La FTQ déplore l’abandon par Trudeau de la réforme du mode de scrutin

«Par ce geste, les libéraux alimentent le cynisme de la population à l’endroit de la classe politique.» — Daniel Boyer, président de la FTQ

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) est profondément déçue de la décision du premier ministre Justin Trudeau de renoncer à réformer le mode de scrutin fédéral. «La réforme du mode de scrutin était pourtant l’une des promesses les plus importantes lors du dernier scrutin fédéral. Le bris de cet engagement ne fera qu’attiser davantage le cynisme de la population à l’endroit de la classe politique et du premier ministre tout particulièrement», déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

La FTQ rappelle que la réforme du mode de scrutin au fédéral est un enjeu important pour la centrale syndicale, réforme qui a même fait l’objet d’une résolution à son dernier Congrès en novembre 2016 à l’effet d’appuyer ouvertement une réforme d’un mode de scrutin proportionnel mixte et de se joindre aux groupes prônant ce changement. «Le gouvernement Trudeau doit refaire ses devoirs et s’engager dans une consultation sérieuse de la population et de la société civile, dont les organisations syndicales. Justin Trudeau ne nous a pourtant pas habitués à baisser les bras aussi facilement. Il en va de la crédibilité du gouvernement libéral et de la crédibilité personnelle de M. Trudeau», conclut le président de la FTQ, Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.