Les Relations de travail nous ont confirmé en début de semaine ce que plusieurs commençaient à craindre : les augmentations de salaire, le versement de la rétro et le paiement du forfaitaire de 2% ne seront pas versés dans les 60 jours suivant la signature de la convention collective, comme le prévoit l’annexe B de la convention. Le tout serait versé, nous dit-on, le 28 mai prochain.
L’employeur cite les modifications entre l’ancienne et la nouvelle convention et la complexité des dossiers, qui doivent être traités manuellement, pour expliquer le délai.
Pour nous, c’est inacceptable! C’est un non-respect évident d’une disposition très claire de la convention collective que la STM a signée il y a à peine deux mois, le 24 février dernier.
Le syndicat déposera sans hésiter un grief qui réclamera, pour chaque professionnel.le, le paiement des intérêts dus pour chaque jour de retard d’ici à ce que les sommes soient versées, ainsi que compensation pour tout autre impact ayant été causé par ce retard.
Une mise en œuvre à deux vitesses
Les augmentations de salaire ne sont pas le seul élément de notre nouvelle convention que la STM tarde à mettre en œuvre. À ce jour, les semaines de 32 heures et de 40 heures, la prime jalons projets pour certains employés temporaires, le compte de gestion santé, le comité concernant la retraite progressive et la banque d’heures destinée aux représentants en santé et sécurité (RSS) tardent à être déployés.
On maintient la pression et on vous recommande de ne pas attendre avant de faire vos demandes à vos gestionnaires si vous souhaitez passer à la semaine de 32 heures ou de 40 heures.
On déplore cette lenteur de la part de la STM, d’autant plus que d’autres décisions n’ont pas attendu très longtemps avant de d’être prises, pour venir tester les limites de la convention récemment signée et notre détermination à défendre son application.
Le refus de rembourser la cotisation professionnelle de plusieurs collègues, l’imposition prochaine de huit jours de présentiel par mois, et non plus six, dans certains secteurs et bien sûr, les dizaines de postes « ciblés » et coupés dans la direction Génie et services techniques.
Comme on peut le voir, ils sont capables d’en faire, des choses, en 60 jours. Qu’ils mettent leurs énergies à la bonne place et qu’ils payent nos augmentations maintenant.
SEPB 610
