Le SEPB 610 a déposé cet après-midi au Tribunal administratif du travail (TAT) un avis de grève du temps supplémentaire qui sera effectif du mercredi 17 décembre 2025 à 0h01 au dimanche 11 janvier 2026 à 23h59.
La décision a été prise ce matin par vos délégués syndicaux réunis en comité central de négociation, suivant le mandat de grève adopté en assemblée générale le 13 novembre dernier.
Pourquoi?
Après avoir imposé une pause inexpliquée de deux semaines dans les négociations, la STM est revenue hier à la table de négo en réitérant sa demande de mettre fin à toute forme de garantie de non-mise à pied pour les professionnel.le.s.
Selon leur proposition, un professionnel dont le poste est aboli pourrait demeurer jusqu’à deux ans en relocalisation, sans que l’employeur n’ait l’obligation de lui offrir de nouveau poste, après quoi le professionnel se retrouverait au chômage et sur une liste de rappel pendant 12 mois.
Dans ce scénario, des abolitions de postes massives assorties d’un gel de dotation strict nous mettraient tous et toutes à risque d’une perte d’emploi dans les prochaines années.
Le mandat que vous nous avez donné est clair, ce n’est pas un scénario que nous accepterons. Or, la STM demeure fermée à tout compromis.
Face au fossé inconciliable qui sépare les deux parties, la journée de négociation d’hier s’est terminée abruptement en après-midi.
Devant cette situation sans précédent, nous déclenchons la grève.
Comment se passe une grève du temps supplémentaire?
Pendant les semaines où vous travaillez, vous vous en tenez à votre horaire régulier : 36 heures par semaine, du lundi au vendredi, point final. Vous refusez tout travail qui va au-delà de votre horaire régulier, peu importe les urgences, peu importe les conséquences et peu importe l’insistance de votre gestionnaire.
Cumul de temps?
Vous conservez la flexibilité d’aménager votre horaire de travail à votre guise, selon vos besoins. Vous pouvez cumuler et reprendre du temps si vous le souhaitez. Mais s’il s’agit de travailler plus d’heures pour avancer un travail urgent, vous ne le faîtes pas.
Le contraire signifierait de ne pas être payé pour le travail effectué, en plus de briser notre grève, de nuire à la bataille que nous menons ensemble et de s’exposer à des sanctions.
Et pendant les congés?
En dehors de vos heures régulières, la fin de semaine et pendant les vacances des Fêtes, vous n’offrez aucune disponibilité. Vous pratiquez une déconnexion complète, vous ne répondez à aucun message, ni aucun appel.
Disponibilités de garde annulées
Pour ceux et celles en disponibilité obligatoire, celles-ci sont annulées. Les gestionnaires assumeront eux-mêmes les gardes pendant toute la durée de notre grève.
J’ai du travail urgent, qui va le faire?
Seuls les gestionnaires à l’emploi de la STM, qui l’étaient déjà au début de la négo, fin septembre 2024, ont le droit de faire votre travail pendant la grève, au-delà de vos 36 heures régulières par semaine. Aucun consultant, ni aucun collègue membre d’un autre syndicat n’a le droit de faire votre travail à votre place.
Aucun gestionnaire n’a les connaissances pour compléter votre travail? Laisser le travail inachevé aura des conséquences? C’est précisément le but de la grève. C’est ainsi que nous exerçons notre rapport de force et accentuons la pression sur la direction de la STM.
Briseurs de grève?
Vous avez connaissance que des personnes violent notre grève? Gestionnaires, consultants, collègues? Contactez-nous sans tarder. Vous êtes probablement témoin d’une pratique interdite par le Code du travail. Nous ferons le nécessaire auprès du Tribunal administratif du travail (TAT), qui pourrait condamner la STM en vertu de loi.
Services essentiels
Nous négocierons avec la STM dans les prochains jours la liste des postes soumis aux dispositions de la Loi sur les services essentiels. Les professionnel.le.s concerné.e.s par une éventuelle décision sur les services essentiels seront contactés directement par nous.
Le syndicat reste alerte et disponible
Nous prendrons nos messages et nos appels pendant toute la durée de la grève. Nous nous déplacerons sur les lieux de travail, même le 25 décembre s’il le faut. Respectez votre mandat de grève. Votre syndicat sera là pour vous soutenir.
Nous sommes les pros
Nous l’avons démontré depuis plusieurs semaines. Nous sommes un groupe uni, déterminé et qui connaît sa valeur. Nos revendications sont légitimes et en phase avec l’intérêt public. Nos moyens de pression, notre grève, ont un impact sur la direction de la STM.
Nous pouvons réussir à faire bouger l’employeur à la table de négo.
Nous continuons. Pour la sécurité. Et parce qu’on se tient debout.
En toute solidarité,
Votre comité de négociation
SEPB 610
