Établissement d’un syndicat national canadien autonome – lettre aux membres

Nouvelle

Objet : Établissement d’un syndicat national canadien autonome


Consoeurs, confrères,

Lors de la réunion de l’exécutif de notre syndicat international (SIEPB) du mois de janvier 2004, le président du Syndicat international, monsieur Michael Goodwin, proposait de faire adopter par le congrès de juin 2004 qui aura lieu en Floride une augmentation à la cotisation syndicale versée au Syndicat international situé aux États-Unis de deux dollars (2,00 $) par membre, par mois répartie sur trois ans.

En mars 2004, le comité national canadien (CNC) — l’instance regroupant les dirigeants canadiens — sur lequel siègent plusieurs représentants du Québec a adopté à l’unanimité une résolution à l’effet de refuser toute hausse de cotisation à verser au Syndicat international et de tenter de conclure un arrangement financier et politique acceptable pour les membres au Canada.

Afin de négocier un arrangement financier et politique acceptable pour les Canadiens avec le Syndicat international, le CNC a délégué trois (3) personnes dirigeantes et le conseiller juridique aux affaires canadiennes pour mener à terme les pourparlers. Ces quatre (4) personnes sont : la directrice canadienne Jerri New, le directeur québécois du SEPB-Québec Serge Cadieux, le vice-président international pour la Colombie-Britannique Doug Hill et le conseiller juridique aux affaires canadiennes Pierre Gingras.

Les négociations avec le Syndicat international n’ont malheureusement pas permis de dégager une solution acceptable pour les membres au Canada.

D’un commun accord, toutes les régions au Canada s’opposent aux propositions qui seront présentées au congrès de juin 2004 par les représentants américains. Ces propositions modifient radicalement notre capacité de participer à la vie démocratique du syndicat et de prendre part aux décisions affectant les Canadiens.

Dans le but de protéger nos droits, notre structure syndicale au Québec, le SEPB-Québec, appuie totalement une démarche canadienne visant la réalisation de notre pleine autonomie financière et politique tel que le prévoient les statuts du Syndicat international.

La démarche que nous entreprenons n’est pas unique, bien au contraire. En effet, nous constatons que depuis vingt ans, les syndicats internationaux ayant des membres au Canada se séparent afin de créer des syndicats canadiens et américains distincts et autonomes. Nous constatons qu’aujourd’hui soixante-dix pour cent (70 %) des syndicats qui sont affiliés au Congrès du travail du Canada (CTC) sont des syndicats canadiens comparativement à trente pour cent (30 %) il y a vingt ans.

Par ailleurs, le Congrès du travail du Canada (CTC) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) nous ont accordé leur plein appui dans le cadre de cette démarche.

Il est important de vous rappeler que ce changement n’impliquera aucune modification aux services qui vous sont actuellement prodigués tant sur le plan de la représentation, de la négociation, de la formation, de l’information que sur celui relevant du fonds de grève et de défense.

Des personnes dirigeantes de votre section locale assisteront au congrès du Syndicat international (SIEPB). Afin de signifier massivement notre appui à nos personnes dirigeantes dans la démarche d’autonomie canadienne, nous joignons un formulaire d’autorisation pour établir un syndicat canadien autonome du syndicat international, que nous vous demandons de compléter, de signer et de nous le retourner aux soins de François Champoux au 1200, avenue Papineau, bureau 250, Montréal (Québec) H2K 4S6. Cet exercice permettra à nos personnes dirigeantes de se présenter au congrès du Syndicat international avec un mandat clair et décisif.

Nous vous remercions à l’avance de votre solidarité.

Le directeur québécois du SEPB-Québec, Serge Cadieux,

Le président du SEPB-Québec, Maurice Laplante.