Lock-out à la Caisse d’économie des employés de la C.I.P. La Tuque

Nouvelle

La direction de la Caisse d’économie des employés de la C.I.P La Tuque, a décidé, le 18 juillet dernier, de décréter un lock-out pour forcer les dix-sept (17) employées à réduire leurs conditions de travail existantes et les contraindre à accepter des conditions salariales moindres que ce qui a été versé partout ailleurs dans le Mouvement Desjardins.

La direction de la caisse a, par ailleurs, ouvertement confié aux salariées que le contenu de la négociation relevait du conseiller en relations de travail de la vice-présidence régionale Mauricie (Trois-Rivières) et Centre du Québec. La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2003. Il y a eu quatre (4) séances de négociation et sept (7) rencontres avec le conciliateur désigné par le ministère du Travail, monsieur Éric Girard.

Le négociateur patronal, monsieur Jean-Guy Provencher, a indiqué lors d’une rencontre de conciliation que son mandat pour ce renouvellement de convention était le guide des conditions de travail des employés non syndiqués. Il s’entête à offrir des conditions salariales moindres que celles obtenues par l’ensemble des employées syndiquées Desjardins.

« Nous sommes persuadées qu’il ne peut s’agir que d’une position du seul négociateur patronal » a déclaré madame Chantal Gagnon, présidente du syndicat regroupé au Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau, section locale 575 (FTQ). « Il nous apparaît assez incroyable, en effet, que des directives de ce type soient données par la Fédération des caisses. Nous ne comprenons vraiment pas pourquoi le négociateur patronal estime que nous, à La Tuque, méritons moins que les employées des caisses ailleurs au Québec. Nous sommes déterminées à obtenir justice ! »

De plus, le jour même où le lock-out a été décrété, le négociateur patronal, monsieur Provencher, a fait parvenir à chacune des salariées une lettre à l’effet qu’il suspendait toutes les protections d’assurance santé et d’assurance vie ainsi que la participation au régime de retraite. Les salariées en lock-out sont fières de pouvoir compter sur l’appui du président syndical des employés de l’usine Smurfit-Stone, section locale du SCEP, monsieur Denis Lapointe, qui est également président du Conseil du travail FTQ à La Tuque.

Il est à noter qu’il s’agit du deuxième conflit de travail dans les caisses Desjardins de La Tuque. Le premier, à la caisse populaire, ayant duré huit (8) mois. Monsieur Provencher était alors négociateur patronal lors de ce conflit.

Le SEPB-575 (FTQ) regroupe près de 4 000 employés du Mouvement Desjardins.