Fin du lock-out chez Petro-Canada Les 260 employés de la raffinerie de Petro-Canada dans l’Est de Montréal en lock-out depuis le 17 novembre 2007 ratifient leur nouvelle entente.

Nouvelle

Le personnel de la raffinerie Petro-Canada de Montréal a voté à 94,6% en faveur d’une nouvelle convention collective pour mettre fin à un lock-out de 13 mois dont l’enjeu était l’avenir de la négociation type nationale dans les industries canadiennes du pétrole, du gaz et de la pétrochimie.

« Cette lutte héroïque a préservé et renforcé la négociation nationale pour les travailleurs et travailleuses de l’énergie de l’ensemble du Canada », a indiqué Dave Coles, président national du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier, après que les votes ont été comptés à Montréal ce soir.


« C’est un règlement équitable qui cadre pleinement avec la convention type du SCEP, assurant même une pleine rétroactivité », a dit Joseph Gargiso, coordinateur du Programme de négociation nationale du secteur de l’énergie. La convention de 3 ans prévoit des augmentations salariales de 5%, 4,5% et 4,5%, une prime de 4 000 $ à la signature, une prime de vacances moyenne de 6 000 $ par personne pour 2008 et une participation aux bénéfices de 3 800 $ par personne pour 2007. Les dispositions sur le retour au travail comprennent l’abandon de toutes les accusations découlant du conflit et un retour au travail le 12 janvier.


Dave Coles, président du SCEP, a déclaré que le conflit chez Petro-Canada a donné lieu à une énorme manifestation de solidarité du mouvement syndical canadien qui a englobé l’apport d’une aide financière et un boycottage national contre la pétrolière. Le CTC et la FTQ ont fait de la campagne de boycottage un franc succès. De plus, nous avons eu l’appui de syndicats de l’énergie du monde entier par l’entremise de notre fédération syndicale internationale, l’ICEM. Il est indéniable que le résultat doit beaucoup à cette grande manifestation de solidarité syndicale organisée pour appuyer la section locale 175. »

Lien – lettre de Ken Georgetti, président du CTC