Crise de la COVID-19 et les primes: Québec oublie des milliers de travailleuses et travailleurs

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et ses syndicats affiliés dans le secteur public (SCFP, SQEES-298, SEPB, UES 800) prennent acte des primes annoncées par le gouvernement pour une partie de celles et ceux qui prennent soin de la population en cette période de crise, mais soulignent que des milliers de travailleurs ont été oubliés dans cette démarche. Ces primes doivent être accessibles à l’ensemble du personnel des services essentiels. 

« À la FTQ, on ne comprend pas la logique du gouvernement qui dit vouloir “encourager et reconnaître les efforts du personnel de la santé”. Les primes de 4 % et de 8 % annoncées par le gouvernement sont bien en dessous de ce qui est réclamé par les travailleuses et travailleurs. Ce que le personnel luttant contre le coronavirus réclame, c’est une prime de “services essentiels” applicable à tous, même en éducation, en particulier pour les services de garde. Puis, une prime de risque supérieur pour ceux et celles qui désinfectent des chambres COVID-19, les préposés aux bénéficiaires, les infirmières et autres », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

 « Actuellement, c’est comme si tous ces travailleurs et travailleuses n’avaient pas à lutter contre un virus mortel, alors qu’ils prennent les mêmes risques pour leur santé et sécurité, et pour leur famille. Le gouvernement aurait dû avoir à cœur de reconnaître le dévouement et les sacrifices de tous les titres d’emploi tant en santé qu’en éducation. Comment expliquer que le personnel des services de garde d’urgence qui se met à risque pour permettre au personnel de la santé de soutenir l’effort collectif soit totalement oublié ? Elle est où l’appréciation du travail et la reconnaissance ? », d’interroger le président de la FTQ.

Les oubliés

« Si nous saluons les primes de 4,00 $ aux préposés aux bénéficiaires des résidences privées, nous soutenons que Québec aurait pu faire l’effort d’étendre cette mesure aux autres catégories de travailleurs de ce secteur qui sont par exemple à la cuisine ou à l’entretien ménager », ajoute Daniel Boyer.

« Par ailleurs, le gouvernement aurait pu, bien avant l’échéance des conventions collectives à la fin mars, prolonger les ententes sur les primes comme nous l’avons réclamé depuis le début des discussions. Il faut aussi déplorer que les primes COVID-19 aient été décrétées par un arrêté ministériel. Tout cela nous a fait perdre un temps précieux », déplore le président de la FTQ.

« Cela dit, nous maintenons les canaux de communications ouverts et sommes prêts à négocier en tout temps avec le gouvernement pour conclure un accord dans le meilleur intérêt de toutes et de tous », conclut le président de la FTQ.