La FTQ célèbre ses 60 ans d’existence

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) profite de son Conseil général du 30 mai au Château Frontenac de Québec pour souligner le 60e anniversaire de la création de la plus importante centrale syndicale au Québec. En effet, c’est un 16 février 1957 que fut fondée la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec lors d’une assemblée extraordinaire qui s’est déroulée au Château Frontenac de Québec.

La FTQ est née de la fusion de la Fédération provinciale du travail du Québec (FPTQ) et de la Fédération des unions industrielles du Québec (FUIQ). Son premier président a été Roger Provost, qui fut l’un des leaders du mouvement de la grève de Murdochville de 1957. Il demeurera président jusqu’à son décès en 1964. Lui succèderont tour à tour Louis Laberge, Fernand Daoust, Clément Godbout, Henri Massé, Michel Arsenault et Daniel Boyer.

Créée pour représenter les travailleurs et travailleuses auprès des instances politiques et de la société civile, la FTQ, ainsi que ses représentants, a comme mandat principal  essentiellement un rôle de représentation comme stipulé dans ses statuts qui est de promouvoir les intérêts professionnels de ses affiliés et œuvrer à la promotion sociale, économique, culturelle et politique des travailleurs et travailleuses du Québec.

« L’histoire de la FTQ est riche en réalisations et en luttes qui ont fait du Québec une société plus juste et plus égalitaire. Au fil des ans, la FTQ s’est positionnée comme étant un acteur progressiste indispensable de la société québécoise », déclare le président de la FTQ, Daniel Boyer

Tout au long de son histoire, par ses interventions et ses appuis aux lois progressistes, la FTQ a été l’un des artisans du Québec d’aujourd’hui et du monde du travail. On n’a qu’à penser aux multiples revendications comme l’éducation pour tous, le droit à un salaire décent, l’assurance maladie, le droit à la syndicalisation, Corvée-Habitation, la Loi sur la santé et sécurité au travail, le droit des femmes, la Charte de la langue française (Loi 101), sans oublier la création du Fonds de solidarité de la FTQ pour ne nommer que quelques-uns des dossiers dans lesquels la FTQ a été et est toujours présente.

« De sa création en 1957 à nos jours, on le constate, la FTQ et ses affiliés ont été des acteurs importants de l’évolution de la société québécoise. Il faut ici saluer ses bâtisseurs ainsi que les hommes et les femmes qui, dans l’ombre, ont œuvré à faire de la centrale syndicale FTQ, la plus importante du Québec », ajoute le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

La FTQ c’est quelque 5 000 syndicats locaux, 35 grands syndicats nord-américains, canadiens et québécois et 15 conseils régionaux. Entre les Congrès, la FTQ est gouvernée par le Bureau de direction et le Conseil général.

Fière de ses réalisations, la FTQ se tourne maintenant vers l’avenir. « Il y a encore des luttes à faire, des combats à mener que ce soit dans l’industrie de la forêt, nos campagnes pour un salaire minimum à 15 $, la bonification du Régime de retraite du Québec, la lutte aux clauses de disparité de traitement, les changements climatiques, la conciliation travail-famille, ou encore la lutte aux politiques d’austérité du gouvernement libéral du Québec. Dans le secteur de la construction, la FTQ réclame depuis longtemps la présence d’un représentant en santé et sécurité sur les chantiers et que ce secteur soit visé par les dispositions anti-briseurs de grève et puissent convenir d’une rétroactivité. Enfin, à l’approche de la prochaine élection provinciale, la FTQ a bien l’intention de faire entendre sa voix, celle des travailleurs et travailleuses », concluent les leaders syndicaux

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.