Mesures sanitaires de la COVID-19 Le ministre de l’Éducation doit revoir ses positions rapidement quant à la rémunération du personnel déclaré positif et absent

Le secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) Denis Bolduc demande au ministre de l’Éducation Jean-François Roberge de revoir sa position en ce qui a trait à la rémunération des employées du soutien scolaire qui se retrouvent en isolement parce qu’ils présentent des symptômes de la COVID-19.

Actuellement, une ou un employé du secteur scolaire qui présente des symptômes de COVID-19 doit effectuer un isolement de cinq jours afin d’éviter toute contamination. Or, pendant la pandémie, ces travailleuses et travailleurs conservaient leur plein salaire. En ce début d’année scolaire, le ministère de l’Éducation a donné la responsabilité aux Centres de services et aux commissions scolaires de gérer la rémunération des employées absentes en raison de la COVID.

« Le ministre a remis la patate chaude dans les mains des Centres de services. Or, certains Centres de service ont décidé que les employés en isolement seraient en congé maladie. La plupart de nos membres sont à statut précaire, plusieurs n’ont même pas de congés maladie. Certains ne peuvent avoir qu’un des symptômes de la COVID, même sans être malade et pour ceux et celles qui ont des congés maladie, au bout de cinq jours d’isolement, la banque de maladie est presque épuisée pour l’année. C’est inacceptable », affirme Denis Bolduc.

Géométrie variable

Comme le ministère a remis l’odieux de la gestion de la rémunération aux différents Centres de services, la situation est différente d’un endroit à l’autre. Certains Centres de services ont accepté que les employés qui sont positifs à la COVID puissent faire du télétravail. Toutefois, plusieurs catégories d’emploi ne peuvent pas s’exercer à distance, comme le travail d’éducatrice en service de garde, concierge ou surveillante d’élève. D’autres Centres de services offrent de récupérer les congés maladie utilisés en travaillant l’équivalent des heures passées en isolement. Dans tous les cas, la situation est rarement idéale pour les travailleuses et les travailleurs.

« Le gouvernement se débarrasse d’un problème tout en refilant la facture aux plus bas salariés de sa fonction publique. Le ministre Roberge doit corriger cette injustice rapidement et payer le plein salaire à tous ses employés qui doivent s’absenter en raison de la COVID sans amputer la banque de congés maladie », conclut M. Bolduc.

Les trois affiliés de la FTQ, le SCFP, le SEPB et le UES-800 représentent près de 15 000 travailleuses et travailleurs du soutien scolaire tant dans des Centres de services francophones que dans des Commissions scolaires anglophones.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.

Mai, mois du patrimoine asiatique et sud-asiatique

Depuis maintenant 20 ans, le mois de mai est le mois du patrimoine asiatique et sud-asiatique.

C’est une occasion en or pour le comité équité du SEPB-Québec de souligner l’apport des Canadiens et Canadiennes d’origine asiatique au développement du Canada comme on le connaît, d’en apprendre davantage sur leur culture, et de mettre de l’avant des actions pour lutter contre le racisme anti-asiatique.

Voici trois liens qui vous permettront de célébrer le mois du patrimoine asiatique à votre façon :

https://www.canada.ca/fr/patrimoine-canadien/campagnes/mois-patrimoine-asiatique.html

https://www.pc.gc.ca/fr/culture/mpa-ahm

https://accesasie.com/

Autisme: pourquoi l’art est une thérapie

Dans le troisième d’une série de trois articles sur l’autisme, le comité équité du SEPB-Québec s’attarde sur l’art-thérapie. 

L’objectif de l’artthérapie est de permettre au patient d’exprimer ses sentiments, ses ressentis ou ses craintes à travers sa création. Cette approche est indiquée chez les patients qui peinent à exprimer ce qu’ils ressentent par des mots. Les enfants sont particulièrement concernés.

L’art-thérapeute sert d’accompagnateur dans l’utilisation de différents éléments visuels, tels que les images, les couleurs et les formes, pour favoriser l’expression des pensées et des sentiments difficiles à mettre en paroles. Vous ne devez pas être un artiste pour tirer profit de l’art-thérapie. Aucun talent n’est requis. Vous avez seulement besoin de votre motivation à travailler vos difficultés avec l’aide d’un professionnel qui vous guidera dans le processus. Les matériaux les plus courants en art-thérapie sont les pastels à l’huile, les crayons-feutres, l’aquarelle, la tempera, la peinture à l’acrylique, la pâte à modeler, l’argile, le papier de soie et les images de magazines. L’art-thérapie peut être soit directive (des matériaux et des thèmes sont proposés pour chaque séance) ou non directive (vous avez la liberté d’explorer vos propres idées). Cela dépendra de vos besoins et de l’approche de votre art-thérapeute.

L’autisme est un système de fonctionnement perceptif et sensoriel particulier, qui agit principalement sur :

  • la communication et les interactions sociales ;
  • les modes de comportement ;
  • et le fonctionnement neurosensoriel et le mode de pensée de la personne atteinte.
Les bienfaits l’Art-thérapie sur les autistes

L’Art-thérapie, de par la multiplicité de technique qu’elle permet, offre la possibilité à la personne de s’exprimer sans avoir à verbaliser ses ressentis intérieurs. Lors d’une séance pour des enfants autistes les instructions sont adaptées à leur niveau de compréhension, enfant verbal ou non verbal s’y retrouve et permettent à l’enfant de pouvoir, au travers de sa production, extérioriser ses émotions.

Quel que soit les médias que l’on choisit dans les séances, chacun permet à l’enfant de s’exprimer et à ses bienfaits.

Les arts plastiques favorisent aussi les capacités sensorielles, comme la vue et le toucher, ainsi que la coordination motrice, la danse elle développe la perception corporelle, les mouvements, l’équilibre.

Pour en savoir plus sur l’art-thérapie, la vidéo qui suit donne la parole à une experte sur la question:

 

La terminologie et l’autisme

Le mois de l’autisme nous offre une autre opportunité de s’instruire et de se familiariser avec le sujet. Il est important de comprendre et d’utiliser le bon vocabulaire lorsque vous plongez dans la matière et l’univers de l’autisme. Le langage évolue autour du spectre de l’autisme. Les gens utilisent différents termes lorsqu’ils en parlent que ce soit les autistes eux-mêmes ou les personnes vivant avec l’autisme, leurs parentés, les professionnels qui les encadrent ou les experts en la matière. Beaucoup de termes décrivant l’autisme et les personnes autistes ont changé et continueront à être modifiés ou à évoluer.

Notez que la terminologie varie selon le pays, les différentes communautés, les organisations et le corpus scientifique disponible. Tout ceci pour se recentrer sur la personne d’abord et ensuite la distinction qu’il y a lieu de faire. Les experts suggèrent, par précaution, d’utiliser les termes que choisit la personne ou ceux que le groupe préfère. Rien de mieux pour apprendre à se connaître que d’entamer une conversation : demandez-leur ce qu’ils préfèrent !

Ce tableau récapitulatif présente une base intéressante de la terminologie recommandée et celle qu’il vaut mieux éviter :

Quelques autres précisions par rapport au vocabulaire utilisé lorsque l’on parle d’autisme: 

Autisme : Une forme spécifique de neurodivergence, caractérisée par des différences sensorielles, sociales et communicatives, et une variété d’autres traits. L’autisme est classifié comme un spectre pour indiquer sa tendance à se manifester différemment chez chaque individu autiste.

Neurodivergent·e : Un mot « ombrelle » pour quiconque ayant un handicap développemental, intellectuel, cognitif, ou une maladie psychique.

Neurotypique : Ce terme est utilisé pour décrire une personne qui n’a pas de handicap développemental, intellectuel, cognitif, ou une maladie psychique.

Alliste : Quelqu’un-e qui n’est pas autiste (mais qui peut ou non avoir un handicap psychique par ailleurs).

Trouble sensoriel (Sensory Processing Disorder, SPD) : Un état neurologique dans lequel le cerveau n’interprète pas correctement les signaux sensoriels qui proviennent du reste du corps. Les troubles sensoriels (ou différences sensorielles) se manifestent de manières très variées, telles que l’hyporéactivité (le cerveau perçoit moins de stimulation que ce qui a réellement lieu), l’hyperréactivité (le cerveau perçoit davantage de stimulation que ce qui a réellement lieu, ou une combinaison des deux.

Stimming : Un raccourci de “self-stimulatory behavior” (comportement autostimulant), le stimming est pratiqué par tout le monde. Souvent défini comme un « mouvement répétitif utilisé pour la régulation sensorielle », le stimming est en fait une stimulation sensorielle utilisée d’une manière spécifique, que ce soit pour la régulation, l’expression émotionnelle, ou la communication. Quelques formes courantes de stimming chez les personnes neurodivergentes : battre des mains, mouvements rapides avec les doigts, remuer les jambes.

La FTQ à la COP 26 pour une transition juste

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) profitera de sa présence à la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP26) qui aura lieu du 1er au 12 novembre à Glasgow en Écosse pour rappeler aux leaders mondiaux qu’une transition verte doit être axée sur le bien-être des personnes et des communautés. La centrale souhaite que les gouvernements du Québec et du Canada saisissent l’occasion de la Conférence pour s’engager de façon plus ambitieuse dans la lutte contre les changements climatiques. La centrale fera également valoir les intérêts des travailleurs et des travailleuses et rappellera que le dialogue social représente une approche incontournable pour réaliser une transition verte, harmonieuse et inclusive.

« À la COP, la transition juste sera notre cheval de bataille. Nous avons des solutions à proposer et nous voulons être entendus. La FTQ va maintenir la pression sur les gouvernements afin qu’ils s’engagent à mettre sur pied un véritable plan de transition en collaboration avec le mouvement syndical, et nous espérons une ouverture des gouvernements du Québec et du Canada dans ce dossier. De notre côté, nous sommes prêts à nous mettre au travail dès maintenant », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

Pour ce qui est des bilans climatiques québécois et canadien, il reste beaucoup à faire pour parler de réelle ambition climatique. « Le Canada et le Québec se sont engagés à faire les efforts nécessaires pour respecter l’Accord de Paris pour que l’augmentation de la température moyenne mondiale reste sous le seuil de 1,5 °C. Or, pour la FTQ, les engagements prévus ratent la cible. Nous devons réduire nos émissions de GES domestiques de manière plus importantes que ce qui est proposé actuellement par nos gouvernements si on veut atteindre la carboneutralité avant 2050 ! L’arrivée d’un nouveau ministre de l’Environnement au fédéral envoie un message important, la FTQ s’attend donc à des actions concrètes et ce, rapidement », ajoute Denis Bolduc.

Les propositions de la FTQ pour une transition juste réussie :

  • Mettre en place un groupe de travail paritaire sur la transition juste ayant comme mandat de définir le concept, le financement et les indicateurs de réussite
  • Créer des pôles de discussion pour un développement socio-économique des régions basé sur le dialogue social et les besoins des communautés
  • Déployer des programmes adéquats de protection sociale, d’éducation et de renforcement des compétences, de réemploi et de mobilité destinés aux travailleurs et aux travailleuses et en assurer l’inclusivité.
  • Poser des diagnostics sur les besoins du marché de l’emploi en matière de main-d’œuvre.

La délégation de la FTQ à Glasgow est composée du secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc, ainsi que plusieurs membres des syndicats affiliés de la FTQ, dont le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB), le Syndicat des Métallos et le Syndicat des travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC).

Un premier Conseil général de la FTQ en présentiel depuis la pandémie

C’est avec comme sujet principal les changements climatiques que s’est tenu le tout premier Conseil général de la FTQ en mode présentiel depuis le début de la pandémie.

En lien avec la COP26 qui se tiendra à Glasgow dans une semaine, le conseiller de la FTQ Patrick Rondeau faisait un résumé de la situation et des avenues possibles pour réduire notre empreinte carbone de manière significative. Afin de donner un exemple concret de la mise en application de la transition juste, la présidente du SEPB-463, Marie-Céline Rose, est venue présenter le laboratoire de transition mise en place conjointement avec son employeur Énergir.

Le directeur exécutif du SEPB-Québec, Pierrick Choinière-Lapointe, est aussi intervenu sur ce sujet en soulignant que le SEPB-Québec était en processus de refonte de ses pratiques afin d’être carboneutre.

De plus, nous avons reçu la visite du Directeur général de Centraide Montréal qui est venu souligner l’important rôle que joue la FTQ dans les campagnes de financement afin de réduire la pauvreté au Québec. Finalement, les grévistes de la cimenterie Ash Grove (syndiqués avec UNIFOR) sont venus parler de leur combat qui dure depuis plus de cinq mois. Le SEPB-Québec s’est engagé à faire un don de 1 000$ en soutien aux deux cents et quelques grévistes et un appel à la solidarité sera lancé lors du congrès triennal des 12 et 13 novembre prochain.

Consultation du gouvernement visant à valoriser, à attirer et à mobiliser le personnel scolaire : des gestes rapides et concrets à poser pour cesser l’hémorragie dans le réseau

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), et ses syndicats affiliés dans le secteur scolaire (SCFP, SEPB, UES 800) qui participeront, demain le lundi 4 octobre, à la consultation du gouvernement du Québec visant à valoriser, à attirer et à mobiliser le personnel scolaire invite le gouvernement à poser des gestes rapides et concrets afin de stopper la démobilisation et les démissions dans le réseau.

« Au cours des derniers mois, dernières années nous avons beaucoup entendu parler de la nécessité de rehausser le statut des enseignants du réseau de l’éducation. C’est bien, c’est même très bien, mais le problème c’est que le gouvernement a complètement oublié les autres corps d’emplois, le personnel de soutien et les professionnels, qui sont tout aussi nécessaires à la réussite scolaire des élèves. Les travailleuses et travailleurs que nous représentons tiennent le réseau de l’éducation à bout de bras et leur travail, mal reconnu, est essentiel. Sans ces, femmes et ces hommes, secrétaires, techniciens de laboratoire, psychologues, ouvriers spécialisés, concierges, techniciennes en service de garde pour ne nommer que ceux-là, il n’y aurait pas d’école fonctionnelle », déclare le secrétaire général de la FTQ, Denis Bolduc.

« Notre message au gouvernement est clair : il doit changer de modèle et s’intéresser à l’ensemble du personnel, à l’ensemble des activités de l’école, ‘Il faut tout un village pour élever un enfant’, ça s’applique aussi à l’école. Si on continue à oublier le personnel de soutien et les professionnels, la pénurie de personnel va s’aggraver et les services aux élèves vont en souffrir », d’expliquer Richard Delisle, président du secteur de l’éducation du SCFP-Québec.

« Qu’on le veuille ou non, la valorisation, la rétention et l’attraction du personnel scolaire passent avant tout minimalement par un rattrapage salarial et par une amélioration significative des conditions de travail des différents corps d’emplois.  On peut faire toutes les consultations possibles, les conclusions seront les mêmes; il faut un investissement majeur dans le réseau de l’éducation », ajoute Réda Ait Ali président par intérim du Conseil national du soutien scolaire (CNSS-SEPB).

« Le gouvernement doit passer un message afin de reconnaître la valeur de tous les travailleurs et travailleuses de l’éducation.  Il faut revoir tout le fonctionnement dans les écoles. Garantir un nombre minimal d’heures de travail afin que les travailleuses et travailleurs puissent vivre décemment, afin de mettre fin à la précarité.  Certaines classes d’emploi gagnent à peine plus de 20 000 $ par année, après cela on se demande pourquoi on manque de personnel ?  Poser la question c’est y répondre » conclut Pierre-Paul jr Binet, C.S. Central Québec UES 800.

La FTQ et ses affiliés dans le secteur public entérinent à 94% l’entente de principe

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses affiliés dans le secteur public (SCFP, SQEES 298, SEPB, UES 800) annoncent que c’est par une très forte majorité de 94% que l’entente de principe conclue en mai dernier avec le gouvernement a été entérinée par l’ensemble des 57 000 travailleuses et travailleurs qu’ils représentent en éducation, en santé et dans les services sociaux.

Détail des votes d’acceptation de l’entente de principe :

  • SCFP : 92,34% (éducation 85,69 %; santé 99%)
  • SQEES-298 : 93%;
  • SEPB : 93%;
  • UES 800 : 98 %.

L’entente prévoit un contrat de 3 ans avec des hausses salariales de 2 % par année et une toute nouvelle structure salariale pour les plus bas salariés ainsi que des améliorations aux conditions d’exercice d’emploi favorisant l’attraction et la rétention du personnel. Dans l’entente de principe conclue le 29 mai dernier entre la FTQ et le gouvernement, nous avons aussi convaincu Québec d’intégrer une nouvelle structure salariale à la 3e année de la convention collective, soit au 1er avril 2022, de façon à diminuer l’écart entre les hauts et les bas salariés.

« Il faut remercier les travailleurs et travailleuses pour leur résilience, leur persévérance. D’ailleurs, la crise de la COVID-19 a clairement démontré l’importance des services publics pour la population du Québec. Sans tous ces hommes et toutes ces femmes qui se sont dévoués à la tâche malgré les difficultés rencontrées, je ne crois pas que le Québec aurait pu sortir de cette crise de cette façon alors que nous approchons de la fin de cette pandémie », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

« Malgré cela, les services publics restent fragiles et le gouvernement devra en assurer la pérennité en les mettant à l’abri de nouvelles mesures de compressions.  Il faudra rester vigilants et mobilisés afin de protéger ce qui nous distingue, ce qui nous permet de traverser les pires crises. Ce que nous voulons, ce que nous défendons, c’est une société plus juste, plus équitable et plus démocratique afin que personne ne soit abandonné à son propre sort ou dans la misère », ajoute le président de la FTQ.

« Les travailleuses et travailleurs du secteur public méritent de bonnes conditions de travail, d’exercice d’emplois et une rémunération équitable.  Dans cette négociation, la FTQ et ses affiliés (SCFP, SQEES-298, SEPB, UES 800), ont tracé la ligne.  Nous devons être particulièrement fiers de la nouvelle structure salariale qui va profiter aux plus bas salariés, mais aussi à l’ensemble des travailleurs et travailleuses du secteur public », déclare le coordonnateur de la négociation pour la FTQ et directeur québécois du SCFP, Marc Ranger.

Des membres de l’exécutif du SEPB-577 lors d’une des assemblées générales virtuelles.

« En terminant, un gros merci à toutes les équipes de négociation, tant à la table centrale, qu’aux différentes tables sectorielles. Un merci spécial à Marc Ranger qui a mené à bien cette négociation, merci à toutes et à tous » conclut le président de la FTQ Daniel Boyer.

Le nouveau contrat de travail comprend entre autres :

  • 6 % de hausse salariale (2 % par année);
  • Contrat de 3 ans : 1er avril 2020 au 31 mars 2023;
  • Des augmentations pour les bas salariés, attribuables à la nouvelle structure négociée par la FTQ, allant de 10,4 % à 7,0 % sur trois ans. Exemples : les personnes préposées à l’entretien ménager léger (9,8 %), les concierges classe II (8,7 %), les agents et agentes administratives classe 3 (8,4 %), les secrétaires (8,0 %), les éducateurs et éducatrices en service de garde (7,3 %), les agents et agentes de soutien administratif (7,7 %).
  • L’employeur double sa contribution au régime d’assurance médicaments de base.
  • Bonification des salaires d’entrée des professionnels et professionnelles et des techniciens et techniciennes avec la majoration de 1% d’un nombre significatif d’échelons pour les rangements 12 à 28.
  • Les personnes préposées aux bénéficiaires et les auxiliaires en santé et services sociaux verront leur salaire augmenter d’au moins 15 % sur trois ans, de 22,35 $ à 25,63 $, excluant les primes.
  • Élargissement de la prime de rétention et d’attraction de 10 % pour quatre nouveaux titres et emploi d’ouvriers spécialisés, dont les mécaniciens et mécaniciennes d’entretien Millwright et les conducteurs et conductrices de véhicules lourds.
  • Maintien des primes pour les personnes salariées du secteur de la santé et des services sociaux œuvrant auprès de la clientèle présentant des troubles graves du comportement (TGC), pour celles œuvrant auprès de la clientèle dans les centres d’hébergement de soins de longue durée et pour les psychologues.
  • En parallèle de la négociation, des règlements majeurs rétroactifs au 31 décembre 2010 en équité salariale sont intervenus pour plusieurs catégories d’emploi, dont les auxiliaires en santé et services sociaux, les bibliothécaires et les secrétaires d’école.
  • Deux versements d’environ 600 $ dont un en 2021 et un autre en 2022 pour les personnes salariées, incluant un versement plus élevé pour les bas salariés.
L’assemblée générale virtuelle du SEPB-578.

Négociations dans le secteur public : la FTQ annonce une entente de principe

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses syndicats affiliés dans le secteur public (SCFP, SQEES 298, SEPB, UES 800) sont fiers d’annoncer la conclusion d’une entente de principe tant aux tables sectorielles qu’à la table centrale.

« Enfin, après plus d’un an de négociation, nous avons convenu avec le gouvernement de dispositions qui amélioreront les conditions d’exercice d’emploi pour faciliter l’attraction et la rétention du personnel en santé, en éducation et dans les services sociaux tout en améliorant la rémunération. Nous avons également convenu de l’intégration de la structure salariale que nous proposions pour la 3e année de la convention collective de façon à amorcer un rattrapage pour les plus bas salariés que nous représentons.  Je me dois de souligner l’écoute des représentants du gouvernement au cours des dernières heures et des derniers jours quant aux préoccupations que nous avons soulevées et aux solutions que nous avons proposées », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

L’entente de principe conclue dans les dernières heures comprend, entre autres, des hausses salariales de 2% par année pour un contrat de 3 ans, ainsi que des ajustements salariaux selon les catégories d’emploi. Comme il se doit, les détails de l’entente seront d’abord présentés aux travailleuses et travailleurs avant d’être rendus publics.

« Il faut rendre hommage aux travailleuses et travailleurs de l’éducation, de la santé et des services sociaux qui, depuis des années, maintiennent à bout de bras les services publics, particulièrement pendant cette crise de la COVID-19. Leur détermination et leur mobilisation ont grandement aidé à faire aboutir cette négociation. Il faut également remercier les équipes de négociation qui depuis la fin 2019 n’ont pas ménagé leurs efforts pour améliorer les conditions de travail et la rémunération des femmes et des hommes qu’ils représentent.  Encore une fois merci », conclut le président de la FTQ

« Encore un exercice de relation publique, on tourne en rond » -Daniel Boyer

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) réagit avec déception au terme de la rencontre à laquelle le premier ministre et la présidente du Conseil du trésor ont convoqué cet après-midi les principales organisations syndicales impliquées dans la négociation du secteur public (FTQ, CSQ, CSN, FIQ, APTS).  « C’est la 3e fois depuis mars 2020 que le premier ministre et le Conseil du trésor nous rencontrent pour essentiellement nous répéter les mêmes choses et tout comme l’an dernier, nous répétons que oui nous voulons négocier, oui nous sommes prêts à accélérer les échanges, mais encore faut-il que les négociateurs patronaux aient les mandats de faire bouger les choses, ce n’est visiblement toujours pas le cas », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

« C’est bien beau les relations publiques et les belles images, mais c’est à ses négociateurs que le premier ministre doit parler. La FTQ a déjà présenté, il y a plusieurs semaines, des demandes raisonnables et acceptables qui répondent très bien au cadre financier du gouvernement. Nous croyons toujours à un accord négocié, mais il faut que le gouvernement comprenne que les travailleuses et travailleurs que nous représentons ont droit à une véritable amélioration des conditions d’exercice d’emplois, de la rémunération, incluant un rattrapage salarial. De plus il n’y a toujours rien pour le personnel de soutien. Sans ces améliorations, l’exode des travailleurs et travailleuse du secteur public qui quittent par centaines leur emploi ne fera que s’accentuer », ajoute le président de la FTQ.

« Depuis le début de la pandémie, Québec n’a pas hésité à investir des centaines de millions de dollars pour relancer l’économie, et nous l’avons salué. Mais, il n’y a pas que le béton, il y a aussi les services publics qui sont sous-financés depuis des dizaines d’années et qui sont maintenus à bout de bras par le personnel de la santé, de l’éducation et des services sociaux.  Bien traiter et bien payer son personnel c’est aussi investir dans notre économie.  À ce que je sache, les salaires versés ne servent pas à enrichir les paradis fiscaux, mais à mettre du beurre sur la table, à nourrir sa famille et à consommer chez nous », conclut Daniel Boyer.