La Banque Laurentienne accusée de manoeuvres antisyndicales

Julien Arsenault
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Le syndicat des employés de la Banque Laurentienne accuse l’employeur d’avoir forcé la main à des employés afin qu’ils se désyndicalisent.

Le Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB-Québec), affilié à la Fédération des travailleurs du Québec, s’est dit peu surpris qu’une requête ait été déposée jeudi auprès du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) afin de révoquer l’accréditation syndicale.

Sa directrice générale, Kateri Lefebvre, estime qu’il s’agit de «l’aboutissement des gestes illégaux pris par l’institution financière depuis juillet» afin de déployer son plan de transformation.

Le SEPB, qui représente quelque 1500 employés, dit détenir des «preuves irréfutables» démontrant que l’employeur a utilisé des menaces pour forcer des syndiqués à signer des cartes de révocation.

Mme Lefebvre estime que ces démarches, qui, à son avis, constituent de «l’antisyndicalisme primaire», feront en sorte que le CCRI considérera que la requête visant la révocation de l’accréditation syndicale est irrecevable.

De son côté, une porte-parole de la Banque Laurentienne, Hélène Soulard, n’a pas voulu commenter la démarche entamée auprès de l’organisme fédéral.

Interrogée sur les reproches de la partie syndicale, celle-ci a répondu que l’institution financière n’allait pas commenter des «allégations qu’on ne connaît pas».

Le SEPB reproche au président et chef de la direction de la Banque Laurentienne, François Desjardins, de négocier de mauvaise foi dans le cadre de son plan visant à transformer l’institution montréalaise.

En septembre 2016, la Laurentienne avait annoncé son intention d’éliminer 300 postes – un processus qui n’est pas encore terminé – et de faire passer de 150 à 100 son réseau de succursales.

Publié le 17 novembre 2017 sur LaPresse.ca