Montréal, le 28 avril 2026. – En ce 28 avril, Journée internationale de commémoration des victimes d’accidents et de maladies du travail, le SEPB-Québec tient à souligner que tous les efforts doivent être mis en place afin d’offrir un milieu de travail sain et sécuritaire. La FTQ nous rappelle également que chaque décès, chaque blessure et chaque maladie professionnelle rappellent une vérité simple : la prévention sauve des vies.
Plus que jamais, il est essentiel de parler de santé et sécurité au travail, alors que le gouvernement actuel bafoue encore des droits de base, aux travailleuses et aux travailleurs, en adoptant récemment, entre autres, une loi limitant l’accès aux mécanismes de prévention dans plusieurs secteurs, dont l’éducation. Plusieurs milliers de syndiquées du SEPB-Québec, majoritairement des femmes, sont ainsi touchées dans tout le soutien scolaire.
Par ailleurs, cette Journée internationale de commémoration des victimes d’accidents et de maladies du travail nous permet également de nous rappeler un coup fumant réalisé par le SEPB-Québec en matière de prévention en santé et sécurité au travail : le fameux dossier des bancs !
À la suite d’une saga judiciaire de plusieurs années impliquant les salarié.e.s du Archambault Berri ainsi qu’une quinzaine de succursales Renaud-Bray, toutes syndiquées au SEPB-574, la Cour supérieure du Québec leur donnait gain de cause. En fait, la Cour maintenait la décision du TAT liée à l’article 170 du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST), précisant que « la possibilité pour les travailleurs d’avoir accès à des bancs est nécessaire pour protéger leur santé et assurer leur sécurité et leur intégrité physique », déclarant donc que l’inspectrice de la CNESST était justifiée d’émettre l’avis de correction et d’offrir des bancs à la disposition des caissiers, caissières et libraires.
Source : Le Monde Ouvrier, Journal de la fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), nº 125, mars-avril 2018.
