LA FTQ RÉAGIT À L’ADOPTION DU PROJET DE LOI N° 176

Québec n’a fait que la moitié du chemin en refusant d’interdire TOUTES les «clauses orphelins»

Montréal, le 12 juin 2018. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), bien qu’en partie satisfaite de l’adoption du projet de loi n° 176 qui encadre un peu mieux les agences de placement, est déçue du fait que le gouvernement libéral ait refusé d’interdire dans sa loi TOUTES les clauses de disparité de traitement tel que réclamé par la centrale syndicale.

«Le projet de loi n° 176, adopté cet avant-midi, modifiant la Loi sur les normes du travail reconnait que le marché du travail a évolué. Pour la FTQ, il s’agit d’un pas dans la bonne direction. Cependant, la FTQ aurait aimé que la majorité libérale tienne compte des propositions de la centrale et bonifie ce projet de loi», déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

«Le fait que Québec interdise les « clauses orphelins » pour le futur c’est bien, mais en refusant d’interdire ce genre de clauses pour les travailleurs et travailleuses qui en sont déjà victimes, le gouvernement Couillard pénalise des dizaines de milliers d’hommes et de femmes. Dans les faits, Québec n’a fait que la moitié du chemin. La FTQ et ses alliés vont maintenir la pression auprès du prochain gouvernement pour que cette injustice soit corrigée», déclare le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

Quant aux agences de placement, il faut se réjouir du fait qu’elles sont maintenant tenues de payer leur travailleurs et travailleuses aux mêmes salaires que ceux et celles qui œuvrent chez l’employeur. Dorénavant, l’agence et l’employeur sont solidairement responsables en cas de différends pécuniaires.

«Sur la conciliation travail-vie personnelle, Québec aurait pu faire l’effort d’accorder une troisième semaine de vacances dès la première année d’embauche et non après trois ans, et de hausser le salaire minimum à 15 $ l’heure comme l’ont fait l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique. La FTQ voit cependant d’un bon œil la volonté du gouvernement d’assouplir les normes relatives à la prise de congés, que ce soit dans le cas de violence conjugale ou dans le cadre de responsabilités liées à la famille», concluent les dirigeants syndicaux.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.