Assurance médicaments: le CASP rencontre un député du NPD

Le vendredi 14 juin 2019, des représentants du Comité d’action sociale et politique (CASP) et de la section locale SEPB 578 , représentant la Commission scolaire Marie-Victorin, ont rencontré le député du NPD de la circonscription St-Hubert Longueuil, Pierre Nantel.  M. Nantel représente la circonscription où est située la Commission scolaire.

Gisèle Dupuis, militante syndicale de la Commission scolaire Marie-Victorin, Kim Bégin-Chaput, de l’école Paul-De-Maricourt, et Patricia Lapointe de l’école du Curé-Lequin, ont expliqué leur réalité économique en lien avec la problématique de l’assurance-médicaments.

Des exemples concrets

Kim a deux enfants, dont un atteint d’une maladie génétique rare.  Déjà que les médicaments coûtent une fortune, comble de malchance, son enfant gravement malade réagit négativement à un médicament générique.  Son assurance-médicament couvre seulement le coût du médicament générique. Donc, elle doit débourser la différence entre le prix du médicament générique et celui du médicament d’origine. Il va sans dire que cette situation entraîne chez cette jeune mère de famille de graves conséquences sur le plan économique.

Patricia travaille à temps partiel, soit seulement 17 heures par semaine.  Puisque son mari est travailleur autonome et qu’il n’a pas d’assurances, elle doit souscrire à une assurance de type « familiale ».  Elle a présenté son talon de paie au député Nantel, démontrant qu’en raison du montant élevé des assurances qu’elle devait payer, son salaire net était de 82$ lors de la semaine de relâche.

Nantel a répété qu’il est en faveur de l’instauration d’un régime d’assurance-médicaments universel et que le régime hybride actuel au Québec n’est pas souhaitable. Le CASP et le SEPB 578 se sont réjouis de cette annonce, démontrant ainsi que le système actuel est intolérable et qu’il doit être amélioré.