Négociations dans le secteur public: les offres du gouvernement sont irresponsables pour les travailleuses et travailleurs

Les demandes salariales du personnel du secteur public affilié à la FTQ (SEPB, SCFP, SQEES-298 et UES 800), à 4,1 % par année pour un contrat de 3 ans, sont plus que raisonnables et tiennent compte de la capacité de payer du gouvernement. En offrant 7 % d’augmentation pour un contrat de 5 ans, le Conseil du trésor se moque des travailleuses et travailleurs qui tiennent à bout de bras les services publics en éducation et en santé.

« Avec cette proposition, le gouvernement ne prend pas au sérieux tout le travail et les difficultés auxquelles sont soumis les travailleuses et travailleurs. C’en est assez, les hommes et les femmes qui, jour après jour, sont au poste pour prendre soin, éduquer, entretenir les infrastructures, soutenir les services publics méritent plus de respect et de reconnaissance. On ne peut plus fermer les yeux sur la dégradation des réseaux, le gouvernement joue avec le feu. Écoles en décrépitude, eaux contaminées au plomb, surcharge de travail partout dans les réseaux, ça va prendre encore combien de scandales et de faux pas pour que le gouvernement comprenne qu’il faut redresser la barre? Il faut rebâtir les services publics et vite », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

« Il faut valoriser les conditions d’exercice d’emploi, embaucher du nouveau personnel et cela passe par de bonnes conditions de travail et des salaires décents. Ministres et députés devraient sortir de leur tour d’ivoire et aller sur le terrain pour constater ce qui se passe. Allez donc passer une journée dans un centre pour personnes âgées, une école, un service de garde, dans une cuisine, non pas pour placoter avec les directions, mais pour constater combien les travailleuses et travailleurs sont dévoués, consciencieux, au service de la population et malheureusement épuisés et désabusés par le manque de reconnaissance », ajoute le président de la FTQ.

« Comment voulez-vous qu’on améliore l’attraction et la rétention du personnel avec ce qui est sur la table ? Nous estimons que nos demandes salariales répondent en partie à ce problème. En rémunérant les travailleuses et travailleurs comme il se doit, on se donne un peu plus de chance d’attirer de la main-d’œuvre et de maintenir en poste celles et ceux qui travaillent dans les services publics », conclut le président de la FTQ.

Statistiques pour déboulonner quelques mythes et mieux comprendre les enjeux de cette négociation :

  • Moyenne salariale des employés du secteur public (FTQ) : 36 155,49 $ ;
  • Moyenne salariale des employés occasionnels et temporaires (FTQ) du secteur public (autres que réguliers) : 28 490,15 $ ;
  • Retard salarial du secteur public (FTQ) : 6,2 % ;
  • Pourcentage de femmes que nous représentons (FTQ) : 73,7 % ;
  • Pourcentage de travailleurs et travailleuses qui n’ont pas de permanence ou de poste à temps complet (FTQ) : 43,2 %.