Budget fédéral : un pas dans la bonne direction mais les travailleuses et travailleurs ont besoin de plus

Le SEPB-Québec souligne l’effort du gouvernement fédéral dans son dernier budget pour protéger les travailleuses et travailleurs canadiens, mais il reste beaucoup de travail à faire entre autres en ce qui a trait à un éventuel régime national d’assurance-médicaments.

Dans son budget déposé aujourd’hui à Ottawa, le ministre des Finances Bill Morneau, a réitéré qu’il comptait mettre sur pied un régime national d’assurance-médicaments sans toutefois donner d’échéancier. Ottawa dit vouloir collaborer avec ses partenaires des provinces pour la création d’une Agence canadienne des médicaments.

« Il n’y a rien de concret ici, on est davantage dans les vœux pieux. Certains de nos membres paient des sommes exorbitantes pour leurs médicaments et la situation presse. Nous allons suivre ce dossier de très près. Pour nous c’est prioritaire », mentionne Kateri Lefebvre, directrice exécutive du SEPB-Québec.

Formation

Le gouvernement a prévu un crédit non imposable pour la formation afin d’aider les travailleurs admissibles âgés de 25 à 64 ans à se perfectionner.

La mesure coûtera 710 millions au gouvernement fédéral.

Le budget Morneau prévoit aussi des dispositions supplémentaires afin de protéger les régimes de retraite lorsque les entreprises sont en situation de faillite.

« C’était pour nous, deux éléments importants dans notre liste des priorités du budget Morneau et à ce chapitre, le gouvernement a fait un pas dans la bonne direction, reste à voir comment la protection des régimes de retraite va se concrétiser dans les faits », ajoute Mme Lefebvre.

Aide aux médias

Dans ce budget, le gouvernement a répété qu’il avait l’intention d’aider les médias écrits en difficulté, mais les mesures concrètes et structurantes sont toutefois timides.

L’annonce d’un crédit d’impôt remboursable pour la main-d’œuvre rétroactif au 1er janvier dernier donnera un coup de main pour l’embauche de journalistes.

Le gouvernement de M. Trudeau dit attendre les conclusions d’un comité d’experts qui devra déterminer quelles entreprises pourront se qualifier.

Les donataires à des entités de presse pourront aussi recevoir un reçu pour don de bienfaisance.

« Nous aurions voulu des mesures plus imposantes parce que la situation est critique dans certains médias, mais encore ici on peut parler d’un bon début », conclut Mme Lefebvre.