La mobilisation se poursuit

Chères consœurs,

Chers confrères,

La présente est une invitation pour continuer notre série de manifestations pacifiques, familiales et le tout en respectant les règles sécuritaires devant différents lieux symboliques.

Pourquoi manifester dans le contexte actuel de COVID-19? La réponse est simple : le personnel de soutien scolaire a besoin d’aide. Il est au bout du rouleau. Le gouvernement ne nous offre pas d’autre alternative, puisque la négociation du renouvellement de notre convention collective n’avance pas. Et il n’en va pas seulement de leur avenir, mais aussi de celui de nos enfants et des services publics tout entiers. Si nous n’améliorons pas nos conditions de travail et notre salaire, la pénurie de main-d’œuvre va s’aggraver, notre santé mentale va continuer à se dégrader et nos écoles n’auront plus assez de personnel pour offrir une éducation égalitaire et de qualité dans un avenir proche. Le gouvernement doit vite retirer ses lunettes roses et cesser de vivre dans son « Monde de licornes ».

Lors de ces manifestations, nous vous invitons à vous costumer en licorne!

Voici les informations pour les prochains rassemblements :

date et heure Adresse Lieu du rassemblement
Samedi 17 octobre 2020
à 13 h
26, boul. Taschereau,
bureau 306

La Prairie (Québec) J5R 0R9

Bureau de Christian Dubé, débuté de La Prairie et ministre de la Santé et des services sociaux (ancien président du Conseil du trésor)
Samedi 24 octobre 2020
à 13 h
2028, avenue Bourgogne

Chambly (Québec) J3L 1Z6

Bureau de Jean-François Roberge, député de Chambly et ministre de l’Éducation
Samedi 31 octobre 2020
à 13 h
Conseil exécutif

770, rue Sherbrooke Ouest, 4étage

Montréal (Québec) H3A 1G1

Bureau de François Legault, député de l’assomption et Premier Ministre
Samedi 7 novembre 2020
à 13 h
580, rue Barkoff, bureau 210

Trois-Rivières (Québec) G8T 9T7

Bureau de Sonia Lebel, députée de Champlain et présidente du Conseil du trésor

 

Ces rassemblements seront d’une courte durée et l’ensemble des règles sanitaires devront obligatoirement être respectées (distanciation sociale, port du masque et lavage de main). Une table « sanitaire » et un service d’ordre seront sur place.

Nous comprenons que certain(e)s d’entre-vous ne soient pas à l’aise de venir manifester. Pas de problème, chacun(e) doit pouvoir se sentir à l’aise et se respecter. Nous diffuserons donc la manifestation en direct sur la page Facebook du
SEPB-Québec : https://www.facebook.com/sepbquebec. Vous pourrez montrer votre solidarité en restant en ligne et en envoyant des commentaires de soutien ou des témoignages.

Si vous avez des questions, vous pouvez contacter votre section locale syndicale.

Je réponds PRÉSENT. Et vous, M. Roberge?

Le syndicat des employées de soutien de deux centres de services scolaire estime que le ministre de l’Éducation met la charrue devant les bœufs en disant vouloir embaucher du personnel pour venir à la rescousse du réseau de l’éducation. Il faut d’abord des conditions de travail décentes pour attirer et retenir de nouveaux candidats, croit le syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau – (SEPB-Québec–FTQ).

Cette semaine, le ministre Roberge a dit être à la recherche de 2000 personnes pour venir en aide au réseau de l’Éducation en embauchant, entre autres, des éducatrices en service de garde et des surveillantes d’élèves.

« Le seul fait d’injecter 25 millions ne fera pas apparaître les acteurs tant recherchés », estime Marie-Claude Éthier, présidente du Conseil National du Soutien scolaire (CNSS) du SEPB-Québec. C’est également le sentiment observé auprès de ses 7000 membres du personnel de soutien scolaire.

Le ministre est-il au courant des piètres conditions de travail du personnel de soutien, les GRANDS OUBLIÉS du système scolaire?

 « Plus de 70 % de ces types d’emploi recherchés par le ministre sont à statut précaire, pour lesquels 96% sont occupés par des femmes. Bien souvent, ces emplois sont sur appel, à temps partiel et avec des mises à pied variant de 5 à 9 semaines par année. Contrairement aux enseignants, l’été c’est du chômage pour la majorité des emplois, dont ceux d’éducatrices et de surveillantes d’élèves » dénonce Marie-Claude Éthier.

« Le salaire médian de ces catégories d’emploi se situe entre 6 000 $ et 21 400 $ par an. De plus, la plupart des femmes qui occupent ces emplois doivent faire entre 3 et 5 heures de bénévolat par semaine, afin de s’assurer de bien répondre aux besoins de leurs élèves. Celles qui ont l’extraordinaire chance de travailler plus d’heures doivent souvent composer avec un horaire de travail discontinu » explique Jean-François Labonté, président du SEPB-578 pour le syndicat du personnel de soutien du centre de service scolaire Marie-Victorin.

À titre d’exemple, une éducatrice en service de garde doit souvent travailler sur trois plages horaires sur une période de près de 12 heures et être rémunérée en moyenne 5 heures par jour. Comme prime d’inconvénient résultant d’un horaire brisé, la personne reçoit une maigre compensation de 4,05$ par jour.

« Qui voudrait travailler dans ces conditions, lorsqu’en plus, les ratios d’élèves sont constamment dépassés? En raison de la pénurie de main-d’œuvre, plusieurs éducatrices ou surveillantes peuvent se retrouver avec 35 à 60 enfants par groupe. Il faut imaginer, de surcroît, ce volume d’élèves à gérer dans le contexte sanitaire actuel », ajoute. le président du SEPB-578.

« Les conditions de travail actuelles ne permettent même pas de dépasser le seuil de la pauvreté. De plus, le manque flagrant de valorisation et de reconnaissance de ces professions dans la société n’invite pas les gens à poser leur candidature » s’indigne la présidente du SEPB-579, Manon Cholette qui oeuvre pour le personnel de soutien du Centre de services scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSSMB).

Seulement au CSSMB, nous avons compilé 22 démissions depuis le début de l’année. Le personnel est découragé de devoir en faire toujours plus. Les salaires ne sont pas compétitifs et on demande l’impossible au personnel qui étant en première ligne, vit un stress sanitaire considérable.

« C’est exactement ce que nous avons connu dans le réseau de la santé au printemps dernier. Les conditions de travail avec la Covid sont de plus en plus exigeantes, et les demandes du ministre Roberge mettent de plus en plus de pression sur le système et son personnel. De plus, les problèmes de santé mentale de ce personnel ont fait un bon énorme en quelques mois. Cela va continuer de fragiliser un réseau de l’éducation en mode survie. Le ministre Roberge doit retirer ses lunettes roses, et venir voir la réalité dans les écoles », ajoute Manon Cholette.

« Présentement, c’est dans tous les Centres de services scolaire que nous représentons que nos membres démissionnent ou pensent démissionner en raison de la détérioration de leurs conditions de travail. À la rentrée scolaire, afin de prendre le pouls des milieux de travail, nous avons distribué un sondage pour relever les commentaires de nos membres », affirme la présidente du CNSS, Marie-Claude Éthier. Voici certaines réponses :

Éducatrices en service de garde :

 « C’est malheureux, car nous n’avons pas la même reconnaissance en étant éducatrice, surveillante ou préposée aux élèves handicapés comme les autres membres de l’école. C’est comme s’il y avait deux clans, mais pourtant nous travaillons tous pour les enfants… »

 « Les services de garde sont toujours oubliés quand le ministre de l’Éducation parle ou met des mesures en place sauf qu’il était content quand on a fait les services de garde d’urgence. »

 « Beaucoup d’éducatrices pleurent et parlent chaque jour de vouloir partir ou quitter l’emploi. »

 Surveillante d’élèves :

« Pas facile pour les surveillants au secondaire plus de tâches… plus dur de prendre nos pauses et dîners... »

 Il est grand temps de valoriser les emplois de plus de 40 corps de métier du personnel de soutien scolaire.

« Dans une publicité, le gouvernement demande à la population de répondre PRÉSENT, afin de recruter du personnel au sein du réseau scolaire. Pour notre part, nous demandons au gouvernement d’être PRÉSENT dans les milieux pour constater la dégradation des conditions de travail impliquant une diminution de la qualité des services aux élèves et de prendre les moyens nécessaires pour remédier à ce fléau », concluent Marie-Claude Éthier, Manon Cholette et Jean-François Labonté.

Info-nego video

School Support Staff, here is another info-nego video to keep you up to date about public sector negotiations.

Info-Negos video

School Support Staff, here is another info-nego video to keep you up to date about public sector negotiations.***Also, make sure to fill the mobilization survey here: https://www.surveyhero.com/s/c52c1eb

Posted by SEPB-Québec on Tuesday, September 15, 2020

Vidéo: info-négos 2e édition

Travailleuses et travailleurs du soutien scolaire, voici une autre vidéo info-négos pour faire le point sur les négociations dans le secteur public.

Info-Négos

Travailleuses et travailleurs du soutien scolaire, voici une autre vidéo info-négos pour faire le point sur les négociations dans le secteur public. ***IMPORTANT: participez à notre sondage sur la mobilisation en cliquant sur le lien suivant: https://www.sondageonline.com/s/negociation

Posted by SEPB-Québec on Monday, September 14, 2020

Manifestation devant les bureaux du ministre Jean-François Roberge

Lundi dernier, le SEPB-578 a dénoncé le plan de retour en classe du ministre Roberge qui ne tient pas en compte des employés de soutien et de la sécurité des enfants qui fréquentent les services de garde.

Manifestation devant les bureaux du ministre Jean-François Roberge

Lundi dernier, le SEPB-578 a dénoncé le plan de retour en classe du ministre Roberge qui ne tient pas en compte des employés de soutien et de la sécurité des enfants qui fréquentent les services de garde.

Posted by SEPB-Québec on Wednesday, August 26, 2020