Fin du service transactionnel à la Banque Laurentienne: les clients vont écoper

Le comité d’action sociale et politique (CASP) du SEPB-Québec dénonce avec vigueur la fin des services transactionnels de la Banque Laurentienne du Canada (BLC). Selon les informations que le CASP a obtenues, les fermetures passées et à venir de plusieurs succursales ainsi que la fin du service transactionnel affecteront directement la clientèle de l’institution financière.

Dans son plan de restructuration, la Banque Laurentienne prévoit devenir une institution « sans argent », partout au Québec dès le 19 juillet. La BLC offrira uniquement des services de conseils financiers aux investisseurs. Ainsi, les petits épargnants et les clients quotidiens sont abandonnés par la banque.

« La direction de la Banque Laurentienne explique que ces clients n’auront qu’à utiliser les guichets automatiques ou encore les services en ligne, mais gardons à l’esprit que les services en ligne de la BLC sont dignes des sites bancaires des années 90 et que les guichets sont de plus en plus rares. Nous savons que plusieurs clients, qu’ils soient des personnes âgées ou des plus jeunes, n’aiment pas aller aux guichets et ils détestent encore plus les services en ligne. Ces personnes sont laissées pour compte », estime Marc Glogowski, responsable politique du Comité d’action sociale et politique du SEPB-Québec.

Des clients et d’anciens employés ont dénoncé la situation dans une vidéo qui a été partagée sur les réseaux sociaux. Vous pouvez voir cette vidéo ici:

Encaisser un chèque : une aventure

Cette modification majeure à l’offre de service bancaire de la Banque Laurentienne brimera une grande majorité de ses clients. Déjà, depuis l’envoi en sous-traitance des tâches administratives à la fin avril 2019, les délais de traitement pour toutes opérations ont atteint un niveau inacceptable.

 « Les petits épargnants ou les clients réguliers sont abandonnés partout au Québec. Il n’y a plus de service au comptoir pour eux. Ainsi déposer un chèque à la Banque Laurentienne et toucher la somme immédiatement deviendra un défi quasi irréalisable alors que déposer des rouleaux de monnaies sera impossible. Il ne faut pas oublier que pour parvenir à cette restructuration, la BLC a mis à pied des centaines d’employées au bénéfice de la sous-traitance, au détriment de la clientèle », ajoute Marc Glogowski.