Lock-out chez Renaud-Bray

Nouvelle

Pour la direction de Renaud-Bray, il s’agit d’une panne majeure du réseau informatique dans les 11 succursales syndiquées ou même d’une interruption momentanée des opérations dans ces mêmes succursales. C’est vraiment n’importe quoi!

C’est plutôt par un lock-out que Renaud-Bray répond aux revendications de ses 400 employés syndiqués au Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau, section locale 574 (FTQ). Ces employés, dont la moyenne salariale se situe aux environs de 12 000 $ par année, ont manifesté leur mécontentement par une grève de deux jours, les 19 et 20 novembre derniers, et une manifestation regroupant plus de 200 grévistes à l’occasion du Salon du livre de Montréal. Onze (11) des vingt-six (26) succursales ont participé à ce mouvement, principalement dans la région de Montréal.

Littérature ou mathématiques

Renaud-Bray, ayant fait ses preuves en littérature, éprouve quelques difficultés à interpréter ses offres salariales. Ces offres proposent une augmentation des échelles salariales de 5 % au total pour les 5 prochaines années. Elle prétend néanmoins offrir 23 % d’augmentation à ses salariés et ce, en calculant aussi la progression des nouveaux employés dans les échelles. Il est à noter que le taux de roulement de personnel est de 150 % dans cette entreprise. Bon nombre d’employés n’ont donc pas l’opportunité de progresser d’échelon.
En épousant la même logique, l’offre faite par le gouvernement du Québec dans la présente ronde de négociation à ses employés passerait de 8 % pour 6 ans à 26 % pour la même période.

Des demandes légitimes

Les demandes syndicales sont en moyenne de 30,29 $ par semaine pour chacune des trois prochaines années alors que l’employeur n’offre qu’un maigre 4,25 $ en moyenne par semaine pour les trois prochaines années. Pourtant, l’entreprise a enregistré des profits, remboursé prématurément une partie de sa dette et offert des dividendes à ses actionnaires. Cette entreprise ne présente plus de difficultés financières mais s’acharne à ne pas reconnaître l’apport de ses employés à ses succès en maintenant cet état de pauvreté. Il est malheureux que cette entreprise oublie si aisément tout le support financier obtenu du Fonds de solidarité de la FTQ alors qu’elle était en difficulté. Comment dit-on? Donne au suivant!

Pour informations : Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau, section locale 574, SEPB CTC-FTQ
Patrick Rondeau, président : (514) 522-7574, cell. (514) 236-0412
Josée Detroz, conseillère : (514) 522-6511, cell. (514) 349-7341
Pierre Gagnon, conseiller : (514) 238-0347