Le nouveau syndicat canadien outragé par la poursuite du Syndicat international devant les tribunaux

2004-07-22
Nouvelle

Syndicat canadien des employées et employés professionnels et de bureau
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Communiqué de presse
Mardi 22 juin 2004

Le nouveau syndicat canadien outragé par la poursuite du Syndicat international devant les tribunaux de la Floride pour empêcher les membres canadiens de former leur syndicat canadien

Des huissiers et du personnel de l’Internationale perturbent les assemblées des membres du syndicat canadien SEPB en signifiant des assignations contre l’exécutif canadien

Bal Harbour, Floride – Le nouveau syndicat canadien autonome trouve outrageant l’attitude de son ancien parent américain qui, pour tenter d’empêcher les membres canadiens de se séparer, utilise les tribunaux de Floride et fait signifier des assignations contre l’exécutif canadien durant les assemblées du Syndicat.

Le Syndicat canadien des employées et employés professionnels et de bureau [SEPB] (connu en anglais sous le nom de COPE) a été créé le 20 juin après que 74% des membres canadiens du Syndicat international des employées et employés professionnels et de bureau (SIEPB) aient signé des formulaires autorisant l’autonomie canadienne, un droit qui est inscrit aux statuts du SIEPB. Le Syndicat canadien a d’ailleurs été reconnu par le Congrès du travail du Canada.

Mais mardi, des représentants du Syndicat international accompagnés de huissiers envahissaient l’hôtel de Floride où les membres du SEPB étaient réunis pour livrer des assignations contre le syndicat, interrompant une réunion des membres du SEPB sans permission ni avis. La poursuite juridique du SIEPB cherche à obtenir de la cour une ordonnance rendant nulle et sans avenue la séparation du Syndicat canadien du syndicat américain et le droit de poursuivre individuellement pour dommages les membres de l’exécutif du SEPB.

« Nous trouvons absolument outrageant les tentatives du syndicat américain pour empêcher les membres canadiens d’exercer leur droit démocratique de se séparer et de former un syndicat canadien autonome », déclare Jerri New, la présidente du COPE. « Le fait pour le SIEPB de recourir à une cour de Floride pour dire aux travailleuses et aux travailleurs canadiens du Canada qu’ils ne peuvent pas former leur propre syndicat canadien est des plus méprisables et illustre bien pourquoi nos membres ont clairement choisi de se séparer du SIEPB ».

Mme New a poursuivi en affirmant que la poursuite juridique du SIEPB et l’interruption de l’assemblée du Syndicat canadien est un effort désespéré mais bien inutile pour intimider les membres canadiens et leurs représentants.

« Les travailleuses et travailleurs canadiens de notre syndicat ne laisseront jamais un président de syndicat américain nous dire ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire dans notre propre pays », ajoute madame New. « Ces tactiques de gros bras sont honteuses pour le SIEPB et sans nul doute embarrassantes pour le mouvement syndical américain. »

Le secrétaire-trésorier du SEPB Serge Cadieux ajoutait que pour les membres du Québec il était incroyable qu’un syndicat américain fasse preuve d’autant d’irrespect envers la démocratie.

« Nous avons obtenu l’appui écrit de plus de 24 000 membres du Canada en faveur de notre décision en juste un mois – est-ce que le SIEPB respecte la décision démocratique des travailleuses et travailleurs du Québec et du Canada ? » s’interroge monsieur Cadieux. La campagne pour l’autonomie a obtenu l’appui de 74 % des 33 000 membres de notre syndicat, a-t-il ajouté. Le nouveau syndicat porte le nom de Syndicat canadien des employées et employés professionnels et de bureau (SEPB).

Madame New affirme que le SIEPB a déjà tenté sans succès de bloquer ce mouvement canadien en faveur de l’autonomie canadienne devant la Cour suprême de Colombie-Britannique plus tôt ce mois-ci et que le SEPB retiendra les services d’un avocat en Floride pour riposter au SIEPB ici.

« Nous sommes confiants que le juge américain verra ce que le juge canadien a déjà évalué – que la poursuite du SIEPB contre l’autonomie canadienne n’a aucun mérite, » déclare Jerri New. « Tous ces recours légaux du SIEPB en Floride signifie un terrible gaspillage de l’argent versé en cotisations par les membres, de l’argent durement gagné qui devrait être utilisé au bénéfice des membres et pour syndiquer d’autres travailleuses et travailleurs. »

Madame New, qui est aussi la présidente de la section locale 378 en Colombie-Britannique, affirme que le SEPB évaluera la possibilité d’engager une contre-poursuite contre le SIEPB si nécessaire, mais qu’elle préférerait continuer à travailler à l’édification du nouveau syndicat canadien.

Le COPE 378, anciennement SIEPB 378, représente environ 11 000 membres en Colombie-Britannique, dont les employés de la ICBC, BC Hydro, Terasen, Accenture, Hastings Racecourse, TransLink et autres. Ailleurs au Canada, les membres du SEPB sont aussi à l’emploi du Mouvement Desjardins, la Banque Laurentienne du Canada et Gaz Métropolitain au Québec; la SGI en Saskatchewan; en Ontario : Ticketmaster, le bureau de l’Ombudsman, les centres communautaires pour accès aux soins; des caisses populaires, des bureaux de syndicat et d’autres employeurs du secteur public et privé au Canada.