La FTQ réagit au budget fédéral

«Un budget qui nous laisse sur notre faim. Ottawa aurait pu faire davantage pour les plus pauvres et la classe ouvrière.» –Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) espérait mieux du budget. Les mesures annoncées en assurance-emploi pour les proches aidants sont plus que timides. Pour faire suite aux discussions avec Ottawa, la FTQ souhaite une conclusion positive dans le dossier de l’assurance-emploi. «Nos attentes sont grandes en ce qui a trait au rétablissement du tribunal administratif tripartite de la sécurité sociale et de la réouverture des bureaux régionaux fermés par les conservateurs», déclare le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

En ce qui a trait à la fiscalité, les sommes allouées pour lutter contre l’évasion fiscale sont un pas vers la bonne direction. Cependant, nous croyons que le gouvernement fédéral aurait pu faire mieux pour aller chercher des revenus additionnels. «C’est nettement insuffisant. Ottawa aurait dû imposer davantage les entreprises et le 1% de la population le plus riche. À la lecture de ce budget, nous ne pouvons que constater que le gouvernement rate une partie de la cible et qu’il rate une occasion de lutter contre les inégalités», ajoute le secrétaire général de la FTQ.

Rien non plus dans le budget pour rétablir la livraison postale à domicile, de même que pour l’industrie forestière et le bois d’œuvre. Dans ce dossier, le gouvernement doit agir dès maintenant pour aider les travailleurs et travailleuses de l’industrie de la forêt, comme il l’a déjà fait pour l’industrie du pétrole dans l’Ouest canadien, notamment par des ajustements au programme d’assurance-emploi.

L’approche du gouvernement en matière de lutte contre les changements climatiques ne contient aucune mesure pour s’assurer que la transition soit juste pour les travailleurs, les travailleuses ainsi que pour les communautés. Nous demandons des investissements supplémentaires afin de simultanément réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et de créer des emplois de qualité.

Nous déplorons aussi l’absence de moyens dignes de ce nom pour corriger les problèmes du système de paye Phénix. «Il me semble que ce n’est pas trop demandé que de s’assurer que les travailleurs et les travailleuses de la fonction publique fédérale sont payés à temps et correctement», s’insurge Serge Cadieux.

Bien qu’elle se réjouisse des investissements en infrastructure pour les onze prochaines années, la FTQ déplore l’approche retenue par le fédéral avec sa Banque de l’infrastructure du Canada qui favorise la privatisation des infrastructures du secteur public.

Finalement, la FTQ salue les investissements annoncés dans le logement social, dans la formation de la main-d’œuvre, ainsi que les sommes dédiés aux services de garde.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.