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Entente sur les services essentiels

Le Tribunal administratif du travail (TAT) a approuvé jeudi dernier l’entente sur les services essentiels intervenue entre le SEPB 610 et la STM en prévision de notre grève du temps supplémentaire qui débute ce mercredi 17 décembre et se termine le dimanche 11 janvier.

Prenons un moment ici pour vous expliquer les éléments importants de l’entente.

 

Une urgence

Pendant notre grève, les services essentiels sont requis uniquement en cas d’urgence. Qu’est-ce qu’une « urgence »? C’est une « situation mettant à risque la santé ou la sécurité de la population, notamment lors de pannes ou bris de systèmes informatiques critiques pour l’exploitation ou pour la sécurité des employés de la STM ou de la clientèle, lors de bris critiques du matériel roulant (métro ou autobus) obligeant l’immobilisation de la flotte, lors de bris ou d’enjeux critiques des infrastructures ou autres évènements qui mettent à risque la santé ou la sécurité de la population ou des employés. »

Pendant notre grève, tout ce qui ne répond pas à cette définition d’urgence ne peut être exigé à l’extérieur de nos heures régulières de travail.

 

Deux niveaux de disponibilité

« Astreinte » : Correspond à la disponibilité obligatoire prévue à la convention collective. Vous êtes personnellement désigné pendant une période pour répondre aux appels, s’il y en a. Vous recevez à cette fin une prime de disponibilité correspondant à une heure de salaire à taux simple pour chaque période de huit heures ou moins de disponibilité. Toute intervention que vous devez faire à la suite d’un appel est payée en temps supplémentaire.

 

« Peuvent être appelés pour urgence » : Vous n’êtes pas tenus d’être disponibles. Il pourrait toutefois être possible qu’un gestionnaire vous appelle pour intervenir par rapport à une situation d’urgence. Si vous n’êtes pas en mesure de prendre l’appel ou d’intervenir, il n’y a aucune conséquence.

 

Les services essentiels et rien d’autre

Toute autre mesure qui pourrait être imposée par des gestionnaires pour assurer une disponibilité des professionnel.le.s pendant notre grève n’a pas lieu d’être! L’entente approuvée par le tribunal détermine clairement les ressources qui peuvent être requises pour assurer la santé et la sécurité de la population et des employés.

Le refus de congés, l’obligation de cumuler du temps, la demande de demeurer disponible, pour les secteurs qui ne sont pas identifiés dans l’entente, ne sont pas recevables. Ce ne sont pas des mesures que la STM a demandées pour assurer les services essentiels.

Les changements de quart sont encore possibles, en autant que le nombre d’heures régulières de votre semaine se limite à 36 heures, incluant les heures en changement de quart.

Vous avez donc le droit de prendre vos congés et vous ne faîtes pas de temps supplémentaire. Vous aviez du temps supplémentaire de prévu pendant les Fêtes, vous n’êtes pas nommé dans l’entente? Votre TS est annulé! Nous sommes en grève.

C’est en respectant le mandat que nous nous sommes donnés que notre grève aura l’impact qu’elle doit avoir.

 

Notre grève a un impact

Notre grève ne causera pas une réduction immédiate des services de bus et de métro, mais elle a déjà un impact. Dans plusieurs secteurs, des gestionnaires devront prendre le relai. Vous êtes plusieurs à nous le dire! Des livrables importants liés à la fin d’année prendront du retard, la communication sera réduite au minimum, des projets seront ralentis, le soutien à l’exploitation sera paralysé.

Si la STM avait voulu éviter cette grève, elle nous aurait proposé de reconduire la garantie de non-mise à pied, comme elle l’a fait avec les chauffeurs et opérateurs de métro.

Le comité de négociation reste disponible tous les jours, si l’employeur a une proposition à nous faire pour mettre fin à ce conflit de travail.

 

SEPB 610