LA FTQ RÉAGIT À LA HAUSSE DE 0,50 $ L’HEURE DU SALAIRE MINIMUM

Montréal, le 30 janvier 2019. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) réagit de façon mitigée à l’annonce de la hausse de 0,50$ l’heure du salaire minimum le 1er mai prochain par le gouvernement du Québec pour atteindre 12,50$ l’heure. « La campagne de la FTQ et de ses partenaires pour augmenter le salaire minimum à 15$ l’heure le plus rapidement possible a finalement des échos dans les officines gouvernementales, mais 12,50$ l’heure, ça reste insuffisant pour permettre aux travailleurs et travailleuses au salaire minimum de sortir la tête de l’eau et d’arriver à vivre dignement », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Chez les personnes travaillant au salaire minimum, 59% sont des femmes et, contrairement au mythe voulant qu’une grande majorité fréquente un établissement d’enseignement, 48% ne sont pas aux études.

«Même si cette hausse de 0,50$ est supérieure à celle annoncée par les libéraux, qui prévoyaient augmenter le salaire minimum de 0,10$ l’heure, cela ne pourra sortir de la pauvreté les travailleuses et travailleurs touchant le salaire minimum. Le Québec est une société riche et, collectivement, nous ne pouvons nous permettre de laisser sur le carreau les personnes travaillant au salaire minimum et dépendre des banques alimentaires», ajoute le secrétaire général, Serge Cadieux.

«Déjà, le salaire minimum en Alberta est de 15$ l’heure alors que la Colombie-Britannique prévoit le faire grimper à 15,20 en juin 2021. En période de rareté de la main-d’œuvre, le Québec n’a d’autres choix que de s’ajuster et vite. Finalement, en Ontario, la hausse à 14$ l’heure n’a pas eu l’impact négatif annoncé par certains, bien au contraire, selon Statistique Canada, 47,5% des emplois créés au pays en 2018 étaient en Ontario», concluent les leaders syndicaux.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.