La FTQ réagit à la hausse du salaire minimum

«On est encore loin du salaire minimum à 15$ l’heure» — Daniel Boyer, président de la FTQ

Montréal, le 17 janvier 2018. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) estime que la grande mobilisation en faveur de la hausse du salaire minimum a porté fruit. Cependant, le gouvernement Couillard aurait pu faire mieux pour sortir les travailleurs et travailleuses de la pauvreté. «On est encore loin de l’objectif de 15$ l’heure que se sont fixé la Colombie-Britannique, l’Alberta et l’Ontario. Franchement, le gouvernement du Québec aurait pu faire un effort et s’engager à atteindre les 15$ l’heure le plus rapidement possible», déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

«Un salaire minimum à 15$ l’heure permettrait aux travailleurs et travailleuses de sortir un peu la tête de l’eau, de vivre plus dignement et décemment. Il faut savoir que 59% des personnes travaillant au salaire minimum sont des femmes et, contrairement au mythe voulant qu’une grande majorité d’entre elles soient aux études, 48% ne sont pas aux études. Nous avons été des dizaines de milliers à nous mobiliser et nous pouvons aujourd’hui nous féliciter de ce pas dans la bonne direction», ajoute Daniel Boyer.

Dans un contexte économique de plein emploi, la centrale rappelle que chaque dollar supplémentaire gagné sera dépensé par les travailleurs et travailleuses dans les commerces locaux, faisant ainsi tourner l’économie d’ici. «Le gouvernement du Québec doit mettre ses peurs de côté et s’engager fermement à améliorer le sort des travailleurs et travailleuses au salaire minimum. De notre côté, nous poursuivrons notre engagement à lutter pour sortir tous les travailleurs et travailleuses de la pauvreté», conclut le président de la FTQ, Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.