller de la FTQ Patrick Rondeau faisait un résumé de la situation et des avenues possibles pour réduire notre empreinte carbone de manière significative. Afin de donner un exemple concret de la mise en application de la transition juste, la présidente du SEPB-463, Marie-Céline Rose, est venue présenter le laboratoire de transition mise en place conjointement avec son employeur Énergir.

Le directeur exécutif du SEPB-Québec, Pierrick Choinière-Lapointe, est aussi intervenu sur ce sujet en soulignant que le SEPB-Québec était en processus de refonte de ses pratiques afin d’être carboneutre.

De plus, nous avons reçu la visite du Directeur général de Centraide Montréal qui est venu souligner l’important rôle que joue la FTQ dans les campagnes de financement afin de réduire la pauvreté au Québec. Finalement, les grévistes de la cimenterie Ash Grove (syndiqués avec UNIFOR) sont venus parler de leur combat qui dure depuis plus de cinq mois. Le SEPB-Québec s’est engagé à faire un don de 1 000$ en soutien aux deux cents et quelques grévistes et un appel à la solidarité sera lancé lors du congrès triennal des 12 et 13 novembre prochain.

Consultation du gouvernement visant à valoriser, à attirer et à mobiliser le personnel scolaire : des gestes rapides et concrets à poser pour cesser l’hémorragie dans le réseau

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), et ses syndicats affiliés dans le secteur scolaire (SCFP, SEPB, UES 800) qui participeront, demain le lundi 4 octobre, à la consultation du gouvernement du Québec visant à valoriser, à attirer et à mobiliser le personnel scolaire invite le gouvernement à poser des gestes rapides et concrets afin de stopper la démobilisation et les démissions dans le réseau.

« Au cours des derniers mois, dernières années nous avons beaucoup entendu parler de la nécessité de rehausser le statut des enseignants du réseau de l’éducation. C’est bien, c’est même très bien, mais le problème c’est que le gouvernement a complètement oublié les autres corps d’emplois, le personnel de soutien et les professionnels, qui sont tout aussi nécessaires à la réussite scolaire des élèves. Les travailleuses et travailleurs que nous représentons tiennent le réseau de l’éducation à bout de bras et leur travail, mal reconnu, est essentiel. Sans ces, femmes et ces hommes, secrétaires, techniciens de laboratoire, psychologues, ouvriers spécialisés, concierges, techniciennes en service de garde pour ne nommer que ceux-là, il n’y aurait pas d’école fonctionnelle », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

« Notre message au gouvernement est clair : il doit changer de modèle et s’intéresser à l’ensemble du personnel, à l’ensemble des activités de l’école, ‘Il faut tout un village pour élever un enfant’, ça s’applique aussi à l’école. Si on continue à oublier le personnel de soutien et les professionnels, la pénurie de personnel va s’aggraver et les services aux élèves vont en souffrir », d’expliquer Richard Delisle, président du secteur de l’éducation du SCFP-Québec.

« Qu’on le veuille ou non, la valorisation, la rétention et l’attraction du personnel scolaire passent avant tout minimalement par un rattrapage salarial et par une amélioration significative des conditions de travail des différents corps d’emplois.  On peut faire toutes les consultations possibles, les conclusions seront les mêmes; il faut un investissement majeur dans le réseau de l’éducation », ajoute Réda Ait Ali président par intérim du Conseil national du soutien scolaire (CNSS-SEPB).

« Le gouvernement doit passer un message afin de reconnaître la valeur de tous les travailleurs et travailleuses de l’éducation.  Il faut revoir tout le fonctionnement dans les écoles. Garantir un nombre minimal d’heures de travail afin que les travailleuses et travailleurs puissent vivre décemment, afin de mettre fin à la précarité.  Certaines classes d’emploi gagnent à peine plus de 20 000 $ par année, après cela on se demande pourquoi on manque de personnel ?  Poser la question c’est y répondre » conclut Pierre-Paul jr Binet, C.S. Central Québec UES 800.

La FTQ rejette le projet de loi n° 59 sur la réforme de la Loi sur la santé et la sécurité du travail

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) demande au ministre du Travail Jean Boulet de retirer son projet de loi n° 59 sur la réforme de la Loi sur la santé et la sécurité du travail.

Malgré tous les efforts déployés et après avoir participé de bonne foi aux travaux parlementaires afin de faire adopter les amendements nécessaires pour améliorer le projet de loi, nous sommes forcés de constater que ce qui est proposé est nettement insuffisant. Réunis en Bureau spécial hier soir, c’est à l’unanimité que les dirigeants de la FTQ représentant les principaux affiliés ont rejeté le projet de loi n° 59 et demandent au gouvernement de refaire ses devoirs.

« Depuis le tout début du projet de réforme, nous avons été ouverts aux discussions et avons proposé au gouvernement des mesures visant à améliorer ce projet de loi. Pour la FTQ, le projet de loi n° 59 rate l’objectif ultime d’améliorer la protection des travailleurs et travailleuses, et ce qui est sur la table ce sont des demi-mesures. Est-il besoin de rappeler que chaque année 200 hommes et femmes en moyenne meurent d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle, et 100 000 personnes sont victimes d’accidents de travail. C’en est assez de jouer avec la vie, la santé et la sécurité des travailleurs et travailleuses », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

« Ça fait 40 ans que nous attendons cette réforme, et avec son projet de loi n° 59, le ministre est en train de rater la cible qui est de mieux protéger les travailleurs et travailleuses. Ce projet de loi va passer à l’histoire pour les mauvaises raisons. En plus de mettre en place des mécanismes de prévention pour tous les milieux de travail, incluant l’éducation et la santé, il faut entre autres maintenir la prépondérance du médecin traitant ; que les indemnisations soient équitables ; et que soit retirée la notion de multiétablissements », ajoute le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Lorsque vient le temps de parler de prévention, les employeurs n’ont qu’un seul argument : le coût des programmes. Or, ils font semblant d’ignorer qu’un seul dollar investi en prévention fait économiser 10 $ en réparation. Certains préfèrent engranger des profits rapides plutôt que de mettre en place des milieux de travail sécuritaires et productifs. 

« Ce que nous voulons c’est une loi qui améliore la protection des travailleurs et travailleuses, et non une loi réductrice. Il est temps de rédiger une véritable loi pour que les travailleurs et travailleuses reviennent à la maison sur leurs deux jambes et en santé.  Notre porte reste ouverte et nous sommes prêts à échanger en tout temps avec le ministre », conclut le président de la FTQ.

Représentation syndicale au Fonds: votre vote est important

Depuis sa création, le Fonds de solidarité FTQ est composé majoritairement de syndicalistes provenant de la FTQ. Depuis la mise en œuvre des règles de la gouvernance, il n’est plus acquis que la FTQ soit majoritaire au conseil d’administration. Si vous tenez à ce que le Fonds de solidarité FTQ demeure un fonds de travailleur, il est primordiale que nos membres exercent leur droit de vote à l’occasion de la 37e assemblée générale annuelle des actionnaires du Fonds de solidarité FTQ qui se tiendra le samedi 25 septembre 2021 à 14h en mode virtuel.
Vous devriez avoir reçu tous les détails en lien avec la procédure de vote des membres du C.A. du Fonds de solidarité. Si ce n’est pas le cas, communiquez avec le Service à l’épargnant du Fonds de solidarité FTQ au 1 800 567-3663.